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 Ewan Dahl - 45%

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MessageSujet: Ewan Dahl - 45%   Mar 8 Juin 2010 - 18:51


    Nom & Prénom ; Dahl Ewan.
    Sexe ; Gentleman.
    Âge ; 22 ans.
    Date de naissance et Lieu, si possible... ; 3 Avril 1867, à Cardiff, au Pays de Galle.
    Raison de l'admission ; Hallucinations et légère paranoïa. Erwan a non seulement une méfiance quasi-comique envers les autres et une surestimation de lui-même assez conséquente mais il peut aussi se vanter de voir des illusions très claires créées par lui-même et ce depuis quelques années, déjà.




    Physique ; Bientôt.

    Caractère ; Bientôt.





    Autre chose à ajouter ; Comme je l'ai dit, je poste la fiche en U.C pour être sûr que l'histoire est bien telle que vous l'aviez imaginée et réaliste. (J'aime l'époque Victorienne mais j'avoue ne pas être une experte alors, on ne sait jamais é_è)

    Le personnage de votre avatar Arthur Kirkland / United Kingdom de Axis Powers : Hetalia !

    Code de Validation ; Vu par Sam'
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MessageSujet: Re: Ewan Dahl - 45%   Mar 8 Juin 2010 - 19:02


    « - Grand-Frère, j’ai froid !
    - Nous allons bientôt arriver, Becky. Bientôt. »

Le clapotis agaçant des sabots frappant les pavés froids. Le grincement crissant des vieilles roues. Le tremblement convulsif d’une diligence.

Mme Dahl se pinça les lèvres, serra son éventail clos dans les mains, pour ne pas s’endormir au son des gouttes de pluie frappant la fenêtre. De temps en temps, elle jetait des coups d’œil d’une fatigue avide sur le paysage. Londres. Capitale grise et triste, mais capitale quand même. Son vieux chapeau haut-de-forme incliné, Mr Dahl dormait tout en essayant en vain de montrer le contraire en tenant bien droite sa canne, entre ses jambes. Et devant ce vieux couple d’une étonnante banalité se serraient l’un contre l’autre deux enfants. Becky Dahl, fillette de cinq ans à peine, s’accrochait au tissu rêche dont étaient formés les vêtements de son frère ainé, Ewan Dahl.

Nous étions le 5 Mars 1875 et la petite famille Dahl, venue de la campagne anglaise, rêvait de fortune et de réussite. Ce qui devenait de plus en plus normal. Tout comme leur échec aussi était à prévoir.

Ils louèrent un grand appartement meublé au niveau de Whitechapel, avec deux chambres, une salle de bain, un salon et une cuisine. Le minimum dirons-nous. Les meubles dataient du siècle dernier et seule Becky avait le courage de se plaindre, réfutant par ses larmes et cris toute possibilité d’avenir meilleur et tout espoir de richesse. Sauf que ce petit château s’écroula petit à petit. A dix ans, Ewan travaillait comme apprenti Chapelier dans une boutique qui sentait continuellement un mélange de tissus, de poussière et de mercure. C’était épuisant mais il aimait ça, comme on aime quelque chose qui finit par faire partie de nous. Sa mère travaillait comme couturière dans la boutique voisine, aidée par Becky. Quant à leur père, il collectionnait les petits boulots dans l’espoir d’ouvrir sa propre épicerie ou boutique et faire partie de la petite bourgeoisie, tant haïe par les nobles.

Au début de l’année 1878, après trois années de dur labeur, ils purent enfin se procurer une petite maison à deux étages. Le premier servait d’épicerie et le second était la réelle maison de la famille Dahl. Cette dernière avait une bonne réputation dans son quartier. On appréciait la « grandeur d’esprit » de Mme Dahl, qui imitait la Lady qui lui avait servi de Maîtresse pendant ses années de jeunesse. On admirait la bonne humeur discrète et typiquement anglaise de son mari. On trouvait adorable la petite Becky qui n’avait qu’à tournoyer dans ses petites robes cousues par sa mère en faisant voler ses boucles blondes pour s’attirer la sympathie des voisines. Quant à Ewan, on complimentait son comportement irréprochable, digne d’un fils d’aristocrates et ses manières timides et respectueuses.

