Mad Asylum
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Enfin, pas vraiment : vrai phénix, il s'est dépêtré de ses cendres et a fini par renaître quelque part, faisant peau neuve, URL neuve.

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 (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]

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MessageSujet: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Jeu 10 Déc 2009 - 21:06

On lui avait dit qu'il devait passer un contrôle médical avant de prendre ses quartiers. Il trouvait ironique de vérifier la santé d'aliénés mentaux, mais il marchait tout de même dans les couloirs de Middleton, cherchant son chemin parmi les allées. Il devait trouver la chambre de l'infirmière, Lady Amarande si sa mémoire était juste. On ne lui avait donné aucune indication supplémentaire et il errait donc, avançant au hasard et espérant tomber tôt ou tard sur la bonne pièce.
Il monta les marches du premier étage et se retrouva au second. Ses bottes claquaient sur le sol poli et le son se répercutait et courait sur les murs, annonçant sa venue. A part cela, c'était le silence. Ce n'était pas plus mal après tout.

Il s'engagea dans un énième couloir, jetant un regard distrait aux décorations mais sans les voir réellement. Il était calme aujourd'hui, voire même un peu trop et son regard absent n'exprimait rien d'autre que le vide, le froid. La mort peut-être.
Finalement, il s'arrêta devant une porte et en lut l'écriteau. Apparemment, il avait enfin trouvé ce qu'il cherchait.
Il toqua trois coups et ne reçut pour toute réponse qu'un silence profond. Il se demanda l'espace d'un instant s'il y avait bien quelqu'un dans cet asile et si le tribunal ne l'avait pas mis là simplement pour qu'il dépérisse à l'écart, seul et oublié et qu'il ne pose plus de problèmes. Cette réflexion ne l'émut pas spécialement et, à la pensée que ces suppositions soient exactes, il se dit simplement qu'il aurait la paix les derniers jours de sa vie et qu'on ne l'embêterait plus. Voilà tout.

N'ayant toujours pas reçu de réponse, il décida d'ouvrir légèrement la porte, sans s'inviter complètement non plus. Par l'entrebâillement, il ne vit pas l'ombre d'une présence mais n'osa entrer davantage.


"Il y a quelqu'un ?" demanda-t-il sans beaucoup de conviction "On m'a dit de venir faire un contrôle médical. Lady Amarande est-elle là ?"

Ne voulant pas s'imposer, il resta derrière la porte, attendant sagement qu'on l'invite à entrer. On lui avait toujours appris à ne pas entrer dans l'intimité d'une femme sans y avoir été permis.


Dernière édition par Vlad E. Grey le Sam 26 Déc 2009 - 20:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Sam 12 Déc 2009 - 13:04

J'essayais de dormir. L'exercice était stupide, l'exercice était difficile. Car jamais, ô grand jamais, depuis ma transformation, je n'avais réussi à fermer les yeux. Pourquoi ? Pour échapper à la tangible réalité ? La réalité dans la peau d'un vampire n'avait plus cette dimension terre-à-terre qu'elle avait lorsque j'étais humaine, au contraire, elle avait un goût illimité. Un goût d'interdit : un goût de bonheur savamment mélangé à un goût de malheur. C'était enivrant. Alors pourquoi dormir? Parce qu'à présent les choses étaient bien différentes. J'étais seule et l'illimité était synonyme de néant absolu, alors s'abandonner dans les bras de Morphée, semblait être la seule alternative. Pour échapper à l'ombre et à la douleur quelques heures.

Et malgré toute ma bonne volonté, j'échouais lamentablement. Je n'arrivais pas à me détendre, je n'arrivais pas à faire abstraction de tout ce qui était inutile : mes sens étaient bien trop affutés, aiguisés dans ce corps. Je fermais les yeux : les quelques rayons de Soleil qui arrivaient à passer mes rideaux me brûlaient quand même, je rabattais la couverture sur moi , mais les grains de poussières qui polluaient l'atmosphère me touchaient quand même. Je n'arrivais plus à me détendre. Pas pour accepter une autre forme de néant.
Car la peur, nichée au fond de mon estomac qui remontait dans ma gorge, était bel et bien présente. Qu'allais-je bien pouvoir rencontrer une fois mes yeux clos ? Les réminiscences de souvenir heureux ou bien la douleur d'autres beaucoup moins joyeux ?


Sweet Dreams or a beautiful nightmare ?

De rage, je rabattis la couverture sur moi et parcourus ma chambre du regard, cherchant une quelconque distraction. Je me passais distraitement une main dans les cheveux, comme si ce geste avait le pouvoir d'effacer mes mauvais pensées, je sortis de mon lit et je jetai un rapide coup d'œil à mon miroir, m'installant devant ma coiffeuse. Je n'avais pas pris la peine d'élaborer un quelconque chignon aujourd'hui et mes boucles brunes retombaient gracieusement sur mes épaules, certaines venant cacher mes yeux, couleur émeraude : leur couleur lorsque je n'avais pas faim. Je portais une simple robe bustier couleur bleu nuit, qui contrastait tout à fait avec mon teint pâle de vampire. Mes lèvres étaient pourtant si rouge que l'on aurait pu croire que j'avais froid.

Je poussais un long soupir, dérangeant quelques mèches au passage. Que faire ? Essayez une autre fois de m'endormir ? J'en frissonnai de dégoût. Je laissais mes pensées vagabonder, mon esprit seul trouverait bien un moyen de faire passer le temps, lorsque l'on frappa à la porte. Je me figeai aussitôt. Personne n'avait l'habitude de venir me voir dans mes quartiers personnels. Etait-ce l'imprudent Castiel qui avait décidé de jouer une nouvelle fois avec ma patience ? Casper, qui venait délibérément me provoquer, Galatea qui voulait simplement jouer ou même encore Sammael qui venait m'impressionner avec sa froide autorité ? Je n'avais toujours pas pris de décision lorsque ma porte s'entrouvrit légèrement et qu'une voit parvint à mes oreilles.

« Il y a quelqu'un ? On m'a dit de venir faire un contrôle médical. Lady Amarande est-elle ? »

Un humain. Un sourire vint orner mon visage. Décidément, je n'avais plus vraiment le temps de m'ennuyer depuis que j'étais arrivée à l'asile ! Je me levai d'un mouvement fluide et ouvrait un peu plus la porte pour accueillir le nouveau venu. Je ne fus pas déçue. Sur le pas de ma porte, se tenait un homme beaucoup plus grand que moi, à l'allure quasi-démoniaque. Ses cheveux, d'un noir presque aussi sombre que celui de nuit, étaient beaucoup plus long que les miens, cachant partiellement des yeux qui semblait tout aussi vide. Et l'aura malfaisante qu'il semblait transporter avec lui, était rehaussée par le costume noir qu'il portait. Je lui offris un grand sourire, dévoilant presque mes canines. Cependant, au delà de tout cela, je sentais bel et bien son cœur battre, le sang affluer, sa respiration s'accélérer, trahissant totalement son humanité. Pour finir, je me permis de respirer pour pouvoir avoir un aperçu de son odeur. Elle était beaucoup plus acide et plus forte que celle de Castiel. Cet l'homme-là avait bien vécu.

Il devait s'être écoulé une seconde, tout au plus, depuis que j'avais ouvert la porte, et je me décidai enfin à rompre le silence.

« Lady Amarande pour vous servir, mais je vous en prie, appelez moi, Blair. »

Je ponctuai ma phrase pas une légère révérence avant de lui adresser discret clin d'œil.

« Ne restez pas sur le pas de la porte. » J'ouvris un peu plus la dite porte, m'appuyant contre cette dernière, tout en lui faisant signe de rentrer. « Monsieur ... ? »

Je laissai ma phrase en suspens, attendant avec curiosité sa réponse. Finalement, ne pas pouvoir dormir avait de bons côtés ...


Dernière édition par Blair Amarande le Lun 14 Déc 2009 - 20:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Sam 12 Déc 2009 - 13:59

La porte s'ouvrit finalement. Vlad baissa les yeux sur son hôte et son corps se raidit un instant.
C'était une femme qu'il avait devant lui, une femme aux belles boucles rousses qui dansaient sur ses épaules. C'était la première fois depuis la mort de sa mère qu'il voyait des cheveux lâches et naturels, la courtoisie obligeant les chignons les plus artificiels et alambiqués possibles. Une chaleur dérangeante naquit dans son ventre et un frisson discret lui parcourut l'échine. Ce n'était pas grand chose, mais cette désinvolture et ce naturel avait un goût d'interdit, de transgression des codes, une tentation. Ces cheveux qui effleuraient doucement l'épaule nue et pâle avaient quelque chose d'infiniment sensuel qu'il n'aurait su expliquer. Dans ses yeux brulait à présent une lueur d'envie et de trouble que rien d'autre dans sa physionomie ne laissait paraître. Il porta son attention sur le regard émeraude de la jeune femme et ce qu'il y vit le rendit plus confus encore. Il sentit qu'il y avait quelque chose de venimeux chez elle, qu'elle était plus dangereuse que son physique agréable ne le laissait supposer. Cependant, il se sentit attiré par elle, par l'insécurité qu'il ressentait et qui ne l'avait plus habité depuis longtemps. Il devait se méfier d'elle et en même temps il avait très envie de jouer avec le feu.
Un début de sourire s'esquissa sur ses lèvres, un sourire à la fois joueur et féroce.

Elle se présenta comme étant la Lady qu'il cherchait et l'invita à l'appeler par son prénom. Il était étrange qu'elle le laisse ainsi avoir autant de familiarité avec elle, mais elle le prenait aussi sûrement pour un fou qui avait besoin d'être materné.
Il n'était pas fou. Du moins c'est ce dont il était persuadé. Les médecins s'étaient ligués contre lui pour le mettre à l'écart parce qu'il dérangeait, voilà tout... Il n'était pas fou.
Il n'était pas fou.
Elle s'inclina légèrement et lui fit un clin d'oeil qu'il ne sut comment interpréter. Les femmes avaient cette tendance à dire autant de choses en silence qu'en parlant, et il regrettait d'être un peu trop sourd pour les entendre.
Elle se déroba un peu pour le laisser entrer et lui demanda son nom. Il ne répondit pas tout de suite, s'interrogeant sur la conduite à adopter.
Elle ne faisait que son travail d'infirmière et elle le prenait pour un aliéné de plus. Il n'y avait rien d'aguicheur dans son comportement, juste une sorte de pitié. Ca devait sûrement être ça.
Méfiant, il resta froid et la lueur intéressé de son regard se mua en suspicion. Il apparaissait inaccessible et distant.


"Vlad Grey. Vlad suffira amplement."

Il fit un pas en avant, entrant dans la chambre. Car c'en était une, et non pas un cabinet d'infirmerie comme il s'y était attendu. Il y avait un lit, une coiffeuse : pas vraiment le matériel clinique qu'il avait imaginé. Il se tourna alors vers elle, plongeant son regard indifférent dans le sien.

"Je vous dérange peut-être ? J'ai peut-être frappé à la mauvaise porte ? Si c'est le cas je m'en excuse, Lady Blair. Je peux revenir plus tard si je vous importune."


Il jeta un oeil à ses cheveux dénoués et eut l'envie irrépressible d'en saisir une mèche du bout de ses doigts. Cependant, il se retint et devint silencieux, ses yeux noirs redevenant peu à peu vides et lointains.
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Lun 14 Déc 2009 - 20:27

Je le regardai me jauger du regard, silencieuse. Mais en vérité, mon esprit bouillonnait et je m'interrogeais : me trouvait-il belle ?. Question stupide car j'avais fait tourner la tête de plus d'un homme, et pourtant celui-ci en particulier, attirait mon attention. Chose qui était plus rare. Je sentis son rythme cardiaque légèrement s'accélérer, mon expression restant figée. Avait-il senti le danger qui émanait de moi ? Avait-il perçu que sous l'apparence charmante se cachait un véritable monstre, un démon, une bête qui ne demandait qu'un maître pour l'apprivoiser. En tout cas, si il avait perçu toutes ces choses je n'en sus rien car son expression, à lui aussi, demeura inchangée, seule une vive lueur dans ses yeux trahissait sa réflexion. Mais à quoi pensait-il ? Je fus cependant interrompu dans mes interrogations lorsqu'il se présenta.

"Vlad Grey. Vlad suffira amplement."

Sur ce, il entra dans ma chambre, et je refermai la porte sur lui,sournoisement. Je le laissai balayer mes appartements du regard, toujours adossée contre la porte. Ma chambre n'évoquait en rien ma fonction, et laissait sous entendre que je n'étais qu'une simple lady : la coiffeuse, l'armoire pleine de robes, manteaux et autres, ma bibliothèque remplie, mon lit inutilement et richement décoré ... Cependant, même si il était humain, mon invité devient bien sentir, il devient bien percevoir qu'il n'était pas dans la chambre d'une lady comme les autres. Certes, il n'avait pas un odorat aussi développé que le mien, mais c'était mon antre, quelque chose devait bien éveiller ses sens, et l'alerter, lui faire comprendre qu'il était dangereux de se trouver ici. Comme pour confirmer mes dires, il se tourna vers moi, ses grand yeux noirs me fixant véritablement et il dit :

"Je vous dérange peut-être ? J'ai peut-être frappé à la mauvaise porte ? Si c'est le cas je m'en excuse, Lady Blair. Je peux revenir plus tard si je vous importune."

Je vis ces mêmes yeux-là dériver vers mes cheveux, et son cœur fit un battement plus rapide que les autres. J'avais donc un effet physique sur lui : c'était bon à savoir. Je plantai mon regard dans le sien, et je m'avançais malicieusement vers lui, marchant très lentement. Tel un prédateur qu'il chassait sa proie. Cependant, il n'allait pas être ma proie aujourd'hui, j'avais bu jusqu'à satiété, et puis, si ma bouche s'approchait de sa gorge, ce serait seulement dans le but de le taquiner un peu. Il avait l'air si ... froid et lointain. Sammael avait de la concurrence à ce faire ! Cette pensée me fit doucement sourire, sourire que j'avais encore aux lèvres lorsque j'arrivais à sa hauteur.

« Vous ne me dérangez pas du tout, Messire Vlad, je vous en prie : restez. »

J'avais murmuré ma phrase, non sans, bien entendu, être certaine qu'il pourrait m'entendre et pour joindre le geste à la parole comme on disait, je le poussai légèrement, de sorte qu'il se retrouve assis sur mon lit. Puis, faisant comme si mon geste était totalement innocent, je m'assis de la manière la plus nonchalante qui soit sur ma coiffeuse, mes pieds reposant sur la chaise.

« Et puis, il faut tout de même que je fasse mon travail et que je vous ... »

Je croisai mes jambes, remontant légèrement ma robe, révélant ainsi ma cuisse, que couvrait une jarretière de la même couleur que ma robe.

« Examine. »

Je finis ma phrase par une expression innocente. Je le poussais dans ses retranchements mais seulement pour voir de quelle manière il allait réagir, ce n'était pas si mal que ça. Si ?
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Mar 15 Déc 2009 - 17:32

Elle avait fermé la porte. Petit détail qu'il n'avait pas remarqué tout d'abord mais qui soudain fit tilt dans sa tête quand il la vit s'approcher. Il songea sans émotion qu'il n'avait aucun moyen de sortir : c'était comme être pris au piège dans l'antre du loup. Il se rendit aussi compte qu'une atmosphère particulière habitait la chambre, une atmosphère qu'il ne savait comment interpréter. Il y avait comme une sensation de...de...
Danger. C'est cela qu'il ressentait.
Cependant, cette menace qui "pesait" sur lui et de laquelle il n'était même pas sûr l'amusait beaucoup et l'intriguait tout à la fois. Il observa cette femme délicieuse le regarder avec insistance, comme un prédateur qui charme sa proie, mais ne se sentit en aucun cas mal à l'aise et troublé. Au contraire : la situation commençait à lui plaire.
Elle était très proche de lui à présent et il sentait une odeur sucrée sur elle, une odeur typiquement féminine mélangée cependant à quelque chose de plus fort, de plus âcre, une odeur qu'il connaissait sans pouvoir y mettre un nom...
Elle lui murmura dans un soupir qu'elle désirait qu'il reste, accompagnant ces paroles d'un sourire énigmatique et invitant. Il était si proche d'elle qu'il aurait pu, rien qu'en levant la main, effleurer l'une de ses mèches qui le charmaient tant, mais il se contenta de l'idée et ne la mit pas à exécution.
Il ne tenait absolument pas à offusquer cette dame, ou quand bien même elle ne le repousserait pas il serait atrocement déçu de constater que cette femme qui l'intéressait n'était que vulgarité et décadence.
De plus, ce comportement ne faisait pas parti de ses habitudes et de ses principes, sauf quand il devenait fou...
Non. Ne pas dire ça. Il n'était pas fou. Il n'était pas fou. Juste... lunatique.

Il sortit de ses pensées quand une légère pression de son doigt le fit reculer. Ses jambes rencontrèrent le lit et il s'y assit calmement, sans la quitter du regard. Une lueur joueuse brillait à présent dans ses yeux et un petit sourire amusé s'esquissait sur ses lèvres. Il ne la lâcha pas du regard tandis qu'elle allait s'asseoir sur sa coiffeuse dans une position plus qu'équivoque. Il était maintenant très intrigué et se demandait avec curiosité ce à quoi elle pensait et où elle voulait en venir. Jouait-elle avec lui ? Etait-elle aussi intéressée qu'il l'était lui-même ? Il ne s'était jamais demandé s'il avait un jour fait de l'effet à une femme, la question ne lui avait tout simplement pas effleuré l'esprit et il s'interrogeait à présent sur les raisons qui la poussaient à agir ainsi. Cependant, quelles que soient les pensées de cette lady, il voulait et allait rentrer dans son jeu.

Elle lui rappela ce pourquoi il était venu -tout en dévoilant volontairement ou non sa cuisse blanche- et attendit sa réponse. Il caressa quelques instants du regard la peau pâle qui s'offrait à lui et, ne voulant être vulgaire et rustre, revint de nouveau à ses yeux. Il crut y voir qu'elle le testait, le titillait -ainsi la jambe, c'était fait exprès. C'était un jeu, un jeu de séduction, un jeu de tentation qui se déroulait ici. Et si cette femme voulait faire de lui son jouet, il se laissait faire avec amusement.


"Mais c'est bien pour cela que je suis venu" répondit-il, feignant de rester indifférent à ses avances puis, se penchant en avant et lui jetant un regard entendu "Je pense être en bonne santé -mis à part là haut, sinon je ne serais pas là- mais pour vous je veux bien me soumettre à vos mains expertes."

Il se releva, la dominant de sa haute taille, et se délesta de son long manteau rouge. Il le jeta négligemment sur ses épaules et se pencha vers elle, son visage un peu trop proche du sien pour que cela paraisse involontaire.

"Ais je besoin de me déshabiller, Lady Blair ? Voyez vous, cela pourrait paraître inconvenant dans la chambre d'une lady telle que vous... Et je ne voudrais pas être inconvenant avec vous, n'est ce pas ?"

Il lui adressa une ébauche de sourire, un sourire un peu ironique et sauvage qui montrait clairement qu'il rentrait dans son jeu mais qu'il ne se laisserait pas dompter aussi facilement. C'était un jeu après tout. Et il détestait perdre.
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Mar 15 Déc 2009 - 21:15

Ses yeux se posèrent sur ma cuisse, son cœur s'accélérant véritablement cette fois ci. De plus, son regard s'attarda une seconde de plus que le stricte nécessaire, et j'en déduis que les pensées de mon hôte n'étaient pas si innocente que ça ... La question maintenant était de savoir si il oserait aller jusqu'au bout de ses idées. Je ne pus cependant pas obtenir la réponse à mes propres interrogations car, comme si il réalisait la faute qu'il avait commise, il releva la tête : son regard de nouveau ancré dans le mien. Mais à quoi donc pensait Messire Vlad ?

"Mais c'est bien pour cela que je suis venu" La nonchalance était perceptible dans son ton, et il se pencha légèrement en avant, séducteur. Pensait-il que j'allais me laisser charmer aussi facilement ? Mais quel fou vraiment! Et comme si je m'étais exprimée à voix haute il ajouta : « Je pense être en bonne santé -mis à part là haut, sinon je ne serais pas là- mais pour vous je veux bien me soumettre à vos mains expertes."

Ainsi il était prêt à se soumettre, hein ? C'était excellent à savoir. Mon monstre personnel grogna avidement quelque part en moi, et je le contins difficilement. Il ne fallait pas que je me laisse distraire, pas question de tout gâcher pour histoire de sang, non ... Ce mystérieux et très étrange, et non séduisant,invité méritait un digne accueil. Et j'allais le lui offrir, et ce, dans les règles de l'art. Le pauvre ... Il ne savait pas dans quoi il s'aventurait. Il se releva brusquement, me dominant de toute sa taille et je frissonnai légèrement. De peur ? Absolument pas. De pure et simple anticipation. Cela faisait depuis tellement longtemps que je n'avais pas jouer avec quelqu'un, et ce dans tous les sens du termes. Il se délesta négligemment de son manteau, et je remerciais soudain mon état de vampire, me permettant de profiter de la vue qu'il m'offrait. Oh bien sur, il portait toujours ses vêtements, mais il n'en restait pas moins appétissant ... Je le vis s'avancer vers moi, n'amorçant cependant pas le moindre mouvement pour bouger. Il se rapprochait du danger et ce, en toute connaissance de cause, qui étais-je pour le blâmer ?
Son visage était proche du mien à présent, et même à un stade qu'on pourrait qualifier un peu trop proche, mais je n'allais pas me plaindre. J'avais l'impression que ses yeux étaient un puis sans fin dans lequel j'aurais pu plonger et ce sans espoir de revenir. Miroirs de l'âme, hein ? Eh bien, aussi étrange que celui puisse paraître : je ne voyais pas d'âme.

"Ais je besoin de me déshabiller, Lady Blair ? Voyez vous, cela pourrait paraître inconvenant dans la chambre d'une lady telle que vous... Et je ne voudrais pas être inconvenant avec vous, n'est ce pas ?"

Il esquissa un sourire, et, j'en fus certaine, mon expression devait être la même. Cependant,une légère surprise m'avait envahie, accompagnée d'une pointe d'excitation : il était vraiment prêt à jouer ? Avait-il évalué les options et toutes les possibilités de remplies ? Ou bien, de manière tout à fait téméraire avait-il décidé de se laisser tenter ? Mais dans le fond qui s'en souciait ? Définitivement pas moi ! Aussi, comme pour le lui prouver, et aussi me le prouver, je passai lentement la main sur son épaule. Très lentement. Je savais pertinemment que malgré le tissu il pouvait sentir le délicieux contact. Je poussais un soupir inutile avant d'ajouter.


