Mad Asylum
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Enfin, pas vraiment : vrai phénix, il s'est dépêtré de ses cendres et a fini par renaître quelque part, faisant peau neuve, URL neuve.

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 Montre-moi tes mots et je te montrerai les miens [Ivan]

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Lucrezia Bellini
Humain † Lady Valentine
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MessageSujet: Montre-moi tes mots et je te montrerai les miens [Ivan]   Mar 4 Jan 2011 - 18:44

Tiens donc, les petites gourgandines savent lire ? Comme quoi le monde est plein de surprises ! Lucrezia grimaça et tenta d’imaginer sa main foutant une énorme claque à la petite voix dans sa tête. On avait pas idée d’être aussi désagréable ! Et puis d’abord, en quoi Lucrezia était gourgandine hein ? Tch, abrutie de voix…
La jeune femme essaya de faire taire ses pensées. C’est fou la tendance que l’on a à s’auto- assommer d’insultes quand on est pas sûr de soi. La bibliothèque s’offrait à elle, à peine éclairée par le petit bougeoir à sa main. Tous ces livres…Oui elle était intimidée, évidemment !
Mais de venir seule ici, toute seule, c’était là son choix. Lucrezia ne pouvait le nier, juste le regretter. Elle avait pensé pouvoir choisir un livre, un pas trop gros, elle-même pour ses leçons. Leçons de lecture, elle qui savait à peine déchiffrer les phrases. C’est qu’il y avait parfois trop de mots et que bien souvent, les auteurs détestaient appeler un chat, un chat. Manque d’éducation, manque de culture….

Au début, elle venait ici la nuit pour regarder les gravures des ouvrages. Son jeu était alors d’essayer d’imaginer les histoires qu’elles illustraient ; Cela l’avait occupé, cela l’avait amusé aussi un peu. Par hasard une fois, elle était même tombée sur un livre du marquis de Sade, fortement illustré. Là, Lucrezia n’avait pas cherché à imaginer l’histoire à vrai dire….

Puis l’Italienne en eut assez. Elle voulait réellement savoir ce qu’il se passait dans les livres. Elle reconnaissait des lettres, des mots, elle essaya d’en apprendre d’autre. Peine perdue… Un soir, un homme était entré également. Il venait parfois ici, Lucrezia ne lui parlait jamais. C’était à peine si elle le remarquait à vrai dire. Mais pas cette fois-ci, parce qu’il vint directement à sa table avec ses yeux tristes et son sourire doux. Des hommes, Lucrezia connaissait les mensonges et les trahisons. Elle savait leur violence, leur envie de sang. Elle savait leurs sourires, leurs faux semblants. Alors elle recula sa chaise, prête à partir. Mais l’homme lui fit alors sa proposition : lui apprendre à lire.

Sa manière de parler n’était pas celle d’un fou, mais d’un étranger. Dans le quartier de son enfante, Lucrezia avait connu des émigrés russes. Il en résulta plusieurs cuites à la vodka et un vocabulaire enrichi au niveau des insultes étrangères. Des gens chaleureux, avec des éclats de neige dans le cœur et de la tristesse plein les yeux. On appelait ça l’âme slave, et tous les alcools du monde ne parvenaient à chasser cela. Pourtant Lucrezia avait essayé, avec un de ses clients d’un soir. Un russe lui aussi, l’alcool ne le rendit ni doux, ni joyeux. Mais il l’avait bien payé et, en partant, la jeune femme eut l’impression qu’il lui avait offert un peu de sa propre tristesse également.

Qu’un homme propose à une femme plusieurs rendez vous nocturnes dans le but de lui servir de professeur, pouvait amener à plusieurs sortes de situations. L’Italienne n’était pas sotte, elle pesa le pur et le contre, regarda Ivan, sa carrure, ses gestes, repensa à sa manière de prononcer ses mots… L’idée de savoir lire était tentante, elle voulait accepter. Son « oui », vint à mi voix. Elle ajouta bien vite cependant qu’Ivan ne devait pas s’attendre à recevoir quelque chose en retour si ce n’est une éventuelle sympathie.
Son sourire resta doux, ses yeux demeurèrent tristes, Lucrezia comprit qu’elle n’aurait rien à craindre de cet homme.

