Mad Asylum
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Enfin, pas vraiment : vrai phénix, il s'est dépêtré de ses cendres et a fini par renaître quelque part, faisant peau neuve, URL neuve.

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 Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish

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Castiel Aterius
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MessageSujet: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Mar 6 Oct 2009 - 22:49

-Je te remercie Castiel… Je me doutais que tu avais un très bon fond. Je ne t’obligerais pas à partir, mais, je me permets également un conseil ; fais très attention, ne te laisse pas séduire.

Castiel écouta ce que disait la jeune femme avec attention et lui offrit un sourire malgré le ton sans espoir de sa voix. Après tout, il était heureux à Middleton alors son scepticisme ne le touchait pas le moins du monde.
Elle ouvrit ensuite la porte puis, s'en alla, disparaissant rapidement dans les ombres du couloir.

Il resta perdu dans ses pensées. Où allait-elle à présent ? Qu'allait-elle faire ? Il s'interrogeait sur ses motivations. Quoiqu'il en soit, il devait impérativement remplir sa mission et aller prévenir monsieur le Directeur.

Il attendit quelques instant puis, lorsqu'il fut sur et certain que la jeune femme s'était bel et bien volatilisée, il sortit précipitamment de son lit. Le garçon enfila ensuite ses bottines qu'il laça par dessus les grosses chaussettes de laine noire qu'il portait avant de se précipiter dans le couloir simplement vêtu de ce qui lui servait de pyjama à savoir, une chemise blanche mal boutonnée et trop longue qui lui couvrait les mains et lui arrivait à mi-cuisse et un petit short noir qu'il avait découpé dans une culotte usée jusqu'à la trame.

Une fois dans le couloir, son rongeur sur ses cheveux en bataille et sa poupée sous le bras, Castiel réfléchit aux endroits où pouvait être le Directeur à une heure pareille. La bâtisse était si grande ! Cela lui prendrait probablement longtemps avant qu'il ne le trouve.

Il se mit en marche à travers le couloir mal éclairé et traversé de courant d'air. L'enfant frissonna tandis que la chair de poule envahissait ses bras. Il chercha dans la salle de bain puis dans la salle de détente et dans la bibliothèque tout en appelant l'homme.


-Monsieur Sammael ! Monsieur Sammael !

Ne trouvant rien, le garçon se planta devant l'escalier essayant de trouver le courage de se rendre au deuxième étage. Il n'y était jamais allé car là-haut se trouvaient les quartiers des membres du personnels et du Directeur ainsi que le bureau de celui-ci dont l'entrée était interdite sous peine de mort ou pire. La seul pièce du deuxième étage qu'il aurait put utiliser était le fumoir mais il ne fumait ni ne chiquait.

Castiel inspira profondément et saisit son courage à deux mains. Il avait une mission à accomplir et comptait bien la remplir et rendre son cher directeur fier de lui. Il grimpa les marches et se retrouva dans un couloir plongé dans le noir, simplement éclairé par la Lune et les étoiles. Le jeune français devina qu'il n'y avait pas de lumière car les membres du personnel étant tous -ou du moins la plupart, à ce qu'il en savait- des créatures, il se doutait qu'ils voyaient tous plus ou moins parfaitement dans le noir. Une fois arrivé, il se dirigea vers le fumoir en appelant toujours quoique beaucoup moins fort qu'avant.


-Monsieur Sammael ! Monsieur Sammael ! Où, où, où êtes vous ?

Il ouvrit la porte mais la pièce était vide. Castiel regagna le couloir qui fut alors balayé par un courant d'air qui fit frissonner encore une fois le garçon. Il traversa alors le couloir jusqu'à une majestueuse double porte en ébène décorée de délicates arabesques et de liserés d'or. Aucune lumière ne filtrait de sous la porte mais cela ne voulais rien dire.

Castiel inspira encore une fois profondément puis leva son bras droit, sans prendre garde au fait que son épaule était découverte, puis frappa trois coups timides. Sa voix, rendu fluette par la peur, trembla légèrement.


-Monsieur Sammael ? Est-ce que vous êtes, êtes, êtes là ?

[Ayé ! Alors qu'en dis-tu ? J'espère que ça t'as plus ^^]
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Sammael Ruthven
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MessageSujet: Re: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Jeu 8 Oct 2009 - 19:44

    Ses maigres pattes s’emmêlaient avec les longs doigts qui lui servaient de sol, ses minuscules pieds qui survolaient la peau diaphane et à la fois chaude comme le sable en plein désert. Bien sûr, une araignée qui avait passé sa courte vie à Londres ne pouvait connaître cette désagréable sensation que de sentir une multitudes de morsures brûlantes sous soi lorsqu’on traverse un banc de sable exposé aux rayons de l’Astre du Jour.
    Mais qu’importe ce que pouvait endurer chaque jour ses cousines éloignées qui foulaient de leurs pattes, trois fois plus grandes que les siennes, un sol aussi mouvant que le corps d‘un serpent. Car actuellement, sans qu’elle le sache, cette petite araignée-là parcourait la peau d’un démon. Se démarquant de cette forme laiteuse grâce à son petit corps noire et velue.