« Il n'y rien d'inconvenant à effectuer son travail, n'est-ce pas ? »

Je m'avançais dangereusement vers lui, l'espace qui nous séparait se réduisant de plus en plus.

« Vous devriez effectivement retirez vos vêtements, Messire Vlad. »

Mes mains dévièrent alors sur son col, s'emparant de sa cravate. Qui était rouge évidemment. Comme la couleur du sang : douce ironie ou simple coïncidence ? Peut importe. Je commençai à la défaire, tout en murmurant sensuellement contre son cou :

« Mais laissez moi vous aidez ... »
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Mer 16 Déc 2009 - 19:54

Lady Blair le regardait intensément et un petit sourire, pareil au sien, traversa ses jolies lèvres rouges. Les dés étaient jetés, ils avaient tous deux conscience du jeu qui s'étaient établis entre eux, un jeu auquel Vlad n'avait jamais joué. Cependant, il en connaissait les règles et comptait bien être un adversaire coriace.
C'était le tour de Lady Blair. Elle misa sur un premier contact, si léger et pourtant si agréable qu'il en fut surpris. Ses doigts blancs suivaient la courbe de son épaule à travers sa chemise et il sentait sa peau frissonner à leur passage. Il tâcha de garder un visage lisse et imperméable à toute émotion, ne quittant pas la jeune femme des yeux. Elle lui signifia en soupirant, comme si cela lui était contraignant, que c'était son travail après tout.

Une petite lueur de doute passa dans les yeux de Vlad alors qu'il se posait cette question : Est ce qu'il inventait tout ? Les regards invitants, les gestes sensuels, le lien qui se tissait entre eux : n'étais ce que le fruit de son imagination ? Après tout, il pouvait ne voir que ce qu'il voulait voir, et sa cuisse découverte n'était peut être qu'un heureux hasard. Mais alors, mais alors cette main qui dessinait les lignes de son épaule, qu'étais ce ?

Il fut interrompu dans son trouble par l'invitation qu'elle lui faisait de se déshabiller. Il resta immobile un instant, suffisamment longtemps pour qu'elle prenne les devants et glisse ses doigts le long de son cou pour empoigner sa cravate. Elle lui murmura sensuellement qu'elle allait l'aider, et il eut un frissonnement impossible à retenir qui lui parcourut le dos. Il sentait son souffle chaud sur sa gorge et ce contact lui plaisait atrocement. Mais il ne pouvait pas se laisser aller. Pas encore, pas si facilement.
Il posa sa main sur la cuisse découverte, la caressa du bout des doigts pendant un instant de trop et attrapa un bout de robe dont il se servit pour la recouvrir. Il lui adressa un grand sourire joueur et innocent.


"Pardonnez mon geste Lady Blair, il me fallait préserver votre pudeur" déclara-t-il en feignant de jouer le galant homme "Je ne saurais profiter ainsi de votre inattention, ce serait trop facile."

Se sentant un peu plus maître de lui-même, il la laissa retirer la cravate et commença lui même à défaire les boutons des manches de sa chemise. Quand il les eut ouvert, il recula un peu, mettant son corps hors d'atteinte des mains traitresses. Il ne voulait pas lui donner les armes qui le feraient plier.

"Où puis je déposer mes vêtements ?" demanda-t-il sur le ton de la conversation tout en enlevant un à un, avec une lenteur presque langoureuse, les boutons qui cachaient encore son corps "Dois je me déshabiller entièrement ou le haut suffira ?"

Comme pour joindre le geste à la parole, il défit finalement le dernier bouton et la chemise s'ouvrit librement, dévoilant en partie son torse lisse et pâle, uniquement entaché par une cicatrice qui lui courait sur le ventre. Il resta alors là, debout devant elle, offrant son corps à ses regards, un sourire malicieux sur les lèvres et une petite lueur de défi dans les yeux.
Il avait l'air de dire : "C'est à votre tour de jouer, Lady Blair"
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Ven 18 Déc 2009 - 17:32

Alors que mes mains habiles jouaient avec sa cravate, je le sentis se raidir. Doutait-il ? Allait-il faire un bond brusque et subite en arrière ? Cela aurait été assez paradoxal : il me regardait tout de même comme un homme qui s'apprêtait à honorer ses droits conjugaux, il n'allait certainement pas abandonner aussi facilement. Il passa alors une main sur ma cuisse découverte, la caressant affreusement lentement, et je retins un sourire. Encore une bataille gagnée apparemment ! Et dire qu'il n'avait fallut dévoiler qu'un bout de cuisse. Dommage ... Mais le meilleur était à venir. Cependant, comme pour me ramener à la réalité, il recouvra le bout de peau tentateur, et m'adressa un sourire innocent.

"Pardonnez mon geste Lady Blair, il me fallait préserver votre pudeur. Je ne saurais profiter ainsi de votre inattention, ce serait trop facile."

J'eus un sourire. Préserver ma pudeur ? J'étais vraiment tombée sur un fou ! J'étais vampire, pensait-il qu'une créature comme moi avait un tant soit peu, que dis-je, un semblant de pudeur ? Absolument pas, pas une seule once. On m'avait tout de même pris mon âme, j'étais damnée par ma seule et simple nature. Sans compter que les êtres de mon espèce étaient vicieux et pervers par pure ennui, alors j'avais déjà expérimenté différentes expériences qui avaient porté une très grande atteinte à ma vertue. Alors si quelqu'un devait penser à se sauver ici, ce n'était pas moi. C'était lui. Lui, qui avait pénétré dans mon antre, lui qui m'avait laissé fermer la porte, lui qui se laissait doucement tenter. Il ne fallait pas qu'il se méprenne : c'était mon jeu, c'était mes règles. Il voulait opposer de la résistance ? Parfait.

Cette sombre pensée germait dans mon esprit tandis que je finissais de défaire sa cravate. Je la laissai glisser le long de mes doigts pour atteindre le sol, tandis que Vlad m'offrait une vue plus ... Qu'alléchante. Il retirait peu à peu sa chemise tout en s'éloignant de moi, se mettant hors d'atteinte. Car apparemment j'avais une très mauvaise influence sur lui. Zut alors ... Je gardais une expression indéchiffrable alors qu'à l'intérieur je jubilais.

"Où puis je déposer mes vêtements ?" Il me posa négligemment cette question alors qu'il était tout de même en train de se déshabiller devant moi. "Dois je me déshabiller entièrement ou le haut suffira ?"

Je ne répondis toujours pas, le regardant attentivement. Le dernier bouton céda et révéla un torse d'une blancheur presque aussi extrême que la mienne, marqué par une cicatrice qui courait sur son ventre. Presque immédiatement, mes yeux s'y posèrent. Il n'y avait rien de plus stimulant qu'un homme déjà marqué, cela prouvait uniquement qu'il avait vécu. Et la question était vécu quoi ? Et la réponse valait tous les trésors, s'obtenait au bout d'effort acharné. Et enfin, lorsqu'on avait notre réponse : on prenait le sang. Je levai finalement le regard vers lui et pus y trouver une lueur de défi. Oh c'était mon tour ? Sweet !

Toujours une expression de marbre sur le visage, je descendis de ma coiffeuse en un bond, le faisant légèrement reculer. Je lui faisais de nouveau face, nos visages à encore quelques centimètres. Et, toujours en le fixant, je fis courir un de mes doigts sur l'objet de mon fantasme : sa cicatrice. Son cœur s'emballa, et je scrutai son visage à l'affut de la moindre réaction. Puis, à une vitesse beaucoup plus rapide que la normale, je le débarrassais entièrement de sa chemise, la faisant tomber sur le sol.


« Je pense que le haut suffira amplement, Messire Vlad. » murmurai-je sur un ton monocorde. Il avait tout de même feint de refuser mes avances, il fallait que je montre moi aussi un semblant de résistance, non ? " Je pense qu'il serait bon que j'examine d'abord cette cicatrice. »

Là encore, mes mains vinrent jouer avec la dite marque. Mais c'était décidément plus fort que moi. Je gardais néanmoins une expression figée. Qu'allait-il faire ? Se laisser docilement approcher ou bien reculer, effrayé ? Je poussais un soupir. Si il choisissait la deuxième option, j'allais devoir le mordre.
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Sam 19 Déc 2009 - 14:20

Elle l'observa un instant sans bouger et il soutint son regard, un sourire fier et amusé plaqué sur les lèvres. Elle se décida finalement à descendre de sa coiffeuse et s'approcha de lui très rapidement, leur visage à nouveau très proche l'un de l'autre. Ses yeux émeraudes avaient quelque chose de différent et Vlad arqua les sourcils en signe de suspicion. Elle avait un regard de mante religieuse, comme une araignée qui petit à petit enroule sa proie pour la dévorer.
Et ce regard ne lui plut pas. Il sentit qu'il perdait les rênes, que le jeu ne tournait pas comme il le souhaitait. Cette femme se posait en dominatrice, le considérait sûrement comme un mâle en rut qui n'attend que d'assouvir ses pulsions et elle jouait de cette supériorité qu'elle avait sur lui.
Mais Vlad était loin d'être guidé par son sexe. Au contraire, cette remarque qu'il venait de faire le rendit tout à fait lucide et, alors qu'elle caressait du bout de ses doigts sa cicatrice, son coeur s'accélérait à mesure qu'il se rendait compte de l'emprise qu'elle avait sur lui.
Cela devait cesser. Jamais personne n'avait pris le dessus sur lui et il n'avait pas envie que cela commence aujourd'hui.
Pourtant, il restait attiré par elle et par sa beauté, mais il ne pouvait prendre de plaisir au jeu que si la balle était dans les deux camps. Même si c'était elle qui menait la danse, même s'il acceptait de se laisser faire, il devait toujours être le seul maître de lui-même qui pouvait décider à n'importe quel moment de se retirer de la partie. Là, il sentait qu'il perdait peu à peu le contrôle et cela l'agaçait.
Son visage s'était refermé, son sourire évanoui laissait désormais la place à une moue froide et distante. Dans ses yeux, la méfiance, la fierté. Il était redevenu un loup solitaire et sauvage.
Elle lui retira sa chemise et il se rendit soudain compte de l'inégalité qui les opposait. Elle, habillée de sa robe longue, ses seuls cheveux défaits preuve d'une certaine fragilité pourtant bien amoindrie par son regard de vipère. Lui, dénudé, vulnérable sous ses mains de glace et soumis à une certaine passivité. Cette remarque l'agaça davantage et il se renfrogna.

"Faites votre travail, Lady Blair" dit-il avec sécheresse "Cependant, vous n'apprendrez rien de cette cicatrice."

Elle jouait avec son corps, le prenait pour un divertissement passager. Tâchant de prendre du recul sur la situation, il se demanda si, depuis le début, elle ne tentait pas de le séduire dans le seul but d'afficher un nom de plus à son tableau de chasse. Ce n'était pas par attirance qu'elle flirtait si ouvertement avec lui ; c'était par jeu. Même si le principe ne le dérangeait pas et qu'il ne s'offusquait pas de cela, il n'appréciait pas d'être ainsi exclu du commandement.
Tandis qu'elle passait ses doigts sur son ventre, il la regardait avec méfiance et distance. Il avait beau la trouver toujours aussi séduisante, il devait raffermir sa position. Ou tout du moins opposer de la résistance.


"Faites vous cela avec tous vos patients ?" demanda-t-il avec un sourire cynique "Je ne suis pas sûr que cela fasse parti de l'examen médical."

Il ne se déroba pas et laissa son corps à la porter des mains baladeuses, cependant il était redevenu aussi calme qu'on puisse l'être et seule sa peau chaude frissonnait encore au passage des mains froides. Il laissa tomber son manteau qu'il tenait à la main sur le sol et soupira. Soupir de plaisir ? d'ennui ? d'exaspération ? d'agaçement ? d'excitation ? d'aise ? Il était impossible de le définir véritablement tant tous ses sentiments se mêlaient en lui. Il mit les mains dans les poches de son pantalon noir, attendant passivement de voir ce qu'elle allait déployer comme nouveau stratagème pour le plier à ses exigences.
Sauf que cette fois, il était prêt à riposter.
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Jeu 24 Déc 2009 - 13:44

Tandis que mes mains passaient sur sa cicatrice, en examinant le moindre contour et les moindres détails, je sentais tout : son cœur qui battait, son sang qui parcourait lentement ses veines, son attitude qui avait brusquement changé. Tout. Il devait se sentir plus que vulnérable car, de nous deux, dans cette pièce, il était le seul à se trouver en position dfaiblesse. J'eus un sourire : il était temps qu'il réalise que je ne pourrais jamais prendre cette place. C'était lui l'humain, après tout ...

"Faites votre travail, Lady Blair. Cependant, vous n'apprendrez rien de cette cicatrice."

J'eus un pincement au cœur. Ne rien d'apprendre de cette cicatrice ? Il me sous estimait beaucoup. Il les sous estimait beaucoup. Les cicatrices étaient des marques visibles, réelles, tangibles. Elles façonnaient, et modifiaient momentanément le corps et taillaient l'âme pour l'éternité. On ne pouvait pas les oublier. Ni comment, ni pourquoi on les avait eues. J'enviais un peu les humains pour cela. Je ne pouvais pas être marquée, je ne pouvais pas être brisée. Au fil des siècles, j'étais restée la même, alors que j'avais été changée, j'avais aussi été marquée, j'avais été brisée. Mes marques à moi étaient les pires de toutes : elles étaient invisibles, cachées sous mon enveloppe charnelle indestructible, cachées sous mon masque de fer. Je pouvais hurler, trépigner, rien. Pas une seule fissure. C'était plus que déroutant.
Mais, nous n'avions pas la même vision des choses. Il devait voir cela comme de la pure et simple séduction, alors que j'assouvissais juste ma curiosité. Car dans le fond, qui donc me poussait dans ses bras ? L'ennui et rien d'autre. J'étais un être dépourvu de bon sens et de principes guidée par son seul et simple besoin de faire passer le temps, et parfois ... Il fallait privilégier certaines méthodes plutôt que d'autres.


"Faites vous cela avec tous vos patients ? Je ne suis pas sûr que cela fasse parti de l'examen médical."

Mon sourire s'agrandit : il avait des doutes, ce qui était, lorsque l'on y réfléchissait bien, tout à fait compréhensible. Je ne préférais pas répondre à sa question, et je laissai un silence pesant s'installer entre nous deux, le fixant toujours. Certainement une once de fascination dans le regard, attendant sa prochaine réaction. Mais il n'en fit rien : la balle était dans mon camp. Aussi, ma main; qui passait et repassait sur sa cicatrice, remonta légèrement, traçant un chemin jusqu'à son cou. A cet endroit-là, mes doigts se posèrent sur ma veine préférée, celle où le plus de sang circulait chez les humains. Voilà pourquoi les vampires aimaient mordre ici et pas ailleurs. Que ferait-il si je le mordais ? Se laisserait-il faire, attendant docilement que je finisse ? Ou bien résisterait-il, essayant de s'extirper de mes griffes ? Excellente question. J'exerçai une légère pression sur sa veine, et il tressaillit.

« Étant dotée de ... disons de dons hors normes, je me dois d'effectuer mon travail d'une tout autre manière. J'espère que vous comprenez cela, Messire Vlad ? »

Toujours le ton de l'innocence, mais avec des gestes contradictoires parce qu'il ne fallait pas qu'il se méprenne. Je n'étais pas une Lady, loin de là. Puis, toujours avec cette lenteur calculée, j'ajoutai :

« Quand aux autres patients, ils n'avaient pas votre ... vigueur. »

Je ponctuai ma phrase par un léger clin d'œil avant de tourner autour de lui, ma main toujours dans cou.

« Maintenant Sir, si vous avait encore des doutes, partez avant que je ne vous brûle. »

Sur ce, quelque part entre ses deux omoplates, là où aurait dû se trouver son cœur, mes lèvres se posèrent, formant un baiser, et déjà prêtes à le tuer.

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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Jeu 24 Déc 2009 - 17:44

Elle ne lui répondit rien tout d'abord. Elle le fixait de son regard si étrange, ses doigts remontant lentement le long de son ventre, ne s'arrêtant qu'une fois posés dans son cou. Il sentait ses longs ongles appuyer légèrement sur sa veine et il eut un long frisson passablement désagréable, comme lorsqu'on s'apprête à avoir mal mais pas encore tout à fait. Il n'était pas certain que tout ceci fasse partie de son rôle d'infirmière...
Que se passait-il au juste ? L'atmosphère qui emplissait la salle avait changé, elle était devenue lourde et étouffante, glaciale et brûlante tout à la fois. Sa peau frissonnait sans qu'il puisse l'en empêcher : étais ce de froid ou... ?
Il n'était pas particulièrement impressionné par la situation qui peu à peu prenait une tournure anormale et inquiétante. Il était simplement agacé de voir que son sort semblait de plus en plus scellé sans qu'il n'en soit le maître.

Il redressa le menton avec fierté, surplombant la jeune femme d'un peu plus d'une tête. Ses longs cheveux noirs suivirent le mouvement et coulèrent dans sa nuque comme s'ils étaient vivants, dérobant aux regards une bonne partie de son dos. Ses yeux d'un noir d'ébène ne reflétaient plus que son orgueil et sa sauvagerie, tapie dans la pénombre de son esprit.
Quelque part au fond de lui, le loup grognait.

Elle se décida finalement à rompre le silence, lui indiquant qu'elle possédait certaines dispositions qui la faisaient opérer autrement. Il aurait été impossible de lire sur le visage de Vlad que cette phrase avait excité sa curiosité et qu'il se demandait de quoi elle pouvait bien parler. Elle le laissa cependant sur sa faim et ne daigna pas en dire davantage, ce qui le laissa dans un état de frustration et d'intérêt.
Il ne lui répondit pas, immobile, son regard fixé sur elle empreint d'un vive éclat intrigué. Il y avait un réel contraste entre son attitude indifférente et les flammes qui louvoyaient dans ses yeux, plus vivants qu'ils ne l'avaient été jusqu'à présent. Malgré l'inconfort de la situation et le danger qu'il sentait battre à ses tempes, une curiosité malsaine et irrépressible prenait possession de lui. Au diable la beauté de cette fille, il n'y avait plus que son mystère qui comptait. Et il se mit lui-même au défi de le percer à jour.

Elle se mit alors à tourner autour de lui, sa main toujours posée, presque possessive, sur la veine de son cou. Il n'aimait pas beaucoup la savoir dans son dos, ne pas pouvoir la surveiller, être à sa merci. Cependant, il ne bougea pas mais préféra tout de même retirer les mains de ses poches au cas où. Il avait déjà étranglé une femme, il espérait ne pas avoir perdu la main.
Il sentit son souffle contre sa peau et l'entendit murmurer que s'il avait des doutes il pouvait encore s'enfuir tant qu'il en était encore temps. Comme une promesse de ce qu'elle lui réservait, elle posa ses lèvres avides sur son omoplate, ce qui arracha au jeune homme un long frisson d'excitation.
Mais qu'est ce qui l'excitait au juste ? Etais ce la proximité de cette femme délicieuse et les caresses troublantes et audacieuses qu'elle lui prodiguait ? La sensation de danger qui grandissait en lui et qui l'amusait terriblement ? Ou bien étais ce encore cette curiosité maladive qui lui dévorait la raison et qui ne demandait qu'à être assouvie ? La menace non dissimulée que comportait les dernières paroles de Lady Blair, pouvait-il s'agir d'une mise en garde l'invitant à ne pas s'introduire dans ce qui ne le concernait pas ? Et s'il restait, que se passerait-il ?

Cela faisait longtemps que Vlad ne s'était pas senti aussi vivant. La perspective qu'il pouvait peut-être perdre la vie l'exaltait et lui faisait prendre conscience que son existence n'avait de valeur qu'à l'instant où elle s'apprêtait à s'éteindre. Il avait désormais redoutablement envie de jouer avec le feu, de voir ce que cette femme cachait derrière sa beauté trompeuse et peut-être d'emmener cette découverte dans la tombe. Quel que soit l'issue de cette rencontre, elle lui était plus qu'égale tant qu'il y trouvait de quoi se distraire.

Un sourire carnassier étira ses lèvres pâles et il se retourna lentement, prenant garde à ce que les doigts blancs de Lady Blair ne se délogent pas. Il rejeta la tête en arrière, découvrant son cou qui semblait tant attirer la jeune femme et la regarda avec défi.


"Je suis venu ici pour passer un examen médical. Je ne partirais pas avant de l'avoir fait. Et si cette menace est censée tester mon mental, alors voici la réponse à votre question :"

A cet instant, il enlaça d'un bras la taille fine de la jeune femme et la fit tourner vivement pour que son dos soit collé à son corps dénudé. Il attrapa de sa main libre le menton de la jeune femme et lui fit pencher légèrement la tête. Ses cheveux suivirent le mouvement et se rabattirent sur le côté, laissant le cou nu à la portée de Vlad qui en approcha lentement ses lèvres. Son souffle vint effleurer la surface lisse et blanche de son cou quelques instant puis, avec lenteur, il y posa délicatement sa bouche l'espace d'une seconde. Puis, avec un sourire amusé et joueur, il approcha ses lèvres de l'oreille de la jeune femme et murmura en détachant chaque mot.

"Oui, je suis fou."


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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Sam 26 Déc 2009 - 22:40

Mes lèvres contre sa peau.
Le contact n'avait duré que ... Quelques fractions de secondes tout au plus ? Et pourtant, je sentis son cœur s'accélérer. Si le mien avait pu battre, ma réaction aurait été la même. Le tout maintenant était de savoir pourquoi ? L'excitation, l'anticipation ? Ou bien ... La peur ? Hmmm ... La dernière option semblait peut probable. Lorsque j'avais posé mes yeux dans les siens, j'avais vu cette once de folie, celle qui ne signifiait qu'une seul et même chose : le peu d'humanité qu'il avait un jour possédée était bien loin à présent. Il n'avait plus rien à perdre. Je souris légèrement, ceux qui n'avaient plus rien à perdre étaient les êtres les plus divertissants. Car ils étaient prêt à tout pour se distraire. Pour s'oublier dans d'autres qu'eux-mêmes. Mais Vlad n'allait certainement pas gagner ce jeu là avec moi. Pourquoi ? Parce que moi aussi, je n'avais absolument plus rien à perdre.