Patiemment, il lui avait réappris quelques règles de grammaires et de prononciation. Une fois, il apporta même de l’encre et du papier pour la faire écrire, la jeune femme se montra incapable de tracer correctement le moindre mot. Son regard ne parvenait pas à se coordonner avec ses gestes… Ils abandonnèrent l’idée de l’écriture.
Pour ce soir, Ivan lui avait dit de choisir un roman, peu importe lequel, qu’il lui ferait lire jusqu’au bout. Si elle ne trouvait rien, alors il en prendrait un pour elle. Voilà pourquoi elle était venue ici bien avant l’heure de rendez-vous. L’Italienne voulait choisir elle-même. A présent, elle déchiffrait les titres presque sans le moindre effort. Rien cependant, ne semblait l’inspirer. Des histoires d’amour, de luttes des classes, quoi de plus barbant ? Ce n’était pas son monde tout cela, alors peu importait que l’intrigue serve à dénoncer des injustices.

Déambuler dans une pièce sombre la nuit donne souvent l’impression d’être observée. Lucrezia n’avait jamais eu peur du noir, très tôt elle avait eu d’autres choses plus concrètes à craindre ; Cependant l’idée que sa bougie s’éteigne la mettait mal à l’aise. Et évidemment, elle s’éteignit…
Un parfum de fumée lui monta aux narines. Elle respira profondément et continua d’avancer. Quelque chose ne murmurait-il pas, là tout près de son épaule ? Foutaises, les monstres se trouvent dans les foires et non dans les bibliothèques.

Un bruit, la jeune femme se retourne. Il y a quelque chose tout près, elle plaque ses mains sur sa bouche, manque de hurler et….respire enfin. Ce n’est que l’homme, ce n’est que Ivan.

Désolé, je crois que j’vous ai pris pour un truc affreux ‘vec b’coup de poils, pleins d’membres gluants comme les …euh..les pieuvres et des centaine d’yeux, tellement euq’j’pourrais pas les compter, comme les z’araignées. Et tout ça en très très gros, v’voyez le genre ? Mais bon ça va, z’avez rien de tout ça. Ou alors c’très bien caché sous vos vêtements…

Elle leva l’ouvrage à sa main, le seul qu’elle ait pu trouver.

Ca ira ça ? J’veux pas d’un truc qui parle trop d’amour. En fait j’veux pas d’un truc qui parle d’amour tout court mais ça semble pas possib’ à trouver.

Une étude en ruge, par Sir Arthur Conan Doyle.
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Ivan V. Mayakovsky
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MessageSujet: Re: Montre-moi tes mots et je te montrerai les miens [Ivan]   Ven 11 Fév 2011 - 22:20

Y avait-il endroit plus beau, plus bénéfique et plus calme qu’une bibliothèque ? Même une se raccrochant à un hôpital d’aliénés. Le murmure des pages, la peau parcheminée d’une histoire et l’odeur boisée des lettres… Non, Ivan ne connaissait pas sanctuaire plus plaisant et plus reposant. Loin d’être égoïste, le russe aimait partager ce plaisir et savourait même les présences fantomatiques entre les étagères. Surtout quand c’était également une passion, l’écriture, la lecture…
On remarquait très vite que ces imposantes bibliothèques respiraient la même sérénité divine que les églises : l’homme se sentait petit face à tant de savoir, tant de légendes et de récits. Petit être de chair qui s’inclinait face au talent qui s’éparpillait sur les pages. De ses doigts, hésitant et inquiet, il prenait le livre et l’enserrait comme s’il enlaçait un souhait dans une prière. Ivan était plus poète que religieux, et ces endroits étaient ses chapelles à lui, ses monuments et son refuge.