    Les yeux luisants de Sammael observaient la petite bestiole qui ne cessait de gesticuler sur sa main, courant à une vitesse folle. Dans la pénombre, près du feu si familier, le démon réfléchissait si l’araignée pourrait survivre encore longtemps à cette situation, qui n’était que paisible en apparence…

    Il crut entendre une voix lointaine, très lointaine l’appeler, mais son attention restait focalisé sur la mygale en miniature.

    D’un geste doux et bienveillant, Sammael plongea sa main dans le feu qui brûlait dans la cheminée près de lui. Alors que les flammes léchaient avec vivacité le bois, déchirait de leurs crocs brûlants les branches, le feu s’en prenait désormais à l’araignée qui était restée sur la main de la créature des Enfers.
    Son corps se retrouva dénudé de tout poil, devenant nu et d’avantage sombre. Dans un mouvement qui exprimait toute sa douleur, les pattes de l’araignée vinrent se recroqueviller sous son petit abdomen tout rond. Ne formant qu’une boule, ressemblant à une bulle de racines enchevêtrées, le cadavre roula au creux de la paume de Sammael. Ce dernier ne retira pas immédiatement sa main du piège enflammé, ne ressentant aucune souffrance, ne se laissant marquer par aucune blessure.

    Mais le démon fut contraint de quitter ces flammes lorsqu’il entendit toquer à la porte. La lointaine voix, celle qu’il avait cru entendre il y a quelques minutes tout juste, était devenue plus claire ; c’était Castiel, aucun doute.


    -Monsieur Sammael ? Est-ce que vous êtes, êtes, êtes là ?

    Le directeur sourit ; aucun doute, il n’y avait que lui qui avait cette manie amusante de répéter trois fois les quelques mots qui construisaient ses phrases d’enfant encore innocent. Dans un mouvement agile et aux tons de la bestialité, le démon se releva, quittant le sol, quittant la cheminée, avant de se diriger vers la porte.

    Il l’entrouvrit. Sans le bruit de la poignée, on pouvait difficilement voir, dans la pénombre, que la porte venir de s’ouvrir légèrement, d’autant plus que la stature de Sammael cachait le feu de cheminée. Il fut ravit d’apercevoir le visage de son patient. Ravi de revoir Noxus qui reposait sur la tête du petit français.

    Le démon tendit une main, dépassant l’encadrure de la porte. Aussi lentement que le ferait un serpent, puis, aussi vivement que le prédateur sifflant, Sammael agrippa le bras du jeune garçon et l’entraîner dans le bureau.

    Le bureau était plus éclairée que le couloir, bien que la pénombre avait une teinte de miel plutôt sombre. Le papier peint était caché par d’immenses étagères en acajou, qui devenaient aussi sombre que la suie. Bien que la journée n’était pas encore finie. En réalité, d’épais rideaux en velours cachaient consciencieusement les fenêtres. De toute façon, le soleil n’osait se montrer aujourd’hui, et ses faibles rayons n’arrivaient pas à transpercer les nuages, le rideau était donc largement suffisant !

    Sammael, dans un claquement de doigts, alluma deux ou trois chandeliers qui étaient éparpillés dans la pièce, mettant le garçon et sa vue humaine à leur aise.
    Mais la lumière n’était peut-être pas la bienvenue ; dans l’obscurité, on ne voyait pas distinctement combien Sammael avait changé depuis que l’ange était arrivé. Il avait remonté une manche de sa veste (qui, soit dit en passant avait légèrement brunît à cause de feu) et on y voyait son bras, aussi blanc et diaphane que la peau d’un mort et sèche comme le papier. Par conséquent, Les veines bleutés qui marquaient sa chair étaient loin d’être discrètes. On pouvait voir, grâce aux ombres combien il semblait mince et bien plus élancé que la dernière fois. Il ressemblait presque à une ombre. Son physique ne donnait pourtant pas l’impression qu’il était faible ; les cornes qui étaient à peine voyantes étaient déjà suffisamment aiguisées et ses yeux luisants comme un brasier infatigable étaient un avertissement persuasif.
    Sans oublier ses ongles qui étaient plus longs sur ses doigts effilés et sa colonne vertébrale qui était à présent une série d’épines ressemblant à celles des roses les plus cruelles.

    C’est pourtant d’une voix douce que le directeur invita le garçon à s’asseoir. Et d’une démarche tranquille et leste, le démon s’assit en tailleur sur son bureau, là où les piles de papier le lui permettaient. Manière plutôt inhabituelle pour le jeune homme, mais il n’était pas d’humeur à être courtois, ni à jouer au parfait gentleman.
    Il rejoignit ses deux mains ensemble, entrelaçant ses doigts semblables au lierre et appuya son menton sur cette union. Son sourire s’élargit, qui causait une ressemblance frappante avec le chat du Cheshire puisque la pénombre cachait à moitié le visage, tandis que ses dents acérées luisaient grâce aux quelques bougies allumées.


    -Alors, Castiel ? Que me vaut cette visite ?


[Voilà ! J'espère que ça ira~
Et merci à propos du nouveau design ! J'espère que l'avatar va aussi !
Ah ! Et autre chose ! J'adore le titre du topic ! Waaah~ C'est repris de "Interview with a Vampire" ?]

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Castiel Aterius
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MessageSujet: Re: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Ven 9 Oct 2009 - 6:53

Le garçon attendit quelques instants avant d'entendre la poignée tourner. La porte s'entrouvrit doucement laissant apparaître la silhouette du directeur dans la pénombre de la pièce, les yeux rouges luisant d'amusement, visiblement ravi.

Le jeune homme agrippa son bras mince et le fit pénétrer dans le bureau sans que Castiel ne tente de l'en empêcher. De toute façon, il n'en avait pas envie.

Le petit brun regarda avec curiosité l'antre de son cher directeur. Un feu crépitait joyeusement dans l'âtre et les murs étaient couverts d'étagères qui elles-mêmes croulaient sous les divers livres, documents et autres. De lourds rideaux de velours cachaient le soleil timide de cette fin de soirée et donnaient une atmosphère très chaleureuse à la pièce. Bref, il trouvait que c'était un endroit parfait pour travailler.

Castiel observa le démon alors qu'il allumait quelques chandelles en claquant simplement des doigts. Les yeux pairs du garçon s'écarquillèrent de surprise et de ravissement. Il aurait tant voulu être capable de faire des choses aussi formidables et prodigieuses.

Il se concentra alors sur son hôte et s'aperçut du changement qui semblait s'être opéré en lui. Il paraissait plus grand mais également plus mince, comme émacié, sa peau était si pâle qu'elle en semblait transparente, et le bleu des veines tranchait nettement sur le bras découvert de l'homme; D'ailleurs, Castiel se rendit compte que sa manche était légèrement roussie. Ses yeux luisaient, comme envahi d'un intense feu intérieur. Enfin, ses ongles tenait plus des griffes que d'autre chose et son épine dorsale saillait douloureusement.

Malgré son apparence pour le moins déroutante, le français n'était pas dégouté ou même effrayé par Sammael. Surtout lorsque celui-ci lui parla d'une voix si douce pour lui offrir un siège. Le garçon ne se fit pas prier et s'installa dans un profond fauteuil tendu de velours prune puis croisa ses fines jambes pâles.

Le directeur, lui, se dirigea vers son bureau et grimpa dessus avec souplesse, s'asseyant en tailleur au milieu de ses papiers. Castiel, bien qu'étonné par cette attitude inhabituelle chez un tel gentleman, sourit au directeur, amusé au plus haut point. L'homme croisa les mains sous son menton et le regarda en souriant tel le Chat du Cheshire, faisant scintiller ses dents.


-Alors, Castiel ? Que me vaut cette visite ?

Le français cala Jézabel dans son giron tandis que Noxus dégringolait lestement son corps avant de rejoindre Sammael sur lequel il grimpa, reconnaissant son ''créateur''.

Il ne répondit pas tout de suite à la question de l'homme mais ne put retenir la remarque qui lui vint à l'esprit.


-Vous savez Monsieur Sammael, vous ne devriez pas sourire de cette façon. C'est la marque de fabrique de Casper, Casper, Casper. Il ne serait pas très content si vous lui volez son sourire.

Se disant, le garçon observa le visage de l'adulte un peu inquiet de la réaction de celui-ci face à sa remarque tout en en triturant nerveusement savpoupée de chiffon. Il regarda autour de lui et repéra Cory appuyé contre un mur. Cela lui donna le courage de continuer.

-Si je, je, je suis là c'est à cause … à cause de …

Il ne savait pas pourquoi mais il ne parvenait pas à le dire malgré le désir intense qu'il avait de se confier à son directeur. Il ouvrait la bouche et remuait les lèvres mais aucun son ne sortait. Il réessaya.

-C'est parce qu' … est venu me voir et m'a parlé, parlé, parlé. … m'a fait peur !

Et il n'y avait pas que cela qui lui faisait peur ! Il n'arrivait pas à parler ! La panique commençait à le gagner. Il leva la tête et plongea ses yeux dans ceux du démon.

-Je n'arrive pas à le dire, dire, dire. Qu'est-ce qui m'arrive ?!

[J'espère que ça ne te dérange pas ce que j'ai fais, je voulais juste mettre un peu de suspens dans le Rp ^^! En tout cas, j'ai adoré ta réponse ! Et merci pour l'avatar, c'est parfait !]
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Sammael Ruthven
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MessageSujet: Re: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Ven 9 Oct 2009 - 18:26

    Le garçon s’installa sur un fauteuil face au démon, sans afficher aucun sentiment de crainte. C’Est-ce point que Sammael adorait tant chez Castiel, chez les humains qui lui ressemblaient ; quoiqu’il arrive, ils ne semblaient pas effrayés. Au lieu de trembler en Enfers, ces personnes seraient sûrement capable de gambader parmi ces flammes éternelles. Bien sûr, l’amusement de Sammael redoubla.
    Et comme si les mots sortaient spontanément de sa bouche, Castiel fit remarquer ;


    -Vous savez Monsieur Sammael, vous ne devriez pas sourire de cette façon. C'est la marque de fabrique de Casper, Casper, Casper. Il ne serait pas très content si vous lui volez son sourire.

    Le démon se pencha légèrement, sans perdre son rictus.

    -Qu’importe ! Il n’en saura rien si tu ne lui dis rien… Et puis, les démons et les Shinigami ne se sont jamais bien entendus…

    Sammael finit sa phrase dans un murmure en laissant son regard promener sur la pièce. Pourtant, bien que les démons et les Shinigami appartiennent à des camps totalement opposés, Sammael et Casper ne s’étaient, jusqu’ici, jamais querellés sur quoique ce soit. Le démon était arrivé bien après la « vieille » faucheuse et leur rencontre avait été plutôt froide… Et pourtant, le Shinigami avait un caractère assez facile à vivre et Sammael avait obtenu de lui un croque-mort amusé par son travail. Par la suite, ils étaient devenus neutres concernant leurs origines respectives.

    Après cette petite remarque, Sammael fixa le patient d’un air insistant jusqu’à ce qu’il lui réponde enfin.


    -Si je, je, je suis là c'est à cause … à cause de …

    Une réponse tellement insuffisante. Le démon décrocha le croissant de Lune qui ornait ses lèvres pour adopter une visage plus sérieux. Il arqua un sourcil, patientant avant de connaître la suite. Mais il aurait pu éclater de rire comme une détraqué ou rugir de colère comme une bête sauvage que rien n’aurait changer ; le petit français était incapable de prononcer la suite de ses pensées.

    -C'est parce qu' … est venu me voir et m'a parlé, parlé, parlé. … m'a fait peur !

    Dans un haussement d’épaules, Sammael répondit d’une voix distante.

    -N’importe quoi pourrait te faire peur ici.

    Il accueillit Noxus qui avait grimpé jusqu’à lui, plantant ses petites griffes dans le bureau en bois. Sammael sépara ses mains pour tenir le petit chinchilla. Après l’araignée, c’était au tour du rongeur de parcourir ses mains. Mais contrairement à l’ancien compagnon ; Noxus ne brûlerait pas dans un simple feu de cheminée… Au contraire, il ressortirait la robe plus noire et le regard plus vif.

    -Je n'arrive pas à le dire, dire, dire. Qu'est-ce qui m'arrive ?!

    Lâcha Castiel d’un air paniqué, fixant dans les yeux le démon.
    Le sourire de Sammael ne réapparut pas. Ses longs ongles grattèrent le dos si fragile, en apparence, du rongeur.


    -Quoi donc ? Ta langue s’est bloquée contre ton palet ? Deviendrais-tu muet ?

    Demanda Sammael, devenant de plus en plus ombrageux. Noxus entama sa course sur le bras du démon, s’accrochant à la chemise du directeur grâce à ses griffes, tandis que Sammael fixait Castiel d’un air plutôt impatient.
    Le directeur déplia ses jambes pour les laisser reposer contre la paroi du bureau. Ses jambes si longues qu’elles en venaient à toucher le sol sans aucune difficulté.


    -Décide-toi à parler, Castiel, ou sors… Je n’ai pas de temps à perdre.

    Rajouta Sammael d’une voix ferme et aux tons presque fulminants. Il se leva avec rapidité, le visage qui abordait une expression profondément contrariée.
    Mais un détail le retint ; Noxus courait sur ses épaules, accédant à son deuxième bras. Il remuait son museau de suie dans toutes les directions et tâtonnait la peau du démon avec ses doigts crispées ; il semblait étrangement excité, alarmé…

    Enfin, les lèvres du démon s’étirèrent à nouveau. Il recommença à caresser le rongeur et l’attrapa dans sa main. Il l’amena face à lui, plissant ses yeux de sang.


    -Que t’arrive-t-il Noxus ? Quelque chose ne va pas ?

    Sammael appuya lourdement sur les mots d’une voix sifflante. Quittant définitivement le bureau, il commença à contourner le fauteuil où était installé Castiel. Il posa délicatement le rongeur sur la tête de son propriétaire et s’appuya sur ses coudes, au sommet du dossier du fauteuil.

    -Je suppose, Castiel, que tu as remarqué combien j’avais changé. Mais ce n’est pas pour mon propre plaisir, loin de là… C’est même contrariant de devenir comme ça… Et Noxus non plus, ne semble pas du tout au mieux de sa forme. Aurais-tu vu quelqu’un qui pourrait être… Indésirable ? Quelqu’un a qui je refuserai catégoriquement d’ouvrir les portes de l’asile ?

    Le démon finit ses propos d’une voix leste, devenant soudainement plus amicale. Et d’un air bien plus accueillant, il posa une de ses mains sur la joue de Castiel. Il était capable de comprendre ce qui n’allait pas ; mais l’entendre de la voix naïve de l’enfant serait bien plus amusant !

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MessageSujet: Re: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Ven 9 Oct 2009 - 22:45

Castiel était bouleversé de voir Sammael, d'habitude si calme, perdre patience. Surtout si c'était à cause de lui. Les yeux habituellement d'un rouge vif, s'assombrissaient peu à peu jusqu'à prendre la couleur du sang séché.

Il le regarda alors qu'il caressait le corps luisant comme une nappe de pétrole du rongeur de ses grandes mains pâles.


-Quoi donc ? Ta langue s’est bloquée contre ton palet ? Deviendrais-tu muet ?

Le garçon ne put s'empêcher de frissonner en entendant cette voix coléreuse et tendue. Bien qu'il n'avait pas vraiment peur de son directeur, il n'oubliait pas que ce dernier était un démon et donc capable de faire des choses qui dépassaient l'imagination, dans tous les sens du termes. L'homme déplia ses longues jambes et les posa à terre.

-Décide-toi à parler, Castiel, ou sors… Je n’ai pas de temps à perdre.

Sammael était de plus en plus en colère et le pauvre Castiel essayait de toutes ses forces de parler mais il n'y arrivait pas ! Ses lèvres remuaient mais aucun son n'en sortait !

Le petit français fit de nouveau attention à son environnement lorsqu'il entendit l'homme s'adresser à Noxus qui semblait prit de folie tant il était excité.

Puis, sans que Castiel n'y comprenne quoique ce soit, le directeur sembla se calmer. Il descendit du bureau, s'approcha de l'enfant, et contourna le fauteuil déposant le chinchilla sur les boucles noires. Il posa ensuite ses coudes sur le dossier surplombant ainsi le garçon qui leva la tête vers l'homme, plongeant dans les profondeurs sanguines de son regard.


-Je suppose, Castiel, que tu as remarqué combien j’avais changé. Mais ce n’est pas pour mon propre plaisir, loin de là… C’est même contrariant de devenir comme ça… Et Noxus non plus, ne semble pas du tout au mieux de sa forme. Aurais-tu vu quelqu’un qui pourrait être… Indésirable ? Quelqu’un a qui je refuserai catégoriquement d’ouvrir les portes de l’asile ?

La voix du jeune homme n'était plus dure, tranchante et sifflante comme auparavant, elle avait retrouvé sa douceur insidieuse caractéristique tandis que son visage était plus détendu. Lorsque la main fine se posa sur sa joue rosie, Castiel ouvrit de grands yeux surpris avant de les fermer, savourant le contact chaud sur sa peau froide.

Il était heureux d'avoir retrouver son directeur et contait bien ne plus jamais le mettre en colère. Et pour cela, il devait réussir à accomplir sa mission. Comme
quelque chose l'empêchait de le lui dire, il utiliserait d'autres moyens.

Il hocha donc la tête en réponse à la question de l'adulte avant de lui répondre.


-C'est ça ! Une personne, une femme, est venue, venue, venue me voir. Et je pense, non, je suis sur que c'est … de elle dont vous parliez lorsque vous, vous, vous m'avez demandez de … enfin vous savez, de vous prévenir.

Il fit basculer sa tête en arrière, contre le bras de Sammael et soupira, comme fatigué. Il ne savait pas ce qu'il avait mais maintenant qu'il n'était plus du tout sous l'influence de la présence de Cassandra, il se sentait plus lourd, plus triste. Il ne savait pas pourquoi.

-Elle m'a posé des questions et m'a dit qu'elle était ici depuis, depuis, depuis deux semaines. Et qu'elle était un … un ….

Il avait l'impression d'avoir un blocage, comme si on l'empêchait de dire au démon ce qu'il savait, comme si on ne voulait pas qu'il le prévienne. Il tenta donc de contourner le problème.

-Vous savez, dans les églises avec des ailes, ailes, ailes blanches. Et bien elle a dit qu'elle était cela.

Il rouvrit enfin ses paupières afin de rencontrer le regard rubis du directeur.

-Vous voyez de quoi, quoi, quoi je veux parler, n'est-ce pas ?
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Sammael Ruthven
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MessageSujet: Re: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Dim 18 Oct 2009 - 16:03

    La culpabilité devait empêcher Castiel de prononcer ce bête mot « ange »… Sammael avait deviné que l’enfant venait de rencontrer cette proie ailée, mais qu’il dénonce ce volatile aurait été plus plaisant.

    -Vous voyez de quoi, quoi, quoi je veux parler, n'est-ce pas ?

    Sammael pencha sa tête en signe de compréhension. Il se hissa sur le dossier du fauteuil, ne retirant pas son bras où reposait la tête du petit français. Dorénavant, le démon ressemblait trait pour trait à une gargouille qui ornait une chapelle sacrée. Son sourire aurait servi d’avertissement, tellement il était malsain.

    -L’ange s’est donc montré, et je suis ravi de te voir ici, Castiel, pour me prévenir.

    Au fur et à mesure, le démon se laissa glisser vers l’un des accoudoirs du fauteuil. La gargouille reposait auprès de l’enfant à présent, l’attirant contre elle. Sammael ressentait tout l’épuisement, toute la fatigue qui émanait du patient, mais il n’y prêta aucune attention ; son esprit restait focalisé sur l’ange, essayant d’y placer une apparence, un visage.
    L’enfant ne l’avait pas seulement prévenu de sa présence, il avait également informé le directeur que son ennemi rôdait aux alentours depuis près de deux semaines. Une autre précision ; c’était une femme. Du moins, en apparence… Mais c’était trop peu pour pouvoir la retrouver aisément.

    Les bras noueux du démon se resserrèrent autour de l’enfant. L’enfermant dans une étreinte chaleureuse et d’une gentillesse totalement déformée, désillusionnée par l‘ambiance trop noire. C’était comme lorsque les lampes viennent de s’éteindre et que les ombres commencent à prendre vie, que la vie des fantômes d’ébène prend son court. Mystérieuse, elle en devient alors terrifiante.


    -Et quel est son nom ? L’a-t-elle dit ?

    Murmura la créature. Sa voix de velours jurait pourtant avec son sourire carnassier. Ses longues jambes étaient collées contre son torse, s’accordant étrangement avec ses bras étonnement élancés.

    -Je suppose également qu’elle est blonde ? D’une peau laiteuse et le teint clair et frais ? La voix cristalline ? La douceur incarnée ?… Ces saletés de volatiles manquent cruellement d’originalité… Depuis des siècles, leur apparence ne change pas ! Ils resteront ces misérables petits chérubins purs et innocents…

    Pesta Sammael, ses intentions se montrant plus tranchantes. Il égara son regard vers la cheminée, le feu qui y flambait lui donnait toutes sortes d’idées dédiées à faire fondre l’ange dans mille tortures, employant le feu, la glace… Qu’importe, tant que ses ailes se mettaient à noircir et à pourrir.

    Dans un soubresaut, Sammael resserra son étreinte et glissa totalement sur le fauteuil en tenant le garçon dans ses bras malingres.


    -Mais que t’arrive-t-il, Castiel ? Tu me sembles bien triste… Pas effrayé, mais triste !

    Remarqua le démon, fixant le regard de l’enfant. Un sentiment de peur aurait pourtant été plus compréhensible. Mais son humeur n'avait que le goût âcre de la culpabilité. De l'accablant chagrin.
    Oh bien sûr, le démon comprenait que les Humains pouvaient -bien trop souvent à son goût- ressentir la culpabilité, surtout quand cela concernait les anges, ces êtres si doux et capables de chassé leurs tourments. Sammael aurait, en tant normal, décidé de se contenter de la satisfaction qu’il ressentait de se rapprocher de plus en plus de sa proie, mais non ! Il voulait à présent tirailler la tristesse de l’enfant.


    -Tu es malheureux ? Malheureux de m’avoir vendu l’identité de ce grotesque chérubin ? Mon pauvre enfant…

    Lâcha-t-il d’un ton doucereux tout en caressant les cheveux de Castiel, effleurant en même temps Noxus dont les petites griffes s’emmêlaient avec les mèches du garçon.

    -Je me demande si tu aurais ressenti autant de tristesse si ce ange était parvenu à m’assassiner…

    Avoua Sammael, métamorphosant ses paroles dans une innocence indécise.

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Castiel Aterius
Humain † The Mad French Touch
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MessageSujet: Re: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Dim 18 Oct 2009 - 23:15

Malgré le compliment que lui adressa Sammael, Castiel ne pouvait pas oublier sa colère précédente et cela lui pesait.

Le démon se coula sur l'accoudoir, contre le garçon qu'il enserra dans ses bras, le plaquant contre so corps chaud et déformé. L'enfant savoura pleinement l'étreinte, enfouissant son nez dans le cou ivoirin. Il inspira profondément, emplissant ses poumons du parfum de musc et de santal un peu âpre et légèrement sulfureux qui se dégagea de l'homme. Le petit français se sentait tellement bien entre ses bras que pour rien au monde il n'aurait voulu que cela s'arrête.

Comme s'il avait lu dans ses pensées, le directeur resserra son embrassade. Puis il parla de sa voix si suave et mielleuse qui rendait Castiel tout bizarre.


-Et quel est son nom ? L’a-t-elle dit ? Je suppose également qu’elle est blonde ? D’une peau laiteuse et le teint clair et frais ? La voix cristalline ? La douceur incarnée ?… Ces saletés de volatiles manquent cruellement d’originalité… Depuis des siècles, leur apparence ne change pas ! Ils resteront ces misérables petits chérubins purs et innocents…

Encore une fois, la colère gagnait Sammael faisait se raidir l'enfant dans ses bras. Il ne voulait pas que son cher directeur s'énerve ainsi. Après tout Cassandra avait l'air tout sauf dangereuse et surement qu'il n'allait en faire qu'une bouchée. Alors pourquoi s'irriter ainsi ? Il était vrai cependant que Castiel aurait lui aussi été en colère si un intrus était entré chez lui -ce qui techniquement était vrai puisqu'il considérait Middleton comme son chez lui- pour parler d'ange et de religion.

Ce que dit ensuite Sammael le prit totalement au dépourvu.


-Mais que t’arrive-t-il, Castiel ? Tu me sembles bien triste… Pas effrayé, mais triste ! Tu es malheureux ? Malheureux de m’avoir vendu l’identité de ce grotesque chérubin ? Mon pauvre enfant…

Quoi ?! Comment ?! Avait-il bien entendu ?! Monsieur Sammael pensait vraiment qu'il était triste d'avoir dénoncé Cassandra, d'avoir accomplit la mission qui lui avait été confié ! Etait-il donc si mauvais pour que le directeur puisse penser cela de lui ? Il n'était pas du tout triste pour cela ! Il sentit les larmes affluer à ses paupières mais il les contint vaillamment lorsqu'il sentit les longs doigts de l'homme dans ses cheveux.

-Je me demande si tu aurais ressenti autant de tristesse si cet ange était parvenu à m’assassiner…

Cette phrase, prononcée si doucement comme un constat, brisa complètement les digues de ses larmes, déjà affaiblit par la fatigue, qui coulèrent à flot sur ses joues. Il s'accrocha désespérément au col de Sammael, de lourds et douloureux sanglots secouant son corps. La perspective de la mort de l'homme l'anéantissait plus surement qu'une armada de prêtres en quête d'exorcisme. Mais ce qui lui brisait le plus le cœur, qu'il semblait penser que l'enfant désirait sa mort. Or, il n'y avait rien de moins faux.

L'emprise qu'exerçait le démon sur Castiel venait de se refermer, totalement et sans retour en arrière possible.

Le garçon tenta alors de s'expliquer à travers ses larmes, oubliant presque de tiquer.


-Non ! Je ne veux...veux p...pas que vous mourriez ! Il n...ne faut, fait, faut pas que Cassandra vous fasse du mal ! J'étais triste par...parce que je vous ai mis en co...colère ! Je v...voulais pas, je voulais bien remplir ma, ma, ma mission mais je n'ai pas ré...réussis !

Il s'enfouit encore plus contre le corps chaud et ses pleurs se tarirent peu à peu. Il poussa un sourire encore plein de larmes tandis qu'un sanglot secouait son corps de temps en temps. Des tremblements agitaient ses mains comme un enfant en proie à une profonde tristesse.

Il ferma les yeux, essayant de toutes ses forces d'occulter l'horreur indicible qu'il ressentait à l'idée de la mort de son directeur.

La profonde lassitude qui suit une grosse crise de larmes s'abattit sur lui. Il battit des paupière afin de ne pas se laisser gagner par l'engourdissement. Il ne voulait pas dormir. Pas encore.
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Sammael Ruthven
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MessageSujet: Re: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Lun 26 Oct 2009 - 20:50

    Ses paroles néfastes laissèrent Castiel en pleur, ses deux yeux, aux couleurs différentes, se remplirent de larmes amères. D’une voix entrecoupe de hoquets, le jeune patient lui répondit ;

    -Non ! Je ne veux...veux p...pas que vous mourriez ! Il n...ne faut, fait, faut pas que Cassandra vous fasse du mal ! J'étais triste par...parce que je vous ai mis en co...colère ! Je v...voulais pas, je voulais bien remplir ma, ma, ma mission mais je n'ai pas ré...réussis !

    Sammael était certain d’avoir Castiel blottit contre son aile osseuse, que malgré sa colère précédente, le jeune Humain resterait dans son camp. Il se rapprocha du corps du directeur, les soubresauts l’assaillaient à mesure qu’il tentait de clamer ses pleurs, de contrôler ses larmes. Le démon resserra son étreinte avec un large sourire.

    -Quel adorable enfant tu es, Castiel. Je ne demande pas un tel service à n’importe qui, et le fait que tu sois dans mon bureau ne peut que me donner une meilleure image de toi.

    La voix suave du démon s’accorda avec son étreinte protectrice.

    -Je me suis emporté trop vite et inutilement, mais c’est désormais fini.

    En guise de preuve, le jeune homme afficha un large sourire. Puis, il s’écarta légèrement de l’accoudoir du fauteuil avant de se lever, gardant un bras derrière le dos de Castiel et plaçant l’autre sous ses jambes pour le porter.
    D’une démarche facile, inchangée malgré le poids en plus du garçon, le démon se plaça devant la cheminée ; il sentait la fatigue du garçon et la chaleur le bercerait sans doute.

    Cassandra ne pouvait-être que l’ange, et bien que ce n’était sûrement pas son vrai nom, c’était suffisant. De plus, Sammael se faisait facilement une idée de son apparence. Les anges ne changeaient pas de ce côté-là.
    Gardant l’enfant contre lui, le jeune homme fixa les flammes.


    -Tu m’as rendu un grand service, Castiel, tu as répondu à mes attentes.

    Il posa ensuite un genou à terre et passa sa main sur le visage du garçon. Les larmes passées brouillaient ses pupilles, mais sa fatigue était indéniable. Une faiblesse qu’il pouvait s’accorder, puisque le démon n’avait aucune envie de lui faire du mal. Du moins, pour l’instant. Car le garçon s’était montré plus utile que les pauvres fous qui arpentaient les lieux… Il lui avait permis d’avoir une longueur d’avance comparé à Cassandra.
    Sammael retira sa chemise, puis, il la disposa sur Castiel, comme une couverture de fortune. L’une des deux manches était pourtant noircie et la surface du dos était mutilée à cause de la colonne vertébrale du monstre. Tandis que sa peau, grâce à la lumière, laissait apparaître toutes les veines qu’elle dissimulait comme des toiles d’araignées tatouées au noir violacé.


    -Tu m’as l’air bien fatigué. Et tu luttes contre le sommeil alors que tu es en sécurité.

    Lui dit paisiblement la créature, faisant une allusion à l’ange qui, pour le moment, ne rôdait pas aux alentours. Si Sammael avait la capacité de s’endormir, il aurait sûrement succomber à la fatigue dans un sentiment de bienheureux, car désormais, il était lui-même en sécurité. Mais le sommeil était inefficace contre lui et il était justement trop heureux. Tellement ravi d’en avoir apprit tant en si peu de temps.

    -Jamais je n’autoriserais Cassandra à venir vous enlever. Et je n’ai pas non plus l’intention de mourir de sa main.

    Ajouta Sammael avec assurance.

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Castiel Aterius
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MessageSujet: Re: Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish   Jeu 29 Oct 2009 - 23:38

-Quel adorable enfant tu es, Castiel. Je ne demande pas un tel service à n’importe qui, et le fait que tu sois dans mon bureau ne peut que me donner une meilleure image de toi. Je me suis emporté trop vite et inutilement, mais c’est désormais fini.

Cette phrase ainsi que le ton d'immense satisfaction qu'avait prit la voix de Sammael apaisèrent grandement l'enfant qui se calma. Les tremblements de ses membres cessèrent, seuls quelques hoquets secouaient encore son corps de temps en temps.

Ensuite, le jeune homme le souleva en mariée, tel une obscure princesse et son prince maléfique et abominablement beau. Castiel s'accrocha à la chemise en piteux état de Sammael, ses mains fines serrées en deux petits poings sur le tissus.

Le directeur se dirigea ensuite vers la cheminée et s'arrêta devant l'âtre. Il resserra son étreinte sur le corps gracile entre ses bras, ses yeux couleur Ceylan fixés sur les flammes dansantes.


-Tu m’as rendu un grand service, Castiel, tu as répondu à mes attentes.

Vraiment ?! Un sourire aussi heureux qu'endormit étira ses lèvres. C'était tellement rare qu'un adultes lui dise cela ! Monsieur Sammael était vraiment un être exceptionnel. Il répondit dans un souffle, d'une voix rendue ténue par la fatigue, mâchant la moitié des mots.

-Pour vrai ?! … content alors. Mici …

Il sentit Sammael s'agenouiller devant l'âtre, sa longue main passant sur son visage, effaçant les dernières traces de larmes et de peur qui s'y trouvait. Le garçon se tendit comme un chaton, savourant ces caresses et en quémandant d'autres.

Castiel observa l'homme qui semblait perdu dans ses pensées tortueuses et tachées de sang. Il remarqua que la valse des flammes qui se reflétait dans ses prunelles pourpres y semblait beaucoup plus vives.

Il retira sa chemise d'un mouvement fluide et couvrit Castiel qui s'emmitoufla dedans. Malgré l'état pitoyable dans lequel elle se trouvait, le garçon savoura la chaleur qu'elle dégageait due au contact avec la peau du directeur. Il huma le parfum dont elle était imprégnée, se sentant en parfaite sécurité.

Il tourna ensuite le regard vers son bienfaiteur, contemplant les délicates arabesques que formait le dessin de ses veines, comme tracée à l'encre chinoise. Il retint un bâillement.


-Tu m’as l’air bien fatigué. Et tu luttes contre le sommeil alors que tu es en sécurité. Jamais je n’autoriserais Cassandra à venir vous enlever. Et je n’ai pas non plus l’intention de mourir de sa main.

La douceur létale de sa voix associée à cette affirmation finirent de tranquilliser le garçon qui s'abandonna complètement. Il resserra ses bras autour de Jézabel, regarda Noxus qui avait grimpé sur l'épaule de Sammael avant de se perdre dans l'observation du visage de celui-ci, les yeux embués de sommeil.

-Reste ici, n'est … pas ? Me laisse pas tout seul … J'ai pas som …

Il n'acheva pas sa vaine protestation. Bercé par la chaleur des flammes et celle du corps pâle sur lequel il s'appuyait, Castiel s'endormit paisiblement.

Il se mit rapidement à rêver, son visage changeant d'expression au fil des images qui le traversaient.


[Mici=Merci, en langage d'enfant ! (mais je pense que t'avait compris. Enfin j'espère lol!)Je te laisse finir ce Rp ! J'ai hâte de voir la prochaine intervention de Cassandra ! Au fait, c'est la bonne couleur de thé hein ? C'est bien Ceylan ?]
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Interview with a demon [Sammael Ruthven] / Finish

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