Mad Asylum
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Enfin, pas vraiment : vrai phénix, il s'est dépêtré de ses cendres et a fini par renaître quelque part, faisant peau neuve, URL neuve.

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 [Envie de fraises... Vlad?]

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MessageSujet: [Envie de fraises... Vlad?]   Lun 8 Fév 2010 - 3:29

L’asile, finalement Henri Van Hell, n’était pas un homme si cruel, imaginez-vous, il aurait pu l’envoyer en prison, mais non l’asile c’est plus doux, c’est plus loin , et surtout plus discret. Ainsi elle arriva délicatement un journée de février, presque l’aube de son anniversaire, 17année d’existence cela se fêtera, aussi fraîche la rosée. Les hommes en blouse blanche la déposèrent devant le portail. Ses immenses barrières de fer, qui s’ouvrent maintenant, mais se refermeront à jamais, laissant son passé derrière elle. Elle soupira, laissant perler une larmes, sur sa joue rose et sucrée. Elle venait de passer les portes de son nouveau monde.

Son arrivée finalement ressemblait plus à un camp de vacances qu’à l’asile, un homme en blanc lui sourit délicatement, elle était libre de ses mouvement souriante comme toujours, gardant précieusement en main sa petite valise. Comme elle avait fait preuve d’un calme sans égale, elle était mieux traitée. C’est que les blouses avaient rarement des patients souriant et chaleureux comme elle, ils se demandait pourquoi elle était vouée a l’enfermement, mais cela ne les regardent pas…


La jeune femme avec sa petite valise, marchait sur le côté du chemin, décidant de rester sur la ligne de démarcation entre le chemin et le gazon, chantonnant comme une enfant, tournant sur elle-même... Elle arriva enfin devant la porte attendant les deux médecins en se balançant sur place, secouant sa valise comme une enfant. C'est à se demander si elle n'avait pas attendu son arrivée ici avec impatience ?

Le bâtiment était grand et propre, il inspirait le respect et la sagesse, elle le regarda admirative et les blouses la conduire jusqu'à sa chambre. Chaque couloir, chaque endroit, était une découverte fascinante, laissant des commentaires un peu de partout, comme une visite guidée, comme un hôtel ? Pourquoi diable les agents en services prenaient le temps de tout expliquer, de tout montrer, alors qu'ils ne devaient que conduire les malades à leurs cellules, parce qu'il est bon de désobéir et de faire plaisir.

Devant la porte de sa chambre, elle découvrit la pièce qui allait l'accueillir, elle contempla l'ensemble. C'était simple c'était neutre, c'était blanc. D'ordinaire elle adorait cette couleur, lui rappelant la pureté des journées d'hiver hollandaises, ou la neige recouvre de son manteau d'étincelle la surface du monde, une image fascinante et magnifique, mais ce blanc là était plutôt pesant, elle sourit au médecin, dont le plus jeune se risqua à lui promettre de repasser un jour la voir, elle se contenta de sourire, n'espérant rien de cette promesse. Elle posa sa petite valise sur le lit soupira et s'assit. Elle se posa pendant quelques minutes cherchant le pourquoi du comment, puis les idées lui arrivèrent aussi clair que le jour... La jeune enfant ouvrit l'une de ses valises, la plus grosse, celle dont l'aspect semblait crier à la torture qui tiraille et sortie des rubans, des tissus, des dentelles, son monde de douceur...

Le rose, le rouge, le bleu le jaune, que des couleurs joyeuses et attrayant, elle ne pouvait pas laisser sa chambre aussi blanche, elle commença donc sa décoration. Les rideaux gris disparurent en premier laissant place à la couleur rose, transparent entouré d'opaque, un mélange de matière très subtile et élégant, quelques dentelles, quelques rubans, deux coups de ciseaux, pour quelques mouvements d'aiguilles et le tour était joué. Puis le bureaux, les étagères, le lit. Tout était harmonieux et chaleureux comme une chambre de poupée, d'ailleurs en parlant de poupées, comment avait-elle pu oublier de les sortir. Elle s'approcha de sa petite valise soupira, ouvrit puis referma, s'assit sur le lit et contempla son œuvre, trois venez de passer, elle n'avait rien vu passer, mais cela ne faisait que commencer. Les deux valises contenaient ses vêtements, des robes, des jupons, des pantalons, des shorts, des chemises, des nuisettes, des vestes, des pulls, pour hommes ou pour femmes, des corsets très érotiques, des bas aux couleurs multiples, des serres tailles, des talons... etc. Un éventail de luxe. Dieu qu'il est facile de voir les enfants de riches, même si c'était son dernier cadeau. Les produits de beauté pour jeunes demoiselles et le miroir trouvèrent leurs places sur la coiffeuse improvisée sur la petite table du fonde la pièce, avec une adresse sans pareilles. Les deux valises vidées trouvèrent leur place sur le sommet de l'armoire et celle pleins de tissus sous le lit, comme la boite de couture et d'autres machins inutiles aujourd'hui mais peut-être utiles demain.

Tout était enfin parfait, la chambre en ressortit méconnaissable, elle en était fière, il ne restait que sa petite valise. Momoe l'ouvrit délicatement et en sorti quatre poupées. L'une d'elle portait un kimono et de longs cheveux noirs, un maquillage blanc aux lèvres rouges et aux yeux parsemaient de bleu, une adorable geisha, Kokoro. Kokoro, cœur tendre en japonais, était la plus ancienne, le premier cadeaux de sa mère. A ses coté trônait la prétentieuse et espiègle Madeleine, surnommée Maddy par sa propriétaire, qui détestait ses pâtisseries là. Elle était plus petite que les autres avec des cheveux coupé au carré et rouge, sa robe de soubrette lui donnait un côté illogique d'autant plus poussé. La troisième était beaucoup plus belle, Lizzie avait de longs cheveux blond et bouclés, un style gracieux et délicat, un visage fins, de grands yeux bleus aux cils démesurés, le portrait de Momoe, à en faire presque peur. La ressemblance était la source de son achat par la tante fanatique, qui lui offrait toujours des cadeaux plus étranges qu'inutile. Le dernier, je dis bien "le" car c'était bien un homme, aux cheveux noir mi-long, au regard de braise, il était affreusement rare pour l'époque. On n'a pas idée de représenter un homme en poupée, encore un cadeau de la tante Salacès, étrange bonne femme.

Ainsi tout ce petit monde trouva sa place sur les étagères pour Maddy et Kokoro et sur le lit pour Lizzie et Evenks. Elle brossa délicatement les cheveux de sa Lili, la faim la saisit, cela faisant bien cinq heures qu'elle s'agitait dans sa chambre, même si tout était en place, le temps passait. Prise d'une envie de pâtisseries, elle devait partir à l'aventure dans le labyrinthe des couloirs, pour retrouver la cuisine. Un dilemme s'offrit à elle, partit dans sa robe long et son corset ou arborer une tenue d'aventurier, elle fit quelque aller-retour dans sa chambre et décida, elle laissant tombé sa tenue et enfuit ses mains dans l'armoire. Elle en sortie une chemise blanche assez moulante au vu de ses formes très féminines, des bretelles marron, des bas rayés marrons kaki et un short qui arrive au-dessus des genoux. Un tenu d'aventurier, une tenu de jeune garçon surtout. Peut-être était-ce ses souvenirs la poussaient à porter ce genre de tenue à chaque fois qu'elle devait découvrir le monde...

Elle ne voyait cela que comme un jeu, elle enfila des talons, assez haut paradoxalement et attaché ses cheveux en chignons-bataille, laissant volontairement quelques boucles libres. Que l'aventure commence. Une fois la porte fermée, elle se mit a parcourir le couloir, regardant discrètement dans les portes entrouvertes, petite fouine. Elle découvrit un fumoir, ou l'odeur du tabac froid la fit frissonner, habituée à son odeur de vanille, de sucre ou de caramel, comme disait son frère, un vrai bonbon ambulant, le tabac était vraiment désagréable. Elle continua sa route doucement, montant les grands escaliers avec grâce, les redescendant ensuite, un petit parcours, une expédition pour la survit de l'individu, elle devait manger du fraisier.... Vous vous demandez pourquoi fraisier ? Demandez-lui pour voir... La salle de bain, la salle de détente, le séjour, le hall d'entrée, ce grand hall d'entrée si princier, quelques cellules la bibliothèque, l'accès au grenier, elle se retrouva devant la salle d'exil, d'où sortait des hurlements, des supplications, des cris de douleurs et de malheurs, elle se figea et prise de peur et panique, elle partit en courant, le coeur au galop et l'esprit flou sans faire attention à la direction prise par ses jambes, le chemin du retour? Celui de la cuisine? Peu lui importait pour vu qu'elle n'entende plus les cris de cette salle...

Le temps se figea elle releva la tête et le fit lui, elle ouvrit grand ses yeux, pas de doutes il était trop tard. La jeune femme percuta l'homme au regard noir. Il avait une carrure impressionnante, un air hostile, de longs cheveux noir, aussi beau que ceux de Evenks. Elle atterrit sur les fesses douloureusement, alors que lui de bougea pas d'un pied. Sa petite voix cristalline s'éleva dans le couloir près de la cuisine, dans un murmure:

- Itatatatatataïe...


Elle se releva doucement, sans réellement faire attention à la distance qu'il y avait entre eux, sans le regarder lui. Le pardon, elle se devait de s'excuser, elle commença sa phrase doucement de sa petite voix timide:

- Pardonnez mon étourd-...

En prononçant ses mots, elle avait amorcé un mouvement de bascule vers l'avant, mais la distance, entre leurs corps était trop réduite aussi elle se cogna le nez contre le torse de l'inconnu, elle devint rouge écarlate et leva pour la première fois ses yeux vers le visage de cet étranger. Son regard azur plongea pour la première fois dans les abîmes de la démence qui habitait le regard du passant. Son visage était rose, son souffle encore un peu court, ses grands yeux de poupée découvrir les traits du visage, elle le contempla fascinait, admirative, sans se reculait. Pourquoi? Comment était-il si proche d'elle? Elle se moquait bien de la réponse, elle ne voyait que lui, aussi fascinant qu'impressionnant. Sa petite bouche aux lèvres rose et sucrés en forme de rond et ses yeux ciel baladeurs, qui lui dessinèrent les traits du visage inconnu, revenant sur ses lèvres blanchâtres et ses cheveux de jais, elle arbora un grand sourire chaleureux, pur et innocent oubliant la fin de ses excuses. Sa petite voix s'évada aussi mélodieuse qu'heureuse:

- Bonjour vous...
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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Ven 12 Fév 2010 - 23:26

Les rideaux étaient tirés sur les fenêtres et les rayons du soleil les perçaient avec difficulté, jetant dans la chambre une lumière tamisée propice au foisonnement des ombres. Celles ci dansaient au plafond, frivoles et fantasques : elles faisaient des arabesques mystérieuses, se déformaient et se reformaient sous des formes imaginaires, prenaient parfois les traits d'un visage humain qui se diluait et redevenait une tâche abstraite et mouvante. Allongé sur son lit d'appoint, les mains croisées derrière la tête, Vlad observait ce ballet incessant d'un oeil absent. Peut-être était-il en pleine introspection, ressassant son passé et ses erreurs, s'accablant de tous les regrets, ou bien s'interrogeait-il peut-être sur le sens de la vie et de la mort, sur la nature humaine et ses râtées, sur l'univers et son fonctionnement ? C'était bien mal connaître Vlad de le croire capable de telles pensées. En fait, c'était beaucoup plus simple que ça : pas de réflexion coupable ou philosophique, juste un simple et mortel... ennui. Il lâcha un soupir las mais s'obstina à regarder le plafond zébré. De toute façon, que pouvait-il faire d'autre ? Rien ne lui donnait envie, il ne voulait pas vraiment se mêler aux autres -l'avait-il déjà voulu une seule fois dans sa vie ?- et aucunes des distractions que lui offraient l'asile ne lui inspiraient le moindre intérêt.
Il ne faisait qu'attendre que le temps passe, et il avait horreur de ça. L'ennui lui était vraiment insupportable.

