Mad Asylum
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Enfin, pas vraiment : vrai phénix, il s'est dépêtré de ses cendres et a fini par renaître quelque part, faisant peau neuve, URL neuve.

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 Dylan Lockhart [Ce qui m'oblige à écrire c'est la peur de devenir fou]

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Dylan Lockhart
Vampire † Croque-Mort Cynique
Vampire † Croque-Mort Cynique
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Masculin •Lettres : 28
•Vit depuis le : 31/12/1600
•Fou depuis le : 02/06/2010
•Age : 416
•Origine : Ipswich, Est de l'Angleterre
•Rôle : Croque-Mort peu bavard, mais efficace
•Tempérament : Cynique
•Lien vers la fiche : La Mauvaise Faucheuse

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• Sexualité: L'un des plus grands mystères de tous les temps...
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MessageSujet: Dylan Lockhart [Ce qui m'oblige à écrire c'est la peur de devenir fou]   Mer 2 Juin 2010 - 19:47



    Nom & Prénom ; Dylan Lockhart
    Sexe ; Homme
    Nature ; Vampire
    Âge approximatif ; A dépassé la trentaine
    Emploi dans l'hôpital ; Croque-mort






    Physique ;
    Un minimum de 13 lignes/250 mots.

    Sourire me fait mal à la mâchoire…
    Mais je ferai un effort.




    Beaucoup compare Dylan au Comte Dracula, sans savoir combien ils ont raison…
    Mais au sein de l’asile, Dylan ressemble bien malgré lui à un patient. Des joues creuses, un long nez aquilin, des lèvres étroites, une mâchoire droite… Les traits de Dylan ont été brutalement taillés à la serpe, aggravant son expression sévère et peu engageante. Cette dureté s’étend aussi sur ses mains, trop longues et trop maigres. Sa peau se fond alors dans un aspect squelettique, créant d’effrayantes illusions dans la lumière des Pleines Lunes. D’ailleurs, son teint de vieil ivoire riposte avec ses cheveux, bien trop noirs pour cacher des reflets bruns.
    Cela fait déjà longtemps que Dylan est le paradoxe de l’immortel au visage du mourant.

    Alors que ce croque-mort semble tout droit sorti d’un portrait en noir et blanc, on aperçoit, nichée au fond de ses yeux, l’unique couleur qui vient égayer son apparence ; ses pupilles vertes. Âme de la Fée Verte, éclats d’émeraude, rivière de chartreuse, catacombes de jade, naissance d‘un printemps verdoyant… L’éclat est si vif et différent qu’on en vient à se demander si il n’aurait pas voler ce regard ? Néanmoins, possédant tout le charme d’une pierre précieuse, son regard ressemble plus à de la glace. Neige éternelle perdue au milieu du printemps.

    Oui, on pourrait dire que Dylan est entièrement composé de glace. Il pourrait enchanter son visage d’un sourire accueillant ou d’un air espiègle et léger. Pourtant, ce croque-mort inspire autant de sympathie qu’une abîme au creux d’une forêt dense. Une absence totale de sourire, un air fatigué et las, comme incapable de rire ou de s’amuser. Pourtant, à force de persévérer, un maigre rictus peut se dessiner sur sa bouche. Faible lueur qui passe, un bref instant, rapide comme un feu-follet.

    Cependant, bien qu’il ne ressemble pas au magnifique David de Michel-Ange ou à l’Ange Déchu d’Alexandre Cabanel, Dylan possède néanmoins du charisme, un charme qui ne se gâtera jamais. Il a une attitude posée, dégageant une impression d’être solide comme l’acier. En particulier dans sa façon de s’habiller, s’appliquant sur ses présentations. On peut facilement deviner, en l’apercevant, que Dylan est quelque peu maniaque.


    Caractère ;
    Un minimum de 13 lignes/250 mots.

    Puisque les passions amènent les souffrances… autant ne s’intéresser à rien !




    Dylan en a découragé plus d’un par son cynisme ; ironique et parlant pour le minimum, il n’est pas vraiment engageant. Il n’a rien d’un vaniteux, mais ne se gêne pas pour remettre à son niveau les plus orgueilleux, soit à coups de répliques franches et courtes, soit en restant stoïque et de marbre face aux paons qui se pavanent avec leurs plumes déployées.
    Dylan trouvera un défaut à quiconque, critiquant quiconque sans pour autant être valorisant avec soi-même. Il n’aime pas recevoir de compliments et ne sait pas en faire non plus, malgré l’amour que lui ont porté ses parents. Pourtant, il ne déteste personne ; il sait apprécier la compagnie des gens à leur juste valeur, mais à petite dose. La Liberté et la Solitude resteront ses plus fidèles amies et amantes, les seuls qui pourront partager sa vie pour l’éternité.

