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Enfin, pas vraiment : vrai phénix, il s'est dépêtré de ses cendres et a fini par renaître quelque part, faisant peau neuve, URL neuve.

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 [Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]

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MessageSujet: [Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]   Mar 23 Fév 2010 - 23:04

Cela faisait maintenant plusieurs jour qu’elle était arrivée dans son nouveau monde, des rencontres étrange dans des circonstance toutes aussi rouge, de fraise ou de roses, elle en avait vu du beau monde. Finalement tout n’était pas si mal ici…

Sa chambre, dieu qu’elle l’aimait maintenant, libérée de la prison des servantes de son manoir, loin de la présence de son père, des souvenirs de son chère et tendre frère, loin de la hollande, loin de son passé. La pièce était digne des plus beaux contes de fée, chambre de princesse, pleine de dentelles et de froufrous où le rose, le jaune, le bleu , le vert ou le violet trouvaient leurs places harmonieusement, un mélange arc-en-ciel, un mélange qu’elle aimait. Mais pour faire un tel exploit elle avait placés des heures et des heures d’agencement, il faut dire que son premier jour avait était assez mouvementé, entre son rangement minutieux, sa décoration, et son envi de fraisier ou de roses sauvages… Elle en avait vu du monde… Malgré les remouds de la vie, les jeux de la fatalité, il lui fallait bien retourner dans son antre.

Je peux voir dire un secret? Momoe ne connait pas la tranquillité d’une journée sans merveille, pour elle le plus des détails est important, pour son monde de poupée, de dentelles et d’admiration…

Comme chaque histoire cela commença un jour, un jour comme un autre, après quelque coups de ciseaux, quelques mouvement d’aiguille, la migraine lui monta à la tête, elle se dirigea alors à la fenêtre. La première rencontre, la plus douce des mélodie de votre cœur, celle qui vous dit que c’est lui, qu’il n’est pas comme les autres. Elle ne pourra jamais l’oublier, l’homme sous le saule pleureur. Il était assit sous l’arbre centenaire, une tasse de thé à la main sans doute au vu de l’heure, un bouquin dans l’autre, une poupée contre la jambe et un une boule pelucheuse sur le ventre. Le premier regard , Momoe rougit et sourit chaleureusement avant de refermée le sous-rideaux transparent. La jeune enfant se posa sur le lit et rougit encore plus, elle avait envie d’aller le voir, de tout connaitre de lui… Elle voulait devenir son ami.

Il serait plus juste de dire, qu’elle avait vu, le regard aussi triste que la nuit par moment, et sous le sourire qui ornait son visage de jeune homme, elle pouvait lire quelconque remords ou tristesses. Il était assez petit de taille, simple supposition, au vu de la distance, enfin disons qu‘il n‘avait pas la carrure des grand homme virils, ce qui n‘était pas plus mal, du moins elle le pensa ainsi. Momoe ne pouvait pas enlever de son esprit son sourire triste, et la pensée de vouloir aller avec lui sous le saule pleureur. Mais comment un lady pouvait-elle choisir d’aborder un homme comme cela sans pudeur, sans gêne? Vous vous en doutez, je le sais bien, mais elle aurait pu le faire, elle ne le savait que trop bien, c’est pour cela qu’elle resta plusieurs jours durant à l’observer d’abord de sa fenêtre, comme si il revenait exprès se poser ici a la même heure juste pour échanger un regard. Elle aimait lui lancer des sourires tendre quand leur regards se croisait, après tout, elle savait le faire si naturellement. Presque une semaine passa, l’après-midi du sixième jour elle le croisa dans les couloirs, tenant sa chère Lizzie, sa poupée, son portrait de porcelaine, entre ses petites mains tremblantes, un sourire étira ses lèvres alors que ses jambes ne pouvait s‘arrêter, c‘était pourtant le bon moment, mais elle continua comme si ne rien n’était heureuse de voir qu’il souriait aussi, lui aussi l’avait donc remarquer?

Vous devez vous dire qu’elle était tombée amoureuse de cet homme, et bien non, le conception d’un coup de foudre peut avoir plusieurs fins, allons ouvrait votre esprit, n’oubliez jamais, elle ne voit pas le monde comme vous et moi… Son intérêt pour lui était tout autre, elle le voulait simplement prés d’elle, tout savoir de lui partager des passions, des sourires de secrets, comme une enfant qui veut jouer, partager et aimer, comme un frère peut-être? Elle ne se souciait pas vraiment de ses sentiments étranges, essayer de définir sa situation, elle voulait simplement pouvoir au moins échangés quelques mots avec lui…

Ainsi le soir du huitième jour ,le courage lui vint enfin, une nuit elle finit de lui écrire une lettre, qu’elle voulut glisser sous la porte de sa chambre, enfin… Encore faudrait-il qu’elle la connaisse, non?

A dire vraie, l’idée étant venue comme une flèche, au milieu de la nuit. La jeune femme avait enfiler sa longue veste, avant de se poser devant une feuille blanche. C’est alors qu’elle saisit la plume laissant aller son esprit. Les courbes noirs dessinèrent sur le papier le continu de ses pensées…
Spoiler:
 
Une fois la lettre finie et scellée, elle se demanda comment elle devait procéder. Il est peu commun de voir une jeune femme vous remettre une lettre, puis tourner les talons, pourtant l ’idée était bien celle-ci, aussi simple. Ainsi, rien de plus pratique pour elle, au diable coutumes, traditions et bon pains, Elle irait le voir demain.

Après une nuit assez courte, une matinée banale, l’heure du thé sous le saule venait de sonner,il y était. Elle attrapa la lettre, Lizzie et son manteau. Momoe portait comme toujours ses jolies petits talons et sa robe bleue, pleine de froufrous et de malice, parfaitement assortie à celle de sa poupée. Elle ferma la porte de sa chambre et prit le couloir, quelques minutes plus tard elle était devant lui. Il était facile de la trouver, sous le saule vous de pensez pas? Elle s’avança, lui sourit sans un mot, et lui tendit la lettre. Son regard étonné, elle retint un rire, alors qu’il saisit le papier et tourna les talons, toujours sans un mot, sans regarder en arrière, sans réellement le calculer, le feu au joue et le regard satisfait de son acte héroïquement courageux.