Ses lèvres frémirent dans un rictus agacé et il se redressa lentement, décidé à occuper son temps autrement. Ses longs cheveux noirs coulèrent devant ses yeux et il les rangea sagement sur ses épaules d'un mouvement de tête nonchalant. Il était assez mal vu que les hommes portent les cheveux aussi longs que les femmes mais Vlad n'en avait cure. Il les avait eu courts dans sa jeunesse, comme tous les garçons de la bonne société, mais depuis la mort de ses parents il n'y avait plus eu personne pour le forcer à les couper. Et à vrai dire, il fallait admettre que sa chevelure ne l'intéressait pas plus que ça, tout comme les règles de la petite bourgeoisie. Et puis, personne ne viendrait lui reprocher quoi que ce soit ici.
Il se leva et jeta un oeil aux fenêtres camouflées par des rideaux bordeaux. Jamais il ne les ouvrait ou même ne les dévoilait, l'air pur et la lumière du soleil le laissaient totalement indifférents.
Sous les lourds morceaux de tissus, il y avait une chaise sur laquelle était pliée avec une extrême maniaquerie sa tenue du jour. Vlad se délesta négligemment des sous vêtements qu'il portait pour seul habit et en enfila des nouveaux. Puis, il se posta devant le miroir sur pied et, sous son regard attentif, passa le reste de ses vêtements, se scrutant à la recherche du moindre défaut qui le rendrait négligé. Finalement, après avoir noué sa cravate rouge sang, il se saisit d'une brosse et coiffa ses longs cheveux, regardant son propre reflet d'un air vague. Ce visage aurait pu être celui de n'importe qui, il ne le regardait jamais en se disant "Ah, c'est Moi". Bien sûr, il savait que ces yeux d'onyx lui appartenaient, que ces lèvres décolorées étaient les siennes, que cette peau blême était la même que celle qui recouvrait son corps, mais son image lui était absolument indifférente. Comme pratiquement tout d'ailleurs.

Il hésita à prendre son long manteau de voyage rouge et renonça finalement. Il n'avait pas l'intention de sortir dehors. D'ailleurs, il ne savait pas vraiment ce qu'il avait l'intention de faire. Mais au fond, tout serait mieux que de rester allongé là à regarder des images factices au plafond.
C'est sur cette dernière résolution qu'il quitta sa cellule, prenant grand soin de fermer la porte et, les mains dans les poches, commença à avancer au hasard des couloirs. Il marchait d'un pas nonchalant, regardant à peine les portes devant lesquelles il passait, sans savoir où il comptait se rendre. Il descendit les marches du hall, se demanda s'il allait prendre le chemin de droite ou de gauche ou bien carrément faire demi-tour, et choisit finalement de suivre l'odeur alléchante qui provenait de l'aile ouest et des cuisines.

Il s'engagea dans le corridor, marchant avec tranquillité et désinvolture, lorsqu'il entendit derrière lui des bruits de pas précipités. Il se retourna et vit une jeune fille courir dans sa direction en regardant le sol. Elle allait sûrement lui rentrer dedans.
Il ne bougea pas ; la nouvelle venue releva finalement la tête et se rendit compte trop tard de leur proximité. Elle le percuta de plein fouet et, emportée par son élan, la demoiselle tomba à terre. Elle était tellement légère que Vlad ne vacilla même pas ; son visage cependant se chargea d'hostilité et il leva fièrement le menton avec son air de loup sauvage. Il n'aimait pas le contact des autres.
La jeune fille se releva péniblement, sa chute ayant été un peu rude. Vlad la regardait avec froideur, mais ses yeux peu à peu s'adoucissaient. Elle semblait toute jeune et loin de la majorité, et son visage de poupée irradiait d'une insouciante et naïve candeur. Il n'avait rien à craindre d'une enfant pareille.
Elle ne le regardait toujours pas et entreprit de s'excuser. Néanmoins, se penchant en avant, elle s'écrasa doucement contre le torse de Vlad et vira aussitôt au rose vif. Elle leva les yeux vers lui, de grands yeux bleus et enfantins, et le dévisagea sans rien dire. Il la regardait lui aussi et haussa un sourcil interrogateur, se demandant pourquoi elle le fixait avec autant d'insistance.
Sa respiration était brusquée, le blanc de sa peau réhaussé par un rosissement angélique, et sa tenue masculine semblait souligner encore plus son jeune âge... et sa féminité aussi étrangement. La chemise qu'elle portait moulait ses formes harmonieuses, les valorisant d'autant plus que c'était le seul attribut vraiment féminin que dévoilait ses vêtements. Elle avait attaché ses cheveux en un chignon négligé qui laissait échapper des mèches blondes et bouclées. Elles encadraient son joli visage, mettant en avant la grâce des traits et la finesse des lignes. Et il y avait ces yeux bleus, grands et limpides, qui lui faisaient une impression particulière. Ce regard inquisiteur le mettait mal à l'aise, mais sa douce gaieté le plongeait dans un état de calme. Il en appréciait la pureté, mais la fuyait également. Il était rare que des yeux le plongent dans un tel état contradictoire, qu'il ne sache pas vraiment quoi en penser. Et c'est précisément ce qui éveilla sa curiosité ; cette jeune fille, par son seul regard, avait déjà su susciter son intérêt.
Maintenant qu'il y pensait, lui aussi la regardait fixement. Ils se dévisageaient mutuellement, apparemment tous deux intrigués par l'autre.
Intéressant.

Elle rompit alors le lien de leur regard et un sourire immense se dessina sur ses lèvres. C'était un sourire empli de chaleur et de bons sentiments, comme il était rare d'en trouver ici. Vlad n'en avait plus vu depuis longtemps, et cela le détendit encore un peu, lui faisant relâcher sa garde perpétuelle. Il abaissa le menton pour se mettre un peu plus à la hauteur de la jeune fille : il n'avait plus besoin de se draper dans sa fierté pour la tenir à distance.


"Bonjour Mademoiselle" lui répondit-il courtoisement puis, regardant au dessus de sa tête "Pourquoi courriez vous ainsi ? Vous fuyiez quelque chose ?"

Il se pencha doucement vers elle, ses longs cheveux noirs glissèrent le long de ses épaules et les pointes vinrent chatouiller la peau de la jeune fille. Il ne le remarqua cependant pas et poursuivit à voix basse, sur le ton de la confidence.

"Vous êtes nouvelle n'est ce pas ? Ne vous inquiétez pas, il y a des choses étranges ici, mais vous vous y ferez. Après tout, nous sommes entre fous non ?"

Il se mit à glousser d'un air inquiétant et dément, ses yeux noirs brillant d'une malice malsaine. Un sourire étirait ses lèvres, un sourire à la fois ravi et carnassier. Il semblait s'amuser d'une blague qu'il était le seul à comprendre et qu'il trouvait délicieusement divertissante.

"D'ailleurs Mademoiselle, vous aussi avez été considérée comme dérangée ? On vous a mis à l'écart parce que vous ne rentriez pas dans le moule, n'est ce pas ? Qu'avez vous donc fait pour mériter ça ? Si jeune en plus..."

Parlant ainsi, il s'était légèrement reculé pour permettre à la jeune fille de se redresser et il tournait la tête en direction des cuisines d'où provenait toujours un succulent parfum. Il braqua alors son regard vers elle, son visage rayonnant d'une tranquille assurance.

"Je m'ennuie terriblement, je pensais que manger me ferait passer le temps. Vous avez du temps à perdre vous aussi ? Venez le gaspiller avec moi si vous voulez. Promis, je serais sage."

Comme pour souligner ses paroles, il émit un nouveau gloussement mystérieux mais son sourire se voulait invitant et rassurant. De toute manière, cette demoiselle l'intéressait véritablement, il ne comptait pas lui faire peur tout de suite.
De toute manière, ce n'était pas son genre, voyons.
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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Mar 16 Fév 2010 - 17:37

Les cris raisonnaient encore à ses pauvres petites oreilles, ses hurlements de douleurs, que pouvait-il bien se passer dans cette pièces? Pourquoi tant de supplices, tant de chagrin et de désespoirs sans issus dans la voix de cet homme? Pourquoi les bruits des ongles sur le bois? Pourquoi souffrait-il ainsi? Qu'avait-il pu bien faire pour en arriver là? Pour subir une punition si dure?

Le brouillard qui enlaçait ses pensées, alors que ses jambes fuyaient, fut dissipé en un éclair. Cette fraction de seconde avant l'impact, plus de cris, plus d'envie de fraise, plus de peur, plus de craintes, simplement lui, l'homme aux cheveux noirs. Le contact fut rude, pour elle, il était grand et aussi il était fort, sa silhouette même inspirait la méfiance et l'hostilité, mais elle n'en faisait cas, bien trop fascinée par ses lèvres et les traits de son visage à la peau si blanche. Elle le dévisagea, laissant échapper une simple salutation et un sourire comblé. Leurs regards se cherchant, elle pouvait continuer de le dessiner de ses yeux, fascinée et rosée de gêne, mais au diable les bonnes manières, elle pouvait enfin entendre sa voix. La bouche qu'elle observait depuis le départ émit enfin un son, alors qu'il était toujours aussi proche l'un de l'autre, il lui répondait:

- "Bonjour Mademoiselle" lui répondit-il courtoisement, de sa voix rauque et envoutante, elle rougit un peu plus, puis il reprit se plaçant délicatement au-dessus de sa tête "Pourquoi courriez vous ainsi ? Vous fuyiez quelque chose ?"

Momoe se crispa, les cris lui revinrent en un instant, elle attrapa machinalement la veste de son compagnon et la serra de ses petites mains fragiles, le regard troublé, elle essaya de murmurer, mais en vain, aucun son ne voulait venir combler le vide et le sentiment de son cœur, son mal-être... Comme pour créer un endroit encore plus intime, juste pour eux, juste une confidence à deux pour l'enfant perdue, il se pencha un peu plus, elle sentit alors ses longs cheveux lui coulait sur le sein, elle les regarda et rougit, avec leur passage aussi délicat, ils avaient fait disparaitre de nouveau les pensées noires des cris. Elle pouvait presque sentir son souffle s'était étrange, il ne sentait pas réellement bon, comme on l'entend de nos jours, un de ces parfums recherchés et couteux, ou une odeur définissable, comme celle de la jeune femme vanille, caramel, ou sucrée. Non il avait l'odeur de l'homme, de l'interdit, de l'imprévisible, de la découverte s'en était enivrant et excitant. Perdue dans ses pensées, elle entendit de nouveau sa voix, qui lui murmurait comme un secret:

-"Vous êtes nouvelle n'est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, il y a des choses étranges ici, mais vous vous y ferez. Après tout, nous sommes entre fous non ?"


Elle releva un peu les yeux et l'observa admirative, rire aussi étrangement, il était beau comme cela, aussi prétentieux que malicieux, elle ne pût s'empêchait de rougir encore plus et alors qu'elle allait prendre la parole, il reprit avec tout autant d'assurance et de domination, une bête, elle le liassait faire, puisqu'il était magnifique dans son habille de maître, elle le dévisageait avec le plus grand soin, buvant ses paroles:

-"D'ailleurs Mademoiselle, vous aussi avez été considérée comme dérangée ? On vous a mis à l'écart parce que vous ne rentriez pas dans le moule, n'est ce pas ? Qu'avez vous donc fait pour mériter ça ? Si jeune en plus..."

Elle fit une mine boudeuse, elle n'avait jamais rien fait de mal, enfin pas pour elle, si elle était là, c'était.. C'était... c'était pour son père, je suppose, pour ne pas salir une réputation facilement ébranlée, pauvre famille de fous, si je puis me permettre de dire ainsi. Elle leva son petit doigt décrochant sa main de la veste pour enfin essayer de lui placer un mot, car, il était grand, beau, et impressionnant, il semblait en connaitre tellement, qu'elle aurait pris plaisir à tout écouter pendant des heures, sans se lasser toujours aussi fascinée, sans le juger. Mais il détourna le regard pour regarder les cuisines, elle prit son souffle et avant qu'un premier son ne sorte, il finit par lui dire, en replongeait ses yeux inox dans le lagon des siens:

-"Je m'ennuie terriblement, je pensais que manger me ferait passer le temps. Vous avez du temps à perdre vous aussi ? Venez le gaspiller avec moi si vous voulez. Promis, je serais sage."


La jeune enfant, redescendit son doigt doucement, elle ne voulait plus affirmer, elle le regardait de nouveau, sa bouche en rond, admirative, il venait de rire de nouveau, Alors que la plupart des jeune filles fuiraient un regard et un sourit si tordu, Momoe quand à elle rougit et détourna le regard les pommettes ne perdant pas leur fine couleur enjouée. Elle murmura d'une voix angélique et sincère:

- J'aime vous voir sourire, cela vous va à ravir...


Elle le regarda de nouveau dans les yeux, plaçant ses mains derrières son dos, en souriant, sans pour autant détacher son regard taquin et devenu assurée du sien, alors que quelque seconde encore, elle rougissait des propos qu'elle prononcerait. Sur ses talons elle se balança sur place, comme une enfant et se mit à rire:

- "Et bien... bien je n'arrivais plus à dire mots..." Elle sourit et étouffa un rire enfantin, puis murmurant du bout des lèvres et tourna sur elle-même.. "Rare sont les personnes qui me laissent sans voix... "

Puis elle s'arrêta net, immobile devant lui et croisa les bras, elle releva un sourcil, c'était à son tour de parler et elle comptait bien garder ce privilège. Non simplement, elle voulait dire pleins de choses en même temps. Elle se posa et s'approcha de l'inconnu, se hissant sur la pointe des pieds, que voulait-elle faire contre lui, se tenant délicatement à son bras? Elle le mesura et du bout des doigts et se reposa au sol, un regard admiratif et fascinée:

- vous êtes si grand...