Comme pour confirmer mes dires, il se retourna lentement vers moi, un sourire sur les lèvres. Pas une seule once de peur visible sur le visage. Et, ma main toujours à mon endroit de prédilection, il rejeta la tête en arrière, dévoilant un peu plus de son cou. Mais quel véritable tentateur ! Je ricanai intérieurement. Il avait remarqué mon attirance pour son cou, et même si il ne savait pas pourquoi ni comment, il s'en servait contre moi. C'était peine perdue. Je n'avais pas faim, et j'avais vraiment envie de jouer avec lui. Je n'allais pas tout gâcher avec du sang. Et puis ... Je pouvais toujours lui en prendre un peu plus tard.
Cependant, c'était une véritable lueur de défi qu'il avait dans le regard. Et, je dois bien l'avouer, c'était la première fois, depuis trop longtemps, qu'un humain me fixait ainsi. Je le regardai à présent, véritablement fascinée. Est-ce qu'il avait seulement conscience que mettre fin à son existence tout de suite et maintenant serait, pour moi, aussi simple que respirer ? Que je pouvais lui tordre le cou, lui briser les os, lui arracher le cœur sans même qu'il ressente la moindre douleur tant le geste serait rapide et précis ? Il le savait. Il en avait pertinemment conscience, et pourtant il ne reculait pas. Tel un condamné qui embrasserait son bourreau, il ne reculait pas.


Et je ne pus que le laisser faire lorsqu'il me retourna, un de ses bras entourant ma taille. Il me pencha la tête, et se nicha dans mon cou. Il y respira lentement et m'embrassa à cet endroit là. Le geste était calculé, exécuté dans le seul et unique but de me dérouter : il m'intoxiquait réellement et ce dans tous les sens du termes. Si je ne me maîtrisais pas tant, j'aurais pu trembler tant la position était révélatrice. Révélatrice de quoi ? De son simple statut d'humain. Je sentais son cœur battre frénétiquement contre mon dos, cette main qui enlaçait ma taille et qui était le berceau de veines multiples et son odeur ... Il ne fallait pas que je m'y perde. Son parfum avait quelque chose de doux et d'acide. Doux car il semblait y avoir un certain trait d'innocent en lui mais acide car cet être-là pouvait aussi me tuer. Et mortellement, il murmura contre mon oreille :

« Je suis fou. »

Juste au moment où il prononça ses mots, j'arrêtai de respirer. Sa phrase m'avait brusquement ramené à la réalité. Il ne cherchait pas à me séduire parce qu'il voulait être mon amant par sympathie, non, si il cherchait à me séduire c'était par jeu. Par pur et simple jeu. Il ne fallait pas que je me perde, il ne fallait pas que je perde. Alors tant pis, au revoir odeur charmante et tentatrice ... Décidément tout appelait à la luxure chez Vlad : en avait-il simplement conscience ? Certainement pas.
Aussi, bien résolue à dominer la partie jusqu'au bout, j'avais coupé ma respiration. Il était à présent temps de reprendre les reines. C'est donc dans ce but, que je m'appuyai encore plus contre lui, dévoilant un peu plus mon cou, me montrant un peu plus vulnérable. En apparence. Car il fallait qu'il se laisse tenter et aille jusqu'au bout de ses inhibitions.


« Dans ce cas, il faut que vous sachiez une chose ... »

Je fis brusquement volte-face, beaucoup trop rapidement pour qu'il puisse le percevoir, un sourire sur les lèvres. Je rirai face à son expression de surprise, mes deux mains à présent, entourant son cou, le coinçant dans une étreinte mortelle.

« Moi aussi. »

Je me mis habilement sur la pointe des pieds avant de capturer ses lèvres avec les miennes. Et, à contre cœur, je m'y perdis quelques secondes. Mais ce fut plus fort que moi. Ses lèvres avaient quelque chose de dur et de salé, ce qui contrastait vraiment avec la texture des miennes. Ma langue pénétra lentement sa bouche, déjà à la recherche de la sienne. Il n'y avait pas une seule trace d'amour dans ce baiser là, et aucune de douceur. Le tout était de véritablement et totalement lui pétrifier les sens. Le paralyser pour qu'il ne puisse pas protester lorsque je serais en train de le voler. Voler ses secrets et voler ses rêves. Le briser, en quelque sorte.
Je m'écartai de lui, me rappelant que, contrairement à moi, il avait besoin de respirer. Cependant, je n'en avais pas finis avec lui. L'étreignant toujours, je le fis pivoter, mimant le début d'une quelconque valse, avant de doucement le pousser vers mon lit. Je ne lui laissai même pas le temps de reprendre son souffle, car j'étais déjà assise à califourchon sur lui, jouant avec des mèches de ses cheveux.


« Mais vous voulez jouer, n'est-ce pas ? » déclarai-je mortellement avant de capturer une nouvelle fois ses lèvres.

Il ne fallait pas qu'il se méprenne. J'avais bien la ferme intention de gagner.
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Dim 27 Déc 2009 - 16:03

Pendant un instant, elle parut abandonner le contrôle d'elle-même. Se collant à son corps dénudé, elle lui offrit sa gorge quelques secondes et cette faiblesse réveilla en Vlad un brusque regain de passion envers sa beauté saisissante. Ses cheveux ondulaient sur sa peau lisse et, aussi étrange que cela puisse paraître, Vlad fantasmait sur ce détail.
Il s'en souvenait maintenant. Il savait d'où lui venait cette fascination pour les cheveux naturellement détachés. Le jour où ses mains s'étaient refermées sur la gorge de sa mère dans une étreinte mortelle, elle était d'une beauté admirable et resplendissante. Elle était nue, elle s'apprêtait à prendre un bain.
Et elle avait relâché ses longs cheveux d'ébène.

Ce souvenir arracha un long frisson de plaisir à Vlad qui ferma les yeux, un sourire lointain esquissé sur les lèvres. Il s'imagina que la femme qu'il tenait contre lui, corps contre corps, était celle qu'il avait toujours désiré, la seule qui avait éveillé en lui les fantasmes les plus inavouables et qui aujourd'hui encore tenait une place privilégiée dans ses rêves. Elle était sorti de la tombe dans laquelle il l'avait précipitée et revenait, plus belle encore que lors de son vivant, assouvir les désirs incestueux de son fils unique.
Et tandis que la jeune femme qu'il tenait contre lui, la véritable, se retournait vivement en l'entourant de ses bras mortels, il superposa les deux visages et vit sa mère devant lui, représentation charnelle de la luxure, qui le regardait avec des yeux qu'il avait toujours voulu lui voir. Il laissa échapper un bref gémissement et son corps commença à trembler.
La voix de Lady Blair se fit alors entendre et aussitôt le visage de Dana Grey se volatilisa. Surpris, Vlad se figea un instant. Puis, comprenant que tout ceci n'était qu'un effet de son imagination, il sentit la fureur monter en lui et son regard qui s'était un instant adouci redevint dur et haineux. La femme qu'il avait devant lui était certes d'une beauté évidente, mais elle n'était rien comparée à la seule qu'il eut jamais aimé. Et tout ce qui dans son physique lui plaisait n'était que des éléments qui lui rappelaient le corps maternel.

Il ne put cependant se renfrogner davantage que Lady Blair se dressait sur la pointe de ses pieds pour capturer sa bouche. Cette fois ci, il fut littéralement stupéfait par ce geste qu'il n'avait même pas envisagé et ses yeux restèrent un instant grand ouvert. C'était la première fois qu'une femme l'embrassait et en un instant il revint complètement à la réalité, laissant de côté sa mère et tout le reste. Il ferma les yeux, se concentrant sur ce baiser qui était tellement nouveau pour lui. Les lèvres de la jeune femme étaient froides, sucrées, plus douces qu'il ne l'avait imaginé. Il se demanda un instant si sa mère avait eu une bouche aussi délicieuse mais il oublia la question juste après se l'être posé. Il répondit aussitôt à ce contact, courbant la nuque pour se rapprocher de son visage et accentuer encore davantage l'emprise qu'elle avait sur sa bouche. Il sentit sa langue qui se frayait un chemin et il la laissa faire, subjugué par la myriade de sensations qui parcourait son corps, s'arrêtant à la fois dans sa tête, dans son coeur, dans son bas ventre. Tout son être était à présent entièrement tourné vers ce baiser qui prenait possession de lui et il s'abandonna à elle, se laissa dominer avec délice, prit un plaisir immense à se soumettre à ce qu'
elle avait décidé et pour la première fois oublia d'être méfiant. Oh certes, il sentait bien que ce baiser sauvage faisait parti du jeu, qu'elle asseyait le pouvoir qu'elle avait sur lui et marquait des points, mais cette fois ci il la laissait prendre autant d'avance qu'elle voulait.
Les sensations incomparables qu'il ressentait valaient bien cette défaite.

Elle se détacha alors, et tout dans son visage montrait qu'elle savait avoir gagné. Vlad le remarqua mais ne s'en offusqua pas. Il n'avait pas encore repris totalement ses esprits et il se passait la langue sur les lèvres comme pour rappeler à lui un contact trop vite perdu. Il n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre qu'elle le fit tourner pour le pousser délicatement sur son lit. Il n'opposa aucune résistance et retomba docilement sur la couette, son corps entièrement allongé à l'exception de ses jambes qui touchaient encore le sol, comme pour garder un point d'attache avec la réalité. Ses cheveux noirs se dispersèrent autour de sa tête, ses bras vinrent se poser à leur guise, les mains à hauteur de ses épaules, offrant ainsi de lui une vision vulnérable et soumise, d'autant plus qu'il était déjà mis à nu. Il eut à peine le temps de comprendre ce qui s'était passé qu'elle était déjà sur lui, enserrant de ses cuisses son corps maigre, lui ôtant toute possibilité de retour en arrière. Mais il n'avait aucunement l'intention de s'enfuir. Il était très bien là où il était. Tout ceci devenait terriblement intéressant.
Elle passa les mains dans ses cheveux, faisant jouer des mèches entre ses doigts, lui laissant quelques secondes pour se rendre compte de la situation.

Il n'avait plus du tout le contrôle. Il l'avait perdu à l'instant où sa bouche avait été emprisonnée dans ces lèvres de glace qui pourtant avait allumé un brasier en lui. Son bas ventre lui faisait mal, il sentait le sang battre dans tout son corps, son coeur dansait avec frénésie dans sa poitrine et son esprit, d'habitude si calme et toujours maître à bord, ne savait plus où donner de la tête. Il n'avait ressenti tout cela qu'une fois. Juste une seule et unique fois.
Et c'était l'instant précis où il avait arraché à sa mère son dernier soupir et où il avait su qu'elle était morte.
Que se passerait-il s'il tuait également cette femme ? Les sensations qu'il ressentait s'ajouteraient-elles à celles liées à sa mort ? Serait-il deux fois plus dans l'extase ?
A cette pensée, il frissonna violemment. Puis, se rappelant à la réalité, il lança son regard brûlant dans les yeux de Lady Blair et un sourire jubilatoire traversa ses lèvres.


« Mais vous voulez jouer, n'est-ce pas ? » dit-elle alors avant de se pencher sur lui, attrapant de nouveau sa bouche offerte. Ses mots résonnèrent en lui tandis qu'il répondait à ce baiser animal dont il se détacha après quelques instants.
Oh oui, il voulait jouer. Il en avait tellement envie qu'une impatience irrépressible s'empara de lui et qu'il se retint difficilement d'enserrer la gorge de cette femme.
Non, pas encore. Pas tout de suite. Il était certain qu'il y avait encore énormément de plaisir à prendre de cette situation, et que tout précipiter ne pouvait qu'engendrer la frustration.
C'était maintenant que le véritable jeu commençait. Et il serait idiot d'en avancer déjà le dénouement.

Il leva un bras et caressa une mèche de cheveux qui frôlait la peau blanche. Un sourire avide et dément fendit ses lèvres mais c'est d'une voix étrangement calme qu'il répondit :


"Oh oui, jouons ensemble my Lady"

Il se redressa alors, attrapa à son tour les lèvres de la jeune femme et enroula ses bras autour d'elle. Il se laissa ensuite retomber sur le duvet, l'entrainant avec lui, et resserra son étreinte avec vigueur. Elle se retrouvait désormais emprisonnée entre son corps et ses bras, allongée sur lui de manière déséquilibrée à cause de ses cuisses qui elles n'avaient pas bougé. Vlad profita de cette position pour reprendre le dessus et la renversa sur le côté. Le temps qu'elle se remette droite il était déjà au dessus d'elle, ses paumes posées près de sa gorge, la surplombant avec un petit sourire triomphant. Il savait bien que, dans la position où il se trouvait, il était facile de lui faire perdre l'équilibre et de reprendre l'avantage : il se demandait avec ravissement si cette position d'infériorité allait lui être tellement insupportable qu'elle tenterait immédiatement de récupérer sa place ou si elle allait le laisser faire, voire jouer de cette soumission imposée pour s'amuser autrement.

"Qu'allez vous donc faire maintenant ?" demanda-t-il en jouant à son tour avec une mèche de cheveux "Je vous en prie, surprenez moi"

Il accompagna sa demande d'un regard enflammé qui voulait tout dire. Les dés étaient jetés, il fallait jouer le jeu maintenant.
Le délicieux jeu de la vie et de la mort. Un jeu entre fous.
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Ven 1 Jan 2010 - 22:02

J'avais capturé ses lèvres, l'embrassant avec une passion peu commune, clamant sauvagement le territoire que constituait sa bouche. Et il me laissait faire, goûtant nerveusement à la sensation de nos deux langues entremêlées, il me laissait faire, se laissant emporter dans une myriade de sensations. Car je sentais tout, les soupçons de plaisir qui le saisissait, les sursauts de son cœur. Son cœur ... Il battait à un rythme frénétique contre sa poitrine, comme si il voulait sortir. C'était une pure et simple tentation ; j'étais plus que mieux placée pour l'aider à se débarrasser de ce muscle bien superflu, et ce, uniquement dans le but de pouvoir le vider de tout son sang après. La bête grogna quelque part en moi : ne pas respirer devenait de plus en plus difficile. Mais, il s'écarta finalement de moi, ses lèvres rougies semblant définitivement marquées par les miennes, la folie furieuse se lisant sur le visage. Il avait vraiment l'air d'un fou à cet instant : un homme possédé et dominé uniquement par ses instincts. Il me fixait comme si il voulait me tuer. Mon monstre grogna : qu'il attaque, j'étais plus que prête à lui broyer les os et à lui lacérer la gorge. J'interrompis le fil de mes pensées, me focalisant uniquement sur Vlad.
Pas question de tout gâcher pour du sang, me répétai-je inlassablement, pas question de tout gâcher pour du sang ...
Promesse très difficile à tenir. Extrêmement difficile à tenir.

Fort heureusement, il me sortit de mes pensées en caressant une mèche de mes cheveux. Affreusement lentement. Et il confirma mes dires. Il voulait jouer, même si cela impliquait de se dégrader pour pouvoir gagner, même si il n'était pas certain du danger qu'il affrontait, il voulait jouer. Je me léchai rapidement les lèvres d'anticipation. J'attendais son prochain mouvement. Je voulais voir quelle ruse il allait déployer pour faire pencher la balance en sa faveur. Car il devait bien l'avoir remarqué que c'était moi qui menait le jeu, non ? Et il ne semblait pas être le genre d'homme à se laisser dominer facilement, mais plutôt le genre qui imposait ses règles et s'attendait à ce que tout le monde les suive.

Il ne me fit pas languir bien longtemps, car déjà, il m'entraînait dans une étreinte mortelle, scellant mes lèvres dans un baiser empoisonné. Mais une part de moi restait parfaitement lucide et je voyais bien qu'il était en train de doucement reprendre le contrôle de la situation. Vlad se retrouva sur moi,les mains sur ma gorge, un sourire plus que satisfait sur le visage. C'était moi désormais qui me retrouvait en position d'infériorité et mon monstre me murmura doucement de reprendre le contrôle. Mais patience ... Patience ... Il était tellement plus facile de le conforter dans son idée et de le laisser croire que je n'étais qu'une lady faible et sans défense. Il allait avoir une belle surprise. Et de taille, car ma bête avait prévu de se montrer sans pitié et sans aucune cruauté avec Vlad. Parce que dans le fond ... On accordait la pitié uniquement aux faibles, et, il était loin d'être faible. Cependant ce fut bien lui, qui me jeta un regard endiablé, attendant mon prochain mouvement.


« Je vous en prie, surprenez moi. »

En entendant sa requête, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. C'était moi qu'il avait surprise. Il avait la bonté de m'informer que c'était mon tour, que c'était charmant ! Cependant mon sourire retomba bien vite dans le creux de ma gorge, remplacé par une expression carnassière. Pourquoi ? Parce que je ne jouais pas, je partais en chasse. Véritablement. Aussi, la position dans laquelle nous nous trouvions me dérangeait pleinement : la proie n'allait pas chasser le chasseur ce soir, non ... Et pourtant, c'était ce qu'il était en train de faire en ce moment même avec une de ses mains caressant une mèche de mes cheveux et l'autre toujours posée sur mon cou. Le contact était vivifiant, je me sentais véritablement en vie, ce qui n'était pas forcément une bonne chose pour Vlad. Mais, il voulait jouer ? Alors tant pis ! Je brisai alors la dernière interdiction que je m'étais imposée et je respirai : lentement, profondément. Son odeur me frappa aussi violemment que la première fois et je jure que je sentis presque mes yeux changer de couleur, s'assombrissant légèrement. Le noir ne reflétant pas ma soif, mais ma pure et simple excitation. Je me redressai alors, quémandant silencieusement un baiser. Il me l'accorda et se noya dans mes lèvres, tandis que j'écoutai son cœur battre, et que je suivais nerveusement son afflux sanguin. Cependant, cette position nouvelle ne lui garantissait aucun équilibre et je n'eus qu'à appliquer une légère pression sur son épaule pour qu'il tombe du lit, à genoux devant ce dernier. Je fixai alors ses prunelles, y voyant mon propre air fin et dévastateur, celui que beaucoup trop d'hommes avaient vu avant de périr.
Mais Vlad aurait un destin bien différent d'eux.


« C'est ... Qu'il y aurait tellement de moyens de vous surprendre, Messire Vlad ... » répliquai-je doucement en me passant une main dans les cheveux.

Ce dernier geste était calculé, c'était presque une caresse réalisée seulement dans le but de l'appâter. Car j'avais remarqué la fascination qu'il semblait avoir pour ma chevelure, et je comptais bien retourner cette attraction contre lui. Et, tout en poursuivant ce long et doux mouvement, j'écartai naïvement les jambes, mes yeux ne le quittant pas. Mes mains quittèrent alors mes boucles brunes pour encore relever les pans de ma robe. Son rythme cardiaque s'accéléra une nouvelle fois et je retins mon sourire, mon expression demeurait inchangée. Et, toujours sous son regard, j'entrepris de défaire la jarretière qui recouvrait une de mes jambes. Une fois l'opération terminée, j'enlevai négligemment les bas qui habillait le reste de ma jambe avant de les jeter au loin. Je levai alors doucement le pied, le posant sur son épaule.


« Mais je vous en prie, aidez moi. »

Tout mon être était tendu dans l'attende d'une réponse : c'était à son tour de jouer maintenant.

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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Jeu 7 Jan 2010 - 15:18

Elle éclata de rire à sa demande, d'un rire un peu étrange que Vlad ne parvenait pas vraiment à définir. Il était puissant, jubilatoire... presque dangereux s'il en écoutait son instinct paranoïaque.
Il sourit calmement, sans se laisser dérouter par cette hilarité qui semblait venir de nul part, et frotta doucement entre ses doigts une mèche de cheveux roux. Quand il leva les yeux vers elle, son expression avait changé. Elle avait l'air d'un animal sauvage, affamé, qui distingue au loin une proie et qui a très envie d'en mordre un bout. Vlad ne savait pas s'il devait se sentir effrayé par ce regard, s'il devait s'en amuser ou s'il devait le considérer comme un défi mortel qu'on lui lançait.
Vlad n'avait pas peur de mourir. Et il avait maintenant bien trop envie d'aller jusqu'au bout de cette relation venimeuse, même si elle le conduisait à sa perte.
Au moins, il mourrait dans un grand éclat de rire.

Aussi, il se prêta docilement au jeu de cette femme lorsqu'elle avança ses jolies lèvres dans l'attente d'un baiser. Il les prit à peine offertes et, sachant pertinemment qu'elle allait le renverser d'une seconde à l'autre, il appuya fermement sa bouche sur la sienne, bien décidé à asseoir sa domination sur elle comme pour provoquer davantage la maîtresse qu'elle aimait être. Comme il l'avait prévu, cette position peu stable lui fit défaut et, en repoussant légèrement son épaule, elle le fit basculer en arrière et il tomba à genoux devant le lit. Il n'avait pas vraiment opposé de résistance, surpris en même temps par la force de cette femme qu'il n'avait pas imaginée si puissante, et ce retournement de situation qui le remettait à nouveau dans une position d'infériorité lui fit esquisser un sourire diaboliquement ravi.

Jamais il n'avait pris autant de plaisir à se soumettre à quelqu'un et jamais il n'aurait cru en prendre un jour. Il ne savait comme l'expliquer. Peut-être étais ce parce qu'elle était une femme et qu'il ne connaissait rien aux plaisirs de la chair, qu'il voulait se laisser guider. Peut-être étais ce parce qu'il ressentait de l'attirance pour elle et qu'il aimait particulièrement cette sauvagerie qu'il lisait dans son regard, qu'il voulait la laisser être cet animal qu'il voyait en elle. Ou bien étais ce simplement parce que cela faisait parti du jeu, qu'il fallait un gagnant et un perdant et que cette femme allait visiblement être la vainqueur. Ce qui était le plus étrange, c'est que cette pensée ne lui arracha qu'un petit sourire amusé, presque... attendri.
Il releva la tête vivement, ses longs cheveux rabattus en avant cachaient en partie son visage étrangement souriant, barrant ses joues et dissimulant son regard enflammé et dément. Il fit un léger mouvement de la tête et ils vinrent se reposer sagement sur son épaule droite. La vue dégagée, son regard attrapa celui de Lady Blair qui le dévorait des yeux, un peu comme un prédateur en chasse.
Ce regard qui d'habitude l'aurait poussé à la méfiance et l'aurait même rendu agressif le grisa étrangement cette fois ci. Une chaleur inconnue s'empara violemment de son bas ventre et un sourire dément traversa son visage comme un brusque éclair de folie. Il aimait tant voir ce regard là posé sur lui, un regard qui lui promettait un avenir court mais rempli de plaisirs comme il n'en avait jamais connus de sa vie entière. Il aurait voulu se complaire pour l'éternité dans cette soumission imposée qu'il acceptait avec joie, cependant une pensée lui traversa l'esprit. Elle était si nouvelle qu'il en fut tout d'abord surpris et que, si la situation s'y prêtait davantage, il aurait volontiers éclaté d'un rire ravi.
Il venait de se rendre compte que, s'il se montrait trop soumis à sa volonté, cette femme ne lui trouverait plus aucun intérêt et le jeu prendrait fin. Et cela, il n'en avait nullement envie. La nouveauté de cette pensée résidait dans le simple fait que, pour la première fois, l'avis de quelqu'un sur sa personne comptait. Il se fichait pas mal de ce que tout le monde pouvait penser de lui vu qu'il se moquait éperdument des autres hommes et n'avait d'intérêt que pour lui-même. Mais étrangement, il se souciait de ce que Lady Blair pensait de lui, il aspirait à ce qu'elle lui porte de l'intérêt, à ce qu'elle le préfère à tous les hommes qu'elle avait connu avant lui, à ce qu'elle se souvienne de lui avec un frisson. Une jalousie maladive s'empara brusquement de lui et il aurait voulu la posséder toute entière, ne l'avoir que pour lui seul et chérir ce regard mortel qu'elle lui adressait. C'était comme flirter avec la Mort : c'était... délicieusement excitant.

