
Mad Asylum
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| | My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] | |
| | Auteur | Message |
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Apolyon Ravenclose Démon † le Prince du Martyr et du Sommeil


•Messages: 56 •Fou depuis le: 29/09/2009 •Origine: Beaucoup trop haute •Rôle: Docteur •Tempérament: Narcissique, égocentrique et affreusement sadique ! •Lien vers la fiche: Am I Crazy here ?
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 | Sujet: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Sam 3 Oct - 22:38 | |
| Cela aurait pu être une très bonne journée, quand on y pensait. Apolyon, qui s'était offert le luxe de dormir, s'était réveillé de bonheur, avait pris un rapide petit déjeuner, il n'avait même pas protesté face à la nourriture humaine qu'on lui avait proposé, quoi que plus que répugnante, s'était habillé et avait fait ses valises. Tout ceci, s'il vous plaît en moins de quelques heures. En effet, le Prince n'était pas connu pour sa ponctualité, et encore moins, sa rapidité. Il pouvait lui arriver de passer des heures à accomplir quelque tâche tout à fait inutile, mais dans sa perspective à lui, ces quelques heures n'étaient que quelques secondes. Mais, il ne savait pas quel mauvais sort s'acharnait contre lui, ou plutôt dans le cas présent, il ne voulait pas l'analyser ; le fiacre qu'il avait demandé était arrivé en retard, et avait refusé de le conduire jusqu'à l'asile. Un comble me direz vous ! Depuis quand les domestiques se plaignaient? Apolyon avait décidé de ne pas répondre à cette basse provocation, et il avait courageusement parcouru le reste du chemin à pieds. Il était un prince que diable ! Tout aurait pu alors bien se passer, il aurait pu retrouver sa bonne humeur et son légendaire calme. Mais non. Pourquoi ? Parce que, phénomène très étrange en Angleterre : le Soleil brillait. Dans toute sa splendeur. Et Apolyon fulminait. N'était-il pas censé se trouver dans un pays réputé pour son thé, sa royauté, et sa pluie ?! Ou était-elle ? Apolyon en avait poussé des jurons. Il n'avait décidément pas besoin de ça maintenant. Cependant, le Prince n'allait pas se laisser dépasser pour si peu. Il avait sorti une gigantesque ombrelle noire d'une de ses nombreuses valises, il ne voyageait jamais léger, et avait achevé son chemin à pied. Il se tenait à présent dans un gigantesque hall d'entrée. On ne pouvait pas douter que les gens qui habitaient ici, ou qui y avaient habité, étaient extrêmement riches. Les yeux du Prince, qui ce jour-là, étaient bleu, vagabondaient dans tous les endroits possibles, vaguement intéressé. Laissons le dans sa contemplation, et penchons nous sur sa tenue. Celui-ci aimait toujours s'habiller de manière exubérante ; il passait rarement inaperçu, sans compter sa taille phénoménale: il faisait un peu plus de deux mètres. Mais aujourd'hui, Apolyon avait décidé d'opter pour la sobriété. Enfin sobre … Pour lui. Il avait toujours son ombrelle noire à la main, bien que sa tête fut surmontée d'un haut-de-forme (beaucoup plus grand que la taille réglementaire),duquel ses cheveux rougeoyant encore face à certain rayons du soleil dépassaient, et tombaient bien loin dans son dos et sur son front. Il portait une redingote bleu marine surmontée de boutons en or, il n'avait rien en dessous et la peau laiteuse de son torse était partiellement visible. Il avait également un pantalon vert rayé de bandes noires, le tout surmonté d'immense bande noire, encore couverte de sang, de triste mémoire. Le Prince toucha distraitement la crosse de son pistolet en argent, il l'avait rangé dans sa poche arrière, comme à son habitude (précaution inutile ? Grande question).Sa langue roula distraitement sur ses lèvres, puis il la fit claquer sur son palet, légèrement agacé. Il s'était attendu à mieux qu'à une simple belle et fastidieuse demeure, il s'était attendu à voir un peu plus de … Un peu plus d'engouement face à son arrivée, une haie d'honneur, des décorations plus qu'outracières. Oui! Il voulait qu'on l'acclame et qu'on le vénère comme un dieu. Il n'était tout de même pas n'importe qui. Devait-il aller de porte en porte pour le rappeler ? Il tira son pistolet de sa poche et ajouta bien théâtralement : -Je pourrais me l'enfoncer dans la bouche que personne ne le remarquerait. _________________ "Il n'y a point de passion plus égoïste que celle de la luxure" - Marquis de Sade |
|  | | Sammael Ruthven Démon † Dirigeant Démoniaque


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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Mer 7 Oct - 19:02 | |
| Il faisait incroyablement beau pour un jour d’un mois de l’automne qui mourrait à petit feu. Une autre chose étonnante était parvenu jusqu’à l’asile dernièrement ; une petite lettre. Les pauvres gavroches, même les plus téméraires, n’osaient s’approcher du bâtiment. Gardant ses distances, baissant sa voix qui était d’un naturel forte comme s’il se trouvait dans une église… Quelle horreur ! Comme s’il se trouvait dans un cimetière. Pourtant, un gamin pas plus haut qu’une table s’était dirigé d’un pas la fois ferme et tremblant -sûrement quand son courage commençait à flancher- avec un papier à la main. Evidemment, il n’osait frapper à la porte, de toute façon, personne ne lui aurait répondu. Il s’est contenté de déposer l’enveloppe sur le pas de la porte… Simplement contenté, car au même moment, un cri avait retenti et le gamin était devenu aussi livide que la Lune, prenant ses jambes à son cou.
Bien évidemment, la lettre n’avait pas eu le temps de s’envoler qu’une femme de chambre s’en était emparée, avant de la remettre fidèlement au directeur, monstre ou non ; c’était ton travail. Et aussi surprenant soit-elle, le morceau de papier qu’avait tenu Sammael entre ses doigts effilés annonçait l’arrivé d’un prochain employé ; un médecin et un démon qui plus est ! Les collègues ne cessaient de venir s’amuser dans cette antre qui s’élargissait.