Puis elle regarda son visage délicatement, leurs corps de nouveau redevenus si intime sans qu'elle ne le compris vraiment, elle regardait son visage, son cou, ses mains, intriguée, submergée par son désir de découverte, elle susurra, hachant ses propos avec sensualité, sans le vouloir:

- Et... votre peau... est ... si blanche...


La main fine et gracieuse de la jeune innocente se hasarda à effleurer la joue de Vlad, mais son regard se posa sur ses cheveux, aussi la main suivit, elle caressa la mèche qui jadis l'avait effleurée, elle sourit et rougit sans le regarder dans les yeux, puis se recula d'un pas, replaçant ses bras derrières son dos, comme pour limiter ses propres envies, les pommettes toujours si sucrées et son regard si chaleureux:

- Vos cheveux aussi sont magnifiques...

En un éclair, elle réalisa combien elle venait d'avoir des gestes aussi osés que déplacés, elle finit prise de honte et de rougeur, se cachant timidement, tête baissée et regard détourné, entremêlant ses doigts comme une enfant allant recevoir une punition digne des dieux:

- Pardonnez mon égarement, je ne vouais pas vous importuner de la sorte...

Elle recula un encore et toujours pour finalement se retrouver contre un mur, perdue entre l'envie d'en apprendre toujours plus et aussi la gêne de son comportement. Un subtile mélange de sentiments, qui la laissait contre ce pauvre mur blanc et froid, ne faisant pas vraiment attention à la distance entre eux, ne sachant pas réellement où il était maintenant. Elle continua ses excuses:

- "Je me doute que ce ne soit un comportement peu commun, loin de la morale et des traditionnelles jeunes filles, mais..."
à peine ses quelques mots prononçaient elle se retrouva face à lui, depuis quand était-il si prés d'elle prés du mur, elle rougit et finit sa phrase en murmurant timidement. "Vous ne pensez pas que cela entrave les mouvements..."

Son visage, son souffle, sa chaleur, pourquoi était-il aussi proche, pas proche au point de paraitre grossier ou charmeur, non simplement bien plus proche que ce qu'elle aurait imaginé, même s'il était évident qu'il ne resterait pas immobile loin d'elle, enfin loin de la porte de la cuisine, dont elle collait le chambranle, elle sourit et proposa de sa voix enfantine, chassant de nouveau gêne et honte pour laisser parler fascination et découverte:

- Vous voulez apprendre à faire un fraisier avec moi, monsieur... euh...

Elle se mit à rire aux éclats, son teint toujours si sucrée et sa voix mélodieuse, jouant avec son regard azur dans le chrome de son inconnu:

- Quel nom peut bien porter un homme si étrange que vous, j'en suis fort curieuse, je dois avouer...

Un sourire tendre attendant, une tête un peu penchée, laissant une boucle chatouiller son décolleté, elle attendit une réponse toujours contre ce mur, devenu plus confortable...
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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Ven 26 Fév 2010 - 21:17

La demoiselle avait semblé vouloir dire quelque chose tandis qu'il parlait. Elle s'était pourtant ravisée, attendant qu'il finisse, et Vlad se rendit compte que c'était peut être bien la première fois qu'il empêchait quelqu'un de s'exprimer. Lui qui était si silencieux et taciturne, voilà qu'il ne laissait pas cette jeune fille en placer une ! Cette constation l'amusa mais il cessa cependant de rire, lui laissant ainsi la parole.
Elle n'attendit d'ailleurs pas pour profiter de ce privilège et, alors qu'elle détournait le regard, ses joues toujours aussi roses, elle lui avoua qu'elle aimait qu'il sourit et que cela lui allait bien.
Vlad se raidit un peu, étonné de cette confession inattendue. Outre la sincérité inconvenante de cette jeune fille, le propos même de son compliment le surprenait.

Personne, pas même sa mère qui était pourtant la seule personne à l'avoir sincèrement aimé, n'avait jamais apprécié son sourire. Il se souvenait du regard fuyant de Dana chaque fois qu'elle le voyait, un regard où malgré elle se mêlaient malaise et déception. Il ne souriait déjà pas beaucoup : il avait toujours exposé au monde une figure froide et impassible, aussi vide que lui. Quand parfois ses lèvres s'ourlaient d'un sourire, celui ci n'était jamais joyeux, chaleureux ou rassurant. Il y avait toujours quelque chose de cynique dans les commissures retroussées, il paraissait plutôt moqueur, voire malveillant. Sa mère se désolait de ne jamais voir sur le visage de son fils un véritable sourire d'enfant au lieu de cette grimace amusée et malsaine qui le faisait paraître un peu fou. Quant aux autres, ils le trouvaient détestable et méprisant.
Vlad savait bien tout cela : il était d'autant plus surpris que cette jeune fille, qui paraissait si pure et si innocente, puisse trouver son sourire agréable. N'avait-elle pas même conscience du sadisme discret qui se dessinait sur ses lèvres pâles ? Etait-elle trop immaculée pour le voir ?
Ou bien aimait-elle le vice ? Son joli visage cachait peut-être un esprit débauché, mais il en doutait un peu.
Encore un nouvel élément mystérieux qui renforçait la curiosité qu'il éprouvait déjà à son égard.

Elle tourna les yeux vers lui, ses grands yeux limpides -non décidément elle ne pouvait pas être pervertie. Elle respirait encore trop l'enfance, avec son sourire chaleureux et le léger balancement de ses pieds. Elle fendit le silence de son rire cristallin et confessa alors qu'il lui faisait perdre ses mots et que cela était bien rare. Il esquissa un sourire, de plus en plus fasciné par cette jeune fille qui lui révélait ses pensées sans aucune timidité.

Elle s'immobilisa alors devant lui, les bras croisés sur sa poitrine, l'observant d'un air inquisiteur. Il soutint son regard, retenant un gloussement amusé devant sa position faussement suspicieuse. Elle s'approcha alors de lui et, sans un mot, se percha sur son bras pour monter sur ses pointes de pieds. Etonné, il la laissa faire, non sans se demander ce qui pouvait bien lui passer par l'esprit. Il saisit au passage des effluves de parfum sucré qui lui ravirent les narines, plus encore lorsqu'elle se retira, brassant l'air sur son passage.
Elle semblait l'analyser, s'enquérant d'abord de sa taille qu'elle jugeait haute, puis de la pâleur de sa peau qu'elle regardait avec adoration. Elle paraissait fascinée, perdue dans sa contemplation, et Vlad songea que jamais aucune femme ne l'avait admiré ainsi. Son physique lui était bien plus qu'égal, ce n'était qu'une façade après tout : mais il ne put s'empêcher de se sentir incroyablement grisé de l'attrait qu'elle trouvait à son corps.

La jeune fille se rapprocha alors de lui et, sans qu'il pusse le prévoir, posa sa main délicate sur sa joue. Il s'immobilisa à ce contact et ne bougea plus, comme si le moindre geste de sa part pouvait briser le lien de leur peau. Elle ne le regardait pas, caressant du bout des doigts sa peau d'albâtre, mais Vlad lui l'observait fixement. Elle ne le remarqua pas cependant et s'intéressa à ses cheveux. Elle en saisit une mèche sombre et la caressa entre ses doigts, souriante et rougissante à la fois, comme si c'était la première fois qu'elle brisait les règles de bonne conduite et que cela la ravissait. Vlad continuait de la regarder avec insistance, terriblement intrigué par cette jeune inconnue si effrontée.
En d'autres circonstances, une telle familiarité l'aurait incroyablement agacé et il se serait probablement rebiffé, attrapant au col la personne en question pour lui faire passer l'envie de le toucher. Mais cette demoiselle, qui semblait absolument fascinée par lui, excitait sa curiosité rien que par ce fait. Et puis, il y avait ce regard, si pur que c'en était outrageant, ce regard qui, pour une quelconque raison, ne le laissait pas indifférent. Et cela était suffisamment rare pour qu'il y accorde son intérêt.
Et puis, n'était-elle pas en train de le distraire ? C'était bien là ce qu'il avait cherché en descendant ici, une distraction ? Il avait vraiment bien fait de quitter sa chambre et son ennui mortel. Il avait enfin trouvé, dans cet asile, quelque chose d'intéressant.

Apparemment satisfaite, la jeune fille le relâcha et s'éloigna d'un pas, le regardant à nouveau de ses yeux emplis de chaleur, pour lui avouer dans un souffle qu'elle admirait ses cheveux. Cependant, elle parut se rendre compte de ce qu'elle venait de dire et de faire et aussitôt ses joues se colorièrent d'un rouge plus vif que jamais. Elle détourna le regard, visiblement embarassée, jouant nerveusement avec ses doigts, comme une enfant se sachant en tort. Vlad la regardait faire, amusé par ce soudain revirement et par sa gêne plus que visible. Il la trouvait vraiment délicieuse, une véritable petite poupée de porcelaine avec ses joues colorées, ses jolis cheveux blonds bouclés, sa bouche rouge et bien dessinée. Et puis ce regard... Il n'arrivait pas à s'en détacher. Il se demandait pourquoi ces yeux l'intriguaient autant et il n'arrivait pas à trouver de réponse. Il fit un pas discret vers elle qu'elle ne sembla pas remarquer. Il continuait de l'observer, dévorant son visage de son regard brûlant, et il s'approcha encore.
La demoiselle dont il ignorait toujours l'identité s'excusait platement et, ce faisant, reculait contre le mur, comme pour lui échapper. Mais la distance entre eux ne s'allongeait pas ; mieux, elle se réduisait. Discret et silencieux, il continuait de se rapprocher, la regardant avec tellement d'insistance que cela en devenait indécent.
Pourquoi ? Pourquoi cette jeune fille inconnue excitait-elle autant son intérêt ? Parce qu'elle était la première femme depuis Dana à le regarder avec chaleur ? Parce que, de part son jeune âge et son innocence, elle ne voyait pas la démence et la violence en lui ? Pourquoi s'intéressait-elle à lui d'ailleurs ?
Tellement de questions, tellement de questions, lui qui s'en posait si peu !
Il esquissa un sourire ravi, follement ravi, il était presque à côté d'elle à présent. Elle le distrayait, il ne s'ennuyait plus, il était curieux et avide : que demander de plus ?

Elle continuait de s'excuser, évoquant les règles de bonne conduite qui sied à une jeune femme de son âge, mais Vlad ne l'écoutait pas. Il était devant elle, si proche que son ombre la recouvrait entièrement et elle finit par lever les yeux vers lui. Leur regard se croisèrent, elle rougit à nouveau et termina timidement sa phrase. Il resta silencieux, et pendant quelques instants il n'y eut plus un mot entre eux. Ils se regardaient sans rien dire, s'intriguant l'un l'autre comme s'ils n'avaient jamais vu le sexe opposé. Le visage de Vlad était devenu incroyablement sérieux ; ses yeux seuls brûlaient d'une flamme dangereuse, celle du désir avide et affamé.
Pendant quelques secondes, elle parut pertubée par sa proximité à la limite de la décence, mais se reprit aussitôt et lui sourit à nouveau. D'une voix désinvolte et enfantine, elle lui demanda s'il voulait faire un gâteau avec elle et se rendit alors compte qu'elle ne connaissait pas son nom. Elle échappa un léger rire aigu et, avec un petit sourire mutin, lui demanda indirectement son identité.
Vlad ne répondit pas tout de suite, la fixant de son regard toujours plus intense et dévorant. Puis, il finit par s'adoucir et un sourire tranquille s'esquissa sur ses lèvres.


"Vlad Grey Mademoiselle. C'est mon nom. Oserais je vous demander en quoi suis je étrange ? Bien qu'il soit certain que je le suis. Au fond, qui ne l'est pas un peu ?"

Il se pencha vers elle, leurs deux visages si proches que n'importe qui passant par là aurait pu les croire intimes. Mais il ne s'en préoccupait pas et la regardait avec une attention soutenue.

"Vous aussi m'intriguez beaucoup. Et ce n'est pas souvent, croyez moi." murmura-t-il sur le ton de la confidence.

Puis, un large sourire enjôleur étira ses lèvres et il se redressa, regardant par dessus l'épaule de la jeune fille par la porte entrebaillée des cuisines.

"Cette odeur est vraiment alléchante. J'ai bien envie de savoir d'où elle vient, et peut-être d'en mordre un bout. Je commence à avoir une faim dévorante."

Tout en disant ces mots, il se tournait vers elle, lui souriant avec assurance. A nouveau il dirigeait la conversation, ce qui était loin d'être banal. Elle produisait sur lui un effet étrange, et il n'aurait su dire si c'était une bonne chose ou non. Quoi qu'il en soit, il s'amusait de ces changements et son intérêt n'en était que plus grand encore.

