Mad Asylum
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Enfin, pas vraiment : vrai phénix, il s'est dépêtré de ses cendres et a fini par renaître quelque part, faisant peau neuve, URL neuve.

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 Sophia von Müssel

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Sophia von Müssel
Humain † Jane Eyre
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MessageSujet: Sophia von Müssel   Mer 20 Oct 2010 - 22:33



    Nom : von Müssel
    Prénom : Sophia
    Sexe : féminin
    Âge : 17 ans
    Date de naissance et Lieu, si possible... : 27 octobre 1872, à Vienne
    Raison de l'admission : Hallucinations répétées





    Physique ;
    Un visage pâle et des traits à peine esquissés, voilà ce qui caractérise le plus Sophia. Comme si la jeune fille n’était pas destinée à vivre mais ne devait être d’une petite photo noir et blanc à peine visible dans un médaillon, ou bien un portrait où la fantaisie du pinceau a bien plus de place que le visage réel.
    Quelque chose de brouillon, de pas fini… Un beau brouillon malgré tout, juste qu’il est encore trop imparfait. Parce qu’en dehors de grands yeux pour lui manger le visage, il n’y a rien pour véritablement porter attention à Sophia.
    Ses longs cheveux bruns, ils sont beaux bien sûr, mais attachés en chignon serré comme le veut l’époque. Alors pas la peine d’imaginer quoi que ce soit sur la beauté de mèches rebelles, dans la coiffure de Sophia elles n’existent pas.
    Alors le visage n’en est que plus triste. Et les grands yeux regardent, regardent… Ces yeux là, heureusement on les voit. Des yeux verts toujours un peu las, toujours un peu absents. Ils sont souvent rouges de trop pleurer mais que peut-on y faire ?
    Un portrait, une photo ça se regarde de loin. Lorsqu’on s’approche, on remarque les traces de peinture ou bien les imperfections du papier. Il en est de même pour Sophia, si l’on s’approche, si on la regarde vraiment, alors on voit les joues creuses et les yeux cernés, on voit la gorge tremblotante et tout ce poids qui lui manque. Maigre sous ses jupons, maigre sous son corset, la jeune femme montre bien ce pourquoi la maigreur est chose laide et maladive. Quelconque habillée, laide une fois nue, avec un corps stigmatisé par la maladie, n’attendez rien de Sophia. Au point où elle en est, même une poupée de porcelaine paraît plus vivante qu’elle.

    CRIVEZ ICI]

    Caractère ;
    Si vous voulez voir une personne avec du caractère, n’attendez rien de Sophia. Fille du XIXème siècle, enfant de l’aristocratie, la jeune fille a appris à se conduire comme on l’entend de quelqu’un de sa position.
    Plutôt que d’être femme à exprimer ses avis et à vouloir se mettre en marge du monde, Sophia a reçu des enseignements capable de lui faire tenir un salon littéraire ou philosophique dans une quelconque capitale européenne. Telle est la particularité des femmes depuis bien des années, on ne leur demande pas d’être intelligentes, mais plutôt vives d’esprits afin de faire naître cette même intelligence chez les hommes voulant rechercher les délices de leur compagnie mondaine.
    Ainsi, Sophia n’est certainement pas du genre à donner son avis, mais plutôt à le sous entendre implicitement via des questions que l’on pensait innocentes. La sournoiserie est l’apanage des femmes et l’hypocrisie coule dans le sang autrichien, comme on dit.
    De ce fait cependant, la jeune femme n’est pas en moyen de pouvoir se décrire mentalement parlant. Prendre position selon l’avis d’un homme, en rejoignant les arguments d’un autre est une chose, se faire un propre avis sans chercher assistance auprès des opinions politiques bien arrêtées d’un père, d’un frère ou d’un ami en est une autre.
    La littérature, la musique et le théâtre sont des sujets qu’on l’a amené à connaître sur le bout des doigts, cependant comme il convient à une femme d’être superficielle, pour un opéra ou une pièce, Sophia vous parlera avant tout des acteurs séduisants ou des chanteurs à la voix puissante. Faire preuve d’entrée de jeu d’une certaine finesse intellectuelle dans ces sujets serait assez scandaleux, même si cela est dans ses moyens. Une femme du monde n’a pas à faire cela, laissons l’insolence aux courtisanes…

    On demande aux femmes d’être solaires, exquises… Sophia l’a été mais ne l’est plus. A présent la tristesse transpire de chacun des pores de sa peau. Elle est constamment effrayée, à regarder par-dessus son épaule, à hurler parfois au moindre son et surtout, surtout à s’écrouler soudain en pleurs, sanglotant à en crever. Et demander pardon, pardon, pardon….encore et toujours pardon à ce vide devant elle, ce vide vulgaire aux yeux des autres mais ce fantôme dans sa psyché dérangée. N’y voyez rien de surnaturels, il s’agit simplement de ses remords que son esprit fatigué habile de quelques artifices. Qu’est-ce que ça pourrait être d’autre après tout, hein ?