En revanche, le nom de l’expéditeur Apolyon Ravenclose ne lui donnait aucun visage… Oh, il avait sûrement entendu son nom quelque part, mais jamais les deux démons n’avaient été présentés. Une nouvelle surprise s’annonçait donc…
Revenons désormais à ce jour étrangement beau, qui marque l’arrivé du Docteur.
Sammael traversait le hall d’un pas pressé, un des patients avait brisé une des vitres du manoir dans un accès de colère et de rage. Le pauvre malheureux n’avait pas le temps de se rendre compte que son bras entier été blessé par les débris de verre qu’il fut emmené au dernier étage ; à la salle d’exil. C’est à ce moment que les phobies, telles des chiens enragés, étaient lâchés sur la victime. Lui causant une sueur froide capable de calmer la haine et l’insolence ; aiguisant en revanche l’attention et une tranquillité plus prudente. Le démon s’apprêtait à remonter l’escalier quand une voix inconnue survint jusqu’à lui. Un ton exagéré qui s’éleva, donnant la sensation au démon de se retrouver près d’un théâtre qui passait une mauvaise pièce tragique…
-Je pourrais me l'enfoncer dans la bouche que personne ne le remarquerait.
Intrigué, le directeur tourna les talons et se dirigea vers la double porte qui servait d’entrée. En bas des marches, placé comme un tableau entre les deux rangées d’arbres ; une jeune homme à la chevelure flamboyante et habillé d’une façon très extravagante tenait un pistolet plutôt luxueux à en voir sa robe d’argent et les minuscules détails qui étaient gravés sur le canon et le manche. Sammael laissa échappé un petit rire ; le nouveau venu pouvait difficilement passer inaperçu, car son ego semblait dépeindre sur la grandeur de son chapeau et ses vêtements. Autre chose de frappant ; son cou n’était enserré dans aucun col, ni chemise… Uniquement la redingote ! Sans oublier l’ombrelle ; accessoire que les hommes -humains, tout du moins- n’avaient pas l’habitude de transporter.
Sammael descendit les marches, de son côté, il semblait bien sobre et bien stricte dans son habituel costume où le noir dominait.
-Le coup de feu aurait attiré toutes les personnes aux alentours, mais vu que votre voix est suffisamment forte. D’autant plus que…
Le directeur laissa sa phrase suspendue, détaillant d’un air sceptique le nouveau venu.
-… Il faut bien plus qu’une simple balle pour vous tuer. N’est-ce-pas ?
Acheva le démon sur un to poli, s’adressant à son compère. Sammael s’avança vers le nouveau venu, comprenant qu’il s’agissait d’Apolyon Ravenclose.
-Mon nom est Sammael Ruthven. Enchanté, Mr… ?
Le directeur fit mine de ne rien savoir ; la manière dont se présenter une personne pouvait bien souvent représenter ses principaux de caractère. |
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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Sam 10 Oct - 23:37 | |
| Et voilà Apolyon en train de faire le clown comme lui seul savait le faire ! Car en plus d'être un prince de vices et de terreurs, il savait également être le roi du pathétique, et il savait devenir un véritable bouffon à ses heures perdues. Et pour qui ? Eh bien tout simplement pour son propre plaisir ! Il était le centre de son petit monde et savait comment se rendre ridicule lorsqu'il n'obtenait pas l'attention désirée. Et de l'attention ! Il lui en fallait des tonnes et des tonnes. Il lui fallait tous les yeux posés sur lui et toutes les oreilles à l'écoute de la moindre de ses fantaisies. Aussi, Apolyon fut plus que ravi lorsqu'une voix parvint à ses oreilles. -Le coup de feu aurait attiré toutes les personnes aux alentours, mais vu que votre voix est suffisamment forte. D’autant plus que…Le Prince observa le nouveau venu, le sourire aux lèvres. Grand, imposant, un homme à l'allure plutôt stricte, il portait un costume noir, et pourtant très appétissant. Et définitivement pas humain. Un charmant visage, des traits délicats , des yeux d'une couleur indéfinissable -était-ce du rouge? Un noir profond ?-, des muscles fins qui semblaient se dessiner sous le costume, synonyme d'un charisme, plus qu'évident. Apolyon sentait quelque chose de froid et de tangible émaner de cet être-là. Il était sûr que n'importe qui aurait eu peur, aurait frissonné, aurait même reculé. Lui, il était très amusé. Il savait parfaitement qu'il n'était pas en face de n'importe qui, et pourtant, il était amusé. Peut-être avait-il trouvé un adversaire de taille? - … Il faut bien plus qu’une simple balle pour vous tuer. N’est-ce-pas ?L'inconnu acheva sa phrase d'une voix claire, extrêmement suave, et Apolyon en eut la confirmation. Il se trouvait en face d'un démon, et pas n'importe quel démon. Il devait avoir un rang bien élevé dans la hiérarchie si complexe des êtres des ténèbres. Cependant, le Prince n'en avait que faire : c'était lui, et lui seul, qui se chargerait de juger l'autre. Et quand bien même il serait puissant, Apolyon était certain qu'il serait nettement supérieur. -Mon nom est Sammael Ruthven. Enchanté, Mr… ?Apolyon ne répondit pas immédiatement à la question de l'autre, il savait bien que cela était très impoli, mais voyez vous, il se fichait totalement des règles de bienséance, et il agissait la plupart du temps en fonction de ses humeurs. Aussi, ignorant momentanément Sammael, il fit adroitement tourner son arme entre ses doigts avant de la jeter en l'air et de la récupérer pour enfin la remettre dans sa