"Bien, après vous Mademoiselle" dit-il en ouvrant la porte des cuisines, se prenant au jeu du parfait gentleman.

~¤~

Etonnamment, les cuisines étaient désertes. Il y avait pourtant des casseroles sur le feu et des plats dans le four, mais personne pour les surveiller. C'était à croire que les employés avaient tous pris leur pause en même temps.
Vlad entra à la suite de la demoiselle, l'observant avec curiosité. Il s'attendait toujours à une nouvelle réaction surprenante de sa part ou à une parole étonnante, et il fallait admettre qu'il n'attendait que ça. Cela faisait vraiment bien longtemps qu'il ne s'était plus intéressé à un autre être humain, il les trouvait tous fades et ennuyeux à mourir, ou bien stupides et geignards. La plupart du temps, ses comparses l'agaçaient très profondément, et il ne trouvait pas meilleure compagnie que la sienne.
Mais cette jeune fille... un cas à part. Il devait s'y intéresser de vraiment très près, il ne pouvait pas se permettre de laisser filer une personnalité aussi distrayante. Elle semblait capable de rompre la monotonie de ses jours, et ce n'était vraiment pas rien.
Il inspecta vaguement la cuisine, non sans garder un oeil sur elle, même si c'était à la dérobée. Il trempa son doigt dans une mixture odorante qui trainait sur la table centrale et le porta à sa bouche.
De la soupe de légumes. Le fraisier était tout de même une meilleure idée.
Tout en le léchant distraitement, il se retourna vers la jeune fille.


"Je veux bien faire un gâteau avec vous si vous voulez" dit-il en gardant son doigt posé sur ses lèvres "Je ne sais pas cuisiner, je ne vous serais certainement pas d'une grande aide, mais on tuera le temps ensemble, n'est ce pas ? C'est toujours plus distrayant que seul..."

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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Lun 1 Mar 2010 - 19:42

La jeune et enfantine femme que nous avions dans cet position à la limite de la séduction, avait reprit un calme, une sérénité pour son coté enfant, lui proposant de faire des gâteaux et et d’exposer son nom. Quoi de plus naturel, après tout n’aillaient-il pas passer un peu de temps ensemble, puis il est de bonne convenance de demander. C’est alors qu’il ne répondit pas tout de suite laissant le silence reprendre ses droits. Elle contempla le regard ardent et chromé qui la fixait, elle se sentit aspirée et dévorée, dieu que c’était bon, mais contrairement à tout attente, elle le soutenait, elle le regardait, lui grand et fort avec la même détermination et la même intensité, pure et azur. Mais ce fut de courte durée, elle ne dominait pas, non elle aimait, elle se fascinait, elle l’admirait maintenant. Elle parcourut de nouveau son visage de part en part, dessinant les traits fins, la peau blanche avec envie, elle le dévisageait, ni plus ni moins. Alors qu’il lui demandait pourquoi il était si étrange, elle ne sut quoi répondre réellement et se contenta d’un sourire taquin et de poser son doigt fin sur ses lèvres rose et sucrés, pour imiter le silence.

Mais le jeu ne faisait donc que commencer aussi, il s’approcha toujours plus, limitant la distance entre leur deux être, créant une atmosphère différente qui redonna aux joues de notre pauvre enfant ses couleurs chaleureuse. Il était vrai que d’un certain angle on aurait pu imaginer qu’ils étaient proches, très proches, trop proches pour de simple connaissance, mais elle n’y prêtait pas attention, bien trop fasciner par son regard et surtout ses lèvres. La sensation de son souffle contre sa peau, il était donc si proche d’elle, elle rougit. Il était beau, oui le plus simple des compliments, il était beau. Elle ne savait comment réagir, espérant peut-être que le mur s’enfonce sous sa maigres pression, pour se cacher dedans d’avantages, alors que son corps voulait se rapprocher de celui de son étrange compagnon, simplement car il devait y faire chaud. Un frisson la parcourut partant de reins à la nuque quand il lui confia son intérêt, tel une caresse mélodieuse, les murmures de cet hommes étaient bien plus sensuels que ceux du « monde heureux », le monde de dehors. Alors qu’elle allait de nouveau parlait, il se redressa, il était doué pour cela. Elle sourit alors qu’il regardait par la porte des cuisines, se délectant des odeurs qui s’en échappaient.

Puis son regard d’homme se posa de nouveau sur notre belle enfant, il souriait, elle le regarda avec sa petite bouche en rond et sourit tendrement, plissant ses yeux rieurs, quand il fit de même, elle aimait son sourire, qui ferrait fuir les plus rationnel, mais soit, elle n’y prêtait que peu d’attentions, puisque elle, elle aimait. Alors qu’il lui ouvrait la porte, tel le plus élégant des gentlemen, elle se faufila rapidement, en lui exposa sa langue au passage. Une enfant qui pouvait rendre cet acte de gaminerie, diablement séduisant, involontairement bien sûre.

Momoe fut la première étonnée à voir combien les cuisines était certes désertes, mais surtout fournies, elle n’avait plus à se demander réellement si il y aurai des ingrédients pour son gâteaux, au vu des réserves innombrables. L’odeur du four, certainement un plat qui cuit, il fallait qu’elle vérifie, elle se précipita au fourneaux, attrapant deux morceaux de tissus tachés, en guise de gants et regarda le plat qui cuisait, une dinde sans doutes, elle se retourna sans faire attention à Vlad et attrapa une cuillère, elle sortit un peu la viande, l’arrosa de son propre jus, puis regarda la table enfin, où le gentleman enfonçait son doigt dans ce qui semblait être une soupe, il se retourna pour de nouveau la regarder, et elle referma le four d’un mouvement de pied, déposant les morceaux de tissus sale sur le plan de travail. Il reprit de sa voix rauque, lui parlait de son gâteau et de ses capacités de cuisinier, elle ne sourit pas, bien trop préoccupée par ce doigt encore posé ses lèvres. Elle s’approcha sans un mot se posa à coté de lui. Son regard se posa dans celui de son interlocuteur, elle avait une fois de plus, ce petit sourire joueur et fière, elle leva la main et attrapa le fort poignet, dirigea le doigt de Vlad dans la soupe et le ressortit, regardant minutieusement son œuvre. Prenant le poignet à deux mains, elle déposa sa bouche sur le doigt gouteur. Elle le regarda dans les yeux. En cette fraction de seconde, la situation était des plus érotiques, des plus indécentes, voir même implicite, et son regard…. Mais simplement en cet instant, car la seconde d’après, elle avait les larmes aux yeux, et la mine dégoutée, une grimace étira son visage, elle ferma un yeux et retira le doigt de sa bouche, tira la langue et dit d’une voix cassé:

- Beurk… Pourquoi diable, inventer une mixture aussi désagréable pour le palais…


Elle n’attendit pas de réponse de Vlad et relâcha son poignet de nouveau il était si proche, et ma situation hors-norme. Sa visage prit un air amusée, elle regarda derrière l’épaule de son compagnon, puis celui-ci même, puis derrière, puis lui, et ainsi de suite, avant de retenir un rire, et de sa cristalline voix d’enfant:

- Je viens d’avoir une bonne idée…

Elle le dépassa de nouveau, effleurant sa main au passage de la sienne, pour l’inviter à se retourner, à la suivre du regard, puis elle attrapa les tabliers, elle s’approcha, les cachant tant bien que mal, derrière son dos, mais non, elle le replace devant et s’approcha, s’approcha au point de pouvoir lui passer autour du cou, il devait certainement l’avoir une peu aider, mais bon, fière, elle passa aussi le sien et reprit:

- Voila nous somme de parfait cuisinier, oh oui… mon nom est Momoe, ne l’oubliez pas…

Elle lui tapota, le torse de son petit index féminin, la mine sérieuse et sévère, puis un sourire chaleureux:

- Jamais…

Mais ne restons pas sur ses scènes inutiles, ils leurs fallait maintenant regrouper les aliments, ce n’est pas tout les jours qu’elle avait un apprenti pâtissier. Bien décidée à tout visiter, mais ne voulant pas le laisser, elle trouva une solution la encore assez, peu commune. Notre jeune enfant le tira par la manche un peu de partout, cherchant et observant où tout avait sa place, puis se retourna d’un mouvement brusque, manquant de glisser, sur une flaque très dangereuse, une flaque d'eau, d'huile, d'une autre mixture douteuse?de quoi? Bref sur une flaque, elle lui tomba dans les bras, elle se redressa un peu , gênée et souriante, puis murmura:

- Je ne pourrais pas attraper, les œufs et le lait et la farine toute seule, il me faudrait quelqu’un d’assez grand pour le faire… ou pour me porter…

Puis elle resserra ses mains sur la chemise de son étrange prince, un éclair de douleur aussi rapide qu’elle vacilla contre lui, elle se crispa et se blottit contre lui, d’un coup. Elle gémit, en essayant de s'appuyer sur sa jambe gauche et resta collé à lui sans un mot…

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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Mar 2 Mar 2010 - 0:09

La jeune fille, contrairement à ce à quoi il s'attendait, ne répondit pas. Plus surprenant encore, elle ne souriait plus, son visage d'enfant devenu soudain si sérieux que Vlad se demanda s'il avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Elle s'approcha de lui, le regard fixe, et ce n'est qu'une fois tout près de lui qu'elle leva les yeux. Vlad ne disait rien, attendant de voir ce qu'elle comptait faire. Il gardait son doigt posé sur ses lèvres, ayant compris que c'était cela qu'elle regardait avec autant d'insistance. Mais pourquoi ?
Ils s'obervèrent un instant et un sourire se dessina sur les jolies lèvres de la demoiselle. Il était joueur, avec peut-être un petit soupçon de défi, et Vlad y répondit par un sourire un peu près similaire. Il ne savait pas à quoi l'on jouait, mais soit. Il adorait les jeux.

L'ingénue prit le poignet de Vlad et détacha son doigt de sa bouche. Il se laissa faire, amusé de se prendre au jeu du petit chien docile. C'était tellement l'opposé de sa personnalité qu'il se ravissait de voir à quel point cette jeune fille pouvait le soumettre sans qu'il ne se sente aucunement brimé. Mieux : il aimait qu'elle s'approprie ainsi son corps, si cela pouvait servir à l'étonner davantage. Il ne demandait que ça, être surpris. Cela le distrayait tellement.
Elle plongea à nouveau son doigt dans la mixture chaude et, le retirant de la soupe, le regarda d'un oeil critique. Vlad retenait un délicieux gloussement au fond de sa gorge, tellement amusé par la naïve gaminerie de cette inconnue. Elle paraissait si sérieuse, occupée à sa tâche légère et dénuée de sens, il trouvait ce contraste terriblement plaisant. Cette demoiselle faisait vraiment une compagne agréable, il se sentait tellement plus vivant auprès d'elle, on aurait dit que la vie avait un goût, un goût sucré et fleuri... comme son parfum.

La petite demoiselle prit son poignet à deux mains, l'immobilisant devant sa bouche. Vlad gardait le doigt tendu, dégoulinant de ce liquide chaud et épais, comme s'il avait déjà compris ce qu'elle comptait faire. Il ne savait cependant pas si elle oserait et il lui souriait d'un air de défi, la dévorant à nouveau du regard. A sa plus grande satisfaction, la jeune fille engloba de ses lèvres le bout de son doigt, suçant la soupe dont il était trempé. Vlad se crispa et frissonna violemment : sa peau était particulièrement sensible à cet endroit là et la chaleur et l'humidité de sa bouche combinées à la pression de ses lèvres pour lécher la soupe titillait admirablement ses nerfs. Quand au fait que cette vision lui en rappelait une autre, cela finissait de lui faire saisir la sensualité de cet instant. Il esquissa un sourire sauvage et une flamme nouvelle s'allumait dans ses yeux tandis qu'il croisait son regard. Cette rencontre prenait une tournure inattendue...

Ou peut-être pas finalement. En un instant la jeune fille avait rompu le charme, grimaçant affreusement et retirant prestement le doigt encore tâché de soupe de sa bouche. Son expression exprimait un réel dégoût et Vlad oublia aussitôt ses pensées vagabondes, tandis que de son visage désertait toute forme de désir. Cela n'avait duré que quelques instants, et c'était parti aussi légèrement que cela était arrivé.
Elle lui confia à quel point elle trouvait la soupe écoeurante et relâcha son poignet qui vint pendre contre sa cuisse. Le peu de soupe qui restait goûtait sur le sol carrelé de la cuisine et Vlad songea qu'il devait absolument nettoyer son doigt. Le plic ploc des gouttes sur le sol l'insupportait déjà.
Tandis qu'il se faisait cette réflexion, le visage de la jeune fille s'était adouci, reprenant son air enjoué apparemment habituel. Son regard allait de Vlad à ce qu'il y avait par dessus son épaule et son sourire grandissait petit à petit. Il se retint de tourner la tête, intrigué de savoir ce qu'elle voyait de si amusant derrière lui. Elle lui dit alors qu'elle avait une bonne idée et passa à côté de lui, effleurant -volontairement ou non ?- sa main de la sienne. Tout en portant son doigt encore chaud à ses lèvres pour le débarasser du reste de soupe, Vlad se demandait avec curiosité ce qu'elle allait encore faire. C'était à croire qu'il n'allait jamais arriver au bout de ses surprises.