La nuit, certainement une des plus courte de sa vie, comment fermer l’œil alors que vous recevez un homme dans votre chambre, elle tourna et vira… le soleil vint caresser ses joues sous le coup des 11h, mon dieu, il lui fallait tout préparer… Elle sauta du lit et se mit en marche, pour rendre sa chambre présentable… et se rendre présentable aussi et surtout. Ah les filles entre la coiffure et la tenue, elle passa presque 3heures de réflexion pour finalement prendre une tenue simple. Un corset noir et rose et le jupon qui lui correspond, les talons et les dessous en harmonie, elle était prête et la chambre aussi. Elle se mit à sa table et continua sa couture attendant que les trois coup sur la porte retentirent…

Son cœur de fit qu’un tour, les trois chocs, trois seconde, une petite voix qui s’éleva doucement dans les airs:

- Entrez, je vous pris…


La porte s’ouvrit doucement, dévoilant sous le yeux du jeune homme, Momoe. Elle était assise prés de la fenêtre, une aiguille et une petite, toute petite robe rose en main, le soleil caressait sa chevelure dorée, le tableau de la pureté. Son regard azur se fixa sur le jeune homme à son opposé, un sourire chaleureux étira son visage de poupée, et ses pommettes devinrent roses. Assise sur son fauteuil elle se leva délicatement, déposant son œuvre sur le siège, attendant qu’il s’approche d’avantage…
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Castiel Aterius
Humain † The Mad French Touch
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•Vit depuis le : 25/11/1872
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•Origine : Place du Tertre, Montmartre, Paris
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MessageSujet: Re: [Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]   Sam 27 Fév 2010 - 20:08

Tout portait à croire que ce jour-ci serait une journée banale et ennuyeuse au possible. Ainsi pestait silencieusement Castiel en regardant par la fenêtre. Il ne savait pas encore que tout commencerait aujourd'hui. Le garçon se trouvait dans sa chambre et s'ennuyait terriblement. Il se laissa tomber sur son lit en soupirant puis regarda autour de lui, cherchant une occupation quelconque.

La pièce avait bien changé depuis le bref passage de Cassandra en ces lieux. Le jeune homme avait, grâce à une conduite irréprochable, eu le droit de décorer sa chambre selon son désir. Il avait peint les murs en vert bourgeon et de lourd rideaux argentés, maintenu par des embrases vert pomme, étaient accroché aux fenêtre. Son ancien lit délabré avait laissé place à un baldaquin d'ébène aux draperies vertes et aux rideaux de tulles argenté qui donnait un air féerique à la pièce. Un tapis pelucheux argent, des poufs verts, argent et violet ainsi que les bouquets de violettes séchées ajoutaient à cette atmosphère. Enfin, différents tableaux, dont certains peint par lui-même, décoraient la pièce.

Castiel revint à lui et avisa un livre posé sur le secrétaire d'ébène. Il se leva dans un mouvement souple, et s'en saisit. C'était les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire en version originale non censurée. Il l'avait trouvé en fouinant dans la bibliothèque et il avait été très heureux d'y trouver un livre qui, non seulement, était écrit dans sa langue natale mais qui, en plus, était un de ses livres préférés !

Le livre à la main, il attrapa Jézabel avec sa main libre, laissant Noxus grimper sur lui, avant de se décider à sortir. Il se dirigea vers la cuisine où une gentille dame, au visage doux orné d'un sourire maternelle et qui sentait bon les pâtisseries, lui tendit sa tasse de chocolat quotidienne. En effet, Castiel n'aimait pas vraiment le thé, préférant la douceur du chocolat qu'il consommait cependant dans une tasse de thé.

Une fois son breuvage en main, il alla dans le parc et s'installa au pied du saule pleureur comme il le faisait depuis son arrivée à Middleton. Il s'était souvent réfugié entre ses branches séculaires, combattant vaille que vaille son mal du pays, puis sa tristesse s'était dissipé mais il avait gardé l'habitude recensement prise.

Il resta donc là lisant son livre tout en sirotant sa tasse, sa poupée contre la jambe et Noxus roulé en boule contre son ventre. Cela faisait près d'une heure qu'il était assis là, profitant de la caresse du vent sur son visage et de la solitude apaisante des lieux. En effet, le temps maussade ainsi que les lourds nuages qui s'amoncelaient dans le ciel dissuadaient les patients les plus téméraire de s'aventurer au dehors.

Il allait commencé Harmonie du Soir quand il sentit un regard insistant sur lui. IL releva la tête et, dans le même temps, il sentit Cory apparaître près de lui. Le garçon regarda autour de lui, cherchant la personne qui le fixait de la sorte. Où pouvait-elle bien être ?

-Tu la vois ?

-Oui, regarde au premier étage, du coté des quartiers des patients "sains".

Castiel regarda à l'endroit indiqué et la vit enfin. D'après ce qu'il voyait, il s'agissait d'une jeune fille aux longs cheveux blonds et bouclées. Elle le regardait depuis sa chambre, en partie dissimulée derrière son rideaux rose.

Ils restèrent ainsi, les yeux dans les yeux, bien qu'il ne pouvait distinguer leur couleur, il supposait qu'ils étaient aussi bleu que l'azur. Le garçon lui sourit alors, en réponse, la jeune fille lui offrit un sourire lumineux avant de disparaître derrière ses voilages blancs.

Castiel resta là, assis contre l'arbre millénaire, réfléchissant à cet échange aussi étrange que fascinant. Il avait la bizarre envie de rencontrer cette personne. Il ne savait pas pourquoi mais il était vraiment attiré par elle. Non d'un point de vue romantique, mais d'un point de vue plus amical, voire fraternel. Le jeune homme termina sa tasse et se leva pour retourner à l'asile. Il devait la revoir, coûte que coûte !

Le lendemain, il revint sous l'arbre en pleurs, sa tasse de chocolat dans une main et The Tell Tale Heart et autres contes d'Edgar A. Poe dans l'autre. Il lit pendant environ une heure, reproduisant le schéma de la veille, dans l'expectative. Le garçon espérait vraiment que la jeune inconnue à la fenêtre réapparaîtrait sans trop y croire cependant. Elle devait avoir de bien plus passionnantes choses à faire que de se préoccuper d'un garçon aussi peu intéressant que lui.