    [Ihr Blümlein alle, Wie welk, wie blaß? Ihr Blümlein alle, Wovon so naß?]



Un minimum de 20 lignes/450 mots.

Leise flehe meine lieder, Liebchen komm zu mir

Un après-midi comme un autre pour les von Müssel. On s’amuse au salon, Monsieur Père est au piano et jour avec tout le sérieux du monde. Lorsqu’il est concentré, sa moustache tremble… Attention aux fausses notes.
Royale dans son fauteuil, la mère attend, un demi sourire aux lèvres. Tout est comme d’habitude, de temps à autres elle tourne la tête vers Tapp, jeune médecin ami de la famille, pour lui murmurer quelques mots.
La sœur aînée se prend dans quelques rêveries, un rêve flotte dans ses yeux, un secret pour des jours plus sombres à venir mais pour le moment, elle est heureuse.
Tout peut sembler idyllique dans cette famille de petite noblesse autrichienne. Pas de squelette dans le placard, pas pour l’instant.
La cadette s’avance, elle s’avance et ajoute sa voix à celle du piano. La musique est bien la seule chose dans laquelle elle peut battre sa sœur. Là où Ilke la surclasse en âge, en forme et en beauté, Sophia chasse tout cela pendant quelques instants avec sa voix seule.
Dans ce genre de moment, même Tapp la regarde. Tapp qui bientôt épousera sans nul doute l’une d’entre elles, mais laquelle ?

Voilà l’histoire de presque femmes. L’enfance ? Rien de spécial à raconter, absolument rien. Tous n’ont pas la chance d’avoir une vie absolument palpitante. Mais que l’on ne s’inquiète pas, le malheur arrive bien assez tôt.

Ilke brosse ses cheveux, blonde, si blonde, belle, si belle… Elle regarde sa petite sœur, prête à révéler son secret. Alors Sophia écoute, elle écoute l’histoire d’un bel officier que sa sœur a rencontré et aimé.

«Il va m’épouser… »

Et il est facile d’être naïve, il est facile d’acquiescer. Alors on rit entre sœurs et l’on est heureuse. Tapp sera donc pour elle, le timide Andrea Tapp, médecin de la famille, déjà une trentaine d’année mais assez avenant malgré tout.
Sauf qu’il n’y aura jamais de mariage, juste un bébé. Un ventre qui s’arrondit et Mère qui pleure. Père ne sourit plus, il semble avoir pris dix ans d’un coup. Il parle de honte et d’autres choses effrayantes.
Ilke hurle à s’en fendre l’âme. Elle hurle pour le bel officier parti sans un mot, elle hurle pour le bébé à naître et enfin, elle hurle pour elle-même.

On décide d’envoyer les filles chez une grande tante en Angleterre, le temps que la grossesse d’Ilke parte. Et Sophia ira avec elle pour ne pas suivre l’exemple désastreux de sa sœur. Les mois passent, longs et mornes sous la pluie. Ici il n’y a rien à faire à part se morfondre.

Un bébé met neuf mois à naître, pas sept. Il aurait fallu le dire à celui là, il est arrivé trop tôt. Ilke hurle dans le lit, terrorisée dans un coin de la pièce, Sophia ne peut que regarder les femmes expérimentées procéder à l’accouchement. Il y a tellement de sang sur les draps… comment est-ce Dieu possible ?
Enfin le bébé sort, il est minuscule, rabougri, maigrichon et hurle à peine. On le donne à Sophia, on lui demande de l’emmener aux cuisines, au chaud. Et Ilke hurle une dernière fois

« Ne les laisse pas me l’enlever ! »

Dans la cuisine, Sophia garde le nourrisson contre elle. Il est trop faible pour boire du lait. Dehors c’est la tempête et le froid s’engouffre par tous les interstices… il ne faut que quelques minutes au bébé pour mourir. La gouvernante de la vieille tante soupire à peine. Les bébés ne survivent presque jamais lorsqu’ils ne sont pas menés à terme, celui-ci n’avait aucune chance….

Hagarde, la jeune fille revient dans la chambre de sa sœur. Ilke est moribonde elle aussi, le visage exsangue mais trempé de sueur. Elle demande si son bébé va bien, si Sophia s’en occupera. Sophia acquiesce, bien sûr qu’il va bien, c’est un solide gaillard… Alors Ilke sourit et meurt aussi simplement que ça. Sophia s’effondre, elle ne reprendra connaissance qu’au bout de trois jours.

Dès lors, la jeune fille sera prise de crises de délires avec un tout jeune enfant pour venir la hanter, la harceler. Un enfant qui grandira au fil des jours, plus diabolique qu’un diable et tout aussi beau qu’Ilke était belle.
Tout le temps malade, fatiguée physiquement et psychologiquement, le retour en Autriche n’améliorera pas l’état de Sophia.
Le docteur Tapp s’inquiète, il fait faire quelques examens de santé à la jeune fille et lui apprend finalement la terrible nouvelle : tuberculose.
Oh on peut aussi dire phtisie, le mot est presque plus joli. Et Sophia pleure, parce qu’elle va mourir, parce que l’enfant de ses hallucinations sourit, heureux, parce que c’est là le châtiment pour avoir menti à Ilke.