Il n'y tint plus et se retourna, délaissant son doigt maintenant propre et humide de salive. La demoiselle avait reperé un couple de tabliers pendu à un portant, comme s'ils n'attendaient qu'eux. Elle les cachait derrière son dos, le visage rieur, puis abandonna son petit jeu et s'approcha de lui, le plus long des tabliers mis en avant. Il se pencha légèrement vers elle pour lui faciliter la tâche, s'amusant de plus en plus de cette situation si éloignée de tout ce qu'il avait pu connaître et n'aurait jamais toléré connaître. Que c'était comique, lui, le fier et taciturne Vlad, habillé d'un tablier de cuisine trop petit pour lui qu'une jeune inconnue lui avait passé autour du cou et qu'il avait docilement laissée faire ! Il prenait un plaisir inexplicable à cette bizarrerie et il réprima un rire délectable, trouvant la situation de plus en plus singulière et distrayante. Il se prit même à attacher le tablier dans son dos, d'un joli noeud appliqué.
Le tableau du gentil petit chien tout mignon était à présent complet. Et quel spectacle ! Un sourire follement amusé étirait ses lèvres et une lueur terriblement ironique brillait dans le fond de ses yeux. Il riait de son propre ridicule et se complaisait à s'y vautrer avec la plus grande application.

Cependant, sa fierté restait intacte. Il sentait en effet qu'il n'était ridicule qu'à ses propres yeux. La demoiselle, qui se présenta alors sous le prénom de Momoe, n'était qu'enthousiasme et gaieté. Aucune forme de moquerie en elle. Elle devenait même incroyablement sérieuse et appuyait d'un doigt menaçant sur le tablier qui recouvrait sa poitrine, le défendant d'oublier son nom.
Vlad trouvait charmante la manière que cette jeune fille avait de concevoir le monde, elle ne semblait aucunement se soucier de leur grande différence d'âge, de l'absence de connaissance qu'ils avaient l'un de l'autre ou de son expression peu avenante. Elle le traitait comme un ami de longue date, jetant au vent les convenances, et cette façon de se comporter plaisait à Vlad. Lui qui avait toujours abhorré les règles mais qui, par discrétion, les avait toujours plus ou moins appliqué, semblait avoir trouvé quelqu'un qui s'en était débarassé et qui vivait comme son coeur le lui dictait. Exactement le type de personnes qui savait éveillé en lui un intérêt certain et qui le sortait de sa torpeur maussade. Cette jeune fille avait tout pour le séduire.

Elle parut alors se rappeler de leur projet initial et, l'attrapant par la manche comme un enfant qu'on a peur de perdre, elle le trainait dans la cuisine à la recherche d'ingrédients. La encore il se laissait faire, la suivant sans rien dire, toujours plus curieux d'elle. Avec cette singulière jeune fille, l'avenir proche était plus qu'incertain et il s'attendait à tout moment à une nouvelle surprise.
Elle se retourna alors vers lui dans un mouvement un peu brusque et perdit soudainement l'équilibre. Elle s'effondra contre lui et Vlad dut la rattraper entre ses bras avant qu'elle ne s'écroule par terre. Elle leva les yeux, apparemment embarassée d'être si proche de lui, souriante tout à la fois, et évoqua comme si de rien n'était les ingrédients qu'elle cherchait. Vlad comptait lui répondre mais elle se crispa soudainement et s'accrocha plus que jamais à lui, cramponnant sa chemise pour se retenir de tomber. Elle gémit de douleur et, au vu de ses efforts vains, paraissait souffrir du pied droit. Sa perte d'équilibre n'avait pas été aussi anodine que cela tout compte fait.

Vlad ne réagit pas pendant quelques secondes, décontenancé par la situation qui avait si rapidement basculée. Il y avait maintenant une jeune demoiselle collée à lui, blessée et incapable de se tenir debout sans se retenir à ses vêtements. Revenant à lui et comprenant qu'il devait atténuer sa douleur, il enroula ses bras autour de la taille de la jeune femme et la souleva légèrement pour la soulager. De ce fait, il la serrait encore davantage contre lui et il sentait son corps chaud tout contre le sien.

C'était assez troublant à vrai dire. La dernière fois qu'il avait pris quelqu'un dans ses bras, qui plus est une femme, remontait à plus de onze ans maintenant. Il s'en souvenait avec précision : Dana attendait, assise dans la salle à manger, que son mari revienne de sa séance hebdomadaire de poker. Il tardait plus que d'habitude et elle commençait à s'inquiéter, enroulant et déroulant nerveusement une mèche de ses longs cheveux noirs -dont il avait hérité- entre ses doigts. Son fils, qui ne dormait jamais tant qu'elle n'était pas en sécurité dans son lit, attendait lui aussi, accolé contre le chambranle de la porte du salon, dans le dos de Dana. Elle ne semblait pas prêter attention à sa présence, ou peut-être ne l'avait-elle même pas remarqué. Vlad s'était alors approché d'elle, sur les coups de deux heures du matin, et s'était assis à ses côtés, la contemplant sans un mot. Sans se tourner vers lui, elle avait prononcé ces mots, d'une voix éteinte : Mon chéri, et si un soir ton père ne revenait pas ?. Il lui avait répondu, avec une sincérité qu'elle n'avait pu, qu'elle n'avait pas voulu comprendre, que ce jour là c'est lui qui s'occuperait d'elle. Et, pour la rassurer, il l'avait pris entre ses bras, cette femme blessée et malheureuse, qu'il voulait pour lui mais qu'il devait se contenter de consoler quand son véritable amant lui faisait du mal.

Songeant à cela, Vlad resserra un peu plus fort son étreinte, comme si la femme qu'il tenait en cet instant n'était pas celle qu'il espérait. Mais Dana n'avait pas voulu de lui, c'était tant pis pour elle, elle avait mérité d'être malheureuse. Elle avait choisi cette vie après tout.


"Vous avez vraiment mal Mademoiselle ?" demanda-t-il d'une voix anormalement douce "Vous voulez que j'aille chercher un docteur ?"

Il n'attendit pas la réponse et la reposa lentement à terre pour qu'elle ait le temps de se jucher sur sa jambe valide. Puis, il se pencha et attrapa ses deux jambes, la reprenant à nouveau dans ses bras mais cette fois ci à l'horizontale. Il la transportait comme une mariée, sans se soucier du symbôle que cela délivrait, ne le connaissant qu'à peine et n'y pensant pas. Il la porta jusqu'à la table centrale sur laquelle il la posa en position assise, prenant garde à ce que sa cheville endommagée ne vienne pas buter contre les pieds de la table. Il ne savait pourquoi il était devenu tout à coup si doux, peut-être étais ce du au souvenir de la figure maternelle qui l'apaisait un peu. Il se souvenait que sa mère faisait la même chose pour lui quand il se faisait mal, et il se rappelait du plaisir incroyable que cela lui procurait. Il adorait que sa mère s'occupe de lui et soigne ses blessures, et automatiquement il s'était mis à faire la même chose avec cette jeune inconnue.
Il prit la cheville délicate entre ses mains, l'inspectant vainement puisqu'il n'y connaissait rien. Il se souvint que sa mère, dans de telles conditions, déposait toujours un baiser sur l'endroit qui lui faisait mal, tout en murmurant "Allez, un bisou magique et il n'y paraîtra plus". Et il lui en redemandait encore et encore, et elle lui en faisait d'autres patiemment.
Vlad à son tour déposa un baiser furtif, si vif qu'on aurait cru l'avoir rêvé, sur la cheville de Momoe et se redressa. Il ne paraissait pas être gêné de son geste, bien que son regard soit un peu fuyant.


"Nous allons apparemment devoir reporter notre cours de cuisine, Mademoiselle..." constata-t-il d'une voix tranquillement amusé, réintégrant son tempérament habituel en se délestant de cette détestable douceur "Voulez vous que j'aille chercher un docteur donc ? Ou bien dois je vous ramener à votre chambre ?"

Tout en parlant, il se rapprochait, appuyant ses deux mains sur la table de part et d'autre des hanches de la jeune femme, leur visage à la même hauteur. Il attendait sa réponse, un sourcil relevé, le sourire au coin des lèvres, mais toujours prêt à la soutenir au premier signe de fragilité.
Il ne voulait pas qu'elle se brise, sa jolie poupée de porcelaine...
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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Mer 10 Mar 2010 - 2:26

La douleur, celle qui tiraille et déchire le sourire, dieu qu’elle souffrait en cet instant. Une cheville droite douloureuse, contre des bras fort et chaleureux, elle resta blotti contre lui attendant que la douleur disparaisse mais en vain. C’est alors que le plus étrange se produisit. Momoe aucunement gênée d’être ainsi contre ce parfait inconnu, qui l’avait suivit. Non reprenons la situation était il réellement étrange, pour la plupart des gens dit normaux -mais ou est la norme- il serait la plus étrange des rencontres, peut-être une personne quelques peu effrayante de sa carrure et ses sourires, mais pour notre douce enfant il n’était que fascination. Ainsi dans ses bras elle le contempla un peu mieux, il était grand, il était fort, il était beau, il était simplement bel homme.

C’est alors que les bras qui l’avait réceptionnés, la soulevèrent un peu resserrant leur prison de chaleur sur un corps si fragile. Elle pouvait sentir sa chaleur, sa force, la douceur de sou souffle, en cet instant précis, elle souhaita même que cela dure, mais le regard pensif de son étrange compagnon, la fit frémir, il devait penser a de bien étrange souvenir. Momoe le contempla, alors que l’étreinte se resserra sur elle, elle en gémit presque tant cela était étrange, mais la voix si envoutante du prince raisonna de nouveau, sur un ton affreusement chaleureux et doux:

"Vous avez vraiment mal Mademoiselle ?"
demanda-t-il ce cette voix ensorcelante, elle rougit et n’eut pas le temps de répondre que déjà une nouvelle question arriva… "Vous voulez que j'aille chercher un docteur ?" Entre la douleur, la chaleur de leur promiscuité, le souffle le regard tendre du jeune homme -je précise que notre chère jeune femme, ne voit pas la tendresse comme vous et moi- elle ne savait que répondre, elle se contenta de sourire, comme toujours.

Elle n’eut pas le temps de réponse qu’elle se voyait de nouveau sur sa jambe valide, elle voulu poser l’autre, c’est alors que les bras fort qui la soulevé contre le corps d’homme, venaient la prendre complètement. Elle vit le corps de Vlad se baisser et se relever avec elle dans les bras, de surprise, elle passa ses bras autour de son cou. Elle enfuit alors inconsciemment son visage dans le cou du jeune homme, respirant son odeur, alors il n’y avait pas sa voix qui était envoutante… La scène en elle-même en aurait choqué bien des plus timides, elles auraient chercher a se cacher, au vu de la symbolique. Momoe se contentait de prendre le moment comme il venait, et celui-là était des plus plaisant il faut l’avouer. Notre jeune enfant resta blotti contre, lui jusqu’à ce qu’il la dépose sur la table, elle le contempla sans un mots, les pommettes un peu rose, alors qui veiller à ce que sa pauvre cheville ne claque pas sur le pieds de la table.

Elle le regarda toujours aussi fascinait, il était bien étrange homme, vous ne trouvez pas perdue en contemplation, elle le vit effleurer sa cheville, se contact si subtile la fit frissonner, personne depuis bien longtemps ne l’avait toucher de la sorte, personne n’avait plus pris le temps de regarder doucement, avec tendresse ses blessures, elle en resta d’autant plus surprise qu’il déposa un baiser sur la blessure, alors peu importe le pays, tout le monde connait le bisous qui guérit tout, elle soupira de plaisir, secouant doucement la tête en voyant son regard légèrement fuyant, lui l’homme de la situation. Bien sûre qu’il n’était pas gêné, mais Momoe se plaisait a le contemplait, alors qu’il reprenait avec sa fierté qu’elle lui aimait tant:


"Nous allons apparemment devoir reporter notre cours de cuisine, Mademoiselle..."
constata-t-il avec tranquillité, amusement "Voulez vous que j'aille chercher un docteur donc ? Ou bien dois je vous ramener à votre chambre ?"