Elle lui répondit alors une phrase qu'il se plut à interpréter comme il le voulait, tout en caressant ses longs cheveux roux. Son regard s'y posa aussitôt et une envie brûlante d'enfouir son visage dedans, d'en respirer les délicieuses effluves le traversa de part en part. Son désir était de plus en plus dur à cacher mais il se força à n'afficher qu'un petit sourire simplement amusé, comme si la situation l'indifférait un peu. Elle écarta alors les jambes ; cela aurait pu être un geste innocent... dans un autre contexte. Vlad releva les yeux sur son visage, la jaugeant du regard. Il était évident que le geste était délibéré, elle jouait avec lui, le titillait, le testait en somme.
Il serra doucement les poings pour que son corps se raidisse un peu ; c'était le seul moyen pour réprimer le puissant tremblement qui s'apprêtait à secouer son corps. Il le sentait, il perdait le contrôle, de la situation d'une part mais plus grave, de lui-même. Pour la première fois il eut pleinement conscience d'être un homme et son désir se faisait tellement pressant qu'il en devenait fou. Un léger frémissement agita ses lèvres et il se força à regarder cette femme sulfureuse dans les yeux pour ne pas se perdre dans la contemplation de ce corps si tentateur. Cependant, elle avait résolument décidé de lui mener la vie dure et, alors qu'elle abandonnait cette caresse infernal qu'elle prodiguait à ses cheveux, elle mit à profit ses mains libres dans un geste plus érotique encore, révélant à nouveau ses cuisses blanches. Vlad luttait de toutes ses forces pour conserver son impassibilité. Il se força à penser à autre chose, à quelque chose qui le calmerait.

***

Il se revit quelques semaines plus tôt, enfermé dans sa geôle, attendant son procès. Son compagnon de cellule s'efforçait patiemment de faire le plus de bruit possible, faisant aller et venir sa tasse sur les barreaux de la cellule tout en brayant comme un boeuf. Les autres détenus beuglaient tout aussi fort pour lui ordonner de se taire et les gardiens meuglaient également pour essayer de calmer tout ce beau monde. Vlad était silencieux, allongé sur sa banquette, regardant obstinément le plafond sans sourciller. Son "colocataire" se mit à crier plus fort pour se faire entendre, les autres prisonniers hurlaient comme des déments et l'on entendait parfois des gémissements douloureux lorsqu'un gardien passait ses nerfs à coup de matraque.
Vlad s'était alors redressé, avait doucement dégagé de ses yeux ses cheveux sales et gras, s'était lentement mis debout en regardant fixement le mur devant lui. Puis, il s'était approché de son colocataire sans un mot, les mains dans les poches de sa combinaison de détenu. Soudain, un éclair de folie était passé dans ses yeux et ses mains s'étaient aussitôt refermés sur la gorge du beuglard. Il se souvenait avoir serré aussi fort qu'il le pouvait, lui ordonnant de se taire d'un ton dur et froid, et il avait aimé les gargouillements tellement plus silencieux de son compagnon. Puis des gardiens étaient entrés, on lui avait fait lâcher prise à coup de matraque et il était tombé dans l'inconscience après s'être pris un méchant coup sur le crâne. Il s'était réveillé en cellule d'isolement et avait souri.
Le silence. Enfin.

***

Il s'accrocha à ce souvenir, au vide et à la sérénité qui l'avaient habité lorsqu'il s'était retrouvé seul, et cela le détendit nettement. Il regarda Lady Blair défaire sa jarretière et retirer ses bas en contenant ses pulsions, plus calme qu'il ne l'était quelques minutes auparavant. Elle posa son petit pied blanc sur son épaule, ne lui cachant rien de sa jambe nue et l'invita sensuellement à terminer son ouvrage. Il resta un instant sans réaction, la regardant dans ses grands yeux verts, et un sourire fou naquit sur ses lèvres.


"Avec plaisir, My Lady" répondit-il avec un regard appuyé, un regard de connivence.

Juste après, il tourna la tête et posa ses lèvres sur le dos de ce pied, une seule fois. Il ne pouvait tout de même pas s'abaisser à lui baiser les pieds, en tout cas pas maintenant. Il devait rester dans le jeu.
Il posa un doigt, un seul, sur la fine cheville de la jeune femme et remonta langoureusement le long de sa jambe. Il avançait lentement et il la regardait dans les yeux, un sourire flottant sur les lèvres. Arrivé en haut, il dériva doucement vers l'intérieur de la cuisse, là où la peau est particulièrement sensible. Il s'y attarda quelques instants, sans appuyer, simplement en l'effleurant comme l'aurait fait une plume. Il était délicieusement près de son intimité mais il ne lui adressa pas un regard. Il était hors de question de montrer à Lady Blair qu'il songeait à cet endroit particulier de son corps, d'ailleurs il n'y pensait pas plus que ça.
Tout viendrait -ou pas- en temps et en heure.

D'un mouvement gracieux, il passa d'une jambe à l'autre et posa doucement ses doigts sur la jarretière. Il la défit sans même la regarder, fixant avec fermeté les yeux émeraudes de la jeune femme. Il ne voulait pas qu'elle pense qu'il ne faisait que lui obéir ; par ce geste, il inscrivait sa marque sur elle, la considérait comme sienne, faisait d'elle ce qu'il voulait car il la possédait. C'était du moins l'impression qu'il tâchait de montrer, retirant négligemment la jarretière comme s'il l'eut fait toute sa vie.
Il enleva les bas avec délicatesse et les jeta vaguement au même endroit que les autres. Il se leva alors, la dominant de sa hauteur, et se pencha vers elle. Il posa ses deux paumes de part et d'autre de ses hanches et captura ses lèvres, introduisant pour la première fois sa propre langue. Sa fougue lui revint promptement et il prit vraiment possession de sa bouche tandis qu'une de ses mains caressait sensuellement l'une des deux jambes offertes. Pris d'une subite impulsion, il introduisit ensuite sa main sous la robe et caressa quelques instants du bout des doigts le ventre tout d'abord, descendant petit à petit sans jamais aller trop loin.
Il retira alors sa main et avança son visage davantage sans cesser de l'embrasser, tant et si bien qu'il la força à s'allonger complètement. Il se retrouvait debout, ses paumes posées à présent de part et d'autre de ses seins, son visage collé au sien. Le corps de la jeune femme lui semblait offert ; il était entre les cuisses blanches comme neige, dominant son buste, leurs intimités si proches et pourtant si loin l'une de l'autre. Il avait de nouveau repris l'avantage.
Il cessa de l'embrasser, se redressa un instant pour la regarder dans les yeux, pensif.


"Avez vous déjà fait cela avec un autre patient ?" demanda-t-il, l'air soudain terriblement sérieux "Il me serait absolument insupportable de savoir que je suis dans l'ombre de quelqu'un d'autre... vous vous en doutez."

Il revint à nouveau à ses cheveux, comme s'il ne pouvait plus s'en détacher. Il en caressa nerveusement une mèche, la froissa entre ses doigts et passa alors à son cou d'albâtre. Comme elle tout à l'heure, il appuya doucement sur sa veine.
Et comme elle tout à l'heure, il avait l'air particulièrement possessif.
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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Lun 18 Jan 2010 - 21:17

C'était à lui de jouer : la balle était dans son camp. Il me jeta un regard, semblant plus serein que jamais. J'haussai les sourcils face à ce soudain revirement de situation. Mais où donc était passée l'ombre du tueur sanguinaire ? Tueur sanguinaire, dément et complètement fou qui n'aurait pas hésité le moins du monde à faire ce qui était nécessaire pour m'avoir en son pouvoir. Est-ce que j'avais un aperçu d'une des autres facettes de Vlad ? J'en tremblai presque d'impatience. Mais c'est bien un sourire, un sourire magnifique montrant à peine toute la démence et la noirceur de son âme, qui ornait son visage lorsqu'il me répondit de sa voix grave. Son regard ne me quittait pas, et je refusais d'être celle qui allait briser ce précieux contact. Miroir de l'âme disait-on ? Mais que me révélerait ceux d'un être tel que lui ?

Pour l'instant, il me regardait avec un air tendre de soumission et il me fut difficile de retenir un sourire. Il déposa un léger baiser sur mon pied, presque comme une caresse. Est-ce qu'il abandonnait déjà la partie ? J'en doutais réellement. Cela devait être une simple manœuvre dans le but de m'amadouer. Mon monstre personnel grogna légèrement : pensait-il que j'étais aussi facile à duper ? Si la réponse était oui, alors il se trompait lourdement. Son geste suivant cependant, me surprit légèrement. Et le regardant avec une lueur plus que malsaine dans le regard, je sentis son doigt tendrement passer sur ma cheville et remonter jusqu'à ma jambe. L'impudent réveillait des nerfs qui n'auraient jamais dû exister, par son simple touché, j'avais l'impression de lentement revenir à la vie. C'était purement enivrant. Mais il s'arrêta à l'intérieur de ma cuisse, sans un regard pour moi. Je fis une moue silencieuses. Ainsi il n'était pas intéressé par cet endroit-là de mon anatomie ? Quel piètre menteur !

J'en étais là de mes pensées, lorsqu'il défit mon autre jarretière. On aurait dit qu'il avait fait cela toute sa vie : il avait l'air d'un parfait gentlemen se livrant à un acte de pure et simple débauche. Et dire que tout ça c'était par ma faute ! Bizarrement ... Je n'éprouvais aucun remord. Pas un seul. Bientôt, mes jambes furent toute deux dénudées et il se redressa brusquement me dominant de toute sa grandeur. Je retins mon rire lorsqu'il se pencha vers moi. Ses paumes se posèrent sur mes hanches et il m'embrassa. Je gémis doucement dans sa bouche, tandis que sa langue prenait sauvagement possession de ma bouche. Je souris contre lui. D'où lui venait cette soudaine véhémence ? Serait-il aussi déterminé, aussi passionné pour tout ce que j'avais prévu pour lui ? Allait-il donc se débattre lorsque mes crocs pénétreraient sa chair. Aaaah ... Messire Vlad, si seulement vous saviez quel véritable distraction vous constituez pour moi !

Ses mains se firent plus baladeuses et bientôt entre sa bouche et ses mains je ne savais plus où donner de la tête. Je fermai quelques instants les yeux, sentant peu à peu les effluves d'un plaisir lointain m'envahir. Il y avait bien des années que personne ne m'avait embrassé comme ça, et il le faisait ... D'une manière si naturelle, sans compter son odeur trop alléchante pour sa propre survie et pour mon propre bien. C'était comme si c'était mon cœur qui battait, comme si c'était mon sang qui affluait comme si j'étais humaine ...
Comme si j'avais dix-neuf ans et que j'étais dans les bras de Matthew.
...

Je me figeai soudainement à cette pensée.
Tout, je ressentais tout, je ressentais trop. Je n'avais pas dix neuf ans, je n'étais pas amoureuse de lui, mon cœur ne battait pas, il n'était pas Matthew. Alors pourquoi ? J'écarquillai légèrement les yeux d'horreur. Mon propre corps me trahissait, mon propre corps réagissait à la mauvaise personne : mon corps se mettait en vie alors que ce n'était pas la personne qui lui avait
ôter la vie.
Vlad aurait-il un tel ascendant sur moi ? Pouvait-il calmer l'ardente douleur qui cisaillait mon maigre corps chaque soir face au malheureux souvenir de mon amant oublié ?

Peut-être que oui, peut-être que non.
Une seule manière d'en être certaine.
Il était entre mes cuisses, ses jambes habillées frottant légèrement ma peau dénudée, et me regardait à présent, pensif.


"Avez vous déjà fait cela avec un autre patient ?" demanda-t-il  "Il me serait absolument insupportable de savoir que je suis dans l'ombre de quelqu'un d'autre... vous vous en doutez."

Il se saisit d'une mèche de mes cheveux, puis passa à mon cou, où il appuya doucement sur ma veine. Il me regardait comme si je lui appartenais. J'eus un maigre sourire. Je pouvais oublier le jeu quelques instants et lui appartenir, mais ... uniquement ce soir. Et uniquement pour voir s'il avait un pouvoir aussi dévastateur que ce que j'imaginais. Pouvait-il vraiment tout me faire oublier par ses simples et douces caresses ?
Un sourire carnassier ornait alors mes lèvres lorsque je l'entrainais dans un nouveau baiser fiévreux, mes cuisses se resserrant autour de sa taille, mes mains autour de son cou. Tant pis si je l'étouffais, tant pis si son cœur avait du mal à battre, tant pis ... Sa propre survie m'importait peu. Je le voulais lui. Il était question de le laisser s'immiscer dans ma chair jusqu'au plus profond de mes os, et non pas pour chercher mon âme. Non ... Mais pour le laisser effacer tous mes souvenirs.
Aussi, je m'écarta de ses lèvres et je murmurai contre son oreille.


- Vous serez ravie d'apprendre que je n'ai pas partagé ce genre de plaisir avec les autres patients, ni avec quiconque dans cet asile... Mais, vous êtes bien dans l'ombre de quelqu'un messire Vlad. Celle de l'homme que j'aime.

Sans lui laisser le temps de réagir, je l'attaquai une nouvelle fois. D'un simple mouvement, il se retrouva sous moi, son corps désormais sous mon contrôle. Je le violai tendrement du regard, prêt à lui en donner encore plus. Je me penchai alors contre son oreille, y donnant un coup de langue, il frissonna légèrement et je souris face à réaction. Mais je ne m'arrêtai pas là. Ma langue dériva, léchant mortellement la peau derrière l'oreille. Je poursuivis mon long périple et arrivai à sa pomme d'Adam.


- Il m'a déjà marqué et souillé ... Vous-voulez tentez votre chance ?

Je me relevai simplement et enroulai mes bras autour de son coup, jouant moi aussi avec sa cheville. Il était temps maintenant de le convaincre.

- Immisciez vous jusqu'au plus profond de ma chair, jusqu'à ce que j'en oublie son nom et ne crie que le votre. Apposez sur moi votre signature, faites en sorte qu'aucun autre homme ne veuille me toucher ... Faites moi tout oublier.

Chaque mot que j'avais prononcé était ponctué par un mouvements de hanches, dans le seul but de le rendre complètement fou. Juste pour qu'il franchisse la ligne. Laquelle ? Celle entre l'homme et le monstre.



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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Dim 31 Jan 2010 - 20:29

Un maigre sourire un peu triste s'étira sur les lèvres de la jeune femme. Il la regardait, un peu anxieux, passant et repassant son ongle sur son cou blême et attendait, crispé, qu'elle réponde à sa question. Il la sentait monter en lui, cette bouffée de jalousie et de possessivité si familière à ses jeunes années.

Il se souvenait que, presque douze ans plus tôt, il lui arrivait fréquemment de la ressentir vis à vis de son père. Le voir embrasser la femme qu'il aimait le rendait fou et plusieurs fois ils s'étaient battus. Dana ne comprenait pas pourquoi les deux hommes de sa vie se cognaient dessus à tout bout de champ et Théodore Grey n'était pas plus au courant. Il se contentait de se défendre devant la rage et la violence de son enfant qu'il en était venu à craindre et à mépriser. Mais pour Vlad, c'était très clair : il se battait pour le coeur de Dana, comme deux lions se disputent une femelle. Et en cet instant, il aurait été prêt à se battre encore, voire à tuer, pour avoir celle-ci pour lui seul.
C'était un caprice impulsif, d'autant qu'il n'y avait aucun sentiment dans ce désir, juste une envie subite inspirée par son égo orgueilleux. Elle devait être à lui, il ne pouvait en être autrement, voilà tout.
Et si elle résistait, il la tuerait de ses propres mains.

Il caressait toujours la gorge de la jeune femme au moment où il se faisait cette réflexion et rien dans son expression ne laissait présager les sombres projets qu'il montait et démontait dans son esprit. Il regardait avec une intensité peu commune les yeux émeraudes de Lady Blair, l'air fiévreux et stressé. Soudain, la jeune femme s'éleva jusqu'à lui pour attraper ses lèvres dans un nouveau baiser embrasé. Elle le tenait au cou, serrant avec une force incroyable, et il commençait à haleter. Entre cet étranglement involontaire -ou non- et ses lèvres accaparées, il avait du mal à trouver son souffle. Il sentit autour de sa taille les cuisses de la jeune femme qui l'enroulaient et l'emprisonnaient : il avait de nouveau l'impression que, même dans cette position, elle parvenait à asseoir son contrôle sur lui.
Elle lâcha alors sa bouche et s'approcha de son oreille pour lui murmurer quelque chose. Il haletait encore un peu et se passait la langue sur les lèvres d'un mouvement un peu nerveux. Il ne savait pas pourquoi il se sentait aussi agité tout à coup, des frissons étranges lui couraient dans le dos et son bas ventre battait à coup lent.
Etais-ce de l'excitation ? Il n'aurait su le dire, il n'en avait ressenti que pour sa mère et cela remontait à tellement longtemps maintenant...

Elle lui indiqua qu'elle n'avait jamais eu un tel traitement de faveur pour aucun autre que lui dans cet asile, et il se sentit un instant soulagé. Pas assez longtemps cependant car elle ajouta tout de suite après qu'il avait bien un rival, en la personne de l'homme qui faisait battre son coeur.
Les yeux de Vlad s'écarquillèrent un peu, de fureur, de folie.
Elle était amoureuse. Amoureuse. Il était encore battu par cet infâme sentiment qui liait les femmes à d'autres que lui, à nouveau cet échec retentissant devant l'amour. Il en concevait une rage infernale et aussitôt, il pensa à Dana, Dana qui avait donné sa vie à un autre, qui s'était dévoué jour et nuit à vivre une vie de chienne pour lui, qui lui avait donné un fils... Dana qui n'avait jamais été sienne.
Mais cette fois ci, ce serait différent. Oh oui, il ne se laisserait plus faire. Amour ou pas, il aurait ce qu'il voulait, même s'il fallait utiliser la violence pour cela. Cela ne le dérangeait pas, il n'avait pas perdu la main.

Il en était là de ses réflexions quand il se retrouva soudain sur le dos. Il était tellement absorbé dans sa fureur contenue qu'il n'avait même pas essayé de résister et s'était écroulé aussi aisément que s'il avait été une vulgaire poupée de chiffon. Il planta ses yeux ardents dans ceux de la jeune femme qui le regardait avec indécence. Il n'y avait plus de trace de sourire sur son visage, ses traits s'étaient raffermis et son regard brillait d'une ferme détermination. Cette femme serait à lui, quoi qu'il en coûte.
Elle se pencha vers son oreille et y donna un coup de langue sensuel. Il frissonna et serra un peu les dents pour retenir le léger soupir qu'il allait laisser échapper. Son visage n'exprimait plus rien, si ce n'est une froide patience calculée. D'aucun pouvait sentir le noir dessein qu'il envisageait et dont il préparait soigneusement l'accomplissement. Son corps cependant trahissait encore son désir et il se crispait tandis que la langue progressait sur sa peau. Il tourna doucement la tête, offrant son cou à la bouche de Lady Blair, regardant dans le vague. Il serrait les lèvres pour ne pas exprimer le plaisir que lui procurait ces douces caresses et il n'y avait que le rythme un peu plus rapide de sa respiration qui pouvait le trahir.
Elle arriva finalement à sa pomme d'Adam et il rejeta un peu la tête en arrière pour lui faciliter la tâche. Il était pratiquement incapable de s'en empêcher, c'était instinctif, il ne pouvait retenir son corps de demander davantage, et il s'en voulait d'une telle faiblesse. Cela faisait pencher la balance du mauvais côté.
Elle lui annonça que cet homme qu'elle aimait avait déjà posé sa marque sur elle et qu'elle lui avait appartenu. Une lueur de jalousie et de démence s'alluma dans les yeux de Vlad, et l'invitation de Lady Blair excita encore davantage sa soudaine envie de battre cet homme. Il ne pouvait admettre que le corps de cette femme se souvienne d'un autre que lui et il lui fallait y remédier. Rapidement.
Elle se redressa et il regardait son visage de prédatrice avec ardeur. Cette femme indomptable, il la lui fallait, c'était presque devenu un défi personnel qu'il venait de se lancer et son corps se raidit, se préparant à l'attaque. Elle lui demanda sans détour de lui faire oublier cet homme pour qu'elle n'ait plus d'yeux que pour lui et cette requête qui répondait à ces propres envies exacerba davantage sa fougue, d'autant que les coups de reins avec lesquels elle ponctuait son discours étaient absolument délicieux et son désir grandit encore. Son corps la voulait autant que sa tête, et il ne s'était jamais refusé quoi que ce soit.
Il obtenait toujours ce qu'il voulait.

Son visage s'embrasa soudainement et un grand sourire inquiétant et irréel fendit ses lèvres. Il se mit à glousser étrangement, d'une voix assez faible pour paraître encore maître de lui, l'air follement amusé par la situation.


"Avec joie My Lady" répondit-il en agrippant ses épaules.