Malheureusement, si au Moyen-âge, les alphabètes parcouraient les grands tableaux, sous les récits clamés par les prêtres pour comprendre les histoires, les bibliothèques n’accueillaient que des peintures sans grand rapport avec tous les ouvrages. Il fallait chercher, fouiller pour trouver des recueil avec des images, mais bien souvent, il s’agissait d’encyclopédie. Un oiseau était toujours plus beau sur sa branche qu’en dessin figé. Les illustrations ne faisaient que guider, et encore, Ivan avait tendance à les ignorer, préférant ses propres visions au cours de sa lecture. Tant pis si elle n’était pas fidèle, après tout, en lisant, il faisait sa propre version du conte.
C’est ainsi qu’il avait remarqué Lucrezia, à la maladresse quand elle tournait les écrits sans fin pour trouver une image et l’admirer. Tout d’abord, le russe avait pensé que la jeune femme ne cherchait qu’un livre sur les conseils d’une illustration, l’ennui comblé par quelques extraits et bouts de phrases volantes. Puis, jour après jour, soir après soir, tant elle cherchait et lui, tant il observait, il avait compris qu’elle ne savait pas lire. Comme face à un chat, toutefois, pas si étranger, l’homme s’était approché prudemment et lui avait proposé son aide.

Il n’y avait pas d’âge pour apprendre et lire était une activité réellement agréable. Certes, certains n’y voyaient que de la paresse, une activité sans aucun intérêt. Si Lucrezia se lassait, il abandonnerait. Mais enfin, si elle venait aussi régulièrement, à tenter de déchiffrer, c’est que la curiosité était bien piquée. Il avait commencé à lui apprendre les sons et leurs accords, ce qui était assez difficile : elle était italienne, lui était russe. Mais cela n’avait rien d’impossible et Ivan osait espérer être un prof suffisamment patient et encourageant. Bien qu’il lui manquait un œil, il voyait dans l’unique pupille bleue-grise un véritable effarouchement, un aspect un peu sauvage, bien méditerranéen. Elle aussi était une aliénée. Peut-être une autre victime d’injustice, néanmoins, ce n’était pas là, la question.
Nous avons tous nos secrets et il n’est pas nécessaire de démanteler son cœur pour comprendre l’alphabet. C’est peut-être nécessaire pour ressentir les émotions d’un véritable récits par contre…

Ivan était plutôt satisfait de son élève et ils se voyaient régulièrement à la bibliothèque, avançant à un rythme très encourageant. Il jugeait même qu’elle était apte à commencer un livre, à présent.
Au moins, si elle voulait se lancer dans l’écriture, elle avait assez d’imagination en lui expliquant qu’elle l’avait confondu avec un horrible monstre digne d’un conte pour enfants. Étrangement, le russe l’écoutait avec une certaine attention : elle coupait chaque syllabe, écorchait les mots, se précipitant dans son explication farfelue, avant de doucement sourire, comme un signe de compréhension. Il n’était pas de beaucoup son aîné, dans le fond, et il n’était pas du genre à mesurer sons avoir à celui des autres. Cependant, si il ressentait une profonde sympathie pour cette jeune fille, c’est qu’elle aussi était loin de pays. Très loin. Elle aussi avait découvert un nouveau climat, un nouveau décor, un nouveau paysage… Peut-être dans l’espoir de le quitter pour retrouver la chaleur de l’Italie, tout comme Ivan rêvait de quitter la brume pour revoir la neige.
Impossible…

Ca ira ça ? J’veux pas d’un truc qui parle trop d’amour. En fait j’veux pas d’un truc qui parle d’amour tout court mais ça semble pas possib’ à trouver.

Une étude en rouge, un texte assez agréable, la première aventure de Sherlock Holmes, un personnage encore tout récent mais qui avait un bel avenir si Sir Conan Doyle continuait sur sa lancée. Ivan ne trouvait pas la plume de de Sir Conan Doyle particulièrement poétique, trop stoïque. Mais il ne fallait pas lui en vouloir, c’était un homme de science, de médecine et les anglais aimaient se contenter du plus simple dans des récits publiés avant tout dans des journaux. Et puis, c’était à Lucrezia de choisir…

-Vous avez fait un excellent choix, Lucrezia. Il y a toujours un peu d’amour dans chaque livre, mais ce n’est pas la trame principal de ce livre… Et on ne voit pas ces sentiments sous leur meilleur jour.

Un sujet sensible ? Peut-être. Sûrement. Tant mieux, l’amour avait toujours été un terrain délicat pour Ivan. Il assumait parfaitement le fait qu’il n’avait jamais aimé aucune femme et qu’il n’éprouvait ni attirance ni chaleur, juste admiration et sympathie pour ces êtres délicats. Il en vivrait un peu mieux si ce n’était pas la raison qui l’avait conduit jusqu’ici… cupidon était un véritable traître, un vrai diablotins au visage de poupon décidément, si Lucrezia s’était retrouvée enfermé ici même pour des raisons sentimentales. Ou bien, l’homme était encore trop bête pour pouvoir instaurer des règles à une passion aussi complexe et incontrôlable.
Il s’installa à la table et tourna la couverture, invitant Lucrezia à s’installer aussi et à tenter de lire les premiers mots.
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Lucrezia Bellini
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MessageSujet: Re: Montre-moi tes mots et je te montrerai les miens [Ivan]   Dim 20 Fév 2011 - 19:52

Avec des gestes lents et saccadés, Lucrezia posa le bougeaoir sur la table. La semi pénombre alliée à la perte de son œil l’empêchait de correctement appréhender les distances et il serait dommage de mettre le feu à la bibliothèque simplement parce qe l’on a buté sur le bois de la table trop tôt, n’est-ce pas ?

Ivan avait déjà pris place, la petite flamme éclairait son peine son visage ainsi que le livre qu’il avait posé devant lui. Ca devait être bien d’être savant, non ? Ca empêchait d’avoir peur des monstres, pourtant la jeune femme savait très bien que c’était des hommes dont il fallait se méfier. Les hommes qui possédaient trop de couteaux et trop de ruelles obscures pour nous égorger.

Sur leurs étagères, les livres chuchotaient. Aucun des deux humains présents ne pouvaient les entendre, car il y a certains secrets que seul le papier peut garder. Eux, eux ils avaient juste lire avec leurs yeux qui ne voyaient pas. C’est le propre de l’être humain….
Lucrezia prit place à son tour, elle regarda le livre ouvert, se demandant presque s’il allait la mordre. Cependant les mots du Russe avaient aiguisé sa curiosité : des sentiments qui ne sont pas montrés sous leur meilleur jour. Voilà qui était intéressant, non ? Mais…et si elle ne comprenait rien ? Un doigt se posa sur la page du livre et effleura le papier, allons petit animal, nous allons nous entendre n’est-ce pas ?
Ivan était un bon professeur, il parlait bizarrement mais cela n’avait pas d’importance : Lucrezia aussi. La jeune femme venait d’un quartier où l’anglais convenable était rare, voir inexistant. Et puis cela rendait les mots plus vivants, la manière dont l’homme prononçait son nom la faisait rire par exemple. Un looong r roulé, comme une menace. Ca ne devenait plus un nom de femme, un nom d’empoisonneuse, mais un nom de bête féroce presque, comme le loup qui grogne en attendant de dévorer les petits enfants. Oui, c’était amusant…

Une étude en rouge…

Allez ma fille, il est temps de te mettre au travail, tu ne penses pas ? Lucrezia ramena le livre un peu plus vers elle pour mieux appréhender les petits caractères. Elle tourna la age de garde et soupira : les choses sérieuses commençaient. Bien sûr, ici ce n’était pas l’école, celle des pensionnats ou celle de la rue. Ivan ne frappait pas lorsque l’Italienne faisait des erreurs, il ne manquerait plus que ça.

In the year 1878 I took my degree of Doctor of Medicine of the University of London, and proceeded to Netley to go through the course prescribed for surgeons in the Army

Un narrateur la première personne, qui plus est un narrateur cultivé puisqu’il s’agissait d’un Doc’. Aussitôt la jeune femme grimaça, il allait encore utiliser pleins de mots compliqués, c’est ça ? Décidément elle avait bien mal choisi. Il y avait des médecins dans l’asile, Lucrezia essayait de deviner lequel irait mieux pour incarner le Dr narrateur.

Aucun d’entre eux…

De fil en aiguille, Lucrezia parvint à faire la connaissance de Sherlock Holmes, guidée en cela par les explications d’Ivan quant à certains mots de vocabulaire. Bizarrement, pour le personnage du détective, les traits du croque-mort de l’asile se dessinèrent aussitôt dans sa tête. Elle l’imaginait bien frapper les cadavres, à l’image de Sherlock Holmes.
Surtout avec une pelle…

Lorsq’deux hommes vivent ensemb’, ça fait vraiment vieux coup’, trouvez pas m’sieur Ivan ?

De ce fait, les disputes entre Holmes et le narrateur lui faisaient excessivement penser à ces pécadilles entre maris et femmes qui transformaient chaque prise de parole en dialogue de sourd.
Elle avait longtemps entendu son amant se plaindre de sa femme. Cette femme qu’il avait malgré tout refusé de quitter… Lucrezia secoua la tête et en revint à la ligne qu’elle suivait du bout des doigts. Butant souvent sur quelques syllabes, elle continua malgré tout la lecture.

J’suis d’accord avec le M’sieur Holmes, M’sieur Ivan… Ca sert pas à gand’chose de savoir qu’l’a terre tourne autour du s’leil… Moi jeul’savais pas avant.. j’lapprends là, dans eul’ livre… mais ffectiv’ment, ça pourrait être autour d’la lune que ça serait du pareil au même ! Bon par contre j’ai pas d’savoir sur certains trucs pour compenser, comme eul m’sieur Holmes.. Alors j’ai peut être pas mon mot à dire

Elle était comme ça, l’Italienne. Toujours un peu trop bavarde… La lecture avançait petit à petit, Sherlock Holmes l’intriguait et le style chirurgical des phrases aidait à leurs compréhensions, à présent de plus en plus rapide même si de nombreuses questions étaient encore posées au « professeur ».
Un détective ? Il y allait y avoir un meurtre ? Comme tout le monde dans les quartiers d’immigrés, Lucrezia avait déjà vu quelques cadavres. Ca lui faisait pas peur du moment que c’était pas le sien, on allait dire…

Une grimace, la main perdit la ligne, impossible de la retrouver. Lucrezia avait lu deux mots, deux mots de trop : Scotland Yard.
Lestrade avait eu une description physique, quelque chose se rapprochant de : face de rat. Ca allait, mais Gregson…Gregson non, alors un visage trop connu venait s’immiscer dans son esprit. Impossible de s’en débarasser, un autre visage de Scotland Yard…

Le teint mat de la jeune femme devint cireux, elle essaya de regarder quelque chose, n’importe quoi, dans la bibliothèque. De reprendre ses esprits…
Il se passait quelque chose d’horrible et d’idiot à la fois. Quelque chose qui pouvait se décrire très simplement mais que Lucrezia ne voulait pas avouer, même pour tout l’or du monde.

Son cœur lui faisait mal…

Bon de toute évidence écarquiller l’œil ne servait à rien, elle pleurait quand même. Alors tant pis, Lucrezia essuya son visage, murée dans un silence inhabituel.

M’sieur Ivan ? M’sieur Holmes il bat la police hein ? Sinon j’veux pas continuer à lire…
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