Ainsi donc, quand ses deux parents s’éteignirent à cause d’une grippe très mal soignée, le voisinage les regretta et nombreux furent ceux qui proposèrent de l’aide aux deux enfants. Mais Ewan ne tenait guère à habiter chez autrui ou à dépendre de la pitié fugace de ces gens-là. Finalement, il fut décidé que jusqu’au moment où ils trouveraient des parents pour s’occuper d’eux, une voisine viendrait leur rendre visite régulièrement. Becky continuait à coudre et Ewan continuait à créer des chapeaux, avec plus de ferveur qu’auparavant.



    « - Mère, ne trouvez-vous pas que ce chapeau me va à ravir ?
    - Certes, ma fille. Mais cessez donc de tournoyer ainsi. »


Le rire pimpant et aigu d’une écervelée s’admirant dans un grand miroir. Le grognement intérieur d’une mère serrée dans une effrayante robe en soie noire et en dentelle blanche.
Et entre les deux, Ewan regardait distraitement la petite tête rousse qui portait l’une de ses créations. Un chapeau extravagant et coloré, digne d’une demoiselle faisant son entrée dans la société.

« - Il est vrai que ce chapeau met en valeur votre teint laiteux, Miss. Vous attirerez l’attention de tous les gentlemans. Susurra Mr Dickens, propriétaire de la boutique.
- Vous le pensez réellement ?
- Bien sûr, Miss !
- Eh bien… J’aimerais commander plusieurs autres chapeaux sur ce même modèle.
- Comme vous le désirez, Miss. »

Ewan avait droit à ce dialogue chaque jour. Dès qu’un modèle leur plaisait, ces demoiselles en commandaient d’autres, alors qu’elles n’auraient pas l’occasion de les mettre tous. Dans un monde aussi cruel que la société noble ou même bourgeoise, il fallait toujours arriver avec une innovation, une nouveauté pour attirer l’attention. Il ne se passait pas un jour où il ne devait accélérer la cadence pour être dans les temps.

« Dahl, n’oubliez pas que vous n’êtes pas irremplaçable. Je suis déjà assez généreux pour vous faire travailler alors qu’un homme plus âgé serait plus profitable que vous. »

Et à Ewan de faire encore plus d’efforts.
Pourtant, petit à petit, quelque chose lui en changeait. Au début, ce n’était pas extrêmement grave. Quelques hallucinations furtives et espacées. Même Becky ne le prenait pas au sérieux lorsqu’il s’en plaignait. Elle mettait de côté ses paroles anxieuses par un « J’aimerais aussi un chapeau ! » ou un « Dis, tu penses que je pourrais assister à un bal, comme la demoiselle qui est venue commander une robe ? ». Elle venait de fêter ses treize ans et ronronnait de plaisir en entendant les voisines rire et passer de « Missie » à « Miss » pour lui faire plaisir.

Au bout d’un certain temps, Ewan finit par « comprendre ». Ce monde ne voulait causer que sa perte. Mr Dickens ne faisait qu’user de sa naïveté d’orphelin obligé de travailler. Becky ne devenait que de plus en plus fastidieuse, de plus en plus superficielle, de plus en plus femme. Ils n’étaient que de vulgaires humains insignifiants rêvant d’une place qui ne serait jamais la leur. Plus il les fixait, plus il comprenait. Et plus il comprenait, plus son envie d’un ailleurs grandissait. Et finalement, il s’écroula.




    « - Lily, je vous aime.
    - Vraiment ? »

L'odeur enivrante et sauvage des fleurs des champs. La beauté parfaite d'une statue d'ivoire. Les coloris joyeux d'un long rêve.

Elle avait les cheveux blonds, aussi blonds que les siens. Ils s’amusaient parfois à comparer l’or de leurs mèches et en voyant qu’elles étaient parfaitement ressemblantes, Lily riait. Et son rire cristallin et fort remplissait toute la salle, longtemps, si longtemps qu’elle s’arrêtait plus par fatigue que par réelle envie. Elle mettait alors ses minces bras d’ivoire autour de son cou et Ewan rougissait, stupidement. Et en susurrant des mots qu’il n’écoutait pas réellement, elle se remettait à rire doucement tandis qu’il jouait avec sa longue chevelure.