poche arrière. Tout ceci bien entendu, sans fixer la dite arme. Le but de la main-d'œuvre était évidemment de montrer son agilité à Sammael, et de clairement lui signifier que sa présence n'avait pas encore d'importance. Puis, histoire de faire durer un peu plus le suspens, le Prince ferma son ombrelle dans un long geste grandiloquent, non dénué d'une certaine adresse. L'ombrelle manqua de toucher Sammael, et Apolyon le gratifia d'un clin d'œil. Enfin, se servant à présent de son ombrelle comme si c'eût été une canne, il enleva son haut de forme. Ses cheveux retombèrent en cascade sur son visage, il les chassa d'un simple geste, et finit par répondre, toujours le sourire aux lèvres. - Apolyon Ravenclose. J'aimerais également pouvoir vous dire que je suis enchanté de vous voir. Mais ...Le Prince marqua lui aussi une pause. Effet de manche, simple fantaisie oratoire ? Peut importe, Apolyon voulait être certain qu'il avait toute l'attention qu'il lui était requise. On pouvait certainement penser qu'il en faisait beaucoup trop, mais il n'était pas n'importe qui, il était de haute descendance, et même si cela impliquait d'être ridicule, il ferait tout pour être vénéré. - Ce serait mentir. J'avoue être déçu. On m'avait dit beaucoup de bien de votre établissement, certains démons ne jurent même que par vous, et pourtant ...Là encore, il laissa sa phrase en suspens, abordant une mine boudeuse. Apolyon excellait dans l'art de jouer la comédie, il savait exactement comment se faire plaindre, comment provoquer la sollicitude des gens. Mais Sammael n'était pas humain, se laisserait-il berner ? - Pas un seul domestique pour m'emmener jusqu'ici, ni même pour m'accueillir... Ce que l'on raconte en ville est-il donc vrai ? Cette demeure aurait été reprise par un fou ?Il acheva sa tirade sur un ton de reproche. Pas pour provoquer, mais pour juger. Il fallait qu'il voit si la première impression qu'il avait eu de Sammael était vraie, alors si ça impliquait de s'attirer quelques ennuis ... Tant pis ! _________________ "Il n'y a point de passion plus égoïste que celle de la luxure" - Marquis de Sade |
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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Dim 18 Oct - 18:34 | |
| - Apolyon Ravenclose. J'aimerais également pouvoir vous dire que je suis enchanté de vous voir. Mais ...
Sammael ne s’était pas trompé ; Apolyon étalait son égocentrisme et son dédain déjà dans ses présentations. Au moins, son caractère s’accordait parfaitement à son apparence très extravertie. Sammael laissa filer le silence bien mis en œuvre, aussi spectaculaire qu’une scène de théâtre dramatique aux couleurs de l’inquiétant, du suspense !
- Ce serait mentir. J'avoue être déçu. On m'avait dit beaucoup de bien de votre établissement, certains démons ne jurent même que par vous, et pourtant ...
Sammael arqua un sourcil.
- Pas un seul domestique pour m'emmener jusqu'ici, ni même pour m'accueillir... Ce que l'on raconte en ville est-il donc vrai ? Cette demeure aurait été reprise par un fou ?
Le démon laissa échapper un rire, un peu forcé certes ; c’était donc la version des gens de la ville, que l’asile était tenu par un homme aussi singulier que ses patients ? Il se demandait si cela venait du fait que le bâtiment était comme exilé de la population, de la civilisation… Ou bien l’absence totale et effroyable de tout signe religieux ? Les pierres tombales elles-mêmes n’étaient que taillés en forme d’arceau… Aucun ange de marbre n’était étendu sur les cadavres des patients passés, ni aucune croix rocailleuse ne se dressait au dessus de leur crâne déjà pourrissant. Ou alors, cela venait-il du fait que tous les humains finissaient leurs jours entre ces murs, succombant d’avantage à la folie ?
-Cette demeure a bel et bien été reprit par le fou que je suis… Et j’accepte également toutes personnes ayant la raison plutôt fragile, que ce soit pour occuper une cellule, ou alors pour s’occuper de ce vieux manoir. Après tout, nous sommes sur le seuil d'un asile !
Répondit le démon.
-La tranquillité laisse à désirer, mais l’ennuie est une chose qu’on évite avec facilité ici… Au point que cela effraie les passants. Il y a très peu d'êtres humains qui osent s'approcher de ce lieu. L'idée simple d'effleurer le portail les terrorise.
Est-ce que l’ennuie était à la porté de Apolyon ? Il semblait bien trop occupé à monter son propre monde pour accorder la moindre intention à cette forme de mort pour un immortel…
-Quoiqu’il en soit, je suis ravi de vous rencontrer, Sir.
Ajouta machinalement le démon, jetant un œil aux alentours. Il avait l’habitude de se faire passer pour un gentleman aux manières éduquées lorsque les murs de l’asile ne suffisaient pas à recouvrir son identité de démon. Il avança d’un pas, pour pouvoir baisser le ton de sa voix.
-Dîtes-moi, Apolyon, je ne vous ai jamais rencontré auparavant, et pourtant ; vous ne semblez pas être l’un de ces jeunes diablotins… en fait, j’ai même l’impression que vous n’êtes pas né de la cendre. D’où venez-vous exactement ?
Demanda le jeune homme, plutôt intrigué. Jaugeant du regard son interlocuteur. Les apparences ne jouaient en rien sur les doutes de Sammael. C’était le je-ne-sais-quoi que l’on ressent chez les personnes.
-Je ne veux pas être indiscret bien sûr, mais comprenez bien ; que préfère en savoir un minimum sur mes employés.