Alors qu’il prononçait ses mots, la douce enfant sentit deux mains de par et d’autre de ses hanches, découvrant ce visage fascinant à la même hauteur que le sien, elle sourit et il arqua un sourcil, ce qui attendrit encore plus son sourire. Elle lui déposa un baiser sur le bout du nez, non sans surprise de la part de l’étrange partenaire:

- C’est pour vous remercier…


Elle rougit un peu se s’approcha de plus de lui, comme pour lui dire un secret, destiné seulement à ses oreilles:

- Merci beaucoup Vlad…

Se redressant, elle le repoussa du bout des bras, le jeune homme s’exécuta, visiblement de nouveau intrigué par les actions de la poupée. Elle remua les pieds dans les airs et murmura:

- Je peux vous demander un services? Si vous vouliez bien ôter ma chaussure, cela devrait suffire, je ne veux pas écourter notre rencontre pour des choses aussi idiote que ma maladresse... Dit-elle d'un ton si tendre qu'on pouvait y lire sincérité et gêne... car il est vraie que je meurs d’envie de manger des fraises…

Les pommettes roses et le regard fuyant, elle trouvait la requête un peu déplacée, mais contre tout attente, le prince noir fit ce qu’elle demanda, avec une douceur étrange, qui lui laissa échapper un gémissement de soulagement ou de plaisir, elle se cambra et rouvrit les yeux, il était de nouveau prés d’elle et la chaussure au loin, elle soupira de soulagement et remonta sa jambe un peu, passant ses main dans son short… que faisait-elle? Elle se contentait simplement de détacher son bas rayé de ses jarretelles. Elle le défait, du moins essai tant bien que mal, mais en vain, elle repose son regard sur Vlad et murmure:

- Je reste ici, je vous admire… Dites Vlad…Voulez-vous bien devenir mes mains? Je vous expliquerais… je voudrais manger des fraises aux sucres, il vous suffira de les laver à ma place et de prendre du sucre…

Son regard était gênée, ses lèvres aussi roses que ses pommettes d’enfant, il était évident que la demande ne s’arrêtait pas la… allait-elle osé lui demander ce qui semblait si gênant, allait-elle osé lui faire part de ce qu’elle voulait réellement? La question de se posa plus, étant donné, qu’elle lui effleura la main, toujours aussi timide et pourtant si audacieuse…

- Mais avant, puis-je vous demander quelque chose… je ne peux détacher le bas et le défaire sans votre aide, je m’en excuse…alors… Vlad…

Allait-il de nouveau être doux et attentionné? Allait-il prendre l’audace de glisser les main sous le short et détacher la jarretelle de dernière, mais il faudrait qu’il la soulève de nouveau, et il devrait descendre le bas et découvrit ses jambes de porcelaine… a sa poupée si étrange…
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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Sam 20 Mar 2010 - 21:22

La jeune fille le regardait, l'air étrangement fascinée, et un sourire heureux traversa ses lèvres rosées. Comme pour rendre l'échange équitable, elle lui rendit son baiser guérisseur en touchant son nez du bout de ses lèvres. Cette promixité, cette marque évidente de tendresse le désarçonna et il recula légèrement le visage en arrière, sur la défensive.
Il n'aimait pas qu'on touche à son visage. Du moins, il n'y était pas habitué, et sa tête était ce qu'il y avait de plus vulnérable, ce qui pouvait lui faire le plus de mal si l'on venait à l'agresser. Pour cette raison, le moindre contact avec son visage était perçu comme une menace et son regard se durcit, comme celui d'un animal traqué.
Momoe lui expliqua, comme si elle avait saisi sa réticence, que c'était sa manière de le remercier. Elle se rapprocha d'ailleurs de lui pour verbaliser, comme en secret, sa gratitude. Même si un reste de méfiance subsistait dans ses yeux, il relâcha sa garde. Après tout, qu'est ce qu'une jeune fille comme elle, si fragile et si petite, pouvait lui faire ? Dans le pire des cas, il pouvait toujours lui tordre le cou et régler le problème.
A cette pensée, il se relâcha tout à fait et récupéra son sourire amusé et détendu. Il contrôlait la situation. Tout allait bien.

Elle le repoussa gentiemment et il se laissa faire, curieux de ce qu'elle voulait encore faire. Elle lui demanda, visiblement gênée, s'il acceptait de lui retirer sa chaussure pour qu'ils ne soient pas obligés d'interrompre leurs projets. Pour appuyer sa demande, elle leva ses jambes vers lui, et il remarqua à quel point elles paraissaient fines et fragiles. Pas étonnant qu'elle ait glissé aussi facilement.
Il ne s'exécuta pas tout de suite. Un rictus agita ses lèvres ; même s'il était entré facilement dans le rôle du petit chien docile, il avait jusque là toujours décidé lui-même des actes qui le jetteraient dans le ridicule. Maintenant, elle lui demandait de faire quelque chose pour elle : ce n'était pas un ordre, mais il n'avait pas vraiment la possibilité de refuser. Il n'aimait pas vraiment qu'on lui force la main, et pendant un bref instant il songea à refuser. Mais après tout, ce n'était pas cela qui tâcherait sa fierté ; il en avait trop pour être ébranlé pour si peu.
Il se pencha alors vers elle, eut une brève hésitation puis délassa finalement son soulier. Il se sentait en position d'infériorité, loin de sa personnalité et de ses concepts, mais le gémissement de soulagement de la jeune fille le détendit un peu. Si c'était là le prix à payer pour qu'elle rayonne et le divertisse à nouveau, soit. Cela valait toujours mieux que l'ennui.

Il retira la chaussure lentement, pour ne pas aggraver l'état de sa cheville. Mais a peine l'eut-il en main qu'il s'en débarassa aussitôt, comme pour éloigner de lui le témoin de son écoeurante docilité. Une fois l'objet mis de côté, il se sentit soudain mieux et se redressa, libéré de son agacement retenu. Le sourire qui avait déserté ses lèvres pendant l'opération était revenu, peut-être un peu plus brutal qu'avant, mais toujours aussi tranquillement amusé. Son regard brûlait à présent avec sauvagerie et dédain, comme pour souligner que, malgré ce qu'il venait de faire, il restait aussi insaissisable qu'auparavant. Il tenait à son indépendance et à sa liberté, et il comptait bien le lui faire savoir.

Cependant, elle ne le regardait plus. Elle avait plongé les mains dans son short et tentait apparemment de retirer ses bas. Mais ses efforts étaient vains : elle abandonna et son regard se posa à nouveau sur lui. Il sut aussitôt, à la lueur de ses yeux, qu'elle allait lui demander son aide à nouveau.
Ses doutes se confirmèrent quand, après lui avoir demandé d'être ses mains pour cuisiner, elle ajouta qu'elle aurait bien besoin qu'il l'aide à se débarasser de ses bas gênants. Il soupira d'un air exaspéré, mais un sourire joueur trainait encore sur ses lèvres.


"Vous ressemblez vraiment à une princesse Mademoiselle : vous en avez même les caprices" dit-il d'un air moqueur et amusé.

Il s'approcha d'elle et mit son visage à sa hauteur pour regarder au fond de ses yeux clairs. Il souriait avec désinvolture, mais son regard était celui d'un animal indomptable.


"Et comme une princesse, vous ne savez rien faire sans votre chevalier servant" ajouta-t-il avec un petit air railleur.

Sur ces mots, il la saisit à la taille. Il semblait sur le point de la remettre debout, puis il hésita une seconde. Son visage était dévoré par une joie malsaine.


"Et si je vous allongeais plutôt sur la table pour vous les enlever, ces bas ?" demanda-t-il, l'air délicieusement ravi "Vous, allongée sur le dos, moi, vous dominant... Je pourrais me récompenser tout seul pour ma gentillesse, qu'en pensez vous ?"

Il laissa échapper un rire exubérant et terriblement joyeux et la remit finalement debout. Il s'agenouilla sans la quitter du regard, l'air follement amusé, et attrapa ses deux mains qu'il posa de lui-même sur ses épaules pour qu'elle puisse se tenir en équilibre sur sa jambe valide. Puis, l'air exagérement concentré, il glissa sans aucune hésitation ses mains sur la cuisse offerte. Il était d'humeur joueuse : il s'attarda un peu plus que ce que la décence l'aurait permis. Cela n'avait rien de sexuel à ses propres yeux, mais il savait que la jeune femme serait gênée de ce geste équivoque, et c'était exactement ce qu'il recherchait. Il voulait jouer un peu avec elle, savoir jusqu'où allait son mépris des règles de courtoisie. Il guettait sa réaction, son sourire toujours plus grand, ses yeux brûlant de folie.

"Si Mademoiselle veut bien tendre la jambe pour me faciliter la tâche..."

Il n'attendit pas qu'elle réagisse : une de ses mains avait glissé le long de sa cuisse et caressait à présent son mollet. Après quelques instants, il souleva de lui-même la jambe qui était à présent bien droite devant lui. Exquise.
Son autre main remonta alors vers son short et s'y engouffra. Il avançait lentement, dévorant Momoe du regard, un sourire aguicheur au coin des lèvres. Il toucha alors les bords du bas et s'aventura un peu plus haut, comme par mégarde. Sa peau était tiède et douce, elle frissonna à son contact imprévu. Il esquissa un sourire faussement désolé, s'excusant de sa hardiesse, et aggripa le bas rayé. Il le retira doucement, le déroulant aussi lentement que possible. Quand le premier bout de peau fut dévoilé, il baissa un instant les yeux sans pouvoir s'en empêcher.
Sa jambe était encore plus blanche que son visage. La peau, lisse, sans aucune imperfection, jouait des reflets que lui envoyait la lumière des fenêtres. Vlad, fasciné, se demandait pourquoi l'avait-elle caché tout ce temps. Quel gâchis.
Quand il l'eut totalement retiré, non sans moult précautions au niveau de la cheville, il jeta nonchalamment le bas sur le côté, un peu près au niveau de la chaussure. D'un doigt posé sous le talon, il souleva gracieusement la jambe jusqu'à son visage et embrassa ironiquement le pied tendu.


"Mademoiselle" dit-il, en français, pour exagérer davantage encore la risibilité des convenances.

Puis, se relevant, il souleva délicatement la jeune fille et la posa à nouveau sur la table de la cuisine. Mais il ne comptait pas en rester là : désormais, il avait envie d'aller plus loin. La tentation était trop forte, et Vlad était le genre d'homme à toujours y succomber.
Il posa une main sur la cuisse encore rayée, vrillant de son regard fougeux celui de Momoe. Un sourire indécent s'esquissa sur ses lèvres, mais c'est sur un ton innocent et badin qu'il lui parla.


"Hum, vos jambes sont disymétriques Mademoiselle" minauda-t-il, l'air faussement désintéressé "Vous savez, je suis un peu fou, sans quoi je ne serais pas ici. Et il s'avère que je suis absolument maniaque. Alors comprenez, je me dois de rétablir la symétrie... Je n'ai juste pas le choix."

En même temps qu'il parlait, il retirait la deuxième chaussure qu'il jetait près de la première et introduisait de nouveau sa main dans le short de la jeune fille. Il retira lentement le second bas, comme il l'avait fait pour le premier, et s'en débarassa tout aussi vite. Elle était à présent jambes nues ; même s'il n'était pas particulièrement intéressé par la beauté, il fallait admettre qu'elles étaient hautement... appétissantes. Au diable le fraisier, il avait trouvé mieux à se mettre sous la dent.

"Voilà qui est mieux" commenta-t-il en s'éloignant légèrement pour mieux admirer son travail "Et puis je suis sûr que vous vous sentez mieux comme cela."

Il s'approcha alors, son visage tout près du sien, la fixant dans les yeux.

"Et moi aussi" souffla-t-il avec un sourire mystérieux.

Puis, se redressant, il s'éloigna d'un air léger, attrapa désinvoltement le tablier qu'il avait abandonné et le repassa. Il attacha soigneusement le noeud derrière son dos et se retourna vers elle, le pied presque dansant.
Il se sentait d'une incroyable bonne humeur, c'était la première fois depuis un long moment et il savourait l'instant avec délice.


"Bien, allons y, je suis prêt." dit-il finalement en se saisissant d'une toque de chef abandonné sur un portant et en la posant légèrement en travers sur sa tête "Si la princesse veut des fraises, son chevalier servant va les lui offrir. J'attends vos indications, Mademoiselle."
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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Mer 31 Mar 2010 - 11:36

La gêne n’avait d’égale que la couleur de ses joues, elle le contemplait fascinée de sa prestance, et frustrée de l’obliger à des taches comme celle-ci. Et ce qui devait arriver arriva elle le regarda enlever la chaussure, et remonter fièrement, il semblait un peu dégoutés, elle ne perdit le sourire un instant, triste de l’avoir déçu lui. Mais elle se reprit un peu et commença à défaire son bas et c’est à partir de ce moment là que tout bascula, je vous assure, un peu comme appuyer sur un interrupteur.