Il la retourna alors pour la troisième fois au moins et se retrouva au dessus d'elle à nouveau. Sauf que cette fois, il ne comptait pas en rester là.
Il ne connaissait rien aux jeux de la chair, vraiment. C'était à peine s'il l'avait déjà fait seul. Cela ne l'intéressait pas et il n'en avait jamais eu le besoin.
Mais aujourd'hui, il avait cure de son inexpérience. Il apprendrait sur le terrain comme on dit.
Sentant qu'il avait obtenu d'elle une forme d'autorisation, il se permit de faire ce que son envie lui dictait. Aussitôt, il enfouit son visage dans son cou, embrassant la peau douce avec lenteur, léchant avec patience et mordillant parfois du bout des dents. Il remonta doucement à son oreille et goba le lobe sans préavis. Il le faisait jouer entre ses dents, y passait sans arrêt le bout de sa langue, et s'affairant, il poussait de courts râles rauques et bestials. Sa main caressait toujours la gorge offerte, remontait parfois sur la joue, et il passait délicatement son pouce sur les lèvres rouges, les redessinant à sa manière. Sa deuxième main s'aventurait sur son épaule, redescendait un peu plus bas et, après avoir hésité un moment, il avança timidement vers le corset et le décolleté qu'il dévoilait. Du bout des doigts, il caressa avec une affreuse lenteur le haut de ses seins, n'osant y poser sa main entière.
Il n'avait jamais touché à la poitrine d'une femme, même s'il avait beaucoup rêver de celle de Dana, et il sentait que c'était un interdit, une limite à franchir et qu'il ne pourrait pas le faire sans son accord. Il attendait, contenant son impatience, un signe de sa part qui lui montrerait qu'il en avait le droit.
Elle était une lady après tout, il ne pouvait la traiter comme une vulgaire catin.


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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Dim 7 Fév 2010 - 20:11

Je sus que mon but était atteint lorsqu'un grand sourire fendit ses lèvres. Un gloussement plus qu'étrange lui échappa, mais il semblait être encore maître de lui. Je grimaçai intérieurement. Il avait une volonté tenace et il semblait se contrôler à la perfection. Cela n'allait pas pouvoir aller. J'avais besoin d'un véritable fou pour accomplir mon désir le plus primaire, à savoir : me faire oublier Matthew. Me faire oublier un amant et un premier amour volé, brisé, tant rêvé et tant redouter. La logique voudrait que je ne veuille pas l'oublier et que je chérisse précieusement nos souvenirs.
Foutaises ...
Le chérir et l'adorer ne faisait que raviver un feu ardent qui me brûlait la poitrine, et qui ne dormait jamais. J'en avais assez de lutter contre une douleur invisible. Si on devait comparer ma souffrance à quelque chose, il faudrait évoquer une jambe rongée par une quelconque maladie, des cloques visibles sur l'épiderme, du pus s'échappant du tout. Eh bien ... Il était temps de me débarrasser de cette jambe, et de la couper avec droiture et justesse. Et tant pis si cela impliquait de ramper.
Car comme le disait si bien un certain livre saint, il faut mieux rentrer dans le jardin de Dieu en rampant à l'aide d'une seule jambe, plutôt que d'en avoir une inutile.

Il m'agrippa alors par les épaules, me donnant une réponse ferme. Juste ce dont j'avais besoin. Je le laissai me retourner une nouvelle fois, déjà prête à le laisser me scruter, me voler en quelques sortes. Me voler quoi ? Me voler tous mes souvenirs, me voler ma raison, et me voler mon amour. J'étais plus que disposée à tout perdre. Aussi, je ne sursautai pas lorsqu'il enfouit son visage dans mon cou, sa langue caressant ma peau, ses dents la froissant à quelques endroits. Mes yeux se fermèrent, exacerbant encore plus mes sens.
Son cœur battait à tout rompre contre ma poitrine, mais je doutais qu'il soit nerveux. Son souffle était chaud contre moi, ses mains se faisaient pressantes contre mon corps, sa virilité pressée contre moi, pas très loin de mon propre sexe; on aurait dit qu'il s'affairait à ramener une morte à la vie.

Tous ses gestes étaient lents et calculés, comme si il avait peur de me briser, comme si j'eus été une petite chose fragile. Non, comme si j'eus été quelque chose de divin et de précieux. Il devait ressembler à un voleur en train de souiller le corps d'une déesse. J'eus envie de rire. Je n'étais pas une déesse, et si j'en étais une, je faisais partie de celles qui exigeaient des bains de sang de la part de leurs serviteurs, auquel cas, leur courroux étaient implacables.
Je n'étais pas précieuse.
Je ne m'apitoyais pas sur mon sort, c'était une simple constatation. La partie la plus précieuse de mon être était morte en même temps que mon humanité, les damnés n'ont plus aucune valeur. Quelque chose sembla alors se briser en moi face à cet simple vérité. Mon bourreau, à savoir Messire Vlad, ne devait faire preuve d'aucune pitié à mon égard : il devait se montrer cruel et implacable. Il devait être un monstre, il devait me montrer un semblant de la véritable douleur pour que j'en oublie la futile peine qui m'accompagnait chaque jour.

J'ouvris brusquement les yeux et rencontrai son regard. Ses mains étaient arrivées à la hauteur de mon corset et il me demandait silencieusement la permission de continuer. Il ne devait pas demander la permission, si il voulait quelque chose, il devait le prendre. Je passai ma main dans ses cheveux, dégageant sa frange de ses yeux, y plongeant les miens. Pour voir où était sa propre bête, celle que je désirais ardemment voir, celle qui aurait le pouvoir de me guérir. Peut-être que je n'étais pas allée assez loin ? Je devais certainement continuer à le pousser dans ses retranchements pour qu'il perde tout contrôle et se laisse aller à ses instincts les plus primaires.
Mes mains se nouèrent dans son cou, et j'y enfonçai mes ongles, lui faisait volontairement mal, mon regard toujours ancré dans le sien.
Pour quel sorte de monstre devait-il me prendre ? Il devait très certainement, comme les autres, être très loin de la vérité.

Du sang sembla alors s'écouler de mes ongles, je les retirai aussitôt, regardant avec une fascination certaine, le liquide carmin rouler à grosses goutes sur sa pomme d'Adam. Je ne tins pas longtemps à l'affreuse tentation et du bout de ma langue je recueillis quelques gouttes de ce divin nectar. Il avait un goût poignant : quelque chose entre l'amer et le répugnant. Exactement comme je l'avais imaginé. Je ne m'arrêtai cependant pas là. Mes doigts étaient à présent couverts de son sang et je les fis glisser sur son torse, arrivant jusqu'à son pantalon.

Je murmurai alors dans le creux de son oreille:
« Messire Vlad, vous êtes encore un peu trop sage à mon goût. »

Puis, tel le vicieux serpent que j'étais, je fis glisser une de mes mains à l'intérieur de son seul vêtement, parfaitement consciente de l'endroit où j'allais et parfaitement consciente de l'effet que j'allais produire. Car plusieurs choses réussissaient à faire tourner la tête à un simple homme : le jeu, l'argent, l'alcool ... Mais elles étaient nombreuses, diverses et variées selon la personne qui était visée. Une seule, cependant, était commun à toute l'espèce humaine : le sexe. Il n'y avait rien de mieux que pour tenir un homme en son pouvoir. Aussi, je m'emparai de l'objet de tous mes désirs, et constatai, sans une très grande surprise, qu'il était déjà plus qu'excité.
Parfait.
La ligne allait donc être très facile à franchir. Je me mis donc à le caresser à cet endroit-là, sachant la peau et les nerfs particulièrement sensibles. Mes ongles s'enfonçaient légèrement dans la peau de son membre le faisant doucement frémir, ma paume frottant avidement la paume. Je capturai alors ses lèvres, l'entraînant dans un nouveau baiser fiévreux. Sauf que cette fois-ci, j'avais vraiment l'intention de le priver de son air. Pour qu'il ne pense plus qu'à son but et à rien d'autre. Et son but, c'était de m'anéantir et rien d'autre. Mon autre main descendit rejoindre la première, mes caresses se faisant alors beaucoup plus vigoureuses, et je me penchai une nouvelle fois vers son oreille.

« La patience est une vertue, mais ... Je n'ai aucune envie d'attendre. »

Mon dernier mot fut ponctué d'une caresse plus forte que les autres et j'entendis son cœur louper un battement tandis que mes grands yeux vert, si vides à cet instant, le dévoraient littéralement. Une question se posa alors mon esprit : mais quand allait-il donc se faire violence ?

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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Jeu 18 Fév 2010 - 21:15

Elle ouvrit brusquement les yeux et croisa son regard. Pendant un instant, les mains de Vlad se firent plus moites alors qu'un léger frémissement, à la fois d'excitation et d'anxiété, faisait trembler ses lèvres. Des yeux comme ceux de Lady Blair en cet instant, il n'en avait jamais vu de semblables. Ils brillaient avec une intensité remarquable et il avait la plus grande peine à décrypter les pensées qui les traversaient. Il admirait avec un étonnement grandissant la force de ce regard si vivant et prenait peu à peu conscience de la tension qui menaçait de déchirer le fragile équilibre de la situation. S'il était capable d'une très grande violence, il comprit qu'elle aussi, qu'elle pouvait peut-être même être encore plus dangereuse que lui. Il ne savait d'où lui venait cette certitude, il la ressentait au plus profond de sa chair, comme une évidence. Il soutenait ce regard, fasciné, se sentant plus vulnérable que jamais, et il prit soudainement conscience que sa vie ne tenait pas à grand chose et qu'elle pouvait la lui ravir à tout instant.

Il n'en fut que plus irrésistiblement attiré vers elle, sentant son excitation monter encore d'un cran. Il avait de plus en plus envie de la posséder, de lutter avec la mort qu'elle semblait incarner et de se couler dans la débauche la plus sulfureuse au creux de son étreinte fatale. Son bas ventre gonflait, s'agitait par spasmes délicieux et il se sentait de plus en plus à l'étroit dans son pantalon de cuir. Cette partie de son anatomie ne s'activait que rarement et il se rendait compte au combien elle pouvait être intéressante finalement. Le plaisir qu'il prenait au jeu était infiniment plus intense qu'à l'accoutumée. Mais étais ce un jeu, au fond ? Il n'en était plus très sûr. Elle paraissait si... sérieuse.

Elle planta son regard insondable dans le sien et dégagea les cheveux qui lui obstruaient le front. Il s'étonna d'un geste aussi doux, presque tendre, et il s'immobilisait tandis qu'elle passait ses longs doigts dans son cou. Mais comme pour le punir d'avoir eu une telle pensée, elle enfonça soudainement ses ongles dans la peau délicate et fragile de sa gorge et il lâcha un grognement de douleur. Il se mordit la lèvre inférieure avec férocité pour réprimer une autre marque de faiblesse et se força à soutenir le regard figé de Lady Blair. Peut-être n'étais ce que psychologique mais il avait l'horrible impression de ne plus parvenir à respirer normalement, aussi commença-t-il à doucement haleter, s'en voulant de montrer ainsi sa vulnérabilité. Elle le fixait toujours, avec cette même brutalité dans le regard, et malgré ses soupirs brusqués, elle ne bougeait pas. Même, elle semblait appuyer encore davantage et Vlad sentit tout à coup quelque chose de chaud lui couler dans le cou. Il n'eut pas besoin de baisser les yeux pour savoir qu'il saignait et aussitôt il vit quelque chose changer sur le visage de Lady Blair. Elle avait soudainement l'air plus... bestiale.

Elle retira ses doigts et il frémit au contact froid de l'air ambiant sur sa blessure. Il sentait le liquide brûlant courir sur sa peau, et les yeux de la jeune femme suivaient sa course. Il ne savait pas vraiment quoi penser de cela, et il ressentait à la fois un étrange malaise et une excitation malsaine. Cet intérêt qu'elle semblait porter à son sang activait sa méfiance et il comprit que la situation lui échappait et qu'il se frottait à quelque chose qui dépassait son entendement. Cependant, c'était justement cette menace constante, comme une épée de Damoclès au dessus de sa tête, qui le grisait et provoquait les brusques pulsations qui agitaient son membre. Il restait indécis, ne sachant quoi suivre entre son corps et sa raison, entre le risque et le raisonnable.

Tandis qu'il réfléchissait, plongé dans le vert émeraude de ces yeux brillants, elle s'était approché de son cou et pendant un instant il se raidit. L'association gorge et sang lui fit aussitôt penser au mythe du vampire, ces créatures infernales qui suçaient le sang des vivants jusqu'à la mort. Il avait été fasciné à la lecture de Dracula, mais reporter la situation dans la réalité l'emplissait d'un grand mal être. Le danger prit soudain une toute autre tournure et l'atmosphère, si délicieusement sensuel précédemment, devint soudainement plus oppressante, plus inquiétante.
C'était absurde. Comment pouvait-il penser à des choses aussi stupides dans un moment pareil ? Lui qui n'avait pas la moindre imagination et qui était profondément ancré dans la réalité, voilà qu'il s'imaginait des scénarios grotesques et improbables alors même qu'il aurait du ne plus penser à rien. Le cerveau humain pouvait être bien contraignant par moment.
Mais alors qu'il se persuadait qu'il délirait complètement, il sentit la langue de la jeune femme parcourir sa pomme d'Adam et recueillir le liquide carmin. Elle goûtait son sang. Simple geste érotique un peu étrange, ou bien... ?

Il abandonna rapidement ces divagations quand les mains froides de la jeune femme parcoururent son torse, y laissant de longues traces rougeâtres, et descendirent finalement jusqu'à son pantalon. Des multiples petits picotements de plaisir l'assaillirent tous à la fois tandis qu'elle caressait sa peau, mais ce n'était rien comparé à la soudaine chaleur qui envahit son bas ventre tandis qu'elle s'en approchait. Il se cambra un peu, offrant sa virilité à son bon vouloir, et un discret grognement d'impatience lui échappa. Il s'en voulut aussitôt ; il ne fallait pas laisser entendre qu'il abandonnait la partie, car il n'avait pas dit son dernier mot.
Elle se pencha à son oreille, langoureuse, et lui susurra qu'elle le trouvait encore trop sage. Son regard s'embrasa, brûlant avec fierté et férocité. Il aurait voulu réagir et lui faire regretter cette remarque désobligeante mais il n'en eut pas l'occasion. Elle enfonça sa main agile dans son pantalon et il s'immobilisa, les yeux écarquillés et la bouche entrouverte, tandis qu'elle s'emparait de son sexe. Il se mordit de nouveau la lèvre, fermant les yeux un instant, et son corps fut parcouru d'un tremblement intense et bref.

C'était la première fois que quiconque le touchait à cet endroit là. Lui-même n'y avait jamais prêté une grande attention, trouvant même cette excroissance inutile et disgracieuse. Cependant, le plaisir qu'il ressentit à cet instant n'était comparable à rien de ce qu'il avait pu connaître. Il percevait avec une extrême acuité le contact froid des doigts de Lady Blair qui, d'une manière atrocement plaisante, jouaient avec lui, appuyaient doucement pour activer ses nerfs, caressaient le bout dressé dans une agréable torture. Il se força à ouvrir les yeux à nouveau, le souffle un peu court, et sa peau devenait de plus en plus moite et brûlante. Des couleurs commençaient à envahir ses joues et son regard se chargeait d'une fièvre pressante et agitée. Son contrôle si parfait s'effritait à vue d'oeil et sa lucidité partait avec : son visage semblait être un croisement entre celui d'un fou et d'un malade.

Lady Blair s'empara de sa bouche, l'embrassant avec une fougue telle qu'il en oublia ses appréhensions et ses doutes. Son cerveau ne répondait plus, il n'y avait plus que son corps qui comptait et les sensations euphorisantes qu'il lui transmettait. Il ne respirait plus mais s'en fichait, il aurait voulu qu'elle l'embrasse ainsi des heures encore, il la désirait avec une violence inouïe qui lui secouait le corps en de brusques soubresauts et emballait son coeur. Elle enfouit sa deuxième main rejoindre la première et ses caresses se faisaient plus précises, plus rapides, et il bascula légèrement la tête en arrière, laissant échapper des râles rauques et profonds.
Elle se pencha à nouveau vers lui et lui avoua alors son impatience et son désir qu'il brise ses dernières barrières. Et, pour appuyer cette demande, elle le caressa d'une manière bien plus appuyée et il lui échappa un nouveau grognement, nettement plus sauvage que le premier. Il rejeta la tête en arrière, exposant son cou sanglant à ses regards, et ses mains se refermèrent sur la gorge nue de la jeune femme. Une violente pulsion meurtrière le transcenda et il se mit soudainement à serrer. Sa poigne se resserra pendant plusieurs secondes et, se rendant compte qu'il serait prématuré de la tuer maintenant, il se calma de lui-même. Il la relâcha, les mains tremblantes d'excitation, et celles ci glissèrent avec empressement vers le corsage. Il baissa la tête, plantant son regard dans le sien quelques instants, et son expression n'était que la représentation même de la bestialité. Sa respiration était bruyante, son visage enflammé et moite, et son regard était celui de la démence, du désir violent et irrépressible qui demandait à être immédiatement satisfait. Il s'approcha brusquement d'elle et lui mordit la lèvre inférieure, tandis que ses mains impatientes démêlaient les lacets qui cachaient encore son corps. Sitôt fini, il retira le corset qu'il jeta sur le côté et, lâchant la bouche encore un peu rougie de son sang, mordit violemment le cou d'albâtre de Lady Blair. Il ne songea même pas à retenir ses ardeurs et ses dents s'enfonçaient sans qu'il ne réprime la puissance de sa mâchoire. Il y eut un horrible bruit de craquement, ou de claquement, ou qu'importe ce que cela pouvait être, mais malgré cet avertissement qu'il allait trop loin il ne se retira pas. Ses mains se posèrent avidement sur la poitrine découverte de Lady Blair et il se mit à la caresser fiévreusement, savourant à peine la douceur de la peau et la forme harmonieuse des seins qui épousait celle de ses paumes. Il ne subsistait plus rien de sa lenteur calculée ni de son contrôle prudent : il était dominé par un désir dévorant qui l'aveuglait et lui enflammait tout le corps.
Les mains de cette femme prodiguaient toujours leurs caresses infernales et attisaient sans cesse son envie et sa soif d'elle. Alors qu'elle venait de toucher un point particulièrement sensible, un gémissement étouffé dans le cou de la jeune femme lui échappa et il releva la tête. Sur la gorge blanche, tâché par le sang de son propre cou, il y avait à présent des marques de dents, profondes et rougies, qu'elle ne risquait pas de perdre avant un moment. Cette vision l'emplit d'un plaisir malsain et frénétique et sa bouche se mit à parcourir le corps dénudé de la jeune femme, tandis qu'il retirait de ses mains libres le bas de sa robe, la laissant en sous vêtements. Avant même d'y accorder un regard, il embrassa fougueusement la poitrine généreuse, s'attardant sur le mamelon qu'il mordillait, se retenant avec grand peine de l'arracher entre ses dents.
Pas encore, il était trop tôt pour cela. Il y avait tellement d'autres choses qu'il pouvait faire avant.

Alors qu'il suçait le sein droit avec une étrange application, il releva les yeux et croisa le regard de la jeune femme. Il ressemblait plus à une bête qu'à un homme et ses longs cheveux noirs, ordinairement si impeccablement maîtrisés, se déversaient hasardeusement sur lui, lui barrant le visage, s'échappant en mèches folles, soulignant la folie de son regard. Il s'interrompit, relâchant le bout charnu dont il s'occupait, et rampa sur son corps pour remonter à la hauteur de son visage. Il plongea son regard dans le sien et prit conscience du rythme effréné de son coeur et de sa respiration. Il esquissa alors un immense sourire jubilatoire et euphorique et, du bout du pouce, caressa la marque de morsure qu'il lui avait apposée.


"Vous êtes à moi à présent" dit-il avec une gravité teintée de délire "Les autres n'existent plus. Ceuxs que vous avez connus avant moi ne sont que des pâles fantômes dans votre esprit, et bientôt ils ne seront plus rien. Je vaincrais l'amour qui vous habite, car je le hais. Je méprise ce sentiment abject qui vous enchaîne et vous prive de votre liberté. Aujourd'hui, vous n'êtes plus à lui. Aujourd'hui, vous êtes à moi, et je vais vous libérer de ce poison infect."

Sur ces mots, il reprit possession de ses lèvres avec domination.
Et il commença alors à défaire sa ceinture, décidé à embraser les sens de cette femme.
Au point qu'elle en oublie d'être amoureuse d'un autre.


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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Jeu 25 Fév 2010 - 15:08

Je le regardais complètement fascinée, mes mains effectuant leur vile travail. Je pouvais voir les derniers fragments de se raison lentement se dissoudre, les pièces d'un puzzle si bien ordonné se détachaient une à une pour aller se déplacer au gré du vent. Jamais personne ne m'avait regardé avec une telle fièvre, une telle hargne dans le regard et le tout était relevé par les couleurs de ses joues, et les traces de son propre sang encore visibles sur son corps. On aurait dit que j'assistais au réveil d'un véritable lion, un lion qui serait resté enfermer des années sans boire ni manger. Mais, toutes ces années d'injustice allait être réparées, étant donné que je m'offrais comme véritable repas, déjà prête à me laisser dévorer. Il poussa un grognement guttural comme pour confirmer mes dires et ma propre bête grogna après lui : qu'il était si bon d'avoir trouvé un adversaire à sa taille. Il rejeta sa tête en arrière, semblant m'offrir son cou avant d'emprisonner le mien entre ses mains. Et il serra. Il se pencha vers moi, son regard planté dans le mien : il avait perdu tout contrôle. Ce n'était plus un homme que j'avais en face de moi, et tout ceci c'était mon œuvre. Je n'avais même pas eu besoin de le mordre, un sentiment de fierté m'envahit tandis qu'un frisson d'excitation me parcourait. Mon désir d'être possédée par lui semblait grandir de secondes en secondes, mon corps s'en faisant le témoin. Ma propre respiration, comme la sienne, était saccadée, tous les poils de mon échine étaient redressés et si j'avais eu un cœur; il aurait certainement entamé une course endiablée comme celui de Vlad. Je le voulais, maintenant.

Cependant, il sembla réussir à se maîtriser car ses mains quittèrent mon cou. Non, non, non ... Ma bête grogna : pas si prêt du but Messire Vlad, ne m'obliger pas à prendre ce que je veux par la force. Le jeu était double, et beaucoup plus intéressant si la victime était consentante et acquiesçait pour chacun de ses malheurs. Je ne voulais pas le mordre immédiatement, je voulais d'abord assouvir un autre désir beaucoup plus primaire. Aussi, je ne cessais pas mes caresses, bien décidée à toujours exercer cette écrasante domination sur lui. S'il devait me posséder, il était juste que je le possède également corps et âme. Et là, je n'aurais su dire lequel m'intéressait le plus. Mais peut importait, rien ne m'empêchait d'avoir d'abord l'un et ensuite l'autre. Je devais être toujours aussi douée car je sentis ses mains glisser vers mon corset. Je fermais les yeux une demi-fraction de seconde, peut-être était-il temps de crier victoire ?