Rajouta le démon, d’un ton faussement cordial. |
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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Dim 18 Oct - 22:03 | |
| Apolyon eut une moue boudeuse en voyant que ses reproches n'avaient pas l'effet escompté. En effet, Sammael, toujours aussi grand, beau, et froid, ne se laissa pas démonté : au contraire, il laissa échapper un rire. Un rire qui intrigua le Prince, ce rire cachait-il une gêne ? était-ce le signe évident d'une menace ? ou bien est-ce que tout simplement, le directeur se moquait de lui. Apolyon se renfrogna quelque peu : il avait sainte horreur qu'on se moque de lui. Les seuls sentiments qu'il tendait à inspirer étaient la crainte, la vénération, la pure adoration, et même pourquoi pas la haine. Mais certainement pas la condescendance, ni le mépris, et cela, le directeur allait devoir l'apprendre à ses dépends. Cependant Sammael mit bien vite fin aux espoirs du Prince, en répondant tout simplement à sa question. -Cette demeure a bel et bien été reprit par le fou que je suis… Et j’accepte également toutes personnes ayant la raison plutôt fragile, que ce soit pour occuper une cellule, ou alors pour s’occuper de ce vieux manoir. Après tout, nous sommes sur le seuil d'un asile !Il avait dit cela avec une once de fierté dans la voix, et Apolyon était certain qu'il devait apprécier les « on dit » de la ville. Sammael devait apprécier le fait qu'on le trouve assez terrifiant pour le laisser en paix, lui, et son asile. Tout le contraire du Prince à qui il fallait un public, une audience, des ovations fortes et répétées. Il lui fallait toute l'attention du monde, sans quoi, il pouvait être en proie à de véritables crises de démences, qui ressemblaient aux simple maux de tête, chez les humains. -La tranquillité laisse à désirer, mais l’ennuie est une chose qu’on évite avec facilité ici… Au point que cela effraie les passants. Il y a très peu d'êtres humains qui osent s'approcher de ce lieu. L'idée simple d'effleurer le portail les terrorise.Apolyon se retint de bailler à l'entente du mot « ennui ». Ce mot lui était totalement étrangé. Toute son existence sur Terre n'avait été qu'une suite de farces, de délices et de plaisirs, tout ceci en abondance évidemment. Et surtout, il était dans l'attente, une permanente et délicieuse attente; oui, il attendait patiemment la chute finale de ce monde. Celle qu'il avait l'intention de provoquer. Mais bien entendu, Sammael ne devait pas savoir qu'il accueillait un être avec de tels desseins dans son établissement. -Quoiqu’il en soit, je suis ravi de vous rencontrer, Sir.Apolyon dut retenir un éclat de rire en sentant la pointe de sarcasme dans la voix de ce cher directeur. Ravi de vous rencontrer ? Quel pâle menteur ... Les autres se laissaient-ils berner aussi facilement ? Si oui, il allait devoir radicalement changer de méthode, parce que maintenant il allait avoir un adversaire de taille en la personne d'Apolyon, le Prince du Martyr et du Sommeil. Le Prince sentit un sentiment de fierté, presque même un certain devoir, l'envahir : il fallait bien que quelqu'un embête un peu Sammael, et voit si il était stricte dans tous les domaines. Apolyon en frémissait d'impatience, et il se retint de se lécher les doigts d'impatience, lorsque le démon avança vers lui. Ce dernier lui parla d'une voix basse, et le Prince se surprit à imaginer Sammael lui parler avec cette voix là, dans d'autres circonstances. Circonstances, qui exigeait l'emploi d'un lit, de barreaux, et de menottes. -Dîtes-moi, Apolyon, je ne vous ai jamais rencontré auparavant, et pourtant ; vous ne semblez pas être l’un de ces jeunes diablotins… en fait, j’ai même l’impression que vous n’êtes pas né de la cendre. D’où venez-vous exactement ?Le Prince sentit Sammael l'examiner, et il ne put s'empêcher de prendre la pose. Sammael le traitait enfin à sa juste valeur. -Je ne veux pas être indiscret bien sûr, mais comprenez bien ; que préfère en savoir un minimum sur mes employés. L'égo surdimensionné d'Apolyon en prit un coup : ainsi tout ce qui motivait le directeur, c'était la curiosité. Pitoyable ... Si il était si curieux que cela pourquoi est-ce qu'il ne sortait pas de son maudit manoir et allait explorer le monde ? Là alors il pourrait interroger chaque être humain insignifiants et lui extirper ses secrets. Mais, là, il se trouvait qu'il avait affaire à un Prince, que diable ! Il n'allait certainement s'abandonner à Sammael maintenant et de cette façon là. Et puis quoi lui dire ? Que sa naissance représentait quelque chose de tellement laid, de tellement horrible, que le pêché originel ressemblait à un sac remplis de douceurs à côté ? Le Prince fit claquer sa langue d'agacement, tentant de se calmer : il ne fallait pas qu'il s'énerve aussi facilement. Il ne fallait pas qu'il cède à sont tempérament de feu. Aussi, lorsqu'il ouvrit les yeux, qu'il avait fermé une demi-seconde, ces derniers avait viré aux gris. Aux gris acier, un acier trempé dans du poison, à deux doigts de la haine. A deux doigts du noir encre. A deux doigts de la folie. - Oui je comprends, Messire, il ne faudrait pas que n'importe qui vienne dans votre précieux établissement. Le dédain était perceptible dans la voix du Prince, il en était certain. Mais après tout, Sammael l'avait bien cherché, il ne fallait pas qu'il se plaigne , surtout si on devait le ramasser à la petit cuillère après. - Et bien qu'ayant moi aussi le déplaisir de ne pas vous connaître, je pense que vous avez déjà entendu parler de moi, mais pas en de très bon termes.Apolyon avait également parler à voix basse, se rapprochant dangereusement du directeur. Il eut un sourire en voyant qu'il faisait plus d'une demie-tête que Sammael, ou quelque chose comme dans se goût là. Il pouvait vraiment le regarder de haut. Mais Sammael ne se laissa pas démonter, et il ne semblait pas du tout intimidé, ou bien, si il l'était, il ne le montrait pas. Apolyon avait cependant plus d'un tour dans son sac, il avait gardé le meilleur pour la fin. Se penchant vers le directeur, il déclama tout bas : - Ma réputation est déjà entachée de beaucoup trop de sang. C'est moi ... 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|  | | Sammael Ruthven Démon † Dirigeant Démoniaque


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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Mer 28 Oct - 14:41 | |
| Comme s’il s’agissait d’une flatterie, Apolyon posa lorsque le directeur l’examina ; il était réellement grand, sans oublier son chapeau haut-de-forme qui devait sûrement le démarquer de toutes une foule. Cependant, son ego meurtri par la question de Sammael le laissa dans une colère froide, mais en aucun cas Sammael ne cessa de sourire poliment.