Alors qu'il soupirait tristement en regardant les branches de l'arbre au-dessus de lui, Castiel perçut, du coin de l'œil, un mouvement de rideaux. Il tourna la tête et la vit. La Fille-à-la-Fenêtre. C'était comme cela qu'il l'avait baptisé. Ils échangèrent des regard et un sourire puis, comme la veille, elle disparut de nouveau derrière ses rideaux.

Cet étrange rituel dura près d'une semaine. Chaque jour, Castiel venait au pied de l'arbre pour boire son chocolat et attendait la Fille-à-la-Fenêtre qui ne manquait pas d'apparaître. A partir du troisième jour, après l'Apparition, le garçon se rendait dans sa chambre et peignait, pensant à la jeune fille et laissant son pinceau courir sur la toile au fil de son humeur, selon ce qu'elle lui inspirait.

Lorsqu'il la croisa dans les couloir de l'asile, exactement six jours après la première "rencontre", ils s'adressèrent un sourire fugace mais ne cherchèrent pas à aller plus loin. Alors qu'il allait tourner au coin du couloir, il la regarda s'éloigner. Il avait raison, ses yeux étaient bleus.

Cette rencontre fortuite raviva l'inspiration du jeune homme qui passa la nuit à finir son tableau. Celui-ci était assez petit et représentait une rivière entourée d'arbres qui se reflétaient dans l'eau. De petites fées s'éparpillaient entre les arbres, donnant une atmosphère chaleureuse et fantastique, comme un coin de Paradis oublié des Hommes. Le tout était peint en un camaïeu de bleu et de violet. L'eau était parme et l'herbe mauve tandis que les arbres arboraient un violet profond, presque bleu nuit. Le halo qui entourait les fées était en blanc, petits points de lumière illuminant le tableau.

Fier de son travail, Castiel sourit puis saisit une plume et écrivit un petit poème, un haïku s'il se souvenait bien.

Le reflet des bois
Ondule sur la rivière
Calme et oubliée


Il signa ensuite et laissa le tableau séché avant de pouvoir le vernir.

Deux jour plus tard, Casiel était de nouveau au pied du saule et sirotait sa tasse, Hamlet ouvert sur les genoux. A l'heure tacitement convenue, il regarda en direction de la fenêtre. Rien. La Fille-à-la-Fenêtre n'y était pas. Ne perdant pas espoir, le garçon attendit. Après tout, peut-être était-elle simplement en retard. Il attendit, en vain. La jeune fille devait s'être lassée de leur jeu.

Une implacable tristesse étreignit son cœur et il sentit les larmes lui monter aux yeux. Bien qu'il trouvait sa réaction excessive, surtout concernant une parfaite inconnue, Castiel ne pouvait s'empêcher de se sentir triste.

Le garçon allait laisser ses larmes coulées lorsqu'il entendit de petits pas s'approcher de lui. Relevant la tête, il aperçut une chevelure blonde maintenant familière qui marchait à travers le parc dans sa direction.

Le cœur battant, il se recomposa rapidement une expression impassible et la regarda approcher, s'interrogeant sur les intentions de la jeune femme. Celle-ci gagnait rapidement du terrain et semblait tenir quelque chose dans ses mains.

Enfin, elle parvint à sa hauteur et se planta devant lui. Castiel eut tout juste le temps de penser qu'elle ressemblait vraiment à une poupée avant qu'elle ne lui tende vivement ce qui semblait être une lettre. Le garçon s'en saisit, bien qu'interloqué. La Fille-à-la-Fenêtre lui sourit, rougit et s'en fut rapidement.

Castiel cligna des yeux, abasourdit par cette entrevue, avant de reporter son attention sur ce qu'elle lui avait donné. Il s'agissait bien d'une lettre, non scellée, autour de laquelle était noué un ruban bleu. Il dénoua le ruban et déplia la lettre composée de deux feuilles et entama sa lecture.

Ainsi la Fille-à-le-Fenêtre s'appelait Momoe en réalité ... Le garçon sourit au fur et à mesure qu'il lisait tandis qu'une folle excitation le gagnait. Il ria en voyant le petit dessin à la fin de la lettre. Il allait enfin pouvoir la rencontrer et faire sa connaissance ! Il avait hâte d'y être.

Le reste de la journée ainsi que celle du lendemain passèrent lentement. Dès la fin du dîner, Castiel s'enferma dans la salle de bain puis dans sa chambre. Il devait se faire beau, on ne rendait pas visite à une dame avec une allure de vagabond !

Une fois son bain prit, le garçon se planta devant son miroir en pied, les cheveux dégoulinant d'eau et une serviette enroulée autour de son corps délicat. Il s'essuya vigoureusement les cheveux avant de se poster devant son armoire. Que choisir ?

Il fronça les sourcil en réfléchissant. Il devait faire bonne impression mais la jeune fille avait à peu près son âge donc il pouvait se permettre quelques extravagances. Il fouilla dans ses vêtements quelques minutes, une moue boudeuse sur le visage. Puis, il sourit soudainement. Il avait trouvé !

Il enfila une chemise rouge avec des manches un peu évasées et ornées de dentelle noire et rouge dont il entra les pans dans un short pincé noir qui lui arrivait à mi-cuisse. Il passa une double ceinture noire autour de ses hanches, puis il mit une paire de bretelles noires et enfila un gilet de costume noir qui soulignait la minceur extrême de sa taille. Il mit ensuite des chaussettes rouges et des bottines noires en cuir souple avec des talonnettes, histoire de transformer son mètre soixante-huit en mètre soixante-dix. Enfin, il s'assit à sa coiffeuse où il s'occupa de ses cheveux et plus particulièrement des pointes afin qu'elles forment de jolies boucles bien rondes et clairement définies. Il mit ensuite deux gouttes d'essences de violettes derrière ses oreilles.

Une fois cela fait, il se mira dans le miroir. C'était bien mais il manquait quelque chose ... Castiel alla jusqu'à sa commode et se saisit de son béret parisien rouge. Cela faisait près d'un an qu'il ne l'avait pas mis, tant de souvenir y était rattachés... Il secoua la tête, secouant la chape à sa soudaine mélancolie et mis le béret. Il sourit, fier de l'image que lui renvoyait la glace.