Alors la folie la ronge de jour en jour. Il faut l’interner mais…mais pas en Autriche, là où les rumeurs vont bon train. Non, retour en Angleterre, dans une institution spécialisée. Elle y restera jusqu’à ce que son état s’améliore, c’est ce que lui promette ses parents. Mais Sophia sait : son état ne s’améliorera pas et elle mourra de maladie avant tout espoir.
Avant son départ, le docteur Tapp lui offre non pas une bague, mais un délicat mouchoir brodé rouge à mettre devant sa bouche lors de toux incessantes. La couleur empêchera pudiquement de voir le sang tâcher le tissu.

A présent, l’histoire de Sophia est au Mad Asylum, avec toujours l’enfant de ses hallucinations dans son ombre. Il a grandi, bien grandit, on dirait qu’il a presque dix ans maintenant…
Et puis il y a la maladie, parce que son corps est aussi faible que son esprit. Une histoire peu intéressante, sur le point d’être vite refermée.


    [Und Blümlein liegen in meinem Grab, Die Blümlein alle, Die sie mir gab.]




Le soir est berceau de tout hurlement. Sophia crie, sa voix se casse et s’éparpille en mille morceaux contre les murs de la petite chambrette. Elle se tient les cheveu, prêt à les arracher et de lourds sanglots lui oppressent la poitrine.
Bientôt, la toux s’ajoutera à la crise et elle s’écroulera vaincue sur les draps blancs. C’est toujours ainsi…
Toujours ainsi alors que, avant que la nuit ne s’empare de tout, elle dénoue son chignon, se vêt de sa chemise de nuit et coiffe soigneusement ses cheveux. Elle espère du calme pour cette nuit, au moins cette nuit mais bientôt le beau visage apparaît dans son miroir et la regarde. Qu’il est mignon cet enfant, délicieux comme un jeune chevreuil ! Et ses boucles blondes paraissent presque blanches au soleil, il sourit et tend les bras vers Sophia.
Mais Sophia ne veut plus le voir. Alors elle se jette sur son lit, le visage ravagé par les larmes, et lui hurle de parti, de disparaître. Parce qu’il est mort, qu’elle a senti le petit corps chaud se refroidir contre elle et devenir roide. Alors cet enfant là, non il n’existe pas.
Ca y est, elle tousse. Des points noirs dansent devant ses yeux. L’enfant s’efface, il reviendra la torturer plus tard. Dans ses rêves ou bien dans la réalité, quoi qu’elle fasse il ne la quitte pas.

La jeune femme relève la tête, le miroir lui renvoie sa pâleur cadavérique, dans sa folie elle s’est griffée au visage et ses cheveux ne sont plus que broussailles à présent. Elle ne veut plus les coiffer, elle ne veut plus s’approcher du miroir pour aujourd’hui. Trop peur, bien trop peur…

Alors l’Autrichienne se roule en boule sur elle-même et s’enfouit sous les draps. Peu à peu ses sanglots s’espacent, elle est prête à s’endormir.
Dans ses rêves, Ilke lui apparaît presque toujours, à bercer un berceau vide en souriant. Parfois l’enfant regarde la scène, c’est cette vision que ne peut pas supporter Sophia. Et tous les pardons du monde ne parviennent à l’exorciser.

Tut mir Leid….

Qu’ils soient murmurés, hurlés ou bien simplement dit, rien n’y fait. Parce qu’Ilke comme l’enfant sans nom sont morts. Et les morts n’ont pas d’oreilles pour entendre. La nuit sera longue, entre les crises de toux pour la réveiller et les cauchemars pour la torturer. Comme d’habitude…

Et que dire des journées, alors ?

[center] Ich stand in dunkeln Träumen
und starrte ihr Bildnis an,
und das geliebte Antlitz
Heimlich zu leben begann.

Um ihre Lippen zog sich
Ein Lächeln wunderbar,
Und wie von Wehmutstränen
Erglänzte ihr Augenpaar.

Auch meine Tränen flossen
Mir von den Wangen herab -
Und ach, ich kann's nicht glauben,
Daß ich dich verloren hab!


    [F remd bin ich eingezogen, Fremd zieh' ich wieder aus.]





    Autre chose à ajouter ; pour une fois, non ?

    Le personnage de votre avatar Alice, du jeu American Mcgee’s Alice

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Of course we are !
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Sammael Ruthven
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MessageSujet: Re: Sophia von Müssel   Mer 20 Oct 2010 - 22:56

Bonsoir~

Déjà, je suis ravie de t'accueillir parmi nous ! Et ta fiche me plaît suffisamment pour la valider sans soucis ! Ça va être drôle d'avoir une fille aussi sage, ne te laisse pas dévergonder surtout ! (Méfie-toi de Blair) xD
enfin, j'adore ! Et ça ne me surprend pas, donc...


Enjoy~ !

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Sophia von Müssel

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