Elle devait encore abuser de sa gentillesse qui lui était donné, pensez-vous réellement qu’elle soit si empotée, notre douce poupée, elle le regarda, le rose au joue alors qu’il la traitait de princesse, si il savait combien ses pensée était embrumée en cette instant. Et le fait qu’il se rapprocha d’elle ne l’aidait pas des masses, elle ne s’empourpra que lui sentant un pincement au ventre, trop proche. Mais il se plaisait à la croire princesse, pour une fois qu’elle n’était pas poupée elle l’écoutait le rose au lèvre au joue, buvant chacune de ses paroles comme une merveille.

Ce qui la fit frissonner, ce fut le rire joyeux qu’il poussa après ses moqueries, se moquait-il de sa fascination pour lui? De sa gêne plus que visible sur son minois de poupée? Ou alors simplement de son sourire tendre et chaleureux, qui se formait à ses commissures rieuses, elle ne le sut pas et à dire vrai personne ne s’en soucier, il venait de renouer un contact entre leur corps elle en poussant un soupire de plaisir, il avait le corps chaud et l’âme joueuse. Elle se perdit dans son regard, devenant presque écarlate, dévorant son visage envie, elle ne pouvait plus le quitter des yeux. Mais il la remit debout, elle tremblait un peu de se trop plein de sensation inconnu, elle ne savait pas ce que cela signifiait. Un trop plein de gêne.


Alors qu’il la regardait d’en bas, elle lui sourit et déposa ses mains sur ses épaule effleurant en même temps ses mains brulantes, il était donc aussi beau sous cette angle. Ce n’est pas tout les jours qu’on peut voir le monde comme un géant. Les mains de Vlad se posèrent sur elle, comme une braise, elle en ouvrit les yeux grand , ne pouvant devenir plus rose qu’elle ne l’était déjà, il s’attarder sur ses courbes, ce qui la faisait frémir chaque centimètre de sa peau si sensible, il se jouait de son corps, comme elle avait jouer avec lui. Mais il était plus doué et il le savait.

"Si Mademoiselle veut bien tendre la jambe pour me faciliter la tâche..."

Elle n’eut le temps de réagir, perdue dans l’admiration et la pudeur, elle se laissa faire, alors qu’un main commençait déjà son parcours remontant caressant de nouveau sa jambe, elle en retient un soupire de plaisir, leva le visage pourpre au ciel, comme pour supplier le seigneur de calmer ses sens trop développés. Sa jambe se souleva et il continuait ce parcours éveille pour son corps, elle replongea son regard dans le sien, il y prenait plaisir, malgré sa gêne elle lui sourit effleura d’une de ses mains sa chevelure de jais. Il était si gentil. Pourtant, elle sursauta en sentant sa main sur une parti découverte, je pouvant retenir son souffle de plaisir, ce qui ne fit qu’accentuer sa gêne.

Complètement désemparée, elle le fit regarder sa chair d’albâtres, ses jambe de poupée elle sentit qu’il lui embrassa le pied, avec une élégance maladive, lui parlant en français, elle savait, elle connaissait quelque mot en français, elle lui répondit alors: dans la même langue:

- Me-ru-ci beaucoup Monsieur Vlad de sa voix timidement cassée, pleine de tendresse et de pureté.

Momoe se retrouva de nouveau sur la table, elle sentit combien elle était froide et un frisson la parcourut de nouveau. Mais pourquoi diable fallait-il qu’elle possède une peau si sensible, elle s’en mordait les lèvres. C’est alors qu’elle aperçut la lueur de jeu dans les yeux de son partenaire, de son étrange compagnon de jeu, elle le jouait amusé et elle en sourit tendrement, elle le contempla attendant une suite qui ne se fit pas attendre. Sa main brulante se posa sur la cuisse encore couverte de la douce, son regarde azur se posa dessus et sa bouche fit un rond, elle releva l’ensemble pour se perdre dans la puissance de ses de Vlad. Elle rougit et il reprit en parlant de folie et de symétrie. Elle se mit à rire en entendant ça, un rire pure et sincère, qu’elle riait aux éclats, se cachant timidement le visage pour ne pas le vexé. Si il le pensait réellement, mais elle en doutait grandement.

Mais soit, si il la voulait symétrique, elle pouvait bien le laisser faire, elle en releva même un peu la jambe ne pouvant perdre son sourire si amusée de le voir aussi joyeux, et prestant. Oui, Vlad aux yeux de Momoe avait la prestance des personne que l’on respecte, quoique elle était passé bien au dessus du respect, elle l’admirait. Le bas descendit doucement, très doucement, se qui laissa échapper un soupire de bien-être à Momoe, qui la fit redevenir cette charmant fraise écarlate, pleine de gêne.

"Voilà qui est mieux" Alors le voila satisfait de son travail, elle le dévisageait avec douceur, l’admirant dans son bien-être, elle semblait heureux, alors elle était heureuse aussi. Il la regardait de loin, mai revient très proche pour lui murmurer que lui aussi. Elle sentit une vague de chaleur, elle voulut lui dire quelque chose, mais happée par son charme, elle se contenta de contemplait ses lèvres blanchâtres.

Le regardant danser, remettre son tablier et revenir, elle pencha un peu la tête et soupira comme si de le voir aussi amusé la soulageait. Elle l’admirait avec ses yeux plissait et se petit sourire tendre, tournant sa cheville pour ne pas la laisser refroidir et devenir douloureuse. Vlad se déposa une vielle toque de chef un peu bancale, elle lui fit signe d’approcher un peu, il le fit, après tout il était devenu chevalier servant, elle récupéra la toque et la déposant sur ses jambes:

- Attendez, monsieur mon chevalier servant, je vais vous renommer, cela ne vous va pas du tout…

Ne le regardant plus, elle cherchait un objet long, elle attrapa le rouleau de pâtissier qui trainait, dans un grand mouvement élancé, s’allongeant de presque toute sa longueur sur la table, dans un gémissement d’effort magistrale, dévoilant sa hanche blanche sous les yeux de la folie. Puis elle se redressa, plongeant son regard fière et malicieux dans le sien, elle avait encore une de ses idées imprévues, elle la posa aussi sur ses genoux et passa la main dans ses cheveux, les détachant dans un soupire de bonheur, un gémissement encore, un souffle de délivrance, la vie est faite de petit bonheur comme celui-là, elle leva les yeux au ciel les secouant il effleura ses cuisse, il effleurer la table, il effleurait les mains de Vlad, poser prés d’elle, oui il était de nouveau si proche. Elle s’arrêta et le regarda, son petit rire amusée s’éleva et elle murmura:

- Nous pouvons commencer le couronnement…

Elle tira sur le tablier pour le rapprocher un peu plus d’elle, d‘un mouvement délicat et fin, et lui pencha doucement la tête vers le bas, caressant au passage ses joue et sa nuque, il devait voir sans difficulté ses jambes, son ventre et sa poitrine peut-être, mais elle n’y prêtait pas de réelle attention, bien trop occupée à brandir le rouleau vers la lumière, la mine boudeuse, murmurant des remarques toi tu seras le soleil, et le témoin de ce sacrement, ça ira bien, ou autre petit préparatif très très important, puis elle reprit enfin, la main posée sur son épaule et l’autre pointant le ciel du rouleau sacré:

- Vlad Grey, Magnifique homme, ayant servie les caprices d’un jeune fille blessée, je ne tolère que tu ne sois que chevalier, je te nomme désormais, prince de la cuisine de Middleton Asylum!

Elle déposa des petits coups sur ses épaules, et délaissa le rouleau , pour venir caressait la nuque, puis le cou de son prince, relevant sa tête pour déposer un baiser son front, elle avait les mains, tremblante et ferma les yeux, savourant ce moment lui le regarda dans les yeux, ses pommette toujours aussi colorés et sourire toujours aussi tendre, sa petit joie angélique et se mimique toute timide:

- Toute mes félicitations, vous voila prince, Mon Vlad…

Elle réalisa combien, elle avait déposer sa pensée.. Et détourna son regard, la gêne complète sur son visage, elle le cacha le plus possible, cherchant a se faire aussi petite qu’une souris, et finit par lui dire entre deux moments de gêne, sans le regarder:

- Pardonnez-moi, loin de moi la prétentieux de vous faire mien, je ne suis pas comme cela.. Je voulais.. C’est-à-dire que…. Enfin.. Au vu de la situation, les mots se sont échappés, comme une évidence, je suis confuse… pardonnez-moi… de cette spontanéité…

Elle resta ainsi un instant, ne sachant comment réellement lui répondre, elle ne savait pas elle ne savait plus… Elle était perdue, elle reposa son regard turquoise sur lui et murmura, en effleurant sa main, la mine rose de honte:

- les fraises sont dans le panier, il faudrait les laver et prendre du sucres…

Elle le contemplait, il était toujours aussi proche d’elle, mais elle ne pouvait plus se détacher de son regarde de son visage, le parcourant encore et encore, sans jamais se lasser de sa beauté, elle en laissa même échapper:

- vous êtes vraiment beau… votre peau appelle au contact et vos lèvres pourrait livrer bien des supplices à un corps de femme…

Encore une fois, elle posa ses mains sur son visage, et le regarda partiellement cachée de ses doigts, descendant sensuellement l’un deux entre ses dents, malgré la gêne et la honte son souffle était plus saccadée et sa langue se jouait de son doigts prisonnier, elle était dans un situation d’un érotisme pure, et lui dit d’une vois timidement sensuelle:

- Au point ou j’en suis Vlad, puis-je y gouter?

Momoe ne détachait pas son regard malgré ses peurs, elle se demandait si il allait lui refuser, s’il allait se fâcher, si elle avait fait quelque choses de mal, elle semblait perdue dans son inquiétude et son désir, un étrange mélange qui lui donné une expression si subjective de luxure timide…

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Envie de fraises... Vlad?]   Sam 10 Juil 2010 - 18:08

L'atmosphère avait changé. Finie l'insouciance frivole du début, il le sentait, quelque chose avait basculé. Lui-même se sentait différent, il avait l'impression grotesque d'être devenu à la fois plus joueur et plus sérieux. Etrange paradoxe que semblait alimenter la chaleur qui irradiait de sa peau.
Car oui, il avait chaud. Cela n'était pas un évènement en soi ; mais la nouveauté résidait dans le fait qu'il avait chaud
à l'intérieur de son corps. Il avait conscience des battements lourds de son coeur, de la vivacité des pensées qui fulguraient dans son crâne ; il se sentait vivant. Et il savait d'instinct qu'il n'était pas le seul dans cet état là et que la jeune demoiselle n'était pas en reste.

Il avait en effet de plus en plus précisément conscience du changement qui opérait en elle. Elle semblait devenir plus sérieuse au fur et à mesure qu'il la dévoilait, et son attitude vis à vis de lui était plus sensuelle, plus profonde. Elle paraissait avoir mûri en quelques instants, abandonnant ses airs de petite fille pour laisser place à une jeune femme qui prend conscience de son corps.
C'était la première fois qu'il avait senti ses frissons tandis qu'il posait ses mains sur elle, et les soupirs qu'elle ne parvenait pas à contenir en disaient long sur ce qu'elle ressentait. Son visage blanc se parait à présent d'un joli rouge qui n'avait rien à envier à celui des fraises, et son regard autrefois candide brillait avec un érotisme flagrant.

C'était ce détail qui l'intéressait le plus. Il se souvenait de la fascination qu'il avait eu d'emblée pour le regard de cette demoiselle, ce regard si pur qu'il avait eu honte, lui et son animalité, de le soutenir. Mais à mesure qu'elle passait du temps en sa compagnie, il la voyait qui se pervertissait ; son beau regard de jeune enfant s'érotisait à chaque instant et il sentait qu'elle détaillait les traits de son visage, l'air de s'intéresser à son corps. Il s'amusait de ce regard intrusif, y répondait même. De plus en plus souvent ses yeux glissaient vers les jambes dénudées, cette belle peau laiteuse qui semblait appeler ses mains. Il avait envie de la corrompre, de la souiller de son désir, mais en même temps il rechignait à briser son charme d'innocente.
Il ne voulait pas salir lui-même ce qu'il admirait le plus chez cette jeune fille.

Elle lui fit signe de s'approcher, l'air d'avoir eu une nouvelle idée bien à elle. Intrigué, il obéit, toujours de son pas à demi dansant. La petite moue enfantine qui se dessinait sur son visage semblait en contradiction avec son regard, et Vlad était curieux de savoir lequel l'emporterait sur l'autre.
Elle lui retira la toque qu'il s'était posé sur la tête et la déposa sur ses jambes. A nouveau son regard s'attarda sur les cuisses d'albâtre, et pendant une fraction de seconde il se demanda quel goût elles pouvaient avoir.