Le jeune homme avisa ensuite l'heure, et se pressa, il ne restait plus que quelques minutes avant l'heure du rendez-vous et il ne voulait pas être en retard. Il enfila un blazer cintré noir aux revers rouges et glissa un petite fleur séchée de cette même couleur à sa boutonnière. Il se saisit ensuite de sa poupée tandis que le petit chinchilla grimpait sur lui puis il attrapa son violon en bois de rose, prit quelques fleurs des différents bouquets présents dans la pièce et les noua avec un ruban rose pâle qu'il avait trouvé lors d'un vagabondage. Enfin, il se saisit du tableau qu'il avait peint et sorti de sa chambre.

Il marcha quelques instants et parvint en face de la porte de Momoe. Elle ne lui avait pas indiqué le numéro de sa chambre mais il avait deviné. Il inspira profondément et toqua trois fois comme il était stipulé dans la lettre. Une petite voix se fit entendre.

- Entrez, je vous pris…

Castiel ouvrit doucement la porte et pénétra dans la pièce. Momoe était assise près de la fenêtre, visiblement en plein travail de couture. Elle se leva et lui sourit, son regard l'invitant à venir près d'elle.

Le garçon s'approcha d'elle et lui sourit, déposant au passage son violon sur une table vide. Une fois en face d'elle, il prit la petite main dans la sienne, presqu'aussi petite, et se pencha, la frôlant de ses lèvres.

-Bonjours, je suis, suis, suis Castiel. Castiel Aterius.

Il lui sourit encore et lui tendit le bouquet de fleurs séchées enrubanné et le tableau qu'il avait peint. Puis, il leva Jézabel à la hauteur de son visage tandis que son rongeur noir pointait sa petite tête par son col ouvert. Il les désigna tour à tour ainsi qu'un coin de la pièce.

-Je vous présente Jézabel. Et voici Noxus. Et dans ce coin, il y a Cory.

Castiel gloussa un peu et rougit.

-J'espère que mes pauvres présent vous font tout de même plaisir.

Il ôta ensuite sa veste et la déposa sur le dossier d'une chaise. Puis, il s'assit en croisant les jambes, attendant la réaction de Momoe, fixant la jeune fille de ses yeux étranges.

[Ouf ! C'est la 1ère fois que je fais un premier Rp si long ! Ton post m'a inspiré. J'espère que ça te plaira ^^!]
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MessageSujet: Re: [Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]   Dim 7 Mar 2010 - 19:51

Connaissez-vous la sensation de votre cœur qui s’emballe? De ces petites fourmis dans le ventre qui vous chatouillent? De ces picotements d’excitation? L’adrénaline qui vous transporte? Vous devez bien l’avoir ressentie une fois, et bien cela n’était rien, comparé à la passion qui enflamma le corps de notre douce et sulfureuse enfant. Les trois venaient de retentir, le silence brisé par une parole de politesse, il était devant à la porte. Elle sourit. Un pas, deux pas, une main qui dépose un étui.

Momoe détourne son regard quelques seconde pour méditer sur le contenue de l’étui pas de doute cela devait être un violon, elle rougit et sourit de plus belle alors qu’il se rapprochait toujours plus d’elle. Une fois en face, elle pencha un peu la tête, les pommettes toujours affreusement rose de son impatience à pourvoir entendre sa voix, oui depuis presque une semaine, elle ne voulait que cela, l’entendre prononcer des mots à son attention. Quel ne fut pas sa surprise lorsqu’il lui baisa la main, d’un effleurement subtile. Sa main d’homme était pourtant si fine, si élégante, si gracieuse, elle contempla l’étrange assemblage de leurs mains alors qu’il se présentait:

-Bonjours, je suis, suis, suis Castiel. Castiel Aterius.


Oui, c’était bien un homme, pas un homme viril et prétentieux, pas un homme fort et puissant, simplement un bel homme, sa voix en était la preuve. Une douce mélodie, il avait la voix joyeuse, elle aimait cela. Toujours souriant il se releva et tendit premièrement un bouquet de fleurs séchés, une bouquet en harmonie avec le monde de sa chambre, elle le prit comme un trésor, des étoiles dans les yeux, et courut le poser dans un vase, avec contentement, oui elle était fière de cela, puis se retourna et repartit voir son invité, qui lui offrit un tableau.

Momoe le porta au bon niveau et le contempla. Un univers féérique, dans les tons du violet, comment pouvait-il savoir qu’elle aimait cette couleur? Comment pouvait-il savoir pour les fées ou la magie? Perdue dans sa contemplation, la beauté des arbres qui se reflétaient dans l’eau claire d’une rivière, la douceur des petits êtres au mouvement si souple, la lumière de l‘aura qui les entour de douce blanche, pointe de lumière, la chaleur de l’environnement, l’harmonie des couleur en un camaïeu de bleu à violet, jouant de cette palette, qui rendait l’arbre mauve, et la cime des arbres prune à la bordure du bleu nuit, Momoe laissa perler deux étincelles de bonheur. Son regard se fixa sur Castiel qui sembla assez confus au vu de cette vision, mais qui reprit ses présentations:


-Je vous présente Jézabel. Et voici Noxus. Et dans ce coin, il y a Cory.


Cory? Pourquoi évoquait-il son nom avec tant de légèreté, il devait l’aimer beaucoup, mais qui était-il? Pourquoi l’invité riait-il de ses dires? Pourquoi… Il est vrai que lorsqu’on vous présente des personnes qui ne peuvent être vue, cela laisse un moment de doute, mais lorsque votre nom est Momoe, la situation prend une tout autre tournure, il faut l’avouer. Elle contempla l’ensemble, la bouche en rond, le tableau à la main, alors qu’il demandait certainement, visiblement gênée de la situation:

- J'espère que mes pauvres présent vous font tout de même plaisir.


Non il devait certainement l’observait, elle ne savait pas, elle le regardait se dévêtir un peu et s’assoir comme un compte sur le fauteuil, le regard fixé sur elle, l’échange resta quelques longues secondes, il devait chercher quelque chose sans doute. Momoe rougit, comme à son habitude, laissant sa bouche en rond, reprendre son si jolie, sourire, elle murmura enfin:

- Je vous remercie énormément, mais je dois vous dire quelque chose…

Elle se pencha , et de son petit index autorité, tapota le torse du jeune homme, sans lui faire mal, mais simplement pour le contact, la fausse autorité, elle reprit de sa douce et petite voix:

- Castiel Aterius, je ne veux plus jamais vous entendre médire sur vos présents… Plus jamais.