- Et bien qu'ayant moi aussi le déplaisir de ne pas vous connaître, je pense que vous avez déjà entendu parler de moi, mais pas en de très bon termes.
Là-dessus, Sammael ne pouvait pas le nier ; après tout, qui disait du bien des créatures qui ne nourrissaient de l’âme, de la source de vie et de la joie des mortels ? Sammael également avait été affublé par des surnoms tous odieux les uns que les autres.
- Ma réputation est déjà entachée de beaucoup trop de sang. C'est moi ... Qu'ils appellent le Prince du Martyr et du Sommeil.
Si Sammael portait également un chapeau, il l’aurait redressé cordialement en signe de bienvenue, mais il se contenta d’une légère inclinaison. Très légère, bien évidemment, puisque le démon à la crinière de feu était bien plus grand et que l’ego du directeur était aussi surdimensionné.
-Dans ce cas, je suis enchanté de vous rencontrer Prince du Martyr et du Sommeil. Je préfère m’adresser aux personnes elles-mêmes au lieu de me fier aux rumeurs qui habillent leur réputation. Je préfère aussi me faire ma propre idée au lieu de me fixer sur celles des autres.
Répondit le démon, continuant de fixer le regard orageux de Apolyon. Encore une fois, cet avis se jouait sur l’orgueil ; Sammael n’était pas du genre à écouter les préjugés ou les ragots, seul son propre avis comptait suffisamment pour lui. D’une voix continuellement sereine, il ajouta ;
-De plus, vous l’aurez sûrement remarqué ; je ne suis ni un saint ni un séraphin. Ma réputation ne doit pas valoir mieux que la votre… vous l’avez dit vous-même ; je suis vu comme un fou à Londres. Un fou malsain qui accueille d’autres fous. Et je ne parlerai pas des passages où on me cite dans la Bible avec des surnoms dévalorisants.
Bien que ses doigts n’aient jamais effleuré un livre sacré, ne serait-ce qu’un texte, Sammael ne savait que trop bien combien on l’insultait. Parfois, on lui attribuait des actes ou des phénomènes dont il n’était pas l’auteur… C’était un autre confrère qui avait déclenché telle ou telle épidémie !
Ce qui était surprenant, ce qui l’amusait, c’est la manière dont Apolyon s’était énervé ; il semblait fier de sa réputation, fier de son titre de Prince et surtout fier de la crainte qu’il inspirait mais c’était le fait que Sammael ignorait son surnom qui le laissait dans une colère froide. Bien qu’il soit tout aussi prétentieux, Sammael ne se présentait jamais comme étant le « Prince des Démons » ; la sobriété de ses présentations jurait avec son caractère arrogant. Pour lui, il était inutile de s’effrayer entre démons ; après tout, il était impossible de s’entretuer, les seules options qui s’offraient aux créatures cendrées étaient la torture, les blessures superficielles, l’agacement…
-Vous confirmez mes doutes sur votre naissance ?
Ajouta le démon d’une voix espiègle. Avant que Apolyon ne réponde quoique ce soit, Sammael enchaîna rapidement ;
-Si votre réputation est également entachée de sang, je préfère vous prévenir… C’est une saveur délicieuse, mais également très tenace. Il y a donc des salles un peu… Particulières pour ce genre de chose qui ne sont pas accomplies proprement.
Sur ces mots, le démon fit un signe de tête vers le ciel, parlant bien évidemment du dernier étage où était installé la pièce d’exil. Le sang, vieux de six mois ou de deux semaines y restait, comme si il y avait toujours était ici, comme gravé sur les murs et le plancher. Depuis, les chambermaid avaient abandonné de nettoyer et cirer dans cette salle; c’était peine perdue, même avec toute la volonté possible… |
|  | | Apolyon Ravenclose Démon † le Prince du Martyr et du Sommeil


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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Lun 2 Nov - 2:30 | |
| En entendant le surnom du Prince, Sammael ne manifesta aucune once de peur. Apolyon n'avait même pas réussi à un tant soit peu le terrifier, et quand bien même il l'aurait fait, aurait-il réussi à lire la peur sur le visage du directeur ? Certainement pas, ce dernier semblait très difficile à lire. Cependant, le directeur s'inclina légèrement devant le Prince, qui lui répondit par un sourire. Ainsi Sammael savait s'incliner ? C'était bon à savoir, car si il savait s'incliner, il ne serait pas très difficile de le faire se courber et voir même s'agenouiller. Apolyon sourit intérieurement, ses yeux acier vibrant doucement : il en apprenait beaucoup sur le directeur en une simple conversation. - Dans ce cas, je suis enchanté de vous rencontrer Prince du Martyr et du Sommeil. Je préfère m’adresser aux personnes elles-mêmes au lieu de me fier aux rumeurs qui habillent leur réputation. Je préfère aussi me faire ma propre idée au lieu de me fixer sur celles des autres.Ne jamais se fixer sur les apparences, hein ? Sammael avait raison. Car, on pouvait, aisément certes, se laisser berner pas l'apparence plus que délectable et hors du commun d'Apolyon. Lorsqu'il était invité dans des salons, les hommes lui lançaient des regard sévères et les Ladys le trouvaient tout simplement drôle, charmant, et fascinant. Si seulement ils savaient... Le Prince était toujours enclin à faire le bouffon et recevoir le plus d'attention possible, mais même les humains les plus intelligents et les démons les plus fins, ne savaient jamais vraiment ce qu'il pensait. Est-ce qu'il était tout simplement trop narcissique, trop bizarre et trop extravagant parce qu'on l'avait doté de dons exceptionnels, ou bien parce qu'il visait quelque chose d'autre, quelque chose de beaucoup plus grand, qui nécessitait une patience infinie ? Ils l'ignoraient tous. Sammael serait-il différent des autres ? Excellente question. Apolyon reporta son attention sur le directeur, qui avait déjà repris la parole. -De plus, vous l’aurez sûrement remarqué ; je ne suis ni un saint ni un séraphin. Ma réputation ne doit pas valoir mieux que la votre… vous l’avez dit vous-même ; je suis vu comme un fou à Londres. Un fou malsain qui accueille d’autres fous. Et je ne parlerai pas des passages où on me cite dans la Bible avec des surnoms dévalorisants.