    Si ce n’est pas lui qui quitte son interlocuteur une fois son humeur sociable fanée, c’est bien souvent son locuteur qui s’enfuit le premier. Le vampire, en plus de son aspect cadavérique, a quelques tics de maniaque. Certains en sont tombés des nues en l’apercevant en train d’astiquer promptement les pierres tombales et nettoyer les cercueil… Et parfois leur occupant. Bien que sa chambre ou son lieu de travail soit parfois en désordre, cela reste un bordel propre. Les bouteilles d’encre vides renversées sur la table sont propres. Les vêtements qui traînent sur le sol sont pliés. Quant à sa plume quand il écrit, il nettoie la pointe à chaque fin de phrase mais ne se préoccupe pas de la plume qui est débraillée.

    Tant de baratin pour quelques feuilles, de l’encre et des plumes d’oiseaux… Pourtant, ces trois éléments, aussi insignifiants qu’ils semblent être, représentent en réalité le carbone cristallisé aux yeux du vampire. Cette encre est bien plus vitale que le sang. Dylan aime écrire, créer et archiver des multitudes de nouvelles qu’il ne laisse personne en approcher. Ce serait apercevoir son imagination, sa muse et son esprit. Mais ce n’est pas le pire défaut qu’il peut avoir… Dylan est très rancunier ; sa ténacité de rapace et sa mémoire d’éléphant composent ses armes les plus redoutables lorsqu’il s’agit de vengeance. N’ayant pas le sens des valeurs morales, il applique sa sentence lui-même, vengeance parfois un peu cruelle. Mais pardonner ne fait pas parti de son vocabulaire quand c’est lui la victime.



    Un minimum de 20 lignes/450 mots.


    C’est à Ipswich que résonna le premier cri du minuscule Dylan Lockhart, le 31 Décembre 1600 plus exactement. L’enfant avait été extirpé du ventre de sa mère de justesse pour naître, tandis que le XVIème siècle mourrait. De justesse, car le cordon ombilicale s’était enroulé autour de son cou, un nœud coulant fait de chair qui étranglait avec douceur le bébé. Depuis qu’il avait vu le jour, le garçon avait frôlé la mort pour la rencontrer à de nombreuses reprises dans sa vie de mortel.

    Les Lockhart étaient des parents attentionnés. La pauvreté n’avait pas pétri l’amour qu’ils portaient à leur fils. Dylan n’a alors jamais porté beaucoup d’intérêt à l’argent, puisque ses parents lui répétaient sans arrêt qu’il fallait s’en méfier, que c’était l’un des pièges préférés du Diable.
    Le Diable ! Parlons-en ! Dylan a commencé à douter la bonté divine et des plans machiavéliques du Malin depuis qu’il avait pris conscience que ses parents, doux, bons et généreux malgré leur pauvreté, ne recevaient aucune récompense. Bien sûr, il se garda de confier ses doctrines à quiconque.

    Selon les autres enfants, l’enfant des Lockhart était un camarade bien ennuyeux, ne s’étonnant de rien. Il se contentait d’hausser les épaules, ne changeant pas d’expression. Les seules fois où il avait poussé un cri, où son visage d’enfant s’était creusé de peur, c’est les fois où la Faucheuse s’était trop approchée de lui. A croire que l’enfant était né sous une mauvaise étoile, la malchance le trainait dans des situations périlleuses. Tomber d’une fenêtre et atterrir dans un buisson d’épines. Se perdre dans la forêt et se confronter à une horde d’animaux. S’évanouir à cause de la faim sous la neige et se couvrir d’une couverture de glace avant d’être retrouvé. Trébucher dans un torrent et frôler les pierres rugueuses, tapisses sous l’eau. Glisser dans une flaque d’eau et voir les sabots d’un cheval se débattre au-dessus de sa tête. Être menacé de mort pour le délit d’un autre avant de prouver qu’il s’agit d’une grossière erreur… Trop de fois Dylan a cru voir son chemin se tracer vers le royaume des Morts. Pourtant, d’une façon inexplicable, la Faucheuse n’atteignait jamais son but.