Puis par réflexe comme si cela pouvait venir à une jeune femme de bonne famille, elle lui déposa une baisers éphémère sur le front en murmurant « merci infiniment, je suis heureuse ». C’était une habitude, qu’elle n’avait plus depuis bien longtemps. Déposer sa main sur le joue de l’autre et lui embrasser le front, oui depuis bien des années, lorsqu’« il » lui offrait ses plus belles découvertes ou inventions, elle le remerciait par ce bisou sur le front, Maximilien son âme jumelles. Elle se releva et contempla Castiel non, sans une certaine gêne, mais elle n’allait pas en voir honte, qu’il lui demande pourquoi, elle serait quoi répondre. Elle effleura la chevelure sombre du jeune homme et se retourna serrant le tableau contre, elle. Un moment de réflexion, pour elle il s’agissait de l’emplacement prochain du tableau mais pour lui? Cela je ne peux vous le dire. Elle se décida et le déposa au dessus du bureau non sans quelque acrobaties hasardeuse, comme elle en avait l’habitude. Puis revint devant son invité fière et joueuse, lui murmurant aux oreilles impatiente comme jamais:

- Voulez-vous que je vous les présentes?

L’impatience, la jeune enfant n’attendit pas que le questionné réponde qu’elle se précipitaient pour les récupérer. La petite aux allures de geisha, partant un kimono jaune à fleur et un ruban bleu des grand yeux, et un visage aussi blanche que la neige pour une bouche rouge cerise. Véritable mise en scène théâtrale, elle fit une petite révérence et la présenta au yeux de Castiel:

- Mesdames et messieurs, j’ai l’honneur de vous présenter, la douce et japonaise, Kokoro…

Un éclat de rire, elle la déposa sur la table proche de son compagnon, avant de repartir chercher la deuxième. Maddy, aussi jolie que les flammes, sa chevelure en carré plongeant et sa tenue de servante, quel étrange poupée nous avions là.

- Les apparences sont parfois trompeuse, la plus malicieuse et prétentieuse des servantes de ce monde, Maddy…

Elle rougit et murmura tout de même:

- A dire vrai, elle se nommait Madeleine, mais je n’aime pas cela… les madeleines, la seule pâtisseries, dont les souvenirs déchirent mon cœur….

D’un petit sourire triste pour une caresse tendre, elle déposa la soubrette et se fut le dilemme, comment choisir? Enfin la décision… Momoe attrapa sa douce Lizzie, sa copie miniature, celle-là même qu’elle portait en croisant dans les couloirs le jeune prince sur le fauteuil. Effleurant tendrement les boucles dorée et sa robe de velours noir et rose, elle susurra doucement, comme une confiance en la déposant dans les bras de Castiel:

- Je vous confis ma tendre et douce Lizzie… et je peux vous présenter son… âme sœur…

Détrompez-vous dans ce monde il existe des choses bien étranges, comme le fait de vouloir rendre deux poupées inséparables, et pourtant, l’une ne va jamais sans l’autre, jamais. Depuis leur créations, c’est un peu comme une légende, il ne faut pas les séparaient, cela pourrait vous couter plus qu’un cœur. Momoe rougit et sourit, elle se dirigea cette fois vers l’armoire et en sortir une boite de verre dans laquelle on ne voyait qu’un morceau de soie noir.

- Je vous préviens cela peut vous choquer…

Mais que pouvez bien contenir cette boite? Pourquoi tant de mise en scène, il est vrai que deux poupée ne sont jamais identique, mais alors quoi? Pourquoi âme sœur? Pourquoi être choqué? Et bien elle ouvrit la boite et détacha le morceau de tissus protecteur, pour en sortir une poupée. Une poupée certes, mais une poupée représentant un homme. Un bel homme au cheveux noir et au yeux presque rouge, ou gris, celons comment on les contemplent.. Sur son visage se dessinait doucement un sourire a la limite du sadisme ou de la moquerie, il était magnifique. Des vêtements simple, un jolie costume pincé et des cheveux assez longs. Elle le déposa aussi dans les bras de Castiel et lui présenta le dernier venu:

- Et bien voila, Evenks terminera cette séance de présentations…

D’un coup la mine tendre et admiratrice de notre douce qui contemplaient les deux poupées a coté de son invité, prit un coté douteux, empli de question sans réponse, elle reprit et murmura:

- je peux vous poser une question?

Elle regarda de partout et continua:


- Je ne vois pas Cory je suis fortement désolée, est-il gentil? Veuille-t-il sur vous comme il se doit? Oh…et…

Elle rougit comme une enfant qui demande une faveur, pour susurrer:


- Je pourrais caresser Noxus?
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Castiel Aterius
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MessageSujet: Re: [Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]   Lun 22 Mar 2010 - 0:00

Il se délecta de son air ravi lorsqu'elle contempla son tableau. Puis, il sourit lorsque la jeune fille rougit avant de sourire. Elle était vraiment A-D-O-R-A-B-L-E !

- Je vous remercie énormément, mais je dois vous dire quelque chose…

Castiel haussa un sourcil, se demandant ce qu'elle voulait lui dire. Il fut grandement étonné lorsqu'elle se planta devant lui et enfonça avec autorité son index dans la poitrine. Son soudain air "autoritaire" était diablement amusant !

- Castiel Aterius, je ne veux plus jamais vous entendre médire sur vos présents… Plus jamais.

Momoe eut alors un geste qui l'estomaqua. Elle se pencha sur lui, l'enveloppant dans son parfum de rose, et l'embrassa sur le front. Face à ce geste si inhabituel, Castiel écarquilla les yeux et toucha son front à l'endroit où elle avait posé ses lèvres. Un sourire heureux s'épanouit sur son visage. C'était si agréable d'être apprécié.

La jeune femme le regarda en rosissant quelque peu, puis lui caressa les cheveux avant de s'éloigner. Elle s'arrêta face au mur, tournicotant à droite et à gauche, cherchant visiblement où accrocher le tableau.

Castiel retint un gloussement en la voyant déposer finalement l'objet sur son bureau encombré, ne trouvant pas d'endroit où l'accrocher. Elle revint ensuite vers lui et lui sourit. Puis,à son tour, elle lui présenta ses amis de tissus. Le garçon sourit en voyant sa mise en scène grandiloquente et maladroite.