Il me mordit alors la lèvre inférieure, son geste me fit sourire : qui donc était le plus cannibale de nous deux ? Il ne perçut cependant mon amusement car il est beaucoup trop occupé à défaire les lacets de mon corset, opération rendue plus que difficile par ses mains tremblantes. Les joies de la tenue vestimentaire ! Tout était fait dans le seul but d'appâter, et de frustrer celui qui vous désirait, histoire de faire grimper son plaisir à chaque seconde dépensée inutilement à essayer de défaire un lacet. Et Vlad semblait brulant de désir, son cœur battant était une véritable insulte à mon statut de vampire. Pourquoi ne pas le lui arracher maintenant ? Plus tard, murmurai-je à mon monstre, beaucoup plus tard. Lorsqu'il eut accomplit son interminable tâche, il rejeta le corset au loin, semblant possédé. Ses lèvres quittèrent les miennes et je regrettai aussitôt leur dur contact mais j'obtins bien vite une compensation lorsque ses lèvres se posèrent sur mon cou, le mordant. Ses mains accompagnaient sa morsure, découvrant à un rythme effréné les courbes généreuses de ma poitrine. Je jubilais intérieurement : le gentlemen a qui j'avais adressé la parole avait totalement disparu pour laisser place au fou. Et je sentais que je l'adorais déjà. Je me cambrai alors que ses dents s'enfonçaient, puissantes, dans ma chair, brisant quelque chose sur le passage, et que ses mains vivifiantes, semblaient me réveiller de l'intérieur. Il était en train d'appeler ma propre bête, alors dans ce cas comment arrêter mes caresses ... C' était impossible, je devais continuer mon appel silencieux, pour que nos deux monstres s'affrontent, se mordent et se tuent. Devais-je le laisser sortir vivant de cette étreinte ? Probablement que oui, juste pouvoir m'amuser encore avec lui par la suite.

Il poussa un gémissement tandis que mes doigts poursuivaient leurs lascives caresses sur son sexe. J'allais faire en sorte qu'il craque ... Juste au moment où je pensais cela, il releva la tête comme si il avait compris mes véritables intentions. Il avait l'air sublimement dérangé. Puis, il me débarrassa rageusement du reste de ma tenue, ne me laissant que mes sous vêtements. Le contact de l'air environnant me fit frissonner, mes frissons redoublèrent lorsque Vlad posa sa bouche sur ma poitrine. De la chaleur semblait naître à l'endroit où il avait posé sa bouche, réveillant mon corps de morte. Mes mains se posèrent dans ses cheveux : il m'en fallut plus. Beaucoup plus, même si cela impliquait de m'arracher le téton; cela n'avait pas beaucoup d'importance à l'heure actuelle. Mais il releva une nouvelle fois la tête, ses yeux ancrés dans les miens, son cœur battait frénétiquement contre mes côtes : j'avais créé un monstre. Ses cheveux noir jais retombaient tel un rideau sur son visage, ses yeux brillaient à cause de la lueur folle qui dansaient à l'intérieur. Il rampa alors jusqu'à ma hauteur, tel un serpent. Il eut un immense sourire, jouant avec mon cou. Je pris alors conscience de la marque qu'il y avait déposé. Peut-être la première d'une longue série... Cependant, ce que Messire Vlad ignorait c'était que sa si belle aurait totalement disparue dans quelques heures. S'il voulait vraiment m'atteindre, il allait devoir me marquer plus en profondeur.


"Vous êtes à moi à présent. Les autres n'existent plus. Ceux que vous avez connus avant moi ne sont que des pâles fantômes dans votre esprit, et bientôt ils ne seront plus rien. Je vaincrais l'amour qui vous habite, car je le hais. Je méprise ce sentiment abject qui vous enchaîne et vous prive de votre liberté. Aujourd'hui, vous n'êtes plus à lui. Aujourd'hui, vous êtes à moi, et je vais vous libérer de ce poison infect." 

Parfait.
Il avait exactement compris ce que j'attendais de lui. Il fallait juste que le pousse un tout petit plus dans ses retranchements pour qu'il se comporte exactement comme je le désirais. Il captura à nouveau mes lèvres, et ma langue toujours aussi avide, s'empara ardemment de la sienne. Il s'écarta de moi, et je le regardai, toujours aussi fascinée, défaire sa ceinture. Et vu le regard qu'il me lançait, on aurait bien dit qu'il s'apprêtait à joindre le geste à la parole. L'idéal aurait été que je sois docile, et que je le laisse doucement m'emprisonner les sens. Mais, je voulais avant tout faire les choses correctement, et quelque chose me disait que si je jouais encore une fois avec ses nerfs , il allait littéralement imploser. Et ça, c'était ce que je désirais à tout prix. Aussi, j'arrêtai tout ses gestes en m'emparant d'une de ses mains. Je fis lentement courir mon nez sur sa paume, m'imprégnant de l'odeur de sa sueur mêlée à celle de son excitation, avant d'y faire courir ma langue, retraçant une quelconque ligne de vie. La saveur de sa peau était des plus exquises, il avait un goût relevé, la folie et la monstruosité perceptibles par mon palais. Je m'y perdis quelques instants, puis ma langue dévia vers ses doigts, léchant l'index sur toute sa longeur avant de l'engloutir dans ma bouche. Je le fis ressortir dans un bruit sonore,et répétai l'opération sur ses autres doigts. Lorsque j'eus fini, ses doigts portaient ma marque : ils étaient recouvert de ma salive. Je pris son poignet et guidai sa main vers ma poitrine, je lui dictai un mouvement circulatoire, qu'il effectua à merveille sur mon téton durci, ma main toujours sur la sienne. Un gémissement m'échappa : il apprenait vite. Mes yeux se fermèrent et je rejetai la tête en arrière, me mordant la lèvre inférieure tandis qu'une autre vague de plaisir m'envahissait. J'avais oublié à quel point il était bon de se livrer aux plaisirs de la chair avec un humain, ils étaient tellement ... vrais. Je guidai alors sa main vers mon ventre, j'eus un sursaut de plaisir lorsqu'il toucha mon nombril et j'ouvris les yeux.

« Vous n'arrêtez pas de répéter que je vous appartiens. » lâchai-je dans un autre halètement. « Prouvez-le moi ».

Je repris possession de sa main et la dirigeai beaucoup plus bas, vers mon intimité. Je ne pris pas la peine de me débarrasser de mon dessous, désirant ardemment qu'il l'arrache. Je me contentais d'y faire pénétrer sa main; j'eus un autre sursaut tandis que nous nous rapprochions du but. M'emparant alors de deux de ses propres doigts, je les introduisit en moi, affreusement lentement. Je me cambrai à chaque avancée, haletant légèrement, presque tremblante de le sentir si près de moi. Je lui fis alors un sourire espérant que le message soit on ne peut plus clair.

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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Sam 6 Mar 2010 - 23:36

Sa folie dépassait tout ce qu'il avait connu jusque là. Son corps entier était une véritable fournaise, sa virilité s'agitait de spasmes de plus en plus pressants et il avait grand peine à maîtriser les tremblements de ses mains. Il défaisait sa ceinture dans une hâte incontrôlée, désireux de se libérer au plus vite de sa prison de cuir qui le tenait tant à l'étroit et brimait ses pulsions.
Mais alors qu'il parvenait à détacher la boucle, Lady Blair s'empara de son poignet, interrompant son geste. Il ne put retenir un gémissement de frustration et une bouffée de rage s'empara de lui ; avec sa main libre, il aurait voulu la gifler, la saisir au cou et l'étrangler jusqu'à ce qu'elle en meurt, qu'elle paie pour avoir osé l'arrêter. Ses yeux se chargèrent de haine et un rictus abominable déforma ses lèvres, comme s'il s'apprêtait à lui arracher le coeur avec les dents.
Cette femme allait recevoir un châtiment à la hauteur de sa fureur.

Elle ne vit pas la folie assassine qui s'emparait de lui, concentrée sur la main qu'elle approchait de son visage. Il songea un bref instant à lui attraper la mâchoire pour la plaquer contre le lit, l'immobilisant pour mieux la punir, et à cette pensée son sourire se teint de sadisme. Néanmoins, il décida, non sans frustration, de ne pas intervenir de la sorte pour l'instant.
Il se réservait pour le bouquet final. La mort de cette femme alors que lui-même agonisait de plaisir serait le summum de la jouissance et leurs deux cris mêlés formeraient un formidable hymne au désir.
Merveilleux et irrésistible projet.
Grisé par cette vision euphorisante, il se laissa plus docilement faire et retint sa main libre, attendant son heure. La jeune femme caressait sa paume du bout de son nez et il ne tenta pas de la frapper. Il la regardait faire, un sourire malveillant au coin des lèvres, et parvenait davantage à contrôler son excitation.
L'attente ne rendrait son plaisir que plus intense.

Lady Blair lui lécha la paume pendant quelques instants, et Vlad songea avec délice qu'il était dans une position dominante.
Abandonnait-elle la partie ? Il fallait croire qu'elle avait trouvé son maître...
Sa langue avait migré et lui léchait à présent l'index, sur toute la longueur. Arrivée au bout, elle l'engloutit et Vlad laissa échapper un discret grognement de satisfaction. La chaleur et l'humidité de sa bouche titillait plaisamment ses nerfs et la vision de cette femme dénudée, si provocante et dangereuse, lui léchant les mains d'une manière particulièrement indécente excitait son imagination. Après quelques instants elle le relâcha, et l'air frais sur son doigt humide lui arracha un frémissement. Il sourit d'un air amusé tandis qu'elle répétait l'opération sur chacun de ses doigts, les imprégnant tous de sa salive, comme si elle aussi avait voulu laisser une trace sur son corps. D'ailleurs, il remarqua avec une pointe d'agacement que sa si jolie marque de morsure commençait déjà à se résorber. Dommage, il allait être obligé de lui en infliger une autre. Une plus profonde et plus durable cette fois ci.

Ayant fini sa besogne, Lady Blair lui saisit le poignet à nouveau et conduisit sa main humide jusqu'à sa poitrine. Maintenant qu'il était un peu plus maître de lui même, il put savourer sa forme si agréable au toucher et l'exquise douceur de sa peau. Il ne ressentait rien de particulier à la vue de ces seins, ce n'était que des mamelles après tout, mais il fallait avouer que le toucher lui plaisait vraiment beaucoup. Il aimait surtout le galbe de sa poitrine qui s'imbriquait parfaitement à sa paume, comme si elle avait été faite pour lui. Ses longues mains parvenaient presque à englober toute la hauteur du sein, mais c'était sur le mamelon qu'elle voulait qu'il insiste. Elle lui dictait un mouvement circulaire qu'il exécuta sans rechigner. Aussitôt, elle échappa un gémissement de plaisir et, fermant les yeux, bascula la tête en arrière, lui offrant de nouveau son cou. Vlad tremblait légèrement, rendu plus impatient encore à la vue de cette gorge qui appelait l'étreinte.

Elle avait cependant d'autres projets pour lui et, reprenant fermement le contrôle de son poignet, faisait glisser sa main vers le bas, lui faisant caresser son ventre au passage. Au niveau du nombril, elle sursauta et son regard croisa enfin le sien. Cela faisait un moment qu'il n'avait plus vu ces yeux d'émeraude, ils brillaient à présent d'une lueur plus sauvage encore. C'était comme si ses caresses avaient réveillé quelque chose en elle ; tout du moins c'est ce qu'il se plaisait à croire.
Elle le mit au défi de lui prouver qu'il la possédait et, sans lui laisser l'occasion de répondre, descendit encore. Vlad la regardait, fasciné, ne sachant ce qui était le plus excitant entre sa main qui s'enfonçait dans ses dessous ou le regard de braise qu'elle lui lançait. Son bas ventre s'agitait à nouveau avec enthousiasme et il se sentait vraiment à l'étroit dans son pantalon. Et dire qu'elle l'avait empêché de se libérer...
Mais sa punition viendrait en temps voulu. Il suffisait d'être patient.
Pour l'heure, elle descendait sa main toujours davantage et il découvrait sous ses doigts l'intimité féminine, à la fois surpris et grisé des réactions de Lady Blair qui sursautait un peu plus violemment encore. Soudain, après s'être arrêtée, elle s'empara de deux de ses doigts qu'elle enfonça elle-même en elle, affreusement lentement. Elle se cambrait à mesure qu'il progressait, sa respiration devenait plus brusquée et elle lui souriait, invitante et tentatrice. Après être resté sans réaction quelques instants, il lui répondit d'un sourire violent et jubilatoire. Il sentait la douceur et la chaleur qui emprisonnait ses doigts et la sensation était assez agréable. De plus, elle semblait aimer ça, se crispant toujours plus, haletante. Il lui semblait récupérer un peu de contrôle, même si au final il n'en avait pas tant que ça. Il était à deux doigts, c'était le cas de le dire, de basculer dans une démence brutale et passionnée, qui se solderait par un meurtre violent et jouissif. Un véritable chef d'oeuvre qu'il allait peaufiner et perfectionner jusqu'à l'apothéose finale. Il en tremblait d'impatience.

Sans qu'elle n'eut plus à lui indiquer le chemin, il s'enfonça encore davantage en elle, aussi lentement qu'elle le lui avait montré. Il se penchait sur elle, et ce nouvel angle lui permettait d'aller encore plus loin. Bientôt, il fut enfoncé jusqu'au bout du majeur en elle ; c'était comme s'il la possédait un peu, même s'il lui en fallait beaucoup plus. Son visage était au dessus du sien, et il lui souriait malicieusement. C'en était un peu inquiétant tant il semblait s'amuser.


"Madame souhaite retarder un peu le moment fatidique n'est ce pas ? Et bien soit, je le ferais durer aussi longtemps qu'il le faudra, jusqu'à ce que vous n'en puissiez plus d'attendre, jusqu'à ce que vous me suppliez d'en finir. Vous m'avez empêché d'assouvir ma frustration : je me ferais un plaisir de faire durer la vôtre."

A ces mots, il commença à effectuer un langoureux mouvement de va et vient avec ses deux doigts, d'abord lentement, puis de plus en plus vite. Il décélérait lorsqu'elle se cambrait trop, accélérait lorsqu'elle se calmait, tâchant de ne lui laisser aucun repos. Sa respiration saccadée, son corps qui s'agitait, sa tête qui se renversait par moment, tout cela le plongeait dans un état d'excitation intense et il sentait plus que jamais sa propre frustration le tenailler. Désireux d'aller plus loin, il ajouta un troisième doigt, puis rapidement un quatrième, gardant son pouce pour caresser la partie supérieure de son sexe. Sa frénésie augmentait à une vitesse incroyable et bientôt il n'y tint plus. Il se pencha vivement et lui mordit violemment le sein, ne retenant pas sa force. Il voulait lui faire mal, il voulait qu'elle souffre, qu'elle paie pour l'affreux supplice qu'elle lui infligeait, et il serrait encore davantage, jouant du poignet pour s'enfoncer toujours plus loin en elle. Bientôt, il sentit le sang de Lady Blair couler dans sa bouche alors qu'il déchirait la peau tendre de son sein mais il ne l'avala pas et cessa de mordre, les lèvres rougies et humides du liquide carmin. Le sang coulait lentement sur elle, traçant de longs sillons sombres sur sa peau blême, et il regardait ce spectacle avec fascination. Il retira sa main des dessous de la jeune femme et, sans quitter des yeux son corps tâché, la porta à sa bouche, léchant le liquide translucide qui recouvrait ses doigts avec un air de possédé. Ce goût de désir, ajouté aux gémissements et aux soupirs de cette femme, à son corps nu et sanglant, à cette odeur de luxure, acheva de le plonger dans une démence bestiale qui ne le lâcherait plus avant qu'il eut obtenu ce qu'il voulait. Il tremblait, un doigt encore humide toujours posé sur ses lèvres, et il renversa légèrement la tête en arrière, transcendé par le frisson le plus violent qu'il avait eu jusque là. Il lui arracha un grognement sauvage, et l'instant d'après Vlad éclatait d'un rire absolument hystérique. Ses nerfs lâchaient, son cerveau l'abandonnait complètement, il se sentait en pleine possession de son corps dont il avait conscience avec une acuité jamais acquise jusque là et son sang battait dans ses veines avec fureur. Il n'y avait plus que son désir qui l'obsédait, il devait l'assouvir, maintenant. Où il perdrait la raison à jamais.

Dans un état de folie plus avancé que jamais, il défaisait à nouveau sa ceinture, sans avoir cette fois ci la lucidité nécessaire pour supporter une nouvelle interruption. Il baissa la tête et son regard se planta dans celui de Lady Blair : ses yeux étaient ceux d'une bête affamée qui s'apprête enfin à dévorer sa proie. Et il n'éprouverait pas de pitié. Elle l'avait déjà suffisamment exaspéré pour qu'il tolère la moindre opposition. Maintenant, elle allait se plier à ses règles du jeu et, oh oui, le jeu serait absolument jouissif. Malheureusement, pas pour elle.
Elle allait souffrir, il voulait l'entendre hurler, qu'elle le supplie d'arrêter et de continuer tout à la fois, qu'elle tente de se débattre mais se retrouve impuissante, pour que finalement elle se taise à jamais. Tant pis si elle n'était plus consentante, elle l'avait cherché, elle n'allait avoir que ce qu'elle méritait. Cela lui apprendra à séduire les patients.

Quand il eut fini de retirer sa ceinture, il déboutonna son pantalon, fiévreux et impatient, et un soulagement incroyable l'envahit alors que sa virilité pouvait enfin se déployer à loisir. Il était encore emprisonné dans ses sous-vêtements, mais cette première liberté était déjà hautement agréable.
Il se débarrassa avec agacement de son pantalon qu'il jeta dans un coin de la pièce et poussa un soupir de délivrance. Dire qu'il aurait pu ressentir cela plus tôt sans l'intervention de cette maudite femme ! Il la détestait autant qu'elle le fascinait, il avait autant envie de la gifler que de l'embrasser, il voulait qu'elle souffre mais également qu'elle se consume de plaisir. Il s'approcha de son visage, si proche qu'il sentait son souffle étrangement froid contre sa peau. Il lui ravit ses lèvres, jouant avec sa langue, contrôlant le baiser pour la soumettre à ses envies. Puis, il plaqua ses deux mains de part et d'autre de son visage, l'emprisonnant entre ses bras. Son regard brûlait avec fièvre et déraison, mais il était aussi tout à fait sérieux.


"Vous allez vous tenir tranquille n'est ce pas ?" demanda-t-il sur un ton au premier abord mielleux et charmeur, mais en profondeur terriblement menaçant "Cela me serait extrêmement désagréable d'avoir à user de violence sur vous. Je voudrais que tout se passe bien, vous comprenez ? Vous me faciliteriez énormément la tache si vous ne m'interrompiez pas à nouveau."

Il passait innocemment ses doigts sur la plaie encore saignante de son sein et, à ce moment du discours, appuya soudainement pour réveiller la douleur. Il enfonçait son doigt dans la peau, pressant avec toujours plus de force pour attiser encore davantage la souffrance, tandis qu'il reprenait, l'air de rien.

"Si vous manquez de collaboration, je serais obligé d'obtenir ce que je veux par la force, et croyez moi je l'obtiendrais. Même s'il me faut pour cela déshonorer votre cadavre. Nous sommes bien d'accord ?"

Il se redressa sans attendre la réponse et, sans plus un mot, délesta la jeune femme de ses derniers vêtements. L'instant d'après, il se dénudait lui-même, laissant enfin son membre gonflé et humide se dresser comme il l'entendait. Maintenant que la délivrance semblait si proche, il se sentait pris d'un état proche de l'extase et il voyait déjà le moment où il serrerait son joli cou, tandis qu'il la posséderait avec une violence à la hauteur de son attente. Et il avait beaucoup attendu.

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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Dim 21 Mar 2010 - 14:39

Il demeura un instant figé et je m'interrogeais intérieurement, nullement gênée par la proximité que nous partagions, bien au contraire. Allait-il répondre à tous mes désirs et enfin accomplir mes fantasmes ou allait-il encore reculer ? Dure à dire, très dur à dire. Son coeur qui battait dans sa poitrine et son sang qui affluait ne trahissait que sa pure et simple excitation, rien ne pouvait m'indiquer ce qui se passait sous ce crâne. Rien sur les sombres dessein que son pauvre esprit de fou avait pu mettre au point. Non pardon ... Ce que son pauvre esprit de monstre avait pu mettre au point. Car les fous étaient encore des hommes, certes les plus bas et les plus viles des hommes, mais des hommes tout de même : je ne décelais plus aucune trace d'humanité chez Vlad. Et, comme pour confirmer toutes mes affabulations, un autre de ces sourires meurtriers, assassins et annonciateurs vint déformer le visage du gentlemen. Et quelle douce ironie ce gentlemen avait de deux ses doigts à l'intérieur de mon intimité.

Et encore ce merveilleux gentlemen, qui poursuivit sa douce intrusion en moi me faisant littéralement trembler. Il se pencha vers moi et je haletai, mes yeux se fermant de leur propre volonté. Le moindre petit contact provoquait une infime décharge de plaisir qui se propageait dans tout mon corps, affectant chaque parcelle de ma peau, pénétrant avidement chaque cellule. C'était cela le vrai plaisir. Si on avait voulu le comparer avec quelque chose, il aurait fallu comparer cette sensation avec celle que ressente les dandys une fois que la bonne dose d'opium a pénétré leur veine. Les frêles humains passaient à côté de tout cela, trop emprisonnés par leur futile âmes. Moi, j'étais divine, belle et sereine : moi j'étais libre. Et je ressentais tout, le bon comme le mauvais. Et là en l'occurrence, je me dirigeai vers un petit coin de paradis avec un être digne du plus immonde de tous les enfers.

Mais, alors que je pouvais nettement sentir son visage au dessus du mien, ce furent ces mots, et rien d'autres qui me firent véritablement frissonner. Il avait parlé de cette voix grave, puissante et surtout guttural qui indiquait qu'il était à la limite même de l'homme et du monstre. C'était tout à fait ... appétissant et délectable. J'avais envie de l'entendre dire mon nom avec cette voix-là, le faisant délicieusement rouler sur sa langue.