Apolyon eut une grimace de dégoût lorsque l'autre démon évoqua le livre saint. Le Prince ne s'était jamais donné la peine de l'ouvrir, n'en voyait pas la nécessité. De plus, il était arrivé sur Terre longtemps après la mise en place du soit-disant christianisme. Tout cela donnait à Apolyon une forte envie de vomir. Rien que d'imaginer tous ces passages sur le bonheur, le Paradis, les Anges... Il en avait côtoyé lui des Anges, il s'était même fait un plaisir d'en assassiner certains. Bien entendu par certains, il fallait comprendre des dizaines, et dans le mot assassiner, il fallait voir une forme de torture si douce et sadique à la fois qu'on osait même pas la prononcer. Aaaah ... Un de ces jours, le Prince ouvrirait la Bible, et cocherait le nom de tous ceux qu'il avait déjà tué. Juste histoire de rire. -Vous confirmez mes doutes sur votre naissance ?La question de Sammael fit brusquement sortir le Prince de ses macabres pensées, et il fit momentanément mine d'être choqué. Ce cher directeur pensait-il qu'il allait lui livrer son plus grand secret comme ça, sur un plateau d'argent ? Et pourquoi pas s'abandonner à lui complètement nu et attaché en lui fournissant une hache ? Mais avant que le Prince ait pu formuler une réplique cinglante, le directeur reprenait déjà. -Si votre réputation est également entachée de sang, je préfère vous prévenir… C’est une saveur délicieuse, mais également très tenace. Il y a donc des salles un peu… Particulières pour ce genre de chose qui ne sont pas accomplies proprement.
Sammael lui fit un signe de tête vers le ciel, comme pour évoquer un secret bien particulier connu de tous. Mais Apolyon se contenta de bruyamment soupirer et d'ôter son chapeau, ses cheveux de feu se répandant en cascade sur son visage, lui brouillant momentanément la vue. Il souffla sur sa frange, retrouvant un Sammael, passablement amusé, dans son champ de vision. - Seriez vous en train de sous-entendre, mon très cher Sammael, que je devrais réfréner mes instincts les plus meurtriers, et ne les libérer que dans certaines pièces ? Vous me surestimez beaucoup.Certes Apolyon se contrôlait, mais il n'était pas toujours certain d'être sous contrôle. Qui plus est, la vue du sang, ou même sa simple odeur, le mettant dans des états ... Déplorables, dirons-nous. Enfin, pour ses victimes. Et oui, car même si le Prince ne se nourrissait pas de cet élixir, il n'en était pas moins particulièrement sensible. Et quand il en avait un peu sous la main, il ne voulait qu'une seule chose : en avoir plus. Le Prince se passa pensivement la langue sur ses lèvres, et s'assit bruyamment, (il ne voulait, et ne saurait jamais être discret), sur une de ses nombreuses valises, les jambes croisées, toujours pensif. Pourrait-il ne pas littéralement massacrer les patients ? Car c'était cela la spécialité d'Apolyon, le massacre. Que ce soit à petite ou grande échelle, la finalité était la même : la mort, et la façon de procéder également, toujours cruelle et juste. Le Prince ne vous donnait que ce que vous étiez capable de recevoir et supporter. C'était un parfait sadique. Il leva brusquement la tête vers Sammael, se souvenant de sa première question. - Et pour ce qui est de ma naissance, disons simplement que je ne suis pas né comme les autres démons. Et j'irai même plus loin : je ne suis pas certain que démon, soit le terme juste pour me définir.Certes, Apolyon se nourrissait d'âmes. Mais ses origines n'étaient pas les mêmes, il n'avait tout simplement pas été conçu par n'importe qui. Etait-il un Ange alors ? Définitivement pas, ils le dégoûtaient au plus au point, et il n'avait jamais vraiment réussi à s'identifier à eux. Ils étaient ... Si parfait ! C'était terrifiant. Le Prince reporta son attention vers Sammael, et posa la question qui titillait son égo depuis quelques minutes déjà : - Parle t-on de moi dans la Bible ? _________________ "Il n'y a point de passion plus égoïste que celle de la luxure" - Marquis de Sade |
|  | | Sammael Ruthven Démon † Dirigeant Démoniaque


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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Dim 15 Nov - 0:53 | |
| - Et pour ce qui est de ma naissance, disons simplement que je ne suis pas né comme les autres démons. Et j'irai même plus loin : je ne suis pas certain que démon, soit le terme juste pour me définir.
La réponse n’était pas entière ; le Prince s’obstinait à garder quelques secrets sous le coude pour impressionner son interlocuteur, de plus, ses origines ne seraient pas simples à deviner. Une fois dont le démon ne doutait pas ; Apolyon ne manquait pas d’originalité, que ce soit dans sa façon de s’habiller, son caractère ou son existence-même.
- Parle-t-on de moi dans la Bible ?