- Voulez-vous que je vous les présentes? Mesdames et messieurs, j’ai l’honneur de vous présenter, la douce et japonaise, Kokoro… Les apparences sont parfois trompeuse, la plus malicieuse et prétentieuse des servantes de ce monde, Maddy… A dire vrai, elle se nommait Madeleine, mais je n’aime pas cela… les madeleines, la seule pâtisseries, dont les souvenirs déchirent mon cœur….

Le français admira les poupées, ses yeux pairs caressant leurs vêtements chatoyants et leurs petits visages. Puis, Momoe fit quelque chose qui le bouleversa. Elle prit une petite poupée qui lui ressemblait énormément et la lui mit dans les bras lui demandant de veiller sur elle. Castiel sentit que cette poupée représentait bien plus qu'un simple jouet pour la jeune fille et savoir qu'elle lui faisait confiance au point de lui confier un bien si précieux ... Alors qu'elle ne le connaissait même pas ! Il en eut les larmes aux yeux.

Elle la lui présenta comme étant Lizzie puis lui parla de son âme sœur. Curieux, le garçon ouvrit grand ses oreilles lorsque Momoe se dirigea vers l'armoire, d'où elle sortit une boîte ,et lui dit en rougissant.

- Je vous préviens cela peut vous choquer…

Le garçon ne dit rien, attendant la suite avec impatience. Il était hautement amusé par toute la mise en scène de la jeune fille et voulait savoir ce que dissimulait cette mystérieuse boîte. Comme si elle avait lu dans ses pensées, elle ouvrit la boîte et en tira une magnifique poupée. Elle avait de longs cheveux noirs et des yeux d'une couleur étrange, entre rouge et gris. Un sourire sardonique ornait son visage. Oui, c'était vraiment une jolie poupée, à ceci près que, contrairement aux autres, elle représentait un homme. Elle la déposa dans les bras de Castiel, à coté de Lizzie.

- Et bien voila, Evenks terminera cette séance de présentations…

Ainsi donc, l'homme-poupée s'appelait Evenks. C'était un joli nom ! Alors que la jeune fille regardait avec tendresse le garçon et les deux poupées, son expression changea du tout au tout. Elle s'approcha de Castiel et posa sur lui son regard emplit de questions.

- Je peux vous poser une question? Je ne vois pas Cory je suis fortement désolée, est-il gentil? Veuille-t-il sur vous comme il se doit? Oh…et… Je pourrais caresser Noxus?

Castiel lui sourit doucement avant de désigner un siège en face de lui, invitant la jeune fille à s'assoir. Il attendit qu'elle soit installée avant de poser Noxus sur la table entre eux. Le rongeur traversa la surface plane, fouinant ça et là avant de se diriger vers Momoe. Il la renifla puis grimpa sur elle se nichant sur son ventre où il se roula en boule.

Le garçon rit doucement en regardant son petit rongeur adopter sa nouvelle amie. Il répondit nesuite à sa question.

[color=green]-Il ne faut pas vous en faire, très peu de personne peuvent voir Cory. Pour ne, ne, ne pas dire aucune.

Il lui sourit gentiment avant de continuer.

-Et oui, il est très gentil. Il me protège depuis que j'ai cinq ans, ans, ans. Sans lui... je ne serais certainement plus là pour en parler.

Castiel eut un rire nerveux tandis qu'il se tordait discrètement les mains.

-Selon lui, lui, lui j'étais trop... fragile pour supporter. Et trop confiant envers les gens.

Il fit la moue puis changea radicalement d'humeur et sourit joyeusement à la jeune fille.

-C'est à votre tour maintenant de répondre à mes questions ?

Il sourit encore, approcha son visage avec un air de connivence malicieuse. Et un flot de questions jaillit d'entre ses lèvres.

-Depuis combien de, de, de temps êtes vous-ici ? Je ne vous avait encore jamais vu avant le... début de tout ceci. Et puis, vos poupées sont magnifiques, magnifiques, magnifiques. Comment vous-êtes vous procurer Kokoro et Evenks ? Ce ne sont pas des poupées que l'on trouve n'importe où ! Dites moi tout Momoe ! Je veux tout savoir !

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MessageSujet: Re: [Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]   Mer 21 Avr 2010 - 21:50

    Le temps pouvait bien s’arrêtait maintenant, cela ne la dérangerait pas, il était gentil l’homme sous le saule, elle gardait le sourire au bord des lèvres et la tête pleine de question. La présentation de ses trésors étant fini, elle s’approcha pour le regarder de plus prés et murmurer, comme une confidences ses questions qui se bousculaient dans sa petite tête blonde. Elle releva les yeux et vit qu’il lui souriait, cela l’avait-il fait rire? Mais pourquoi? Elle ne se pensait pas drôle, elle était très sérieuse en posant ses questions, elle le regardait dans les yeux et ses la que sa main se leva et son regard se tourna sur le fauteuil derrière elle. Il voulait la voir assise, elle se redressa un peu gênée de l’avoir dérangé par sa promiscuité ou autre, elle ne savait pas trop.

    Elle s’inclina un peu, penchant la tête, un sourire tendre au lèvres comme pour le conformer dans ses choix. La douce enfant se dirigea vers son siège. La robe bien en place le regard posé sur le jeune homme, elle gardait son sourire. Il se leva, sur le coup elle se demanda ce qu’il faisait, allait-il partir? S’approcher d’elle? Elle se contenta d’attendre sagement. Il déposa Noxus, sur la table. C’était vraiment une adorable boule de poule, proche de la peluche, l’envie de le couvrir de caresses et de baisers était presque intenable, elle le regarda avec une admiration sans pareil, ne se souciant plu du regard de Castiel. Son petit museaux le dirigeait de plus en plus vrai la princesse, elle en ouvrit la bouche de fascination retenant presque son souffle, ses petite pattes faisaient un léger bruit sur la surface, ce qui la fit rire un peu.

    Elle lui tendit la main, il est toujours bon de donner son odeur aux animaux pour qu’ils sentent qu’on ne leur veut aucun mal. Elle sourit et se retint de rire en sentant ses moustaches lui chatouiller le bouts des doigts. Sa main se posa sur le sommet de sa petite tête et Il vint se blottir sur son ventre, elle resta un peu surprise surtout en entendant le jeune homme rire. Elle releva les yeux vers lui, il semblait content de voir Le rongeur aussi câlin avec elle et lui sourit, caressant la boule de poil grise.