    Toute l’ironie de sa vie se concentra l’année des ses 24 ans, lors de sa rencontre avec Aaron Mondaigne, français de bonne famille et très orgueilleux dans sa façon de se pavaner qui était de passage dans le village. Dylan reconnaissait qu’il avait la beauté, le charme et le savoir. Pourtant, il restait aussi stoïque que dans son enfance face à un tel paon.
    C’était un vrai contraste : Dylan, lui, n’était pas sorti de ses conditions misérables et ses parents étaient fatigués, se tuant à leur tâche pour un maigre salaire que Aaron respirait la richesse à foison et l’aisance surdimensionnée. Dylan était devenu vigoureux, symbole de la jeunesse passée de ses parents. Mais cela ne suffisait même pas à vivre plus convenablement…

    Un soir, alors que Dylan passait devant l’une des nombreuses tavernes, les bras chargés de marchandises à installer pour le marché, Aaron Mondaigne le stoppa. L’élégant bourgeois était sorti de ce monde refoulant l’alcool et le sexe : des plaisirs que ne tentaient pas Dylan, bien que les hommes de son âge étaient avides de curiosité.

    -Dylan Lockhart, vous continuez de travailler alors que le soleil s’est déjà retiré depuis longtemps !

    Imitant un sourd, Dylan continua sa route, au même rythme, avec le même entrain. Le français posa une main sur son épaule et l’incita à s’arrêter quelques secondes grâce à sa poigne plutôt robuste.

    -Vous avez mérité un peu de repos ; venez avec moi dans la taverne ! J’ai assez d’argent pour boire à deux et je suis sûr que vous ne le regretterez pas ! Le vin coule comme une fontaine et les femmes sont exquises ce soir.

    La mine inexpressive et glacée du jeune homme reflétait tout son enthousiasme à vivre une soirée arrosée… Dylan commença à tourner les talons pour mettre fin à cette rencontre inutile. Aaron se posta alors devant lui et lui arracha des mains la caisse qui contenait les marchandises.

    -Et quoi ? Auriez-vous peur ?

    -Le plaisir peut vous inspirer la peur ? Moi, cela ne m’inspire que l’ennui. Lorsque je vous entends rire sauvagement avec votre liqueur bon marché avant de forniquer au hasard avec la ou le premier venu, j’ai envie de passer mes soirées à rendre ma vie plus utile que la vôtre.

    Dylan tenta de rependre le caisson mais Aaron, d’un geste rapide, l’écarta hors de porté. Il le plaça sous son bras et posa ses mains sur les épaules du Dylan contrarié.

    -Je vois, j’étais exactement comme vous il y a bien longtemps. L’idée d’une fin vous motive à faire quelque chose. Tandis que d’autres, désespérés, préfèrent de morfondre et à attendre que la vie s’éteigne. Mais uniquement parce que vivre est éphémère. J’admire votre force de vivre, Dylan, au point que je souhaite vous offrir la chance que cette soif ne se fatigue jamais.

    Métaphores et énigmes, Dylan songea que l’homme était saoul. Comme devant chaque ivrogne, il ne releva pas.
    Pourtant, Dylan était forcé d’admettre qu’il s’était trompé, que les paroles de Aaron n’étaient pas dénudées de sens lorsqu’il ouvrit la bouche pour lui prouver qu’il s’agissait d’un vampire.

    -Mon cher Dylan, que diriez-vous de vivre à jamais, de connaître tout sans craindre que ce savoir se perdra un jour ? Ces richesses, ces rêves d’immortel ne vous donnent-ils pas envie ?

    -Non.

    Répondit Dylan qui se dégagea de l’étreinte du monstre et tenta, une énième fois, de récupérer son bien. Las, le vampire lui flanqua le cageot entre les bras et s’écarta, la mine renfrogné. Ses canines en aiguilles mordirent sa lèvre inférieure, tandis que son front se plissait en plusieurs rides qui frémissaient de colère.

    -Je n’ai encore jamais rencontré un mortel qui n’avait pas le désir de se délivrer de toutes ses contraintes et qui voyait la situation avec tant de flegme.

    -Et moi, je n’avais encore jamais rencontré de mort aussi vaniteux et menteur.