"Attendez, monsieur mon chevalier servant, je vais vous renommer, cela ne vous va pas du tout…" dit-elle sans le regarder, comme si elle cherchait quelque chose autour d'elle.
Elle jeta son dévolu sur un rouleau à patisserie dont elle entreprit de se saisir. Cependant, l'objet était un peu trop loin et elle s'allongea de tout son long, dévoilant un nouveau morceau de sa peau que Vlad n'avait pas encore eu le plaisir de contempler. Sa chemise remontait sur son ventre, mais c'était surtout de sa hanche dont il avait une vue superbe, à tel point qu'il se demanda même si elle ne l'avait pas fait exprès. Un désir brûlant s'alluma dans tout son corps, et pendant les quelques instants où il put profiter de la vue de cette hanche, il lui passa à l'esprit toutes sortes de choses qu'il pouvait faire avec sa bouche et ce bout de peau.
Il releva les yeux en même temps qu'elle. Son regard pétillait de malice et de fantaisie, elle semblait redevenir un peu l'enfant qui lui était rentré dedans plus tôt. Son animalité s'étouffa un peu à ces yeux qui, décidément, n'appelait que la pureté.
Elle l'amena doucement à elle en tirant sur son tablier et il se laissa faire. Elle lui courba légèrement la nuque, et le contact de ses mains tièdes sur sa peau brûlante lui arracha un frisson discret. Elle semblait s'attarder sur son cou, et une nouvelle fois il se demanda si cela était vraiment involontaire. Il n'irait pas s'en plaindre en tout cas.
C'était l'une des premières fois qu'il tolérait, voire même appréciait un contact physique avec quelqu'un d'autre. Un léger sourire naquit au coin de ses lèvres à cette réflexion. Vraiment, cette jeune fille l'apprivoisait, comme un gentil chien bien docile. Il avait déjà eu cette pensée plus tôt, mais cela devenait de plus en plus évident. Et le pire dans tout cela, c'est que loin de s'en offusquer, il s'amusait de lui-même et du pouvoir civilisateur qu'elle avait sur lui. Il était curieux de voir jusqu'où elle pourrait l'emmener.

Elle se mit à murmurer des paroles censées reproduire une scène de couronnement mais il ne l'écoutait pas vraiment, attendant patiemment qu'elle termine. Il préférait regarder ses jolies jambes dont il avait une vue imprenable.
Vlad s'attachait toujours à des détails. Chez elle, c'était la blancheur de ses jambes qui le fascinait. Il avait tellement envie de les saigner, pour voir si le rouge s'accorderait bien avec le blanc. Ou bien de les mordre, de souiller de sa marque le grain lisse de la peau.
Alors qu'il se sentait de plus en plus tenté d'appliquer ses fantasmes, elle lui donna quelques coups de rouleaux sur l'épaule, ce qui le ramena à la réalité. Il cligna des yeux et reprit subitement conscience des mains tièdes qui s'étaient de nouveau posées sur sa nuque. Elles se faisaient plus pressantes, caressant avec une sorte de frénésie contenue son cou, puis son visage qu'elle redressa. Elle déposa un baiser sur son front et, à ce contact, il se raidit, à la fois pétri de sa vieille méfiance et de quelque chose de nouveau, quelque chose qui ressemblait à du... plaisir. Il releva les yeux et son regard croisa celui de la demoiselle. Elle le contemplait avec tendresse et affection, et il se rendit compte que les doigts sur ses joues tremblaient.
Avait-elle peur ? Non, cela ne devait pas être cela. Elle n'avait pas eu peur de lui en voyant son regard hostile tout à l'heure, elle n'avait aucune raison de le craindre maintenant qu'il s'était adouci. Alors quoi ? De la tristesse ? De la joie ? Ou bien... frissonnait-elle comme il l'avait lui-même fait lorsqu'elle l'avait effleuré ?
Avait-elle chaud à l'intérieur du corps, elle aussi ?

Elle semblait comblée, rosissant de plus belle, avec un petit sourire joyeux qui soulignait encore son jeune âge. Son visage si innocent lui arracha un sourire tendrement amusé, et il se demanda un instant s'il n'avait pas inventé tout cela. Elle n'était peut-être pas dans le même état que lui, elle était trop jeune, trop pure pour penser à ce genre de choses. Il s'était fourvoyé, sûrement.
Quel dommage.

Mais alors qu'il s'apprêtait à passer à autre chose, elle ouvrit la bouche pour le féliciter et sa langue trahit ses pensées.
Mon Vlad. C'était bien ce qu'elle venait de dire.
Il releva un sourcil, apparemment aussi surpris qu'elle. Aussitôt, elle détourna le regard, encore plus rougissante qu'avant, essayant de se dérober à ses yeux. Mais il ne voulait pas la lâcher et il la fixait, encore étonné. Sans oser le regarder à nouveau, elle se confondit en excuses, tentant de trouver une justification.
Il ne répondit pas, l'écoutait à peine à vrai dire. Son expression était devenue impénétrable, ses yeux tout à coup vides d'expression. Pendant quelques instants, il aurait été impossible de déterminer ses pensées.
Puis soudain, en une seconde, son visage s'éclaira. Un immense sourire fou fendit ses lèvres, lui donnant un air un peu inquiétant, et son regard s'embrasa avec délice.
Il la tenait. Il l'avait, la preuve qu'il n'avait pas rêvé. Elle venait de la lui donner, et même si c'était contre son gré, c'était absolument irréfutable. Son inconscient avait parlé pour elle, et c'était tout ce dont il avait besoin.

Il ne dit toujours rien. Il se força à cacher davantage sa satisfaction, et en quelques instants son visage redevint aussi lisse et vide qu'auparavant, comme si rien ne s'était passé. Ainsi, quand elle releva la tête, elle ne vit rien de l'excitation qui l'avait si soudainement gagnée. Elle était par ailleurs trop préoccupée par sa gêne pour se soucier de sa réaction.
Redevenue toute timide, elle lui effleura doucement la main en lui parlant des fraises, comme si changer de sujet lui ferait oublier ce qu'elle venait de dévoiler.
Vlad la fixait intensément, sans rien dire. Un court silence s'installa, et elle releva les yeux vers lui. Pendant un instant, il n'y eut pas un bruit. Vlad savait qu'elle le dévisageait, il sentait son regard qui scrutait chaque ligne de son visage et il la laissait faire, attendant qu'elle revienne sur le sujet. Car il savait aussi qu'elle allait le faire, il le sentait : elle en avait envie.

Finalement, elle laissa échapper ses pensées en lui avouant ce qu'elle pensait de lui, ajoutant par ailleurs qu'il avait un corps fait pour la luxure. Vlad se mordit discrètement la lèvre inférieure à cette dernière phrase, se retenant comme il pouvait de prouver à cette femme qu'elle n'avait pas tort. Elle sembla remarquer ce geste puisque ses yeux s'y fixèrent. Toute gênée de ce qu'elle venait de dire, elle cachait de nouveau son visage derrière ses mains, mais cette fois ci elle ne déroba pas son regard. Elle mordillait sensuellement son doigt et une vague de chaleur enfla dans le ventre de Vlad.
La petite fille avait de nouveau disparu. C'était une femme qui se tenait devant lui, une véritable femme avec tout l'érotisme que cela pouvait suggérer. Il lisait dans son regard la peur, le désir, le doute, et cet amalgame de sentiments la rendait plus désirable encore. Il ne pouvait plus détacher son regard d'elle, sentait qu'il était en train de se passer quelque chose, quelque chose d'important. Il attendait, les nerfs tendus, comme si sa vie se jouait aux prochains mots qu'elle dirait.

"Au point ou j’en suis… Vlad, puis-je y gouter?"
Ca y est, les dés étaient jetés. Leur petite rencontre gastronomique venait de se voir mettre son point final. Avec cette demande, elle avait clairement posé les nouvelles règles.
Décidément, Vlad avait vraiment bien fait de quitter sa chambre.

Il y eut un silence pesant. Pendant de très longues secondes, il ne fit pas un geste, ne dit pas un mot. Son expression était figée, et il n'y avait que ses yeux, terriblement noirs, qui brûlaient comme de la braise. Mais même eux ne donnaient pas la moindre indication sur ce qu'il pensait.
Puis soudain, un léger sourire se dessina sur les lèvres pâles.


"Vous avez dit... des fraises n'est ce pas ?" murmura-t-il en la regardant dans les yeux, l'air tranquillement amusé.

Il se redressa lentement et, sans plus la regarder, s'approcha du panier qu'elle lui avait désigné quelques instants plus tôt. Il le saisit souplement, ainsi qu'un pot de sucre qui trainait non loin, et emmena le tout près des lavabos. Sans prêter attention à la jeune fille auquel il tournait le dos, il lava patiemment les fraises dans l'eau froide, sans dire un mot. Il prenait tout son temps, savourant son effet, et tout dans sa physionomie respirait le calme et l'assurance. Quand il les eut lavées une à une et posées dans un bol, il les saupoudra de sucre. Il n'avait pas une seule fois jeté un oeil sur la jeune fille qui ne savait sûrement pas à quoi s'en tenir, et un sourire un brin sadique ourla ses lèvres. Il avait le contrôle de la situation, et il adorait cela.

Il se retourna alors avec le bol en main et s'avança vers la table, le regard joueur. Il s'arrêta si près d'elle que leurs jambes se frôlaient ; il la dominait de toute sa hauteur, ne lui laissant aucun espace pour échapper à son emprise.


"Mademoiselle demande, Mademoiselle a" commenta-t-il avec un large sourire qui en aurait fait fuir plus d'un.

Il choisit une fraise dans le bol, l'une des plus grosses, et l'approcha doucement des lèvres de la jeune demoiselle.


"Goûtez les... mais ne me mangez pas le doigt avec." ajouta-t-il avec un gloussement délicieux.

Il appuya le fruit sur sa bouche rose, doucement mais fermement, la forçant à manger. Elle s'exécuta, et au premier coup de dent la fraise se perça et délivra son jus sucré. Il s'écoula sur les lèvres de la jeune fille et sur son menton, repeignant en rouge sa jolie peau blanche. Vlad exultait, et son visage s'embrasa de délice.


"Hum, excellent n'est ce pas ?" dit-il avec un air follement ravi.

Tout à coup, son expression changea. Son regard s'endurcit, lui donnant un air nettement plus sérieux. La flamme du désir s'y était rallumée, plus vivace que jamais, et il fixait intensément la jeune femme comme s'il allait la dévorer.


"A mon tour de goûter maintenant..." murmura-t-il de sa voix lourde et profonde dans laquelle il n'y avait plus aucune trace d'amusement.

Puis soudain, sans prévenir, il rapprocha rapidement son visage de celui de la jeune fille et s'arrêta juste avant de le toucher. Il sentait le souffle chaud et sucré de la demoiselle sur ses lèvres, mais il ne s'y intéressa pas tout de suite. Langoureusement, il se mit à lécher le jus qui avait coulé sur son menton, fermant les yeux pour s'appliquer davantage. Puis, il entreprit de remonter très lentement jusqu'à la bouche, ne laissant aucune goutte derrière lui. Quand il eut atteint l'objet de son désir, il marqua une seconde d'arrêt
.

"Ex...quis..." souffla-t-il, avant de poser fermement ses lèvres sur la bouche juteuse.

Elle était sucrée et douce, exactement comme il l'avait imaginé. Il y laissa ses lèvres posées quelques secondes, savourant le goût de la fraise, puis s'en détacha. Il rouvrit les yeux, plongeant son regard dans celui de sa compagne, et se passa inconsciemment la langue sur les lèvres.
Il avait prévu de s'en tenir à ce simple baiser, mais il changea brusquement d'avis : il n'avait pas prévu d'autant apprécier embrasser cette inconnue, et il en était le premier étonné.
C'est pourquoi après seulement quelques instants, il captura de nouveau la bouche offerte, avec plus de violence cette fois ci. Il lui attrapa la lèvre inférieure du bout des dents, se retint de la saigner, et un frisson courut dans son dos. Il l'embrassa encore, lécha ses lèvres avec frénésie, faillit céder à ses pulsions et la mordre, mais il s'arrêta à temps.
Il se retira, gardant son visage à la hauteur du sien. Ses propres lèvres étaient poisseuses de jus, mais il n'en avait cure. Il contempla la demoiselle, sans un mot, le regard plus intense que jamais.
Lentement, il saisit entre ses doigts une autre fraise, sans détourner les yeux. Il l'amena près de sa bouche, la perça du bout de l'ongle et laissa le liquide lui couler le long du doigt.


"Désirez vous goûter à nouveau, Mademoiselle ?" demanda-t-il alors, le regard brillant de luxure.
Ses lèvres se fendirent sur un sourire invitant, un sourire de débauche et de désir. Il était temps de voir si, sous ses traits de jolie poupée, cette jeune fille était capable de se couler dans la perversion avec lui.
Et il espérait que ce fusse le cas.

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[Envie de fraises... Vlad?]

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