    C’est alors qu’il expliqua que Cory n’était pas une personne qu’il est facile de voir, elle ne comprit pas réellement, elle se demandait, qui pouvait-il bien être, mais le calme et la tendresse dont faisait preuve le petit homme parlait pour lui. Finalement visible ou pas, ce Monsieur Cory est quelqu’un de bien. Elle continua de l’écouter et il lui raconta un peu son enfance, et un mal-être semblait apparaitre, elle ne voulait pas et comme si il comprenait ses attentions, il changea totalement de sujet. Elle resta un instant fixée sur le minois triste et perdu dans un monde qui n’est pas cela de la douce. Il reprit avec tellement de fougue qu’elle resta assez surprise.

    Le visage de Castiel se rapprocha, et la mine qu’il portait aussi empli de malice, elle sourit et c’est alors qu’une rivière affolée de question vint s’abattre sur la douce poupée au cheveux d’or, elle le regarda un instant semblait en proie à la réflexion. Elle baissa le visage sur la boule de poils et sans un mot, le déposa sur le ventre de son propriétaire qui s’était remit au fond de son fauteuil, elle releva enfin sa bouille pour regarder Castiel avec un air faussement fier:

    - Je ne répondrais pas…

    Elle se retourna et partit en direction de la porte, elle marchait doucement jubilant de savoir combien il pouvait être troublé de sa réaction, elle s’arrêta, plaçant ses bras derrière son dos et dans un mouvement enfantin se retourna, penchée en avant, pour regard son invité:

    - Je ne répondrais pas sans une tasse de thé et des biscuits, mettez-vous a votre aise, je reviens de ce pas…

    Et Comme pour lier paroles et actions, elle lui sourit, un clin d’œil et se précipita hors de sa chambre. Le temps passa, je dirais une dizaine de minutes et elle revint avec un plateau ou trônait fièrement deux tasses, un sucrier malicieux, une théière, et une petite boîte en fer.

    Elle s’avança vers la table et déposa le plateau avec élégance, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle regard castiel et récupéra la petit peluche grise qui se rendormit au caresses tendre de la poupée, elle s’assit et lui dit dit fièrement:


    - Voila maintenant je peux répondre, Je suis arrivée il y a peu, je suis d’origine Hollandaise, et euh…


    Elle réfléchit un instant versant le thé pour le jeune homme qui semblait la regarder encore, et lui posa la tasse devant, avant de reprendre se souvenant de ses questions:

    - Evenks et Kokoro sont les trésors que l’une de mes tantes me trouvaient durant ses voyages… ils sont unique n’est-ce-pas?

    Elle sourit et regarda ses deux trésors avec une tendresse sans fondement, puis attrapa la boite et l’ouvrit. L’odeur du sucre et de fleurs d’oranger vint lui chatouiller les narines, elle rougit et ferma les yeux, savourant l’odeur de ses pâtisserie au couleur aussi dorées que le soleil…

    -Vous en voulez je les ai fait hier…

    Les yeux toujours fermés, savourant encore ses quelques odeurs si affolante pour ses sens, elle les rouvrit, le rose toujours accroché a ses joues et reprit sa discussion, tendant relâchant la boîte:

    - Si tu…euh…


    Elle cacha son visage entre ses mains, la gêne de se relâchement, ne lui laissait plus la parole, elle l’avait rendu plus familier, elle se contenta de murmurer entre ses doigts frêles:


    - Si vous n’aimez pas la fleur d’oranger, ne vous forcer pas… que voulez-vous savoir de plus? Et vous depuis quand êtes-vous ici? Cela est-il bien? Les gens sont-ils gentils? Etes-vous heureux? connaissez-vous beaucoup de personne?
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Castiel Aterius
Humain † The Mad French Touch
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MessageSujet: Re: [Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]   Sam 25 Sep 2010 - 15:56

Quelque peu secouée par l'avalanche de questions qui venait de déferler sur elle, Momoe resta silencieuse pendant quelques minutes, regardant Castiel d'un air pensif. Puis, elle se leva soudainement et lui rendit Noxus avant de lever son regard azur sur le garçon.

- Je ne répondrais pas…

Castiel n'avait pas remarquer la lueur malicieuse dansant dans les prunelles de la jeune fille, aussi une énorme vague de déception et de tristesse s'abattit sur lui. Il aurait tellement voulu se faire une nouvelle amie mais il l'agaçait déjà. Il se demandait comment il avait pu être naïf à ce point tout en combattant une furieuse envie de pleurer. Momoe se pencha alors vers lui, plantant son regard dans le sien tout en souriant.

- Je ne répondrais pas sans une tasse de thé et des biscuits, mettez-vous a votre aise, je reviens de ce pas…

Sur ces paroles, la jeune fille s'en fut laissant derrière elle un Castiel stupéfié. Le garçon cilla pendant quelques instants avant qu'un sourire ne se dessine sur ses lèvres. Un immense soulagement déferla en lui en même temps qu'un léger embarras. Il avait encore une fois tirer des conclusions hâtives.

Le jeune homme profita du répit qui lui était accordé pour se ressaisir. Il prit une profonde inspiration puis laissa son regard se promener dans la pièce. Castiel s'attarda sur les différentes teintes de rose présentent dans la pièce. Toutes les tentures ainsi que la profusion de dentelle donnait un air de conte de fée à cette chambre, telle celle d'une princesse des temps jadis. Le français s'y sentait à l'aise et, oserait-il le dire, en sécurité.

Ses yeux pairs revinrent sur les poupées, caressant leurs douces chevelures et admirant leurs parures. Il était évident qu'elles étaient faites main et le garçon se demanda si Momoe les avait fait elle même. Au moment exact où cette pensée traversa son esprit, la jeune demoiselle refit son apparition, un plateau plein de victuailles dans les mains. Avant qu'il n'ait put se lever pour l'aider, elle était déjà arrivé à la table où elle déposa son fardeau. Elle s'assit d'un mouvement gracieux avant de reprendre Noxus dans son giron puis le fixa de son doux regard bleu.

Tout en servant le thé, avec la grâce et l'élégance qui sied à une lady, elle lui expliqua qu'elle venait du royaume de Hollande. Le jeune homme avait bien sûr déjà entendu parler de ce riche et puissant voisin même s'il n'avait encore jamais rencontré d'hollandais. Néanmoins, cela expliquait les cheveux dorés et les yeux bleus de Momoe qui trahissait son ascendance germaine.