    Répliqua l’homme en contournant le vampire pour continuer sa route. Il ressemblait à un saint qui venait de refuser l’une des milles tentations que lui proposait un démon. Pourtant, Dylan ne sentait pas son âme plus allégée ou plus lourde. Tout cela semblait aussi superficiel qu’un rêve.
    Dans la gorge du vampire résonna le torrent de poison prêt à être diluer dans le sang de Dylan. D’une rapidité étonnante, il se jeta sur le mortel qui avait le dos tourné. Aaron lui maintenait fermement le torse avant de lui murmurer.

    -Tu peux bien imiter un automate, je te parie tu ne garderas pas cet air insouciant bien longtemps quand tu auras goûté à ce vice.

    Sur ce, Aaron mordit son cou. Plantant brutalement ses dents vénéneuses dans sa chair, l’embrassant avec un sauvagerie qui laissa Dylan sans force. Il finit par s’effondrer alors au sol.
    Avalant le plus de sang possible, le vampire trancha alors son poignet, releva la tête de sa victime et colla sa chair meurtrie sur les lèvres qui s’obstinaient à rester fermées.

    -Bois, bois avant que je ne cicatrise ou tu mourras vidé de ta liqueur !

    Le sang était si abondant que Dylan ne pouvait faire autrement, quelques filets se glissèrent dans sa bouche. Ce n’était pas l’odeur du métal et le goût âcre habituels, c’était une tout autre saveur, incomparable… Sans être délicieuse pour autant. Lorsque la peau du mort se referma, Aaron écarta son poignet et observa Dylan en train de recracher les restes de sang qui n’avait pas encore coulé dans sa gorge.

    -Tu pourras toujours te faire vomir, ça ne servira à rien. Tu fais parti des nôtres.

    Avant de se relever, Aaron lui murmura une dernière chose.

    -Rendez-vous dans deux jours, à la même heure, au même endroit. Et nous verrons si tu n’avais pas envie de devenir immortel.

    Sur ces mots, il laissa Dylan crier, hurler comme un aliéné tellement la douleur était vive et brûlante. Il se lamenta ainsi durant une heure alors que certains accourraient, accusant un loup de l’avoir attaqué.

    Une énième mort sur sa liste, songeaient les habitants. Alors que ce n’était que la dernière qui clôturait une longue colonne de dangers.
    Impossible de dormir, impossible d manger, impossible de vivre désormais. Ses vieux parents, conscients du changement, ne pouvaient l’expliquer. Dylan se sentait alors obligé de venir au rendez-vous imposé par Aaron Mondaigne. Ce dernier l’accueillit à bras ouverts, lui souhaitant la bienvenue dans son nouveau monde.

    -Mon tendre Dylan, tu m’as l’air en pleine forme malgré toutes tes défenses. Alors ? As-tu déjà pris goût à ta nouvelle existence ? As-tu essayé de t’abreuver de sang ?

    -Non, mais c’est le verre d’eau de l’être humain ; une autre substance pour continuer de vivre.

    La légèreté du nouveau agaça le vampire. Il croisa promptement ses bras et fusilla du regard sa progéniture.

    -Tu n’es qu’un ingrat !

    -Et toi, tu as la folie des grandeurs.

    Aaron, comme l’exigeait sûrement son rôle de créateur, conseilla et indiqua les contraintes réelles de la race des Vampires, puis, l’informa de l’existence des autres créatures. Au moment où il s’apprêta de lui dire adieu -supportant de moins en moins le comportement de Dylan-, il ajouta ;

    -N’as-tu aucune passion dans la vie ? Dis-le moi, j’ai l’impression d’avoir gâché une mort.

    -À condition que je ne te revois plus : j’aime imaginer et écrire. L’inspiration sera plus difficile à trouver vu que tu m’as privé à jamais du sommeil.

    Sur ce ton de rancœur, les deux ennemis se dirent adieu. Espérant que leur route ne se croiseront plus jamais.

    Le temps passa et Dylan comprit qu’il était plus difficile de mener une telle vie. Il simula sa mort pour pouvoir quitter définitivement son village et son ancienne vie de mortel qui avait fini par prendre fin. Parcourant l’Europe durant deux siècles durant pour ne pas éveiller les soupçons. Durant ses voyages, Dylan s’était perfectionné dans sa maîtrise ; comme Diogène le Cynique qui résiste à la faim le plus longtemps possible, Dylan s’entraînait à ne plus être séduit par le sang et à ignorer le plus longtemps possible sa soif.