Il parlait de me punir. Je n'écoutais pas ces mots, me contentant juste d'entendre sa voix. Peut-être parlait-il de me punir, de me maudire ou encore de me tuer ? Peut importait, peut importait... Tout ce qui comptait c'était le doux traitement qu'il était en train de m'infliger avec seulement de deux ses doigts, comme si il me connaissait par cœur et savait quoi faire pour me faire haleter, pour me faire me cambrer, pour me faire gémir. Me laissant toujours sur ma faim, accélérant quand j'avais besoin de paix, et ralentissait lorsque je n'en avais pas besoin. Torture. Il n'y avait pas d'autre mots pour décrire l'instant. Et mes gémissements semblèrent se perdre dans le creux de ma gorge lorsque ses autres doigts s'enfoncèrent en moi, seul son pouce demeurait au dehors, caressant d'autres endroits de mon intimité. Je n'y tins plus, mes hanches bougeant de leur propre volonté contre ses doigts divin. Et il me prit par surprise lorsqu'il me mordit violemment le sein, ses crocs pénétrant véritablement ma chair. Ma bouche formant un « O » silencieux, tandis que je sentais les chairs de mon intimité se serrer autour de ses doigts. Ainsi, il était arrivé au point où il désirait me faire du mal ? Une certaine partie de moi voulait lui renvoyer l'appareil. Mais comment lui en vouloir ? Comment lui en vouloir alors qu'il s'affairait à me procurer autant de bien ? Je hoquetai silencieusement tandis que je sentais mon précieux sang s'échapper de ma plaie. J'ouvris les yeux pour voir un sillon rouge souiller ma peau laiteuse, les lèvres de Vlad était également marquer de mon sang : qui buvait le sang d'un vampire était maudit pour une nuit. Avait-il avalé ? Honnêtement, je l'ignorai. Et je m'en moquais complètement, perdu dans la contemplation de l'être venimeux qui était au dessus de moi. Il fixait lui aussi mon sang, devant être fière de m'avoir fait saigner. J'eus un sourire : avait-il l'intention de souiller également mes draps pour pouvoir assouvir sa tendance meurtrière ? Quelqu'un allait effectivement perdre beaucoup de liquide carmin ce soir, mais secrètement, j'espérais que ce ne serait pas moi.
Il retira sa main de mon intimité, et je poussai un léger grognement de frustration, totalement inaudible pour ses faibles oreilles. Je le regardais, mes yeux verts devant avoir pris la couleur d'une de mes robes noires, porter ses doigts à sa bouche et les lécher. ... Est-ce que j'avais bon goût ? Désirait-il avoir un autre aperçu ?

Cependant, la réaction qu'il eut m'excita vraiment. Il eut un rire cinglant et glaçant, du genre totalement hystérique qui semblait refléter la noirceur de son âme. Et chacun des tremblements de sa voix semblaient véritablement me pénétrer, me faisant vibrer de l'intérieur. Ce qu'il ne savait pas c'était que mon monstre riait aussi avec lui; car je connaissais ce rire. Il avait également franchi mes lèvres à plusieurs reprises, et l'entendre dans la bouche de Vlad ne faisait que confirmer mes dires : il était fou de chez fou, absolument dominé par ses instants, le peu de raisons qu'il avait un jour eu avait complètement disparu. Tout ce qui comptait à présent c'était d'assouvir son désir le plus primaire et le plus bestial : me posséder.

Je le regardais nerveusement défaire se ceinture, sans l'intention de l'arrêter cette fois-ci. Le regard qu'il me lançait était clair : il était plus déterminé et plus désespéré qu'un pèlerin qui aurait marché nuit et jours dans le désert, il lui fallait de l'eau, maintenant. Il fallait que je me plies à ses règles, ma bête eut un sursaut à cette pensée : obéir a quelqu'un c'était faire le contraire de ce que ma nature m'opposait. J'avais été contrainte pendant dix neuf ans de ma vie d'humaine à obéir, alors pourquoi me soumettre dans mon éternité ?
C'était impensable. Il voulait me faire souffrir, il voulait me faire hurler, supplier, parfait ? Mais obéir ?
C'était tout bonnement hors de question.

Cette réalisation s'imposait à moi tandis qu'il se débarrassait de ses vêtements. Et je me retins de cracher mon venin lorsque, se penchant vers moi, il captura mes lèvres, jouant avec ma langue, contrôlant ma bouche, ses deux mains de part et d'autres de mon visage. Et, tandis qu'il proférait les plus viles menaces de mort, je m'interrogeais. Je désirais cela, je le désirais ardemment en moi pour chasser le fantôme d'un amour perdu, pour chasser Matthew. Mais est-ce que cela impliquait que je devais forcément renoncer à qui j'étais ? Que je devais jeter au loin les fondements même de ma propre nature ? Non. Parce que ce n'était pas de l'amour, c'était une véritable mort, une renaissance, mon apothéose et mon épiphanie. Alors cela devait se dérouler selon mes règles, parce que si il gagnait ... Le résultat serait singulièrement différent. Et je ne pouvais me permettre de ne perdre ne serait-ce qu'une once de cette bataille. Ma propre survie en dépendait. Et ce n'était pas ses vaines caresses qui allait me faire changer d'avis, ni même ses menaces : j'allais gagner. J'allais gagner, avec tout ce que j'avais, à défaut de tout ce que je n'avais pas.

Je sursautai légèrement lorsque je sentis l'air environnant chatouiller ma peau : j'étais complètement nue. Et lui également, mes yeux s'attardèrent sur son membre gonflé par l'excitation et je suis que ma décision était prise. Je le rapprochai dangereusement de moi, nouant mes mains autour de son cou, son membre reposant contre mon ventre. Je savais bien que ce simple contact réussirait à le faire chavirer, je savais bien qu'il suffit d'un rien, d'une légère inattention de ma part, pour qu'il soit en moi. Et pourtant, j'étais bel et bien là, mes mains noués sur son cou, nos deux corps enlaçaient comme si c'était des promesses d'amour éternel qu'il avait proféré, parfaitement consciente du danger. Ma langue se balada quelques secondes sur ses lèvres : mon propre sang et mon propre désir était encore perceptible mêlé à sa propre folie, il n'y avait pas une seul once d'amour. Tant mieux, parce que ce que j'allais déclencher, n'en nécessitait pas. Je l'embrassai alors véritablement, consciente que ce serait sûrement l'un des derniers baisers que nous allions échanger, avant de m'écarter de lui et de lui faire un signe négatif de la tête. Il n'y avait plus rien qui brillaient dans ses yeux et je n'en étais pas désolée. Non, il n'avait pas mon accord, non, je refusais d'être sage, non, je n'allais pas être docile. Non.
Je me penchai alors vers son oreille.


 « Non, je ne me tiendrais pas tranquille et non, vous n'aurez pas ce que vous désirez ardemment avec mon consentement.

Je jouais avec le feu en toute connaissance de cause. Je n'étais pas une princesse, je n'étais pas une poupée à qui on demandait sa permission avant d'enlever ses jolies rubans. Mes rubans à moi était magnifique parce que j'étais morte et ma couronne était faite de chair et de sang. Je n'avais eu le droit que quelques fois à ce genre d'égard, avec une seule et même personne. Matthew avait le don de me faire l'amour comme personne, me faisant oublier ma condition d'esclave et me faisant croire que les vampires pouvaient aimer, pouvait rêver. C'était faux. Mais j'étais beaucoup trop haut, beaucoup trop aveuglée et leurrée pour le voir. La chute avait été fatale. La réalité était cette dalle froide et râpeuse à laquelle on s'aggripait par désespoir et qu'on voulait quitter à cause de nos stupides fantasmes et de nos stupides désirs. J'étais là, à présent, plus que jamais confronté aux murs de la réalité. Je ne voulais plus qu'on me mente, je ne voulais plus être une princesse. Je savais que les « ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps » étaient des mensonges bien faits pour endormir notre raison. Je ne voulais plus croire, je ne voulais plus voir, je ne voulais plus rêvé.
Je voulais mourir. Pas mourir de désespoir, pas mourir de soif et encore moins mourir d'amour, mais bel et bien mourir en perdant la raison et en oubliant tout semblant de contentement.
Un seul moyen d'y parvenir. En mourant d'abord symboliquement.
Aussi, bien décidée à le faire littéralement imploser, je lui léchai l'oreille.


- Je crois que nous arrivés à une impasse ... Vous allez devoir prendre ce que vous voulez par la force.

Je pris ses mains et les posai sur mon cou.

- Vous allez devoir me tuer ...

Je pouvais très bien faire la morte : arrêter de respirer n'était pas un problème, et techniquement, mon cœur ne battait plus.
Le tout maintenant, était de savoir si il n'avait pas prononcé des paroles en l'air.


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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Dim 21 Mar 2010 - 22:10

Il avait beaucoup attendu, mais la délivrance était proche. Le corps nu de Lady Blair s'offrait à son regard, l'attendant. Il n'avait plus qu'à se servir.
Il s'apprêtait à s'approprier ce qu'il estimait lui revenir de droit lorsqu'elle s'approcha de lui et enroula ses bras autour de son cou, l'attirant contre elle. Ses lèvres se retroussèrent d'exaspération, dévoilant ses dents souillés par le sang, et une haine acide coula dans ses veines.
Ne lui avait-il pas demandé de se tenir tranquille ? Pourquoi continuait-elle de prendre des décisions ? Qui lui avait demandé de bouger ?
Il se mit à désirer plus que jamais la mort de cette femme, de cette maudite vipère qui bafouait ses pulsions et s'obstinait à lui résister. Au moins, une fois morte, elle cesserait de l'importuner. Pourquoi avait-elle autant de volonté ? Il se souvenait que Dana se pliait sans rien dire à ce que Théodore lui demandait, et même si Vlad ne supportait pas qu'elle contente son rival, il aimait cette obéissance aveugle qu'elle avait envers son homme. Les femmes devaient rester à leur place ! De quel droit se rebellait-elle ?
Elle l'allongea sur elle, menant à nouveau la danse, et ses bras bien cramponnés à son cou l'emprisonnaient et l'empêchaient de faire ce qu'il voulait. De plus, son membre reposait sur le ventre de Lady Blair ; impossible de descendre davantage tant que l'étau de ses bras enserrait sa gorge.
Il lui échappa un grognement de protestation et la fureur obscurcit sa vue. Il aurait voulu, là tout de suite, lacérer son corps à coups de dents, arracher à main nu ses entrailles et se repaître de ses hurlements de douleur et de ses supplications pour qu'il l'épargne et la pardonne.
Mais il ne pardonnerait pas. Il avait atteint la limite de sa patience, et la clémence n'était pas vraiment son fort.

Elle lui lécha quelques instants les lèvres et il lui vint à l'esprit de mordre sa langue jusqu'au sang, voire de la lui arracher. Qu'elle gémisse cette trainée ! Sa rage ne faisait que grimper, s'emballant et déréglant tout ce qui lui restait de contrôle. Il serrait les poings convulsivement mais sa position précaire le tenait relativement immobilisé. Cette langue qui courait sur son visage l'insupportait, il la détestait, il voulait arrêter tout contact entre eux, il ne voulait plus que cette catin le touche. Elle s'empara de ses lèvres et il voulut se retirer mais elle le tenait fermement contre elle. Il était écoeuré, son contact l'irritait plus que de raison, il la haissait et ne supportait plus que son corps fusse contre le sien. Il voulait la posséder, assouvir ses pulsions, qu'on en finisse. Il voulait partir au plus vite -mais pas avant d'avoir eu ce qu'il voulait. Son sexe le lui réclamait avec de plus en plus d'insistance et il ne s'était jamais rien refusé. S'il voulait la prendre, il la prendrait, même s'il la méprisait. Il était hors de question d'abandonner. Et si pour atteindre son but il lui fallait supporter ses embrassades répugnantes, il les supporterait.

Mais ce n'était vraisemblablement pas ce qu'elle avait prévu. Une fois terminé son baiser, Lady Blair l'éloigna d'elle. Et fit non de la tête.
Vlad se figea. Son regard était absent, vide. Ses cheveux agités par ses mouvements brutaux se reposèrent sagement sur ses épaules. Son pouls s'arrêta un instant -puis repartit à une vitesse ahurissante.
Avait-il bien compris ? Etait-elle sérieusement en train d'insinuer qu'elle s'opposait à lui ? Etait-elle en train de penser qu'il lui laissait le choix ?
Mais elle n'avait pas le choix, cette garce. Il s'en foutait de ce qu'elle pouvait bien penser. Pas un instant il n'avait eu besoin de son autorisation. Et elle osait quand même lui faire de la résistance ?
C'en était trop.
Elle lui indiqua d'un ton implacable que non, elle ne se laisserait pas faire. Vlad sentit son sang bouillir ; il n'avait jamais toléré qu'on lui dise non. Personne n'avait le droit de lui dire non. Non n'était pas une option.

Elle se pencha vers lui alors qu'il était toujours immobile. Sa rage était telle qu'elle l'écrasait littéralement. Son cerveau se consummait d'une haine inhumaine et monstrueuse, il ne parvenait pas encore à récupérer le contrôle nécessaire pour donner des ordres à son corps. Celui ci tremblait férocement, ses muscles se contractaient un à un sous la puissance de sa fureur.
Il ne supportait plus qu'elle vive. Le moindre de ses souffles lui paraissaient un outrage fait à sa personne, son regard lui était intolérable, sa voix qui murmurait à son oreille une insulte répugnante.
Il fallait qu'elle crève cette garce ! Qu'elle crève et qu'elle brûle en Enfer, comme toutes les traînées de son espèce !

Comme si elle avait entendu sa haine, elle prit ses mains -son contact raviva davantage encore son dégoût. Elle les posa sur son cou et lui indiqua que, s'il voulait obtenir d'elle ce qu'il voulait, il allait devoir la tuer.
Et en plus de cela elle osait lui donner des ordres !
Mais Vlad parvint à garder le contrôle et à se calmer. Sa colère ne diminuait pas : elle évoluait. D'impulsive, elle se fit plus contrôlée, mais également plus froide, plus terrible. Elle était comme un poison qui lui dévorait les veines. Son cerveau tournait à nouveau : il venait de se rendre compte que cette garce l'avait bien eu. Il mourrait d'envie de lui tordre le cou ; mais maintenant qu'elle lui avait demandé de le faire, cela lui était absolument impossible. Il ne pouvait pas obéir et lui faire ce plaisir.
Il était devant une impasse.

Sa haine n'en fut que plus virulente. Mais il ne pouvait plus la tuer ; sa fierté était plus importante que sa fureur. Il ne pouvait pas s'abaisser à lui obéir. C'était plus que ce qu'il pouvait supporter. Il était à bout.
Mais pourquoi ne se contentait-elle pas de rester tranquille, cette sale harpie ? Pourquoi fallait-il qu'elle gâche son plaisir ?
Il était fatigué d'attendre. Fatigué de faire des concessions, d'être patient, de la respecter. Au diable les convenances : c'en était fini de sa galanterie. Leur petit jeu de à qui sera le plus dominant l'avait amusé quelques temps, il avait apprécié la répartie et la force de caractère de cette femme. Mais maintenant, on ne jouait plus. Cela ne l'amusait plus. Il était temps de mettre un terme à cette joute qui n'avait que trop duré.
Il était le maître. Il l'avait toujours été. Personne ne lui avait jamais dit quoi faire : ce n'était pas cette catin qui allait commencer.

Il retira lentemment ses mains de son cou, à regret. Il avait tellement voulu la serrer, cette gorge ! Mais son plaisir serait gâché s'il avait fallu lui obéir. Il la détestait, voulait la voir mourir ; mais pas comme ça. Non, pas comme un vaincu.
Il s'écarta du corps de cette femme, souillé par son insubordination, et s'assit au bord du lit. Il contenait sa rage, l'emmurait dans sa tête. Non, non, il ne se laisserait pas avoir. Il ne supporterait pas de voir un sourire sur son visage au moment où il la tuerait. Elle devait mourir en victime, en perdante. Pas question de la laisser gagner.

Le temps passa. Un silence de plomb régnait dans la chambre. Vlad n'avait pas bougé depuis plus de cinq minutes, regardant dans le vague, l'air absolument absent. S'il paraissait terriblement calme, intérieurement il enrageait. Sa virilité était toujours aussi gonflée, aussi affreusement pressante et présente dans son esprit. Il devait la contenter au plus vite. La frustration le rendait fou.
Soudain, il brisa le silence. Sa voix était basse, plus profonde qu'avant, et étrangement calme. Il laissait un lourd silence entre chaque phrase, comme s'il pesait chacun de ses mots.


"Vous êtes tenace. Trop à mon goût. Cet acharnement épuise ma patience. Le jeu est terminé maintenant : je ne m'amuse plus. Et si vous ne m'amusez plus, vous n'avez plus aucun intérêt pour moi."

Il se leva, digne malgré sa nudité. Son visage était impénétrable, son regard aussi vide qu'avant. Il déambula quelques instants dans la pièce, sans plus prêter attention à Lady Blair. Ses doigts glissaient sur les objets, n'y accordant que peu d'attention. Ils s'attardèrent néanmoins sur une broche qui trainait sur la coiffeuse. Il la saisit dans une main, jouant avec distraitement, revenant près du lit. Il daigna enfin regarder à nouveau le corps sanglant de sa compagne. Il était toujours aussi merveilleusement beau ; dommage qu'il appartienne à une chienne.

"Vous m'épuisez Lady Amarande" continua-t-il sur ce même ton contrôlé "Vous m'avez demandé de vous faire oublier votre amant ; j'allais volontiers exaucé votre souhait. Mais votre stupide volonté de ne pas vous plier à mes demandes m'irrite. J'ai pourtant essayé d'être généreux avec vous, je voulais vraiment que vous y preniez du plaisir vous aussi... Mais vous avez tout gâché. Votre insoumission a tout gâché."

Il remonta sur le lit, la broche toujours en main. Il était posé sur les genoux, dominant son corps allongé. Pour un peu, il aurait pu paraître véritablement désolé.

"Vous m'y forcez. Je n'ai pas d'autres choix, vous comprenez. C'est vous qui m'y avez contraint. Je ne voulais pas arriver jusque là."

Mensonge. Il y avait songé à la seconde même où le désir s'était allumé en lui. Et il allait concrétisé ses rêves.
D'une main, il lui emprisonna la bouche pour l'empêcher de hurler. Si ses cris l'auraient grisé plus tôt, désormais il voulait le silence. Le moindre bruit aurait gâché la beauté du moment. Dana avait gâché sa mort en criant.
Mais il ne raterait pas celle-ci. Elle allait mourir dans les règles de l'art.
Il leva le bras, celui qui tenait la broche. La pointe mortelle était dirigée sur son sein. Une lueur de folie passa dans ses yeux ; l'instant d'après, il plantait son arme au niveau de son coeur. Il ne savait pas s'il l'avait râté ou non : peu importait.
Le sang gicla sur son visage. En un instant, sa haine étouffée se réveilla, plus virulente que jamais. Il éclata d'un rire hystérique et ses mains se jetèrent sur la gorge découverte. Il serra, serra à s'en faire blanchir les phalanges, et ses yeux roulaient de démence. L'instant d'après, il retirait la broche avec ses dents et la jetait à part : il avait toujours préféré tuer à mains nues. Il accentua son étreinte, appuya avec la force d'un possédé, voulut l'encastrer dans le matelas. Il s'allongeait sur elle, abandonnait sa gorge un instant pour diriger son sexe. Enfin il s'introduisit en elle et il lâcha un grognement de satisfaction sauvage et serra à nouveau, plus concentré sur sa tâche. Il commençait des va et viens enivrants, passa rapidement à la vitesse supérieure ; après tout, que lui importait son plaisir à elle ? Il voulait même lui faire mal, qu'elle souffre de l'avoir en elle !
Il donnait des coups de rein de plus en plus violents, la prenant comme on le ferait d'une enveloppe vide, il ne se souciait pas de lui déchirer les entrailles s'il le fallait et frappait avec toujours plus de vigueur. Ses mains accompagnaient le rythme, serrant davantage à chaque impulsion de ses hanches. Sa respiration s'accéléra, il lâchait des râles de plus en plus rauques et sonores tandis que son plaisir grimpait à une vitesse folle. Il avait attendu ce moment si longtemps, si longtemps !
Il lui mordit l'épaule, étouffant ses cris, et quand le sang coula à nouveau il le lécha avec délectation. Mais il s'arrêta bien vite : il était absolument infect.
Son estomac se retourna et il lui échappa un gémissement de douleur. Il continuait cependant à la violer et son plaisir continuait son ascension. Il atteint rapidement un point presque intolérable. Il serra une dernière fois, entendit distinctement les os de sa gorge craquer : sa jouissance atteignit son paroxysme au même instant.
Elle était morte. Morte, morte, morte !
Il lâcha un long râle bestial tandis que son corps entier se mettait à trembler violemment. Puis, ce fut le calme en lui.
Il se sentait merveilleusement...bien.

Il se retira, encore un peu vacillant sur ses jambes. Ses mains abandonnèrent le cou brisé de Lady Amarande : elle était abîmée. Quel gâchis. Il se remit sur les genoux et la regarda. Malgré le sang qui coulait encore sur sa peau et la forme atypique de son cou, il la trouvait absolument divine. Jamais il n'avait vu aussi belle créature depuis Dana.
Vraiment, il avait bien fait de la tuer.


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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Lun 22 Mar 2010 - 20:01

Je voyais un véritable débat se livrer à l'intérieur de ses prunelles après mes paroles. Il ne savait que faire, il était devant une impasse. Je savais parfaitement ce qu'il ressentait : devait-il lui aussi dire adieu à sa nature belliqueuse et m'obéir ? Ou alors tout simplement écouter ses instincts et mettre un point d'honneur à joindre le geste à la parole ? Je ne pouvais trouver la réponse à cette question mais je ne pouvais qu'espérer que Vlad était un homme de parole qui tenait ses promesses. Car après tout, il ne s'agissait pas de « je t'aime » et encore moins de « je t'appartiendrais pour la vie ». Pas de telles foutaises entre nous : c'était mes plus grand fantasmes réincarnés contre sa pure, violente, folle et meurtrière haine. Qui allait l'emporter ? On ne le savait pas. Notre partie était encore plus élaborée qu'un jeu d'échec, oubliez les seize pièces maîtresses dont vous devez tenir compte, ici il ne s'agissait pas de pièce, mais d'anticiper les mouvements de son concurrent. Et je savais que je venais de déstabiliser le gentlemen au plus haut point : il ne s'était certainement pas attendu à un tel revirement de situation, et pour cause ! Mon esprit avait toujours été d'un naturel rebelle, mais le destin m'avait ôté mon âme et doté de crocs puissants, j'avais alors jeter tout règle au feu. Mes comportements étaient aussi aléatoire et imprévisible que les six dans un jeu de dès.

