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Enfin, pas vraiment : vrai phénix, il s'est dépêtré de ses cendres et a fini par renaître quelque part, faisant peau neuve, URL neuve.

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 Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.

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MessageSujet: Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.   Lun 7 Mar 2011 - 21:47





    Nom : X. Lendis.
    Prénom : Artemis.
    Sexe : Lady.
    Nature : Lycan.
    Âge approximatif : 25 years.
    Lieu de naissance : London.
    Emploi dans l'hôpital : Infirmière.






    Physique.
    Un minimum de 13 lignes/250 mots.

      Elle ouvre la fenêtre et se déshabille. Elle ouvre la fenêtre et laisse tomber sur ses hanches fines les débris noirs de sa robe de dentelles. Elle laisse son ombre se dessiner sur la tapisserie striée de son cabinet. Son corps est baigné par le clair de Lune. Elle desserre son corset et laisse tomber ses jupons sur le blanc de ses jambes délicates. Elle ouvre la fenêtre et écarte les rideaux après s’être dévêtit. Elle ouvre la fenêtre et elle sait. Elle sait, et elle me regarde.

      Elle ouvre la fenêtre avant de se dénuder. Elle ouvre la fenêtre et se retourne, elle pose sa silhouette divine sur le divan de velours rouge et elle me regarde. Elle laisse ses épaules lactescentes contraster avec l’éclat ardent du velours. Elle se pose nue devant moi et me regarde. Elle sait l’effet qu’elle a sur les hommes. Elle ne connaît pas le soleil, son teint est pâle comme l’ivoire. Elle s’allonge sur le divan de velours rouge, impose son corps opalin contre le sang du sofa. Elle offre sa plastique impérieuse à ces yeux qui ne la mérite pas. Elle est nue et elle me regarde. Seigneur, elle est nue et en face de moi. Sa nuque fine est inclinée contre ses doigts de pianiste, ses doigts blancs aux ongles immaculés. Elle soutient avec grâce sa tête contre sa main droite. Elle a le port de tête des femmes de son statut, son auriculaire frôle indolemment son oreille découverte. Son maintient est prodigieux, de son être surnaturel explose sa fierté et son orgueil. Son menton est tenu haut, ses lèvres sanguines légèrement entrouvertes. Elle a le visage lisse de ceux qui ne sourient jamais, elle inonde ceux qui posent les yeux son être de sentiments diffus, confus. Indescriptible, elle est indescriptible. Son être, un million d’images saccadées, ingénues et brutales à la fois. Son attitude n’est que mystère, de son cadavre émane une aura ténébreuse, complexe, insondable. Elle est une princesse méphistophélique, prodigieuse. Une princesse sur le papier. Elle est nue et elle me regarde. Ces yeux électriques, ce vert somnambule, agate, happe tout sur son passage. Mon corps et mon esprit. Dévore et s’immisce dans mon âme. Me brûle et me foudroie. Seigneur me tue et me ramène à la vie. Seigneur me brûle et me foudroie. Elle a le regard de ceux qui savent. Sur son crâne surnaturel s’entremêlent des fils rougeoyants, ardents. Des fils couleur de braise. Sa coiffure est haute et négligée. Elle est maquillée comme une catin. De son nez retroussé, je commence mes premières exquises hasardeuses. Mon fuseau ne connaîtra que les lignes courbes. Son visage est d’une harmonie et d’une finesse prodigieuse. Il transcende la mort de la nuit. Seigneur, elle n’est pas humaine.

      Elle a ses yeux, une paire d’émeraudes miroitante braquée sur moi, elle a le visage lisse, elle est indéchiffrable. C’est un papillon de nuit. Elle s’amuse avec son lobe, le frôle de son épiderme cristallin, ses gestes sensuels, voluptueux. C’est une sybarite, une sirène, une vraie nymphe, Dieu, une vraie nymphe. Elle transperce mes yeux de ses perles rares, elle est effrayante, dérangeante. Mon graphite dépose ses traits chimériques sur le grain de la toile. Elle est plus pâle que le papier. Son visage a la prestance des statues de porcelaine, ma plume pérennisant ses lignes sépulcrales. Ses épaules laiteuses, la courbure infinie de ses hanches, ses fesses divines, ses jambes interminables. Sa silhouette est frêle et caustique à la fois. Fragile, et pourtant. Elle a un épiderme de nacre, splendide, ses pieds sont d’une petitesse ravissante. Elle a un grain de beauté juste au-dessus de son bassin et le galbe de ses jambes n’a d’égale que celui des danseuses de ballet. Elle a un ventre dessiné à la perfection, elle n’a jamais enfanté. Mes yeux épient timidement chacune de ses formes diaphanes, chacun de ses bouts de chair blanche, chacun de ses émois lancinants. Elle n’a pas bougé depuis le début de l’exercice. Sur la toile est tracé une silhouette exhaustive, elle n’a jamais été aussi belle. Elle a les jambes légèrement croisées, ne cachant aucunement son intimité. Elle est un modèle désirable et désiré. Et elle est en face de moi, nue, juste en face de moi. Seigneur, telle beauté à deux pas de mon corps frissonnant. A deux pas, et inaccessible.

      Elle était rentrée par la porte, sans dire un mot. Elle n’a pas même prêté attention à mon existence sommaire. Elle dissipait toute forme de vie autour d’elle. Elle a marché quelques secondes innocente entre les murs de son cabinet rayé. Elle s’est retournée, m’a toisé longuement de sa mine sauvage avant de me susurrer quelques mots de sa voix grave. Vibrante, singulière. Elle s’est retourné et m’a fait rappeler mon statut d’artiste. Aujourd’hui, il n’y avait pas consultation. Elle a ouvert la fenêtre et s’est dévêtue, elle a ouvert la fenêtre et s’est retournée vers mon être transie. Elle s’est imposée comme modèle consubstantiel. Moi et elle. Moi et cette Nymphe prodigieuse. Surnaturelle, fantasmagorique. Moi et elle s’allongeant divine sur son fauteuil de velours rouge. Ce fauteuil sur lequel j’aurais dû prendre place. Ce fauteuil sur lequel elle me lorgne de ses yeux émeraude, de son corps blanc. Ce fauteuil sur lequel est allongé cet être indescriptible, surnaturel, irréel. Seigneur, cet être érotique, là, désirable, juste devant moi, et intouchable. Mes fantasmes les plus fous s’emparant de mon crâne, moi sous son corps léger et fragile. Moi sous ses caresses félines. Mais, elle ne bouge pas. Moi à la merci de sa splendide esthétique, de sa plastique irréprochable. Elle est allongée devant moi. Mon Dieu, juste devant moi et pourtant intouchable. Inaccessible. Elle étale devant mes yeux brumeux son épiderme parfait, je remonte le long de ses courbes. Mon statut d’artiste seul me haussant à sa hauteur vertigineuse. Par mes yeux seulement, frôle l’intérieur de ses cuisses frémissantes à cause de la fenêtre ouverte. Longe la courbe sensuelle de son sexe, remonte le long des creux délimitant son ventre. Sculpte sur le papier ses formes harmonieuses. Borde son nombril, tombe, en ressort, remonte tout contre ses côtes légèrement saillantes, atterrie entre ses deux seins. Sa poitrine d’écolière, petite et ferme. Pas opulente, mais séduisante. Pas outrancière, mais distinguée. Ronde et relevée. Seigneur, une vraie succube. Un démon de luxure, un démon du péché. La Lune dessinant les mêmes ombres ténues sous chacune de ses rondeurs, comme celles que je laissais sur le papier. Et pourtant, une chose, une simple chose, mon Dieu, une chose que je n’aurais dû voir. Frôlant son cœur, une marque, une cicatrice. Légère, pâle, presque aussi blanche que son corps mais présente. Quelques rainures sortant d’un point fixe, juste entre les deux seins, quelques fils d’une légèreté surprenante contre son corps. S’étalant sur son épiderme comme la toile d’une araignée entremêlée. Un canot cicatriciel s’étalant sur son corps parfait. Subtils, presque invisibles mais présents. Ces fils trahissant sa perfection, sans m’en rendre compte, les appose sur son buste. Un longeant son sein droit, redescendant timidement jusqu’à sa seconde côte. Un autre remontant abruptement, s’enlisant en virages irrationnels. Un autre encore passant à même sa poitrine, longeant des formes avant de se perdre de l’autre côté du sofa. Et puis d’autres, d’autres encore que ma main ne peut s’empêcher de tracer.
      Seigneur, ayez pitié de mon âme, ayez pitié, pardonnez mon blasphème. Pardonnez-moi de souiller telle somptuosité. Votre création. Mes membres déraisonnables achevant leur création, tremblant devant sa réaction. Je la lâche du regard, elle s’en rend compte. Imperceptiblement, elle déplace son coude endolori. Je n’ose plus poser les yeux sur son corps, la dévorer n’est plus mon droit absolu à présent. Alors je fais mine de corriger quelques détails et je me rends compte de mon atrocité. D’un revers de la main, j’efface les cicatrices de son épiderme sacré. J’efface les traces de ses déboires passés. J’efface et contemple, la contemple à travers le papier. Elle est belle, splendide. Elle est belle, merveilleuse, inhumaine. J’imagine sa position, imagine ses yeux de jade, son regard de braise, son imperceptible sourire en coin. Puis, je lève les yeux. Elle est debout, nue en face de moi, juste en face de moi. Seigneur, j’ai une sirène à côté de moi. Une vraie Nymphe.

      Elle avait ouvert la fenêtre et s’était dévêtue devant mon cœur transis. Elle avait posé pour moi, le fou, le sociopathe à la camisole, elle s’était déshabillé et elle avait posé pour moi, l’artiste révolu. A présent, elle est devant moi, à quelques millimètres de mon épiderme ardent. Nos peaux se frôlent, elle est tellement belle. Nos peaux se frôlent et je ne suis plus capable de rien. Elle pose une main sur ma nuque. Son corps est glacé. Son contacte est glacé. Elle fait mal, se sentir jouir au moindre de ses mouvements est une souffrance atroce. Elle est douloureuse. La sentir vous toucher est un supplice torride. La délectation de l’avoir à vos côtés est une affliction, une mortification exquise. Elle est paradoxale. Elle vous enivre de sentiments paradoxaux. Seigneur, ayez pitié, Seigneur, faites-moi goûter aux délices, Seigneurs, ayez pitié, épargnez-moi les tourments de son âme, Seigneur, je vous en supplie, Seigneur, Seigneur, je vous en pris, Seigneur, Seigneur, Seigneur, Seigneur, pitié, Seigneur, Seigneur, Seigneur…
      Seigneur, ayez pitié.
      Laissez-moi goûter aux délices de sa chair.
      Seigneur… Je vous en pris.
      Seigneur.
      Sortez-moi de cet Enfer.

      [ “I'm giving up the ghost of love,
      Endure shadows cast on devotion.
      She is the one that I adore,
      Queen of my silent suffocation.”
      ]



    Caractère.
    Un minimum de 13 lignes/250 mots.

      Vous connaissez ces succubes, avides et dérangeantes. Ces filles félines et incorruptibles, ces catins subversives, nuisible, destructrices. Ces femmes enjôleuses, ces femmes dont la seule silhouette suffit à votre disgrâce ? Les voir est une affliction, un poison. C’est une rencontre dont il est impossible de se remettre. Elles vont fond souffrir par leur présence, vous fond souffrir par leur absence. Elles restent inexorablement insondables et munies d’un mystère rare et prodigieux. Les seules à pouvoir vous faire sentir le manque, cuisant et ravageur. Les seules à vous enliser dans cet état pitoyable, ce coma cérébral partiel, toute votre âme comme confondu à leurs formes diaphanes. Vous ne les connaissez pas, inconsciemment, vous ne désirez pas les connaître. Elles sont par ce que vous ne savez d’elle. Elles sont un panel d’oiseaux exotiques et rares. Un joyau maudis par une force terrible et ancestrale. Se l’accaparer est une bénédiction et une malédiction certaine. Elles vous appartiennent, en votre esprit seulement, le moindre faux pas est une avalanche de conséquences désastreuses. Elles vous mutilent par leur simple présence. Un de leurs rares sourires est une perforation de vos pauvres cœurs à l’agonie. Brûlures corrosives mais non mortelles. Parce qu’elles vous tuent à petit feu. Doucement, vous torturent. Vos jouissances que multiples lames de poignards entaillant votre chair souillée par leurs obscénités.
      Elles sont chair, elles habitent vos fantasmes. Vous ne les voyez que comme plaisirs suppurants, l’objet de vos désirs nocturnes. Elles sont les femmes de vos cauchemars, habillées de simple aillons noirs. Elles sont les femmes de vos rêves orgasmiques, simplement vêtues de leur peau immaculées. Elles sont de ces femmes à admirer sur les toiles des grands artistes. Elles sont les Muses, les Nymphes et autres sirènes des plus grands maîtres. Elles sont leur opium. Elles sont notre opium. Notre vin et nos drogues. Elles sont ces êtres surnaturels que le Seigneur nos a offert en son courroux infini. Ces débauchées. Ces Naïades sublimes. Ces sont celles qui nous feront connaître milles tourments, milles souffrances, milles afflictions et l’Amour. Ce sont celles qui nous font tourner la tête, celles qui nous font perdre toute conscience de nous même. Ce sont ces femmes corruptrices et destructrices.
      Celles qui causeront notre perte.
      Et Artemis fait partie de ces femmes là.
      [Page de journal de Mr. Fallow. Professeur de musique. 06 Septembre.]


      [ “I won't give up.
      I'm possessed by her.
      I'm bearing a cross,
      She's turned into my curse.”
      ]



      Vous n’êtes pas sans savoir que cette fille est un animal. Une louve. Un démon des abysses. C’est une erreur de nature. Son conditionnement n’avait nul besoin d’être justifié. Il se justifiait de lui-même. Elle est rentrée après ce jour là, presque nue, la gorge déchirée par la morsure d’un loup. Il eut fallu agir. J’ai agit. La cage destinée au dit lycaon ayant souillée ses veines allait devenir la sienne. Elle fut enfermée de manière préventive. Sa pauvre mère à moitié morte de l’affront qu’elle lui avait causé. Oui, j’ai testé certaine substance sur son corps, elle n’était plus mon enfant, elle n’était plus humaine. Soyons clair. Une telle aberration ne pouvait plus être considérée comme être à part entière. Les spécialistes de la chose en accord avec mon propos, les hommes de notre sainte Eglise également. Elle était et est toujours, si elle est encore en vie -paix à son âme- un blasphème infini. Une souillure au nom de nos saintes croyances. Mais Dieu est miséricordieux -d'où ma bénédiction-. Une seconde chance lui était offerte, nous avions un mois jour pour jour pour mettre fin à cette mascarade lugubre. Nous y étions presque, entendez-moi bien, presque. Mais le temps a eu raison de nos expériences.

      La balle en argent était posée sur la commode à côté des seringues et autres mixtures propres à notre thérapeutique. Elle se battait avec une fougue sauvage contre les traitements que nous nous contraignions à concocter pour elle, pour sa propre régénérescence. Mais cette garce s’obstinait à rendre la tâche ardue. Terriblement. Elle recrachait sur nos visages fatigués les élixirs que nous lui faisions ingérer, elle hurlait à la mort lors des injections que nous lui administrions, elle se débattait comme un fauve lors des saignées journalières. Pourtant son corps avait l’étrange faculté de régénérer à une vitesse incroyable. Elle fut le premier sujet d’étude garou que nous avons eu l’honneur de tester, d’éprouver. Les résultats sont, à vrai dire, pour le moins surprenants et remarquables. La meilleure créature que nous avions eu le privilège d’expérimenter. Et pour dire vrai, la seule. Elle a acquis le caractère d’un loup, c’est indéniable. Elle, la gentille fille dansant seule dans sa chambre, est devenue animal, une saleté de chienne trépidante et lunatique. Elle hurlait des heures durant, se lacérant les ongles sur le métal de sa cage ; Pleurait toutes les larmes de son corps la seconde suivante. Elle refusait la nourriture que nous lui proposions, rechignait devant la viande saignante coutume aux loups, vous jetait au visage les mets recherchés que nous nous efforcions de trouver pour sa misérable personne. Elle ne semblait avoir aucune notion de bien ou de mal, l’état animal atteint. Elle avait oublié ses parents, nous avait oublié, nous qui avions tout fait pour elle. Elle hurlait des mots disgracieux qu’une jeune femme de son envergure n’avait jamais même osé prononcer ou écrire. Elle se raillait de nos efforts, s’acquittait à dire qu’elle n’avait plus de parents...

      Il ne faut pas être choqué par un tel changement de caractère, sa métamorphose a modifié en elle bien plus que ses attributs physiques, remarquables, soit dit en passant, la transformation a également joué sur son mental. Elle est devenue instable, son mois de captivité nous l’a bien fait sentir. Plus les jours passaient, plus son état se dégradait. Au bout d’une semaine, ses hurlements stridents ont laissé place à un mutisme inexplicable et un refus d’obtempérer inconcevable. Elle ne parlait plus, ne bougeaient plus, gardait la tête close. Levait les yeux pour simplement nous foudroyer du regard, nous, ses sauveurs. Ceux qui s’acharnaient bec et ongles à sa survie en tant qu’humaine. Mais elle s’en fichait, si je puis me permettre. Elle n’avait d’estime pour nos travaux. Elle est devenue égoïste et ridiculement fière. Les seuls sons qu’elle acceptait de nous délivrer après ce changement radical de polarité étaient des rires glacés, faibles et effrayants. Elle répondait à nos questions par ces gloussements caractéristiques, ou alors par des gestes déplacés et forts irritables, voir mêmes, des obscénités inavouables. Et cela, seulement lorsqu’elle daignait réagir.

      Son occupation favorite en sa geôle, était de battre un os de poulet contre les barreaux de sa cage. Inlassablement, et ce pendant des heures durant. Lui prendre l’os ne servait strictement à rien, tenter du moins. Le dernier à avoir essayé de lui faire cesser ce manège s’est retrouver avec une phalange en moins, son ongle entre ses dents destructrices. Folle. Oui, n’ayons pas peur des mots. Elle n’était pourtant aucunement névrosée. Ses rêves agités, entendons-nous bien, mais aucune convulsions, compulsions ou autres symptômes psychotiques. Freud aurait rêvé avoir tel sujet, mais c’était nous qui le possédions. Malgré toutes les difficultés encourues, l’expérience value la peine. Après la seconde pleine lune, nous n’avons pu garder l’animal en cage. Nous n’avons pu non plus le tuer. L’imposant monstre blanc devant nos yeux nous a glacés de terreur. Destructeur et fou furieux. Plus rien d’humain. Il détruisit tout l’atelier, comme il était à prévoir. Il tua aussi nombreux de nos hommes. Il s’enfuit par la fenêtre, si je puis appeler cela une fuite. On ne revit plus la gamine, enfin, l’animal. Mais il est dit que nombreux loups-garous ne survivent à leur première transformation. Peut-être a-t-elle trouvé la mort au fond d’un trou puant, c’est tout le mal que je lui souhaite.
      [Lettre de Sir X. Lendis à l’intention du Dr. Goetw, maître en psychanalyse et phénomènes paranormaux. Dates inconnues.]


      [ “Break this bittersweet spell on me,
      Lost in the arms of destiny.
      Break this bittersweet spell on me,
      Lost in the arms of destiny.”
      ]



      Cette Fille du Feu. Cette furie, je l’ai recueillie, j’ai veillé sur elle. Non, je n’attendais absolument rien en retour, et de toute manière, je n’aurais rien reçu d’une telle beauté. Wilbur, c’est comme ça qu’elle m’a nommé, et c’est comme ça que je me nomme à présent. Je l’ai recueillie en plein hiver, seule, dans la neige. Elle était à moitié nue, si entièrement nue n’était pas le mot approprié. Je l’ai prise sur mon cheval, je suis rentrée avec elle sur ma croupe. Elle frissonnait, les premiers mots qu’elle a prononcés étaient simples et désuets. Elle a levé les yeux devant le lac couvert de brume et a susurré à mon oreille, ‘Regarde, la mer’. Si familière, n’employant pas le vouvoiement habituel. Etrange, le visage lisse, provocante. Je suis resté coi, impassible devant telle beauté. Je l’ai couverte, son corps étonnement froid. Elle ne faisait pas de fièvre. Elle était en parfaite santé, pour dire vrai. Je n’ai pas appelé de docteur, elle me l’a violemment défendu. Je n’ai pas pu lui refuser, on ne pouvait rien lui refuser. Entre les draps, je lui ai demandé son nom, après un temps de réflexion, la belle m’a répondu Artemis. Déesse Lunaire. Puissante mais si fragile à la fois. Un nom parfait pour cette princesse aux cheveux rouges. Puis, elle m’a prit contre son corps sépulcral et m’a fait l’amour comme personne. Il n’y avait pas de raisons, elle ne s’est pas excusée, et le lendemain, elle était assoupie sur l’oreillers, toujours là. Son corps voluptueux contre le mien. Elle me promit un mois merveilleux. Elle ne m’expliqua d’avantage, on ne pouvait rien lui demander.

      Elle se révéla être une personne de goût, silencieuse, aimant les choses simples. Elle restait souvent adossée à la fenêtre à dessiner sur les feuillets que je lui fournissais. Ses esquisses étaient ingénues et brutales à la fois. Dérangeantes. Elle n’acceptait que personne ne jète un œil sur ses créations, pas même moi. Les griffures sur mon visage ne s’estomperont sans doute jamais. Compulsive et fière. Fière, beaucoup trop. Ses sourires étaient artificiels. Elle semblait avoir trop souffert pour être capable d’extérioriser ses sentiments. Elle ne répondait à aucune question que l’on pouvait poser et refusait tout autre contacte que ma personne. J’appris seulement ceci : elle était incapable d’enfanter, mais cela ne la gênait aucunement, et aussi que la cicatrice lui couvrant l’abdomen était l’œuvre d’un prétendu ami. Un ami lui ayant sauvé la vie. Elle me laissait dessiner de mes doigts brûlants les sillages sur sa peau, perpétuant ainsi nos jeux charnels. Je savais qu’elle n’était pas mienne et qu’un jour, elle me quitterait sans même laisser un mot. Je savais qu’elle ne m’appartenait pas et qu’elle n’appartiendrait à personne. C’était une femme étrange, inexplicable et inexpliquée. Elle était belle par cette brume l’entourant, cet élan de mystère piquant. J’avais tout de même la chance de pouvoir profiter de sa voix, de son corps. Un mois. C’est ce qu’elle m’avait promit. Les jours passaient en une déferlante incroyable. S’eu été les plus beaux de ma vie...

      Notre existence était simple, elle ne se posait pas de questions sur un prétendu avenir, moi non plus. Elle vivait au jour le jour, riant de tout problème, ne se causant jamais soucis. J’appris à vivre de la sorte. Elle ne s’intéressait pas au monde qui l’entourait, elle se contentait de traverser le chemin qui semblait lui être fatal. Son destin énigmatique. Elle avait coutume de souffrir en silence, ce qui lui arrivait assez souvent. Lorsque je m’immisçais lors de ses bains, elle semblait converser avec elle-même, comme si elle était habitée par une entité démoniaque. Elle restait muette face à mes questions, je ne refis jamais l’erreur d’insister ainsi. Elle vivait pour ainsi dire, le plus simplement du monde, se contentant de notre amitié et de nos nuits ardentes. Elle aimait la musique, jouait souvent des airs sur le piano à queue de l’étage. Elle ne répondit pas non plus aux origines ce talent phénoménal, par qui avait-elle apprit à jouer de la sorte ? Il y avait la technique rare des virtuoses, pourtant pas tout à fait acquise, encore un peu maladroite, charmante. Pour toute réponse, elle m’ordonna de lui apprendre, chose que je fis, avec le plus d’ardeur possible et imaginable. Elle ordonne, j’obtempère. Je suis à ses pieds. Cette Muse a le don d’assouvir tout mâle. Pas seulement par sa beauté légendaire, mais par ce qu’elle était. Elle était tout et rien à la fois. C’était une balle tirée à travers une nuée de colombes. Inaccessible. Insondable. Inapprochable. Incompréhensible. Chimérique. Pourtant réelle. Je ne puis un jour espérer avoir telle créature à mes côtés, et pourtant, elle partagea ma vie trente jours durant. Je ne me rendis pas compte de la débâcle du temps.

      Un matin, j’ouvris les yeux, et elle avait disparu. Rien sur les draps pour attester de son existence. De sa présence. Rien. Pas même une trace de rouge sur ma peau fatiguée. Pas un seul de ses cheveux roux abandonnés sur l’oreiller. Elle avait tout laissé des présents que je lui avais offert. Comme si je m’étais inventé ces histoires, elle est devenue le fantôme de l’amour, et son absence créa en moi un vide infini. Je ne finirais de crier son nom. Artemis. Ce mois passé en sa compagnie fut les plus doux de mon existence. Artemis. Elle n’était plus qu’un souvenir de mon âme tourmenté. Une voix. De la peau. De la chair et des délices sans faille. Plus qu’une sensation orgasmique me couvrant l’épiderme à la réminiscence de son corps fantasmagorique. Elle était partie, ses escarpins rouges à côté de la cheminée, elle m’avait quitté, comme elle avait promis en ce jour glacé. Artemis. Artemis. Ô ma Nymphe. Artemis. Ton nom scellé à jamais.
      A la fenêtre, le sol a gardé la blancheur de notre rencontre. Au loin, la brume a recouvert la vallée. La mer s’étendait à mes pieds.
      [Roman inachevé. Sans titre. Wilbur Way.]


      [ “I want you.
      Oh, I wanted you.
      And I need you.
      How I needed you.
      Bittersweet"
      ]




    Un minimum de 20 lignes/450 mots.

      "Trois heures. Il fait nuit. La fenêtre est ouverte, les rideaux se soulèvent, en proie à ce vent glacial qui embaume la pièce. La pièce, une chambre magnifique. Un lit pour deux entouré par des voiles blancs d'une matière inconnue. Les draps de nacre sont parfaitement étendus, les coussins sont disposés de manière à épouser parfaitement les formes du traversin. Sur le parquet en bois, un tapis pur. Pas une once de poussière, pas un pli. Chaque fil de cette couture mène à une armoire en pin. Une armoire normande, une armoire splendide, à la blancheur déconcertante. L'une de ses imposantes portes est ouverte, et quelques robes plus resplendissantes les unes que les autres laissent leurs volants virevolter au gré du zéphyr nocturne. Sur les murs polis, des tableaux. L'un d'entre eux représente une femme belle comme le Jour, parée d'une robe blanche, pure, au visage masqué d'une main décorée de bijoux aussi luxueux qu'étincelants sous un Soleil radieux. Le cadre de la peinture est en or massif, mais il n'est qu'un des nombreux cadres qui ornent les murs de cette demeure princière. Plus loin, les rideaux ondulants conduisent à une coiffeuse d'une beauté extrême. D'une blancheur laiteuse, seules les poignées des tiroirs sont en or. Le bois, la matière première, est sculpté de façon à faire renaître chaque détail sous son plus bel angle. Le miroir central quant à lui offre le plus fantastique des reflets. Un petit tabouret est posé à sa gauche, et un fauteuil de velours fait office de siège pour cette glace divine. Sur le bois est déposé une jolie petite brosse à cheveux nacrée, de multiples pinces et quelques peignes. Sur l'unes des petites étagères qui ornent le miroir, une boîte à musique d'une valeur inestimable diffuse une douce mélodie inconnue, sur une autre une petite fontaine de porcelaine laisse entendre l'écoulement régulier de l'eau reflétant les peintures faites à la main du plafond. Les anges de peinture fixent de leurs grands yeux bleus la coiffeuse comme si elle était le plus magnifique des trésors. Et debout face au miroir, la jeune propriétaire des lieux saisit la brosse d'ivoire.
      La jeune fille aux cheveux de feu attrape chaque mèches avec soin, et les brosse tout aussi précieusement. L'élégance et le raffinement émane de son être. Douce. Elle est vêtue d'une de ces robes de noble, brodée à la main, si délicate. Sa beauté n'a pas d'égal. La mélodie de la boîte à musique poursuit sa diffusion, la brise hivernale remplit la pièce de la fraîcheur bienfaitrice. Calme, jusqu'à ce que les portes massives de son nid aillent s'écraser contre les murs symétriques. Mère rentre, furieuse. La belle, de surprise, pivote instinctivement, laissant le peigne tomber de sa hauteur. Elle sait que Mère s'énerve facilement. Mais elle n'arrive jamais à savoir pourquoi. Mère est un être si étrange. La furie se rapproche d'elle. Tétanisée, la petite princesse recule d'un pas, tente le second avant de se cogner contre le rebord de sa coiffeuse si précieuse. Elle tourne la tête vers cette fichue pointe, respire difficilement. Lorsqu'elle redresse le visage, Mère est devant elle. Mère la saisit par le cou, elle la soulève. La princesse a peur, certes, mais n'en laisse rien paraître. Mère la traite de garce, avant de l'envoyer contre le mur d'en face. Mère crie. Un hurlement strident, comme quand elle est très en colère. Cependant, un grand fracas stoppe sa voix cristalline. Les cadres viennent de s'écraser au sol. La princesse est à terre, sous le choc et elle a mal. Mère s'approche à nouveau, terrifiante. Princesse, tremblante, met ses bras devant sa tête comme pour se protéger. Elle implore Mère qui la prend par le bras. Elle la traîne sur le sol, emportant le tapis avec elle, puis la projète au pied du lit. Le visage bas et les larmes aux yeux, la princesse se laisse prendre par la taille et jeter sur le lit. Mère pose sa main sur ses yeux, ressemblant à cette femme en peinture. Celle dans le cadre, maintenant fendu en deux. Elle dénonce la naïveté légendaire de la princesse, la traitant de conne, de peste. La jeune fille à genoux sur son lit se met à pleurer. Des larmes chaudes, qui roulent sur ses joues pâles et retombent sans bruits sur les coussins blancs. Mère hurle, puis s'arrête. Elle a les larmes aux yeux. Lorsque son regard plonge dans les yeux de la belle, Mère est happé dans son monde. Elle se croit indispensable. Elle est indispensable. Et la princesse a besoin de ses bras réconfortants. Mère s'avance vers le lit, pose un genou sur la couverture. La princesse, en pleine phase de mutation, tente un dernier moyen de s'enfuir. Quitter cet endroit. Elle le convoitait souvent. De plus en plus souvent. De fureur, elle tire sur les voiles de son lit. La tringle se défait, le tout tombe sur Mère qui est aveugle. Elle se remet à la traiter de garce, elle tombe à son tour. Princesse saute du lit, se dirige vers le balcon. Dehors, il fait froid. Elle a peur, mais elle n'en laisse rien paraître. La mélodie qui émane de la boîte à musique ralentie. Un choix se présente à elle. Attendre la mort, ou aller la chercher. Doucement, elle se penche pour apercevoir ce qui l'attendait si elle choisissait de raccourcir sa vie. Les tréfonds de ce monde, les abysses ténébreuses d'En-Bas. Elle a très peur, mais personne n'est là pour elle. Mère est corrompue par son désir d'un monde parfait. Mère craint absolument tout, sauf ses enfants et son monde parfait. Grave erreur. Les enfants sont beaucoup trop naïfs, et ils ne comprennent pas ce qui est bien ou mal. Rien, non rien, n'est bien ou mal. Tout est neutre. On peut bien penser ce qu'on veut. La princesse pensait que s'enfuir était l'unique solution, Mère pensait que demeurer à son chevet pendant toutes ces années étaient bénéfiques. En réalité, toutes les deux avaient à la fois tort et raison. Mais c'est une autre histoire. La jeune fille se tourne vers Mère, toujours aveugle. Elle se débat tant bien que mal, sans succès. La belle sourit alors, murmure quelques paroles d'adieu. Elle n'a plus peur, mais sa naïveté la perdra. Sur la coiffeuse silencieuse, le précieux coffre crachote, la mélodie cesse. Le saut de l'ange peut commencer.

      Au loin, Mère hurle sa douleur. Elle pleure toutes les larmes de son corps, tombe dans cette chambre détruite. La princesse est fière d'elle. En tombant, elle s'est libérée des chaînes qui l'emprisonnaient depuis tout ce temps. Quelques instants de liberté avant de replonger. Elle profite, ignorant ce qui l'attend. Elle s'est enfuit dans les bois sombres de la forêt. Au bout du chemin se trouvent les barrières du monde de Mère. Ce qu'elle ne pourra jamais franchir sans aide. Cependant, elle est bien loin de Mère, et elle savoure sa demi-victoire de façon royale. La princesse court entre les arbres, elle s'est arrêtée de pleurer. Elle ne pourra plus jamais verser de larmes. Et cela ne lui manquera point.

      Au cœur de la forêt, Princesse aux cheveux rouges s'arrête, s'appuie à un arbre, reprend son souffle. Sa robe de soie sertie de pierres précieuses n'est plus que haillons, sa chevelure pourtant si bien maintenue laisse de longues mèches rousses cerner son visage pâle couvert de sueur. Courir, ce n'était pas son fort. Néanmoins, elle avait semé Mère, l'abandonnant dans son royaume merveilleux et féerique. De fatigue, elle s'effondre au sol, adossée à l'arbre. Respiration haletante. La belle s'apprête à s'endormir, à oublier Mère, pour toujours. Plus de désespoir, solitude pesante. Elle entend un bruit. Demi léthargie traître, aucun bruit similaire ne lui revient à l'esprit. Lorsqu'une ombre enduit son corps à demi nu et bloque les rayons de la lune, Princesse lève la tête. Un Apollon digne de ses rêves les plus fous lui sourit, lui tend la main. La belle sent son corps frêle sortir de ce cauchemar. Elle lui agrippe le bras, enfonce ses ongles cassés dans sa chair tendre. Elle en demande, de l'amour. Et ça n'existe pas. L'homme la sert contre lui. Ils ne s'aiment pas. Et s'aident mutuellement. La belle ignore tout de la vie, lui l'use jusqu'à la moelle. Il lui susurre ces mots qu'elle voulait entendre. Son charme est irrésistible. Princesse est naïve, il est cruel et sadique. Il lui offre ces paroles qu'elle aime. Il vante son corps, son courage. Elle s'effondre dans ses bras musclés et protecteurs. Elle a confiance, lui n'attend que ça. Lorsqu'elle s'offre à lui, il la frappe. Elle est assommée, elle ne se rend compte de rien. Le rêve n'existe pas, le cauchemar non plus. Il n'y a que la vérité. Et personne ne la connaît. Certains pensent la deviner. Princesse n'avait rien vu venir.
      Quand elle revient à elle, l'homme s'est enfuit, lui aussi. Elle se rend compte que ce monde n'est qu'un cercle vicieux. Elle est allongée, et croit rêver. Quand une branche craque devant elle. Ses yeux sont mal en point, elle voit trouble. Parvenant tout de même à observer son entourage, elle voit deux pattes blanches devant elle. Elle a peur, mais elle ne laisse rien paraître. La bête s'approche, la charmant à son tour. Elle ne veut plus se faire avoir. Mais, il lui fait tellement penser à Lui... Toujours cette voix suave, sournoise. Et si bienfaitrice. Rassurée, la belle s'endort. La bête sourit. À la façon de Lui tout à l'heure. Sourire satisfait trahissant le bonheur de voir sa proie fondre devant soi. Il s'approche d'elle, sensuel. Il ouvre la gueule, laissant deux crocs canins pénétrer la chair de la pauvre fille.

      Comment la bête tua la belle..."

      [ “Break this bittersweet spell on me,
      Lost in the arms of destiny.
      Bittersweet.”
      ]



      Offerte par un Ange. Une Muse.
      [Syndel. Holy. Geïka.]



    Un minimum de 13 lignes/250 mots.

      Les bordures sont grises. Notre monde est gris. Gris. Noir. Nous vivons sur les déboires de nos fils. Nous connaissons les esprits. Nous sommes un tout. Nous sommes plusieurs. Nous sommes des centaines. Nous sommes des milliers. Là, tapis dans l’ombres de vos murs. Sous vos tableaux, sur et dans vos draps, coincés entre vos tapisseries, étouffés sous vos tapis. Partout. Partout. Nous sommes partout. Nous entendons vos prières. Non, nous ne vous laisserons pas vous échapper. Parce que nous sommes déjà morts. Tout contre vous, nos souffles sont vos frissons, tout contre vous. Partout. Partout. Partout. Nous sommes partout. Nos râles les soubresauts de votre âme. N’ayez crainte, nous trouverons la défaillance. N’ayez crainte, nous saurons vous guérir. Vous pouvez crier. Votre bouche est suturée. Non, nous ne vous laisserons pas partir. Nous pouvons vous le promettre. Vous nous accompagnerez jusqu’aux abysses. Je puis vous l’assurer, c’est plus impressionnant que ça en a l’air. Vous pouvez hurler. Tous vous entendront. Nous sommes déjà fous. Et plus que vous. C’est parce que nous aimons que vous êtes ici, auprès de nous. Nous aimons ces tortures. C’est parce que nous comprenons les douleurs et les peines. Oui. Nous les comprenons. Comme personne. Ce n’est pas tant une gêne, nous sommes déjà fous, et plus que tout. Nous vous ligoterons par les poignets. Vous, ces enfants liés par les poignets. Nous entamerons les rites et les sacrifices. Vous, ces enfants liés par les poignets. Nous vous disposons tout contre notre cœur. Nous vous déposons tout contre nos lames d’acier. Parce que nous suçons les enfants par les poignets. Non, ne criez pas. Nous vous entendrons. Nous sommes plus fous que tout. Nous lions les enfants par les poignets, nous connaissons le goût du sang. N’ayez crainte, nous vous recevrons comme des rois. Nous vous ferons prendre le thé, ces Ladies aussi folles que nous. Nous trouerons votre gorge, afin de déguster le liquide encore chaud. Nous vous recevrons comme des rois, oui, je puis vous l’assurer. Nous écouterons vos prières silencieuses et passerons quelques gouttes d’eau sur vos iris séchées. Nous vous ferons compter les berlingots. Combien ? Un ? Deux ? Trois ?! QUATRE ? CINQ ?! Cinq sucres dans votre tasse. Plait-il, Monsieur ? Oui, c’est parfait comme cela. Oui, parfait. Non, vous n’êtes pas encore fou. Il y a nos yeux braqués sur vous. Des centaines. Des milliers. Nous sommes ces yeux braqués sur vous. Ces monstres sous votre lit le soir. Nous attachons les enfants par les poignets. Nous sommes vos pires cauchemars. Nous suçons les enfants par les poignets. Nous vous faisons oublier les rumeurs des violences, là, juste devant la cheminée. Encore un peu de crème très cher. Oui, toute fraîche, sortit de vos artères. Je vous en pris, tout le plaisir est pour moi. Nous suçons les enfants par les poignets. Nous sommes vos pires cauchemars, nos dents nos yeux brillent dans le noir. Nous nous cachons sous votre lit le soir. Nous sommes plus fou que tout. Le saviez vous ? Nous attendons que la lumière s’éteigne et nous surgissons de vos ténèbres. Nous nous nourrissons de vos rêves. Nous sommes la poussière sous votre lit le soir. Encore un peu de thé, très cher ? A moins que celui-ci ne soit encore trop chaud pour vous ? N’ayez crainte, nous sommes plus fou que tout. Vous pouvez hurler autant que vous le voudrez, nous vous entendrons, nous vous retrouverons. Nous sommes sous votre lit le soir. Vous ne pouvez pas vous échapper, oh non, nous ne vous laisserons pas vous échapper. Nous attendons que les lumières s’éteignent, que la porte de votre chambre se ferme, que l’escalier finisse de grincer. Nous annihilons les bruits de lutte de l’autre côté de l’escalier. Nous surgissons de vos ténèbres. Oui, nous sommes votre pire cauchemar. Et nous sommes encore plus fous que tout. Mais n’ayez crainte, Mère ne sera pas là pour vous sauver : Lorsque l’on n’a plus de bouche, on ne peut pas embrasser.

      ***

      - Et qu’avez vous ressentit à ce moment là ?

      C’est un luxurieux petit cabinet. Les murs sont striés de noir et de blanc, à la verticale. C’est un joli petit cabinet, oui il n’y a pas de doute. Le fauteuil de velours rouge est là. Bon Dieu, que c’est bon de rentrer à la maison…

      Il est posé sur le rouge de la banquette de salon. Il est posé, ligoté par les poignets. C’est un beau jeune homme. Il respire longuement, sa poitrine s’élève et redescend doucement. Il sourit, imperceptiblement, il sourit. Il a les yeux clôt, ses dents sont serrées dans sa mâchoire, ses jambes couvertes d’un pantalon de toile tombent sur le sol, son pourpoint est arraché, à moitié disloqué sur sa poitrine. On manque d’air. Bon Dieu, oxygène ! Il contracte fébrilement les muscles de son torse, se repose avec une lenteur exagérée sur le canapé de sang, il n’aime pas ses questions.

      - Dites-moi ? Où étiez-vous, ce jour là ? Comment ? Où ?

      Il resserre encore plus les dents. Tente de tourner la tête vers la voix. Il sent un ongle s’enfoncer dans sa nuque. Ses pupilles lagons se reposent sur la fabuleuse boiserie recouvrant le plafond, il avale sa salive. Il n’aime pas ses questions. Il essai de porter ses mains à son visage, ses longs cheveux ébène lui tombent sur le front. N’en découle qu’un bruit de chaîne. ’Nous ligotons les enfants par les poignets’. Une bouffée de chaleur remonte jusque dans sa nuque, ses yeux s’agrandissent, sur le plafond est peint le corps potelé d’un nourrisson. Son rythme cardiaque s’emballe, pourtant sa respiration reste quasiment aussi calme qu’au début de l’entretient. Il referme ses joyaux aquatiques, met sa tête en arrière, ses traits se tendent, ses sourcilles se froncent légèrement, le coin de sa lèvre inférieur tend vers le bas. Il déteste ses questions. Il entend le bruit de l’étole qui se froisse, l’ongle greffé à sa peau vient de quitter son antre. Il dénoue ses muscles cervicaux. Sa pomme d’Aden s’agite sous l’effet de la déglutition. Il la sent près de lui, oui, si porche de son corps. Fiévreusement, il ouvre un oeil, puis l’autre, tourne le cou, dépose ses agates lagons sur elle son. Cette femme aux cheveux rouge. Elle a l’air satisfaite, un léger rire glacé sort de ses lèvres pourpres, ses doigts s’amusent avec quelques mèches de feu cascadant sur ses épaules couvertes. Sa robe est noire. Elle se baisse doucement à sa hauteur. Elle est si proche à présent. Elle sent le narcisse. Elle sent l’amaryllis. Elle est aussi rouge que l’amaryllis. Sa peau est blanche, ses lèvres sont rouges. Elle s’approche de son oreille, y dépose un nouveau gloussement froid et âpre.

      - Avez-vous eu mal ? Dites-moi. D’où viennent toutes ces cicatrices ?

      Ses cheveux frôlent sa joue bouillante de fièvre. Il la voit s’écarter de son visage, il tente de bouger. N’importe quoi. Faire, quelque chose. Quelque chose. N’importe quoi. Pourtant il reste immobile, ne réussissant qu’à faire résonner les chaînes de ses liens encore une fois. ’Nous suçons les enfants par les poignets’. Son regard devient vide, il le plonge dans celui du singulier médecin assis à sa hauteur. Elle pose une main devant sa bouche carmin, camouflant un sourire mauvais. Langoureuse, elle pose ses doigts glacés sur son torse brûlant de fièvre, écarte les lambeaux de tissus des restes de ses vêtements. Il est couvert de sang. Brûlant et couvert de sang. Il grimace au contacte de son épiderme contre ses plaies fraîches. Elle s’amuse à en faire le tour. S’approche, hume l’odeur de l’ hémoglobine. S’arrête un moment, ferme les yeux. Il ne voit plus son visage. Il prend ses lèvres entre ses dents pour ne pas hurler. La furie continue ses périples épidermiques, il laisse affleurer un râle rugueux de sa gorge. Elle se soulève lentement, les yeux à moitié clos.

      - Ca ne sert à rien de crier. Vous savez. Parce que…

      ’Votre bouche est suturée. Tous vous entendront. Nous vous entendrons, et nous vous trouverons.’ Une douleur cuisante, lui dévorant le cœur. Il soulève ses jambes, soulève son torse, essai de s’en tirer. Elle le laisse l’attraper, ses longues jambes noires fixées autour de sa taille. Ses mains attachées à l’avant du fauteuil, il ne peut pas boucher. Elle laisse ses mains glisser le long de son torse, son nombril découvert, frôle son intimité, remonte le long de sa jambe. Atterrie au niveau de ses yeux. Sa tête s’est renversée sur son torse maculé. Elle aussi est couverte de sang, à présent. Devant ses iris jade, deux morceaux de chair tâché de rouge. Elle les porte à la bouche, ses deux doigts ensanglanté contre ses lèvres velours. Elle ferme les yeux.

      - Elle ne viendra pas vous sauver…

      ’Lorsque l’on n’a plus de bouche, on ne peut pas embrasser.’ L’étreinte se desserre. Il laisse tomber ses bras derrière sa tête. Cliquetis de chaînes. Elle reste contre lui, pose ses lèvres contre son torse, sa langue. Lape doucement le liquide intraveineux. Il est brûlant de fièvre. Le contacte de sa langue contre sa peau le fait frissonner. Il ne peut rien faire. L’ange au plafond lui sourit cruellement.

      - Avez-vous été un bon petit garçon ? Où est-elle à présent ? Qui aurait pu la protéger ? Auriez-vous pu la protéger ?

      Une nouvelle confrontation. Ses lèvres contre son corps. Elle dépose un baisé sur ses muscles ardents. Il tente de soulever les épaules, elle l’en empêche, déposant sa main sur ses plaies suppurantes. Il retient un grognement. Il est fier. Aussi fière qu’elle. Et il n’a pas même pu la sauver. ’Nous annihilons les bruits de lutte de l’autre côté de l’escalier’. Elle se redresse, essuie d’un revers de main le sang accumulé sur ses lèvres. Ou plutôt, étend la tache. Elle lui attrape le menton, plante ses yeux dans les siens. Confronte leurs deux mondes. Vert contre bleu. Et tout s’écroule.

      - Je sais. Vous n’auriez rien pu faire. N’ayez crainte. Je sais. Elle hurlait la mort, en bas de l’escalier, et vous… Vous. Vous étiez ligotés par les poignets. Les monstres sous votre lit vous suçaient par les poignets.

      Elle laisse échapper un petit rire arrogant, s’approche, l’embrasse fougueusement. Il ne se débat plus. L’effroi ne se lit plus que dans ses yeux. Sous visage est lisse. Son corps perd doucement de sa substance. Elle s’écarte, avant de lui abîmer les lèvres. Le sang contre ses dents qu’elle s’empresse de faire disparaître. ‘Lorsqu’on a plus de bouche, on ne peut pas embrasser’. D’un geste hâtif, elle remet en place une mèche rouge lui barrant le front. Lui tremble comme une feuille. Elle dépose ses doigts gelés sur son mentons, remonte vers son oreille gauche, passe dans ses cheveux, redescend sur son front, longe son nez, atterrie sur ses lèvres. Puis, langoureuse, elle se rapproche de son oreille, s’amusant avec son arcade, elle attend que sa respiration se stabilise avant de lui susurrer, la voix vibrante.

      - Et à présent, dites-moi. Qui viendra vous sauver… ?

      Là. La porte sonne. Un homme d’un élégance baudelairienne apparaît dans l’encadrement de la porte. Mademoiselle se soulève, s’approche du dit gentleman. Elle a le visage couvert de sang. Il lui sourit, elle aussi. Après une révérence raffinée, elle continue sa route. Lui la fait s’arrêter juste à côté de son épaule. Les yeux rués sur le patient, il articule quelques mots. La rousse sourit imperceptiblement. Leurs peaux se frôlant presque. Il soulève la nuque, fait un pas en avant, elle s’avance vers la porte, pose une main sur l’encadrement de bois noir. Se retourne. Penche la tête, ses cheveux contre l’ébène.

      - Fermez les yeux. Très cher. 'C’est plus impressionnant que ça en a l’air'.

      [ “On veut du sang d'enfants.
      Es-tu brisé ?
      Es-tu déchiré à la couture ?
      Vas-tu faire quelquechose ?
      Bouffé par les puces ? En chaleur ?
       
      On suce le sang des enfants
      On suce le sang des enfants
      On ne laissera pas le lierre grimper
      On ne laissera pas les nerveux m'enterrer
      Nos veines sont fines
      Nos rivières empoisonnées
      On veut de la viande tendre
      On veut du sang d'enfants”
      ]





    Autre chose à ajouter ;
    J'aime mes pavés. M'en tenez pas rigueur ~

    Playlists on ; Radiohead. Hail to the thief.

    Le personnage de votre avatar ; Travaux de Maria-Chan. Devianart.

    Code de Validation ; Vu par Apo' !





    Un élément de votre identité ? J'aime coudre les lèvres de mes personnages... D'un sadisme hors paire.

    Comment avez-vous connu le forum ? Partenaires.

    Un quelconque conseil ou remarque pour nous aider à l'améliorer ? Quelle question. C'est déjà parfait.


Dernière édition par Artemis X. Lendis le Mar 22 Mar 2011 - 18:30, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.   Mar 8 Mar 2011 - 8:16

Bonjour, bonjour.
Tout d'abord bienvenue sur le forum.
Ensuite, je voudrais te demander s'il est possible que tu structures un peu plus ta fiche ? Le nombre de lignes me semble largement correct mais pourrais tu aérer ton texte en faisant des paragraphes et en sautant des lignes ?
Merci d'avance cheers
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MessageSujet: Re: Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.   Jeu 10 Mar 2011 - 9:52

Bonjour,
Et merci pour votre accueil ~

On peut faire des efforts. Et ils sont faits.
Tout est rajouté. La fiche est structurée, terminée.

Bonne journée.
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Sammael Ruthven
Démon † Directeur Psychipathe
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Masculin •Lettres : 452
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MessageSujet: Re: Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.   Lun 21 Mar 2011 - 23:20

Bonsoir et désolée du temps que j'ai mis à répondre, les derniers temps étaient chargés, mais passons au plus important.

Je pense qu'il y a eu quiproquo avec Apolyobn alors que j'avais donné mon désaccord dès le départ.
En plus, je suis moi aussi particulièrement bornée, sans compter que je suis moi-même étudiante en psychologie et je vais relever les énormes bêtises que tu as dites : déjà, une psychanalyste ne sera pas acceptée sur le forum pour la simple et bonne raison que Freud a "inventé" la psychanalyse en 1896 !
Et j'aime beaucoup trop Freud pour accepter que Artémis soit "sa source d'inspiration".