La jeune fille déposa une tasse de thé devant lui tout en lui parlant de ses chères poupées. Le garçon saisit sa tasse et la porta à ses lèvres en acquiesçant, répondant à sa question. Un sourire attendrit éclaira son visage lorsque son hôte jeta un doux regard sur Evenks et Kokoro. Elle se saisit ensuite d'une boîte. Lorsqu'elle l'ouvrit, une odeur des plus alléchante s'en échappa, lui mettant l'eau à la bouche. Un doux rire amusé s'échappa des lèvres de Castiel en voyant son amie fermer les yeux, l'extase peinte sur le visage

-Vous en voulez je les ai fait hier…

Le français sourit.

-Volontiers, ils ont, ont, ont l'air délicieux !

Elle rouvrit ses yeux puis s'adressa de nouveau à lui tout en le tutoyant. Lorsqu'elle réalisa cela, une vive rougeur s'épanouit sur son visage avant qu'elle ne le cache derrière ses mains, au comble de l'embarras. Elle reprit la parole d'une toute petite voix.

- Si vous n’aimez pas la fleur d’oranger, ne vous forcer pas… que voulez-vous savoir de plus? Et vous depuis quand êtes-vous ici? Cela est-il bien? Les gens sont-ils gentils? Êtes-vous heureux? connaissez-vous beaucoup de personne?

Un petit rire amusé s'échappa des lèvres de Castiel face à l'afflux soudain de question, signe certain de la gêne de la jeune fille. Bien qu'il trouvait cela fort amusant, il se devait de clarifier les choses, il ne pouvait pas laisser son amie mourir d'embarras.

-Vous, vous, vous pouvez me tutoyer si vous le voulez. Après tout, nous sommes amis à présent et c'est ce que font les amis. Je crois.

Il lui offrit ensuite un sourire lumineux avant de porter un des gâteaux à ses lèvres. Un feu d'artifice éclata dans sa bouche, ravissant ses papilles. Le plaisir était si grand que Castiel se sentit fermer les yeux, ne se focalisant que sur la fabuleuse sensation. Un air de pur extase se dessina sur son visage.

-Ces biscuits sont délicieux ! Cela faisait longtemps que je n'en avait pas manger d'aussi, aussi, aussi bon ! Vous ... euh ... tu as de l'or entre les mains !

Le garçon saisit une autre pâtisserie et la mangea tout en sirotant sa tasse de thé, avant de répondre aux questions que lui avait poser son amie un peu plus tôt.

-Je suis ici depuis un peu plus d'un an maintenant et oui, cela, cela, cela est très bien. Je suis bien plus heureux et libre ici que je ne l'ai jamais été. Bien sur, Paris me manque mais ce n'est pas très grave.

Et le garçon pensait cela de toutes les fibres de son corps. Il était conscient que cela était bizarre, que peu de personne se sentait bien à Middleton. Le manoir était vieux et pouvait être qualifié de sinistre et il n'était pas rare que des hurlements se fasse entendre à n'importe quelle heure de jour et de la nuit. Néanmoins, Castiel se sentait ici chez lui, un endroit où on le laissait être qui il voulait tant qu'il ne dérangeait pas trop. Oui, il aimait Middleton Asylum.

-Les gens ici sont assez ... atypiques !

Et ce n'était pas peu dire. Cependant, il ne savait pas si il devait dire à Momoe à quel point le personnel et certains patients de l'hôpital étaient étranges. Non pas qu'il n'avait pas confiance en elle mais elle était si innocente ! La plonger dans le monde surnaturel pouvait tout autant l'exalter que la briser. Il décida alors de ne rien lui dire, de la laisser encore un peu dans la douce ignorance. Elle découvrirait la vérité bien assez tôt.

-Les personnes que j'ai rencontré ici se sont pour la plupart montrées gentilles et amusantes quoique bizarres. Et non, je ne connais pas beaucoup de personnes. Cela ne fait, fait, fait pas très longtemps que je me suis ouvert aux autres. Jusqu'à récemment je restais dans mon coin et étais parfois envoyé dans la pièce d'exil. Lorsque je, je, je faisais des crises.

Un frisson parcourut le corps de jeune homme. Cela faisait quelques temps qu'il n'y avait plus été mais le seul souvenir de cette horrible pièce le glaçait d'effroi . Il secoua la tête, se forçant à ne pas penser à cela. Un faible sourire étira ses lèvres purpurines.

-Malgré cela, on peut dire que je suis effectivement heureux. Plus que je ne l'ai jamais été à vrai dire. Et le prix à payer pour ce bonheur est bien, bien, bien peu élever.

Castiel se pencha vers Momoe et lui demanda, la curiosité peinte sur le visage.

-As-tu, ru, tu rencontrés monsieur Sammuel ? Il est vraiment gentil et protecteur avec nous !

Un petit rire s'échappa de ses lèvres avant que son regard ne tombe sur Lizzie et ses beaux vêtements colorés. Il se souvint alors de la question qu'il s'était posé.

-Est-ce toi qui, qui, qui à fait les vêtements de tes poupées ? Ils sont vraiment magnifiques surtout les robes. J'aimerais en avoir une pour Jézabel.

Avec un petit soupir Castiel pointa la robe défraichie que portait la poupée aux cheveux de lin.

-Comme tu peux le voir, voir, voir, la tenue de Jézabel n'est pas digne d'elle. Elle est rongé par les mites, tombe en morceaux et, pire que tout, elle est démodée et depuis longtemps en plus, plus, plus !

Sous le regard bleu de la demoiselle, Castiel croisa ses bras ses bras sur la table avant d'y enfouir la tête et de pousser un gros soupir. D'une petite voix pensive, le français reprit la parole.

-Il faudrait que j'aille dans, dans, dans le grenier. Peut-être y trouverais-je des nouveaux vêtements pour ma poupée.

Castiel soupira encore, se redressa et changea de sujet.

-Et toi ? Depuis quand es-tu là ? As-tu rencontré, rencontré d'autres personnes ? Qui sont-elles ? Je les connais, connais, connais peut-être ! Et es-tu heureuse ?

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MessageSujet: Re: [Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]   

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[Le sourire, un homme sous le saule...][chambre de Momoe, juste pour Castiel]

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