Lily était étrange mais cela ne la rendait que plus spéciale encore. Elle riait beaucoup, ne parlait jamais ni de chapeaux ni de bals, ni de parents morts, ni de voisins inquiets. Elle l’écoutait parler, le consolait, se moquant parfois de sa niaiserie en le traitant d’idiot. Elle ne ressemblait à personne. Ni aux petites bourgeoises qui voulait ressembler aux nobles en copiant leurs modes, ni aux demoiselles rêvant d’extravagances et de couleurs, ni aux vieilles mégères qui critiquaient pour finalement partir avec un orgueil de pacotille et une fierté boueuse.

Lily était spéciale. Elle était là juste pour lui et pour personne d’autre. Elle existait pour et par lui. Mais elle existait, ce que personne ne voulait comprendre.

« Ewan, cesse donc de dire des bêtises. » Disait Becky.
« Dahl, vous pouvez être aussi fou que vous le souhaitez mais que cela n’ait aucune influence sur votre travail. » Disait Mr Dickens.
« Ewan, vous êtes réellement épuisé, n’est-ce pas ? Pauvre enfant, vos parents vous ont laissé avec une si lourde charge ! » Disaient les voisines.

Personne ne le croyait. C’était compréhensible, ils étaient tellement insipides qu’ils n’avaient pas le droit de la regarder, elle qui était si belle, si parfaite. Mais tant qu’ils ne niaient pas son existence et qu’ils se contentaient de le traiter de fou avec ces airs de pitié dégoûtante, il pouvait en rire. Il pouvait garder la tête haute devant leurs faces indifférentes ou même pleurer dans ses bras tièdes. Sa chaleur, son rire, son regard d’un gris clair et tendre, son corps, ses doigts longs et fins, étaient-ils une illusion créée par ce que son médecin avait appelé « Paranoïa » ou « Intoxication au mercure » ?

Non. Il suffisait qu’elle pose ses lèvres rosées sur sa joue pour le taquiner, il suffisait qu’il la regarde pour que ces doutes s’évaporent. Elle n’était pas juste existante, elle était vivante. Elle était aussi humaine qu’eux étaient inhumains à ses yeux.

« Elle n’existe pas ! Arrête ça ! J’ai honte d’être ta sœur ! Si on apprend que mon frère ainé s’est amouraché d’une chimère, penses-tu que je pourrais me montrer dehors ? Penses-tu que je pourrais aller aux fêtes du quartier sans qu’on ne rie dans mon dos ? »

Et à cet instant-là est née sa colère, une colère noire, sombre, aveugle. Sourde, surtout. Il n’écoutait plus ni les cris de Becky, ni les pas effrayés qui se dirigeaient vers la maison. Juste le rire de Lily qui sonnait dans sa tête, un rire cristallin et fort.
Puis, il y eut juste la vision rouge de sa sœur, recroquevillée dans l’un des coins du salon, serrant son épaule en sang, les morceaux d’un vase en porcelaine brisé et finalement, des silhouettes noires cassant la porte d’entrée.

    « - C’est pour ton bien.
    - Bien sûr. »


Et de nouveau, le clapotis des sabots, le grincement des roues, et la pluie grise.




Bientôt.
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Sammael Ruthven
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MessageSujet: Re: Ewan Dahl - 45%   Mar 8 Juin 2010 - 19:14

Bienvenue~

Vu que tu m’avais demandé conseil pour le début de ta fiche, je t’annonce que l’histoire d’Ewan me va ! =) Je retrouve le personnage et (malgré tes craintes) on ressent l’ambiance de l’époque, alors je n’ai aucun soucis avec le début, de plus, le style est très agréable !

Je te souhaite donc bonne continuation ! (et je rajoute dans le groupe des patients, si tu as une idée pour le rang, préviens-moi)

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MessageSujet: Re: Ewan Dahl - 45%   Mer 16 Juin 2010 - 11:53

Hellow~

Est-ce que la fiche est toujours d'actualité ? Jusqu'au 23 Juin pour la terminer !
Ça commence si bien que ça serait tout de même dommage... Si tu ne peux pas la terminer dans la semaine pour une quelconque raison, n'hésite pas à poster dans les absences~ !

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Ewan Dahl - 45%

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