Sammael dévisagea soudainement Apolyon ; avait-il bien entendu ? Le doute s’inscrit sur son visage en un rien temps, avant de laisser place à une expression contradictoire. Sammael ne savait si il était offusqué ou amusé ; son large sourire était trahi par ses sourcils froncés.
-… Ai-je l’air d’une personne qui ouvre souvent la Bible ?
Cela faisait un public en moins et le démon devina que cela risquait de contrarier le nouveau docteur. C’était une déception frustrante que connaissait le démon. Ils avaient quelque chose de similaire ; leur orgueil.
-Je comprends votre déception, car il n’y a rien de plus amusant que de surprendre une foule de moutons.
Ajouta le directeur. Il savait de quoi il parlait après tout, mais ce qui était véritablement hilarant ; c’était les prêtres ou les moines qui pensaient pouvoir combattre ‘n’importe quelle créature de l’ombre juste parce qu’il portait un certain habit, un certain collier ou un certain signe… Il pensait qu’en récitant des psaumes où Sammael était dégradé pourrait sauver leur âme, mettre leur vie à l’abri. Pourtant, leur sang était identique à celui de leur semblable et leur tête était aussi facile à éclater que celle de leurs fidèles… A cette pensée, le démon ne pût s’empêcher de laisser un léger rire échapper ; oui, c’était dommage que son compère ne connaisse pas cette expérience, cela lui plairait sûrement… Le jeune homme jeta un œil au bâtiment ; la concurrence ne manquerait pas pour Apolyon et il pourrait monter une autre réputation très rapidement… Et comme celle de Sammael, les rumeurs circuleraient jusqu’aux oreilles des anglais encore hantés par la raison et les scandales ne tarderaient pas à éclater au cœur de Londres. Après Sammuel Ruthven le Fou, Casper Ghostwood le Morbide, voici Apolyon Ravenclose l’Extraverti… Le Libertin ?… L’Immoral ?… Sammael secoua négligemment la tête ; les hommes étaient suffisamment créatifs pour ce genre de surnoms.
- Seriez vous en train de sous-entendre, mon très cher Sammael, que je devrais réfréner mes instincts les plus meurtriers, et ne les libérer que dans certaines pièces ? Vous me surestimez beaucoup.
-Je suppose dans ce cas, mon très cher Apolyon, que vos pulsions meurtrières ressortent dans votre façon de… soigner. Je suis assure, Docteur Ravenclose, que vous allez vous plaire ici et en particulier dans cette salle.
Répliqua Sammael, appuya sur la formule de politesse. C’était un vrai paradoxe. Les deux hommes pourraient s’entendre, mais leurs longueurs d’onde se répercutaient sans cesse, comme deux aimants. Encore une fois, Apolyon n’était pas le seul être, la seule créature a avoir des envies de tortures, l’irrésistible désir de soumettre et de dominer. L’antagonisme s’ajoute donc à la compagnie du Prince ; sans doute qu’il se féliciterait à épater également cette rivalité ! Tandis que le présumé démon s’assit sur une de ses valises de façon bruyante -ce qui était sûrement devenu naturelle pour lui-, Sammael, lui, resta à la même place, sans bouger. Il n’était pas ce que l’on pouvait appeler un « hyperactif »…
-Et vous lancerez à tout bout de champ des « I’m sexy » pour épater vos compères et collègues. Je pense que, comme moi, on parlera rapidement de vous ici et à Londres.
Soupira Sammael. Il observa un instant les valises ; comment une personne si exubérante pouvait encore supporter de rester sur le pas de la porte ?
-Peut-être que vous aimeriez qu’on vous amène à votre chambre, que l’on monte vos baguages ?… |
|  | | Apolyon Ravenclose Démon † le Prince du Martyr et du Sommeil


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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Sam 28 Nov - 23:55 | |
| - Parle-t-on de moi dans la Bible ?-… Ai-je l’air d’une personne qui ouvre souvent la Bible ?Sammael regardait Apolyon avec une expression mi-dégoûtée, et le Prince dut contenir un sourire. Il était vrai que Sammael ne correspondait en rien à l'image du prêtre moderne ou même du simple croyant, et le Prince ne pouvait tout simplement pas l'imaginer avec le livre sacré entre ses mains. Ou peut-être que si, une version sammaelisée de l'ouvrage, une bible satanique qui vous apprendrait comment ressusciter les Lords Noirs en agitant des tomates et de la ciboulette au dessus d'un quelconque chaudron. Oui, Apolyon voyait parfaitement le directeur de l'asile dans sa toge noire, entouré de fidèles, priant tous ensemble à la gloire d'un dieu inconnu dont le nom de famille commencerait par la lettre R ... Trop perdu dans ses affabulations, le Prince n'avait pas écouté un traitre mot de ce que Sammael lui avait dit. Et il ne fallait pas lui en vouloir : imaginer le directeur loin de son image stricte et froide était beaucoup plus amusant que de véritablement l'écouter. Mais, le Prince revint brusquement à la réalité lorsqu'il entendit Sammael prononcer son nom. -Je suppose dans ce cas, mon très cher Apolyon, que vos pulsions meurtrières ressortent dans votre façon de… soigner. Je suis assure, Docteur Ravenclose, que vous allez vous plaire ici et en particulier dans cette salle.Docteur Ravenclose ... L'égo du Prince s'agrandit encore plus, enfin si c'était possible. Il n'avait jamais pensé à lui de cette manière là, et il n'était pas vraiment à l'asile pour soigner les gens, mais plutôt histoire d'avoir une distraction en attendant que le moment qu'il attendait avec impatience vienne. Maintenant si Sammael voulait l'imaginer comme une réincarnation vivante d'Hippocrate ... Grand bien lui fasse ! Ce n'était certainement pas Apolyon qui allait l'en empêcher. -Et vous lancerez à tout bout de champ des « I’m sexy » pour épater vos compères et collègues. Je pense que, comme moi, on parlera rapidement de vous ici et à Londres. Peut-être que vous aimeriez qu’on vous amène à votre chambre, que l’on monte vos baguages ?