Ensuite, non, il n'y avait pas que l'hypnose, Freud lui-même s'est écarté de ces théories tant aimées de son ancien professeur Joseph Bleuer à partir de 1883 : preuve qu'il y avait donc d'autres méthodes médicales avant et après. Bien sûr, il n'était pas le seul, mais je ne vais pas m'attarder plus longtemps.

J'ajouterai que, asile spécial ou non, loup-garou ou non, une femme-psychanalyste, même après les années 1890 n'est pas acceptée : les hommes-patients sont encore bien ancrés dans leur préjugés sur l'hystérie justement et les incompétences des femmes dans le domaine médicales, même si de plus en plus d'écoles scientifiques leur ouvrent leurs portes depuis 1870.

Un autre point me tracasse aussi : pour avoir un métier aussi prestigieux si l'intention première n'est pas d'aider les patients. Je me le demande, tient...

En somme : ma réponse est non.
Et pour une dernière fois : psychanalyse en 1896 !


Merci de m'écouter cette fois.

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MessageSujet: Re: Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.   Mar 22 Mar 2011 - 17:17

Fait ce que tu as à faire. Ici, ça passe en dernier lieux. Tu le sais surement, et même mieux que moi. Ça n'a pas d'importance. Il n'y a pas à s'excuser.

Ça ne sert à rien de s'énerver pour si peu. Je tiens un forum moi aussi, je sais ce que c'est. Alors, je t'en pris, je ne veux en aucun cas que ça dégénère... Ce serait vraiment dommage, surtout pour ne histoire de quiproquo, tu ne crois pas ?
Juste une chose, arrête de déformer mes paroles s'il te plait. Parce que ça me met hors de moi. Je laisse passer. Juste, ce n'est pas la première fois. Alors, fait attention, s'il te plait.

J'ai tords. Okay. Je ne m'amuserais pas avec les balises. Il faut apprendre à s'incliner.
Alors je m'incline ? Oui, je m'incline.
PHOTO.

En aucun cas Artemis ne serait la "source d'inspiration" de Freud... J'ai quelques prétentions, je l'avoue, mais en aucun cas celles-là. Ca s'appelle une boutade entre potes. Seulement.
Et puis, j'aime beaucoup trop Artemis pour accepter qu'elle soit traitée de la sorte... si je puis dire. Même si, j'en suis sûr, il n'y avait aucune mauvaise pensé derrière tes paroles.
Il faut prendre en compte que c'est une lettre que j'ai rédigé. Et puis, ce que peut penser ce type n'a strictement rien à voir avec ce que pourrait penser une personne de "bon sens", disons le nous. Non, franchement. Tout ce qui est écrit est totalement subjectif. Juste à voir, les premières lignes.
Et puis, je n'ai pas parlé que de l'hypnose. C'était un exemple. Avec mon bagage en psychologie assez étroit, je ne vais pas m'amuser à en donner d'autres. Soit. Le problème n'est pas là.

Femme. Pauvre femme. Je vais accepter ta décision. Après tout. Ce n'est pas comme si j'avais vraiment le choix ~ Je vais passer en mode patient. Sans doute. Puisque qu'aucun métier ne m'attire.

Quelque chose que je n'ai donc pas compris. Dans cet asile, on guéri les patients ou non ? Parce que là, pour moi c'était clair. Outre métier de psychologue. Parce que, si on ne guéri pas, on ne fait pas de distinction entre les métiers. Enfin, j'ai pas à discuter ce choix. Je suppose.

Sinon. Moi aussi j'ai une question. Si je fais comme ça, si je passe en mode patients, ce sera bon ? Parce que très franchement, j'm'en fou, je sais que certaines portes sont assez complexes à franchir.
Faut pas que cette bêtise me tienne préjudice.

Sinon, bonne soirée quand même.
Merci de bien lire cette fois.
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Sammael Ruthven
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MessageSujet: Re: Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.   Mar 22 Mar 2011 - 18:06

Pardon ? Je n’ai pas bien lu alors que j’avais bien demandé en premier lieu de ne pas avoir de psychanalyste sur le forum, pour s’en tenir juste à la fiche des métiers ? Et que, au final, ta fiche montre bien « profession : psychanalyste » ?

Mais passons, pour répondre à tes question : l’asile marche selon les employés concernant le soin des patients. Certains patients peuvent se sentir mieux, et dans un sens, le Middleton Asylum est plus vivable que d’autres vrais asiles victoriens. Les employés ne sont pas là pour les torturer, seulement pour les garder (les tortures possibles ne sont, malgré tout, pas sanctionnées). Les métiers sont là également pour montrer qu’il y a également une forme d’organisation et aux employés de s’y tenir par la suite. Le jeu chez eux est de garder leur existence un minimum secrète même si ils se dévoilent rapidement : installer un semblant de normalité en somme.

Ce que moi, je ne comprends pas en revanche, c’est pourquoi aucun métier ne t’attire alors que infirmière se tient sur une branche médicale, plus moindre, mais médicale quand même. Mais enfin, si tu as une autre vision de l’emploi et que tu préfères opter pour le groupe des patients, je veux bien voir ce que donnera ta fiche pour une patiente (en sachant qu’une lycan peut toujours être patient, les deux groupes sont possibles pour les créatures, donc si tu veux garder sa nature).

Enfin, je te souhaite bonne chance et à bientôt, j’espère que j’arriverai à répondre plus vite une fois que ta fiche sera prête.

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MessageSujet: Re: Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.   Mar 22 Mar 2011 - 18:27

Tu sais, je crois qu'entre nous, ça peut durer longtemps ce genre de chose ♥
Non, je ne crois pas, puisque voilà que la boucle se retrouve bouclée, dommage !
C'est à moi de faire table rase.

Ça... Je l'ai noté après avoir reçu la "bénédiction" d'Apolyon. Un joli "A débattre" était posé à sa place. Ça a été modifié. Ça sera modifié. Ce n'est plus important.
Le travail, et tout ça. C'est difficile à gérer.

Infirmière ? J'accepte. C'est déjà pas mal, pour une femme ~
Ça donnera à Artemis le statut plus ou moins "privilégié" que je voulais qu'elle ai.
Mais, juste une chose. Est-ce que je devrais réécrire le teste RP dans ce cas. C'est que ça prend du temps ce genre de chose. J'aimerais le savoir à l'avance pour m'y atteler.

Sinon.
Prend ton temps. Je me répète, mais je sais ce que c'est. Je ne te dérangerais pas avec ça.
Pas avec ça.

Bonne soirée et merci pour le reste.
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Sammael Ruthven
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MessageSujet: Re: Artemis X. Lendis | Your Own Lady Phantom.   Jeu 24 Mar 2011 - 14:44

Pour le Test-RP, non, ça ira : ça lui donne un côté plus privilégié, mais je vois que le travail au moins est fourni et ce n’est pas comme si tu passais de médecin à femme de chambre, etc. ça reste dans une même lignée.

Je rappellerai juste ce que Apolyon a fait remarqué : pense à aérer tes textes durant les RPs, et peut-être passer par BonPatron de temps en temps, je n’ai pas vu des fautes immondes non plus, mais surtout d’inattention je pense.


Je pars rajouter ton rang et bon jeu !

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