    En 1888, lorsqu’il entra au Mad Asylum en rencontrant le directeur, son expérience en tant que croque-mort (il enterrait lui-même ses victimes) et sa maîtrise de soi lui offrirent immédiatement la place au sein de l‘établissement. Dès les premiers jours, Dylan se cloîtra dans le cimetière, adressant peu la parole aux autres croque-morts. Il passe tellement de temps sur son lieu de travail que sa chambre, dans l’asile lui-même, semble inhabité.


    Un minimum de 13 lignes/250 mots.


    Le 6 Août 1888, ou le 219ème jour de l’année bissextile de 1888. C’était aussi le jour où Dylan avait poussé, pour la première fois, le grand portail à l’entrée du Mad Asylum. La barrière en fer forgé qui entourait la propriété composait le plus frêle manteau qui protégeait tant de secrets. Secrets que seuls les créatures, comme le vampire, connaissaient.
    Sa maigre valise comportait le strict minimum, mais il avait, depuis longtemps, perdu l’image du jeune enfant pauvre. Il y avait peut-être un avantage d’être devenu un immortel ; l’argent n’importait plus. Mais qu’est-ce qui importait encore lorsqu’on était maintenu en vie. Une vie ? Une vie n’avait-elle pas de fin pour être réelle ?

    Dylan Lockhart secoua la tête, ce n’était pas le moment de philosopher. De toute façon, il ne voulait pas philosopher. Le poids invisible de son bagage ne mordait même pas les muscles morts dans son bras. Muscles pourtant puissants.
    Dylan arriva sur le pas de la porte après avoir traversé toute l’allée. Ignorant le soleil, les arbres, le décor… Lorsqu’il se retourna, Dylan jaugea le bon kilomètre que verdure qu’il venait de parcourir sans s’en apercevoir. Avait-il recommencé à rêver ?

    Dylan retira son chapeau haut-de-forme et examina la porte d’entrée. Une jolie double-portes dans des teintes rougies, rendant plus pâles les murs blanchis à la chaux. Le soleil s’y reflétait comme un miroir et l’ancien manoir prenait un aspect presque fantomatique.
    Le nouveau croque-mort ne prit pas la peine de frapper à la porte et entra directement. Il y avait une odeur de cire et de vanille dans le hall. Des bruits courraient sur le carrelage, les murs et le plafond trop haut pour être perçu nettement. Les échos incitèrent Dylan à les suivre, lui qui préférait les éviter pour se réfugier dans le silence, il se devait, pour une fois, faire exception à sa règle rigide.

    Les bruits venaient de ce qui semblait être une cuisine. À en juger par l’odeur de vanille qui s’était amplifiée et les tâches d’huile sur la porte et le sol. Dylan tiqua en observant ces tâches et sortit un mouchoir d’une poche. Il s’arrêta et lutta contre l’envie irrépressible d’astiquer ces immondes traces de cuisine. Il pénétra rapidement dans la pièce pour faire fasse à une gigantesque troupe de fantômes. Des visages translucides qui se couvraient de pénombre dans cette pièce noire. Les rideaux étaient tirés et une unique bougie trônait au milieu de la table.
    Pour une obscure raison, ces fantômes dansaient, valsaient. Se mettant en scène dans une mascarade fantastique, charmante.

    Comme s’il s’agissait de vieilles connaissances, Dylan demanda où il pouvait trouver le bureau du directeur.

    -Au deuxième étage, sinon, installez-vous dans l’une des chambres, le Directeur vous a sûrement déjà archivé.

    Quand tous les visages regardèrent Dylan, le nouveau croque-mort se rendit compte que tous les danseurs étaient en réalité des vampires. Un Bal des Vampires. Dylan avait l’impression d’étreindre la main de sa muse et non la poignet de sa valise.







    Autre chose à ajouter ;
    Ici l’Admin qui parle, *a toujours voulu imiter le Zodiac*
    J’annonce juste que j’ai ouvert un autre compte pour faciliter un peu le RP (et promouvoir la race des employés \o/), donc ce n’est pas un compte définitif, si un invité est intéressé par le personnage de Dylan Lockhart et que sa fiche me plaît, il aura le personnage dans les plus brefs délais =)

    Le personnage de votre avatar
    Sherlock Holmes dans les différentes versions... Mais principalement le canon (=roman).

    Code de Validation ;
    Meuh ! 8D (traduction ; auto-validation)
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