…Apolyon eut un nouveau sourire et fut ravi que Sammael l'ait très vite cerné. C'était tout à fait le genre du Prince de s'agiter dans tous les sens tel et de crier « I'm sexy » dans tout l'asile. Avec la grâce et l'élégance d'un gentlemen évidemment. Il se passa distraitement une main dans ses cheveux de feu avant de répondre. - Il est vrai qu'il est tout à fait dans mon genre de lancer des « I'm sexy » à tout bout de champ mais ... je pense que c'est un fait assez évident.Le Prince ponctua sa phrase d'une autre main dans les cheveux. Le geste se voulait nonchalant mais il ne l'était pas, d'ailleurs lorsque que l'on prenait le temps d'y penser, aucun des gestes du Prince n'était effectué par hasard. Ils avaient tous un seul et même but : attirer l'attention; et ce même si le genre d'attention reçue était de la haine ou de la jalousie peut importe ...Le résultat était la seule finalité. Et Apolyon n'avait jamais de mal à parvenir à ses fins car la nature, comprenez sa mère, l'avait très bien gâté. La seule chose regrettable, c'était la couleur de cheveux ... Mais, ne nous égarons pas sur ce sujet, nous risquerions de fâcher le Prince ... - Je pense qu'il serait temps que j'examine les lieux, et pour ce qui est de mes valises, je les porterai moi même, la plupart contiennent des objets très précieux.Évidemment, la valeur des choses n'était pas la même pour Apolyon que pour les autres. Il avait essentiellement dans ses valises des livres, une grande partie de sa collection était composée d'exemplaires uniques et manuscrits de ses œuvres préférées, des bijoux, car même si il était un homme, il adorait les bijoux, et enfin d'exemplaires remplis de divers accessoires. Et, pour le Prince, les menottes étaient des choses précieuses. Il en avait tout de même plus de cinquante paires. Peut-être même que Sammael allait l'aider à inaugurer la toute nouvelle et 51ème paire ? - Juste une dernière question : lorsque vous dîtes « chambre », vous voulez bien sûr dire une aile entière, n'est-ce pas ? [Oui, j'ai besoin de place ... et alors ? XD] _________________ "Il n'y a point de passion plus égoïste que celle de la luxure" - Marquis de Sade |
|  | | Sammael Ruthven Démon † Dirigeant Démoniaque


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 | Sujet: Re: My name is trouble with the capital T [Sammael Ruthven] Dim 3 Jan - 0:08 | |
| - Il est vrai qu'il est tout à fait dans mon genre de lancer des « I'm sexy » à tout bout de champ mais ... je pense que c'est un fait assez évident.
Sammael se retint d’approuver et d’ajouter qu’en effet, il n’était pas nécessaire de connaître Apolyon depuis des lustres pour savoir qu’il était totalement imbu de sa personne et qu’il n’avait aucun scrupule à l’affirmer, le montrer et le prouver. Mais, même si le démon se contentait d’un simple sourire aimable, ce rictus en disait long sur ses pensées… Mais qu’importe, le démon à la chevelure teintée par le crépuscule devait se perdre dans l’énumération de son programme, des diverses présentations extravagantes qu’il pourrait travailler.
- Je pense qu'il serait temps que j'examine les lieux, et pour ce qui est de mes valises, je les porterai moi même, la plupart contiennent des objets très précieux.
S’agissait il d’un nouveau point commun ? Sammael aurait sans doute réagit de la même façon, il aurait refusé qu’on touche à ses valises. C’Est-ce qui était arrivé d’ailleurs lorsqu’il était venu ici pour la première fois ; le précédent directeur avait, en geste de reconnaissance, tenté de prendre sa valise mais le démo, déguisé en nouveau serviteur, avait refusé et avait gardé sa futile valise auprès de lui. Cela n’avait rien à voir avec de la paranoïa… C’était une forme maniaque de possession. Ce qui m’appartient, ce qui t’appartient… C’était deux choses qui n’avait aucun rapport pour le démon qui refusait de comprendre la notion de partage (c’était d’ailleurs surprenant qu’il dirige un établissement avec d’autres employés). Et par conséquent, il avait tendance à refuser que quelqu’un touche à ses affaires.
C’était pire lorsque cet impertinent ne connaissait pas la valeur de ses trésors et lorsqu’il s’agissait de ses patients.
-Je vous comprends parfaitement.
Répliqua le démon en secouant négligemment la tête. Avant qu‘il ne tourne les talons pour quitter le hall, son confrère l‘interpella avec une question.
- Juste une dernière question : lorsque vous dîtes « chambre », vous voulez bien sûr dire une aile entière, n'est-ce pas ?
Durant l’espace d’un instant, Sammael était tenté de quitter le hall en faisant mine de ne pas l’entendre. Mais il s’agissait d’Apolyon et son ignorance pourrait entraîner de graves conséquences… Peut-être une certaine vengeance en s’installant, s’étendant sur tout une aile de l‘asile ?
-Il faudra que je m’habitue à votre humour, Docteur Ravenclose. Mais malheureusement, l’aile que vous visez peut-être abrite tout le personnel et cela risque d’engendrer des violentes disputes.
*… au moins, l’entrée en scène risque d’être vraiment spectaculaire…*
Songea la bête avec ironie.
-Vous vous habituerez à votre chambre. Sur ce, je vous laisse à votre travail.
Ajouta Sammael en tournant définitivement le dos au médecin egocentrique. Bien sûr que, même après des siècles, Apolyon ne s’habituerait pas à une simple chambre. Mais si il s’étendait chez ses voisins, cela restait leur problème. Le démon avare craignait simplement qu’aucun mur ne se briserait et que les disputes ne serraient pas trop bruyantes… [Bah t'auras une chambre comme tout le monde xD Bon, désolée, post un peu pourri et en plus en retard, mais vu que c'est la fin~] |
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