Il semblait véritablement dépasser, et c'est avec un pur regret, que je le vis écarter les mains de mon cou, s'éloignant de mon corps dénudé, assis au bord de mon lit. Et dès que ses mains et son corps tout entier me quittèrent, je me sentis absolument frigorifiée, si je ne me maîtrisais pas tant j'aurais pu pousser des hurlements et véritablement trembler. Mais la température de mon corps avait chuté si brusquement. C'était comme si cet homme tout entier dans sa folie avait révélé un feu ardent un moi. Non, comme si il était lui même le brasier, le bûcher. Et je n'étais qu'une pauvre, une pauvre, pauvre idiote. Car plus que jamais je mourrais d'envie de m'y accrocher. Hors de question cependant de supplier. Il y avait d'autre moyen d'obtenir tout ce que je voulais, d'autres manières disons plus ... amusantes.

Il me tournait le dos tandis que les secondes s'écoulaient, semblant appesantir l'atmosphère avec elle. Mais, créature immortelle, le temps n'avait aucune emprise sur moi, il aurait très bien pu s'écouler une nuit entière sans que je ne remarque rien. Non, les seules choses qui me parvenaient de manière plus que brutales, c'était son cœur qui battait frénétiquement dans sa poitrine, traduisant l'agitation derrière son masque de calme. Ainsi que mes tétons durcis par le froid qui me faisaient affreusement mal, le sang séché sur mon corps, trace de la précédente souillure, et le venin acide qui emplissait ma bouche. Je désirais ardemment l'attaquer maintenant. Planter mes crocs dans sa chair, lui briser le cou pour avoir un meilleur angle, lui arracher un bras si il me résistait...
Mais une fois mort, il ne me serait plus d'aucune utilité, non. Vlad n'était pas un repas ordinaire, il devait être bien plus que ça, beaucoup plus que ça. Le tuer ou ne pas le tuer ? Si je le tuais je prendrais certainement son cadavre dans mes bras, lui susurrant des mots doux, lui chantant une berceuse. Je n'avais pas envie de le tuer. Lui faire mal ? Très certainement. Lui faire payer son impolitesse ? Avec plaisir. Mais empêcher ce cœur si ... passionné de vivre ? C'était à exclure.

Juste au moment où mon monstre rentrait les crocs, il brisa le silence.


"Vous êtes tenace. Trop à mon goût. Cet acharnement épuise ma patience. Le jeu est terminé maintenant : je ne m'amuse plus. Et si vous ne m'amusez plus, vous n'avez plus aucun intérêt pour moi."

Je le regardai se lever, me mordant la lèvre inférieur pour retenir un grognement. Une de mes mains s'agrippa au draps, le déchirant presque, tout ceci dans le but de me retenir d'imploser. Qui était-il pour déclarer que le jeu était terminé. Où était le vainqueur ? Où était le vaincu ? Pas question de rester sur une parfaite égalité, la nature n'était pas ainsi faite et le prédateur que j'étais devait à tout prix l'emporte. Question de fierté ? Non... Question de survie.
Et, tandis qu'il poursuivait son discours, tentant de me montrer que j'avais tout gâché, je fermai les yeux réfrénant mes instants les plus primaires. Messire Vlad méritait que je lui arrache la jugulaire. De quel droit, au nom de quel divinité ou de quel entité envahissait-il mon territoire pour ensuite proclamer ma défaite ? Car c'était cela, dans chacun de ses mots, dans chacune de ses phrases et dans chacune de ses respirations, je ne percevais que cela, ma brillante humiliation.

Lorsque j'ouvris les yeux, il était là, sur mon lit, nu et droit comme un véritable homme, tenant une de mes proches entre mes mains. Ce détail me frappa particulièrement : que faisait-il avec un de mes si précieux accessoires en main ? Cela n'allait lui servir à moins que ... Je levai de nouveau les yeux vers lui. Et, au moment même où mes iris plongeaient dans les siens, je vis sa main se lever.
Menteur, menteur, menteur ...
Vlad n'était qu'un vile menteur : il allait me tuer. C'était inscrit dans chacun de ses traits, et cette main qui se levait, ce n'était certaine pas pour se perdre dans ma si douce chevelure ou pour m'accorder une dernière caresse. J'eus un sourire, il ne le vit pas car trop humain, et trop perdu dans sa très faible vision du monde. Oui, j'eus un sourire, il allait tenter de me tuer.

Sa main se posa enfin sur ma bouche : pour moi le geste avait duré une éternité mais pour lui une seconde, tout au plus. Le geste suivant de me surpris pas non plus, et je le regardai avec une fascination certaine enfoncer la parure vers mon sein, là où aurait dû se trouver mon cœur palpitant. Ma peau, trop semblable à celle de n'importe quelle humaine, céda facilement et du sang gicla. Il semblait y en avoir absolument partout, sur les draps, sur mon pauvre corps, sur son visage divin. Tout ceci sentait et criait : massacre. Mon propre massacre. Auquel j'allais assister.
Il semblait particulièrement fier de son œuvre, car il éclata de nouveau de rire. Il me retira la broche d'un geste violent et ses mains se posèrent là où j'en avais le plus besoin : sur mon cou. Il serra, serra avec le désir violent de me faire du mal. Je ne bougeais pas, jouant le plus grand rôle de toute ma vie : celui de morte. Et pourtant, au plus profond de moi, j'étais contente que ses deux mains-là viennent de nouveau envahir mon corps, me ramenant à la vie plus qu'elle ne me tuait.
Il était temps de dire au revoir à tout mes souvenirs, au revoir Matthew, destin déchu, amour brisé. J'avais l'impression qu'il n'y avait plus de retour possible. Mais, mon visage n'exprimait rien, mon corps ne bougeait pas; j'attendais avec une dévotion presque sainte la libération.

Et, enfin, il s'introduisit en moi. Le geste n'avait rien de doux, il était frénétique et violent. A l'intérieur je tremblais, à l'intérieur j'exultais et je haletais : comme il était si bon de le sentir en moi. Mais ce n'était pas encore assez, je voulais qu'il s'immisce au plus profond de mon corps, qu'il le souille véritablement, et qu'enfin, complètement repus, il se libère dans mon bas ventre. Ses mains se firent plus pressantes sur mon cou, ses hurlements sauvages, et il commença à se mouvoir en moi. C'était brutal et violent, chacun de ses coups me rappelant que j'avais accepté de me soumettre à la bête qu'il était. Je n'avais été soumise qu'une seule et autre fois ... Au revoir Matthew, au revoir mon bel ami et mon tendre amant. Son visage semblait s'effacer peu à peu pour faire place à des grognements guttural, à l'assaut du membre de Vlad en moi, me pénétrant et me pénétrant. Je finis par ressentir de la douleur. Mais ce n'était pas de la douleur physique, non ... Elle était tellement facile, et tellement supportable. C'était une autre douleur, elle concernait également mon corps : c'était comme si Vlad s'évertuait à entrer dans chacune des cellules de ma peau, envahissant ma chair, mon sang, mes os, me brûlant littéralement de son sceau. L'instant était magnifique à en pleurer. Je ne voulais pas qu'il se termine, je voulais profiter de cette éternité. Oh oui ... Si je ne me maîtrisais pas, j'aurais pu pleurer.
Car j'étais trop perdue dans moi-même, trop perdue par la myriade de sensations qui m'envahissaient chaque seconde, pas le temps de tout analyser. Comment décrire l'horreur et le plaisir que m'apportaient chacune de ses intrusions : je savais bien qu'il avait la volonté première de me déchirer les entrailles, de purement et littéralement m'éviscérer pour ensuite m'exposer à la fasse du monde. C'était enivrant, et il allait craquer, je sentais qu'il allait craquer. Il brisa alors ma gorge, et le son qui en résulta suffit à le faire basculer de l'autre côté, et il se déversa violemment en moi.

Je le sentis abandonné mon maigre corps, désormais à tout jamais marqué par sa blessure. Je ne m'autorisai pas à bouger immédiatement. Il avait repoussé bien loin les limites de ma raison, mon amour propre et l'amour que je portais à Matthew. Alors comment bouger ? J'étais ... tétanisée, et encore, le mot et l'expression était faible. J'étais changé, j'étais nouvelle, j'étais différente.
Son regard s'attarda alors sur mon corps.
...
Je désirais toujours lui faire mal. Certes il m'avait accordé un grand service, presque une once de salut, mais nous jouions toujours, à présent : ma victoire ne serait que plus éclatante. Je m'éveillai peu à peu, et j'ouvris brusquement les yeux : à quel instant s'étaient-ils fermés ? Je rencontrai son regard : il contemplait son œuvre et tout dans sa posture et dans son regard indiquait qu'il faire de m'avoir tuer.
Il allait avoir une agréable surprise.

Très lentement, tellement lentement d'ailleurs que le geste semblait être irréel, je me redressai, me remettant en position assise et portai les mains à mon cou blessé. Je remis distraitement les os de ma pauvre gorge en place, le bruit était bien plus affreux que celui qu'il avait obtenu en brisant les os en premiers lieu. Je contemplai alors les blessures qu'il avait infligés à ma poitrine : elle se refermait déjà. Je ramenai alors mes genoux sur ma poitrine, mes mains posées dessus et je le contemplai. Je devais avoir l'air affreuse ainsi, mes yeux verts vibrant d'une lueur nouvelle et mes cheveux qui tiraient sur le roux, contrastant avec ma peau d'une pâleur infini. J'eus alors un véritable sourire : je dévoilai ainsi mes canines, posant ma dernière carte, lui faisant comprendre tout l'horreur et la beauté de ma réalité.


- Je dois avouer que je vous est sous estimé, mon cher. Pendant un bref instant ... j'ai cru que vous alliez renoncer. Mais vous êtes un homme de parole et vous ne m'avez pas déçue.

J'éclatai d'un rire sans saveur, de ceux qui vous font dresser l'échine, avant de me jeter sur lui. Le combat était inégal, il ne pouvait me résister. Il se retrouva ainsi allongé sur le ventre, moi assise à califourchon sur lui, une de mes mains perdue dans sa chevelure, l'autre tenant en l'air l'un de ses bras.

- Le plus drôle dans tout ça ... C'est que dès le départ vous auriez du vous rendre compte de votre infériorité ... Enfin ... Je ne comprendrai jamais les hommes.

Et d'un simple mouvement de poignet, je lui brisai le bras : son cri fit écho au bruit de sa maigre ossature qui se brise. Je me penchai vers son oreille, le sourire aux lèvres. Je lui tirai les cheveux.

- Ça fait mal n'est-ce pas ? Je n'ai pas crié moi...

Je donnai un coup de langue à l'intérieur de son oreille avant d'ajouter:

– Échec et Mat, messire Vlad.

Je lui tirai encore les cheveux, lui faisant rejeter la tête en arrière, exposant son cou. Je pouvais entendre cette satanée veine battre d'ici. Je passais ma langue dessus, poussant un gémissement. Puis, je le mordis. Je le sentis trembler sous moi mais je ne desserrai pas mon étreinte. Mes crocs broyèrent sa chair à la recherche de l'essentiel, et ayant atteint ce que je cherchais, j'y plantai également mes canines. Aussitôt, son sang afflua dans ma bouche et j'avalai tout. Ce fut à mon tour de gémir et de grogner : le sang de cet homme avait un goût exquis d'interdit et de pêcher, comme je n'en avais jamais connu. Mais il venait de profaner le corps d'une morte alors... J'aspirai encore pendant de longues affreuses minutes avant de me retirer de la plaie, haletante. Je léchai ce qui me restait sur les lèvres, mes doigts passant sur ce qui avait coulé sur mon menton et sur ma poitrine.
Je m'écartai de Vlad et le poussai d'un geste brusque. Son corps retomba sur le sol. Mort ? Je tendis l'oreille, mais non ... Son cœur battait toujours.

Je pris les draps imbibés de mon propre sang pour me couvrir, le contemplant avec un affreux sourire sur les lèvres. Je passai distraitement une main dans mes cheveux tandis que sa poitrine se soulevait, signe évident de sa respiration.


– Juste au cas où les choses n'auraient pas été claires ... J'ai gagné.

J'éclatai alors de rire : c'était ce rire froid et hystérique qui l'avait envahi quelques instants de cela. Mais il y avait une différence notable.
Laquelle ?
J'étais un vrai monstre.



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MessageSujet: Re: (-16) Do you hear my beaten heart, sweet little vampire ? [Blair Amarande]   Lun 26 Avr 2010 - 18:16

Vlad se sentit envahi par un mélange au combien particulier de sensations. Il lui semblait qu'il ne s'était jamais aussi bien senti de sa vie, et cette impression le laissait dans un état extatique et incroyablement enivrant. Il ne savait ce qui lui procurait le plus de plaisir : la vision absolument charmante de cette femme délicieuse qui, malgré l'angle plus qu'atypique de sa gorge, restait la plus belle créature qu'il eusse pu rencontré, ou bien le bonheur féroce et satisfaisant d'avoir ravi une vie de ses mains. Mais plus encore que cela, ce qui l'émerveillait le plus, c'était ce nouveau sentiment qui l'étreignait et qui lui procurait un plaisir unique et incomparable.
Il avait toujours mis de côté les plaisirs de la chair, n'y trouvant pas le moindre intérêt : il s'était apparemment trompé. Son corps tremblait encore un peu de bonheur et la chaleur qui perlait sur sa peau lui était plus qu'agréable. Il se sentait incroyablement serein, vivant, accompli : jamais il n'avait autant eu l'impression d'exister. Etais ce lié au fait qu'il avait tué son amante en même temps ? Sans doute. Il allait devoir recommencer pour s'en assurer.
Mais pas tout de suite. Lady Blair avait désormais une place privilégiée dans son cœur. Non pas qu'il éprouva ne fus-ce qu'un semblant de sentiment ; non, cela ressemblait plus à de la... gratitude. Il avait une sorte d'affection compatissante pour elle ; maintenant qu'elle était morte il ne la haïssait plus. Il lui était reconnaissant pour lui avoir fait découvrir un tel plaisir : il allait pouvoir le réitérer et donner un peu de piquant à son quotidien si morne. Mais il allait attendre encore un peu.
Elle était sa première fois : il pouvait bien faire un petit effort et réfréner ses instincts... ce serait sa manière à lui de la remercier.

Il songeait à tout cela en l'admirant, le regard encore fiévreux. Un détail cependant retint son attention et il abandonna ses pensées pour se concentrer dessus.
Cela faisait déjà plusieurs minutes qu'elle ne bougeait plus et le craquement sinistre de sa gorge avait bien prouvé son trépas. Alors, pourquoi ne pâlissait-elle pas ?
Il se souvenait parfaitement que, sous les hématomes et les gerbes de sang, la peau de Dana avait blanchi presque à vue d'œil. Quand il avait cessé de lacérer son corps et s'était relevé, son front translucide laissait paraitre une bonne partie de ses veines. Pourquoi n'étais ce donc pas le cas pour Lady Blair ?
Il allait s'approcher, sans trop savoir quoi faire au demeurant. Il aurait pu lui arracher le cœur peut-être, histoire de s'assurer qu'il n'y avait aucun doute à avoir. Mais ses soupçons lui furent ôtés avant qu'il eut pu faire quoi que ce soit. Et étrangement, ce n'était pas ce à quoi il s'était attendu.
En un instant, les yeux émeraudes de la jeune femme s'étaient rouverts et le regardaient avec une lueur triomphante et indéniablement vivante. Il se figea complètement : même son cœur cessa de battre.

Comment ? Comment ? Comment ?
Cette question se répétait inlassablement dans sa tête, et il ne trouvait pas l'ombre d'une réponse.
Il y eut un instant de silence et de fixité total. On eut dit que le temps s'était tout bonnement arrêté. Vlad sentit la sueur perler à son front, et ce n'était pas un reste de ses efforts physiques.
Avait-il... peur ? Il ne savait pas. Il n'avait jamais eu peur. Il avait craint, il s'était méfié, mais jamais il n'avait eu peur. Etais ce cela, cette sueur froide qui faisait trembler son échine, ce serrement de cœur désagréable, ce vide soudain dans sa tête ?
Il n'aimait pas cela. Il ne voulait pas avoir peur. Ce n'était pas agréable.

Elle se redressa, affreusement lentement. Il profita de ce laps de temps pour se calmer et y parvint un peu près. Son regard s'enorgueillit à nouveau et il redressa hautainement le menton. Fier jusqu'au bout, c'était tout ce qui comptait. Il ne savait pas si le jeu continuait encore : si c'était le cas, il avait vraisemblablement perdu. Mais si la défaite était déjà difficile à avaler, il ne supporterait pas de s'abaisser à se comporter en vaincu. Il s'accrochait à sa dignité comme à son dernier espoir, c'était une question de survie : c'était son unique rempart contre la folie pure et simple.
Une fois assise, Lady Blair remit ses vertèbres en place dans un craquement qui, pour Vlad, sonnait comme un glas funèbre. Il le sentait, comme un instinct prophétique et visionnaire : il allait mourir. Cela paraissait évident. Si le traitement qu'elle avait subit n'était pas suffisant pour tuer une créature comme elle, que pouvait-il faire de plus ? Il avait perdu, et dans une relation telle que la leur, le perdant devait se faire dévorer par le vainqueur. Cela paraissait logique, pour deux bêtes comme eux.

Elle ramena ses genoux contre elle et y posa ses mains, le regardant, savourant son éclatante victoire. Même les blessures qu'il lui avait infligé s'étaient résorbées ; et il comprit pourquoi lorsqu'elle lui adressa un immense sourire tout en dents.
Comment avait-il pu ne pas percevoir ces canines pointues plus tôt ? Il avait mis sa langue dans cette bouche, mais trop emporté par son excitation il n'avait rien senti. Le sexe rend-t-il le cerveau de l'homme si mou ? Il s'en voulait d'avoir été aussi crédule, et il serra les poings de fureur.
Bien sûr qu'il reconnaissait cette créature infernale. Il avait lu, voire même dévoré Dracula de cet irlandais, Stocker. Et sa folie lui faisait aisément admettre qu'une bête comme celle ci puisse exister dans la réalité. Cela ne l'étonnait d'ailleurs guère : si un homme comme lui pouvait vivre, des bêtes plus monstrueuses encore pouvaient bien fouler la terre à l'insu de tous.
Elle lui parla, évoquant sa surprise et sa satisfaction qu'il ait été jusqu'au bout de son désir. Elle lâcha ensuite un rire transfigurant qui laissa Vlad de marbre. Il attendait patiemment la suite, comme en simple spectateur, sans se soucier du terrible rôle qu'il avait à jouer en cet instant.

C'est sans surprise qu'il se retrouva allongé sur le ventre, sans avoir eu l'impression qu'elle eut bougé. Elle s'assit sur lui et il sentit la semence chaude qu'il avait déversé en elle couler dans son dos -il était même en train de perdre le pouvoir qu'il avait eu sur elle.
Véritable allégorie de la tendresse et de la violence, les deux mains de Lady Blair s'occupaient à des tâches contradictoires : l'une lui caressait les cheveux, presque avec affection, tandis que l'autre retenait son bras tordu et douloureux. Il sentit à nouveau cette haine sourde et brûlante envahir ses veines : elle profitait de sa faiblesse pour trainer sa fierté dans la boue. C'était la dernière chose qu'il possédait encore, même ses vêtements lui avaient été retirés, mais elle se délectait à réduire en charpie la dignité à laquelle il se raccrochait désespérément. Ce n'était pas fair-play.

Elle reprit sur son ton abominablement sarcastique et se moqua de sa naïveté. Il était à deux doigts de répliquer quelque chose lorsque soudain, une douleur tout bonnement fulgurante étrangla sa gorge. Il hurla et son corps entier se tendit sous la souffrance. Son bras lui faisait atrocement mal, il lui semblait même qu'il n'avait jamais eu aussi mal de sa vie. Le craquement de ses maigres os faisaient écho au cou de la diablesse, mais ce son ne provoqua aucune jouissance en lui. Bien au contraire.

Il haletait, retenant un nouveau cri, et luttait pour contenir sa faiblesse -en vain. Sa fierté bafouée était comme un poison qui brûlait ses veines, il se sentait humilié et faible. Il en aurait crevé de rage si seulement cela n'avait pas contenté cette femme encore davantage. Il ne voulait plus qu'elle le voit ainsi, qu'elle le rabaisse davantage ; il voulait s'isoler, se retrouver seul avec sa dignité mourante et la chérir tant qu'elle vivait encore.
Mais cette vampire n'en avait pas décidé ainsi. Elle lui tira les cheveux pour lui relever la tête et il se mordit les lèvres pour retenir une nouvelle exclamation étouffée. Elle se pencha vers son oreille et lui susurra que, même dans la souffrance, elle n'avait pas été aussi faible que lui. Elle semblait prendre un plaisir sadique à heurter son orgueil et, même si lui-même se serait plu à ce petit jeu, il la haïe avec une violence redoublée. Il avait encore plus envie de la faire souffrir, mais malheureusement il n'était pas en position de force.
Et maintenant qu'elle n'avait plus à lui cacher sa véritable nature, il y avait peu de chances qu'elle le laisse l'être à nouveau.

Elle lui lécha l'oreille et il frissonna de dégout à ce contact. A nouveau il ne supportait plus qu'elle le touche, cette chienne qui ne daignait pas le tuer tout de suite et abréger son insupportable humiliation. Au moins lui avait été correct avec elle, il avait fait en sorte de la tuer rapidement. Elle était vraiment mauvaise joueuse.
Elle tira davantage ses cheveux et il laissa échapper un grognement de colère. Cependant, elle ne s'y intéressa pas, et il comprit rapidement pourquoi : c'était son cou qu'elle voulait, son sang, sa vie. Il esquissa un faible mouvement de résistance mais c'était inutile, il le savait. Elle passa sa langue de vipère sur sa veine et il tressaillit, à la fois écœuré et mu par un terrible instinct de survie qui le sommait de s'extirper de là. Mais avant qu'il eut pu faire quoi que ce soit, elle planta ses crocs dans sa gorge, et il échappa un long râle de douleur. Il trembla, tétanisé par cette souffrance qui le transcendait et qui s'ajoutait à la douleur qu'il ressentait déjà. Ses crocs lui fouillaient la chair, déchiquetaient sa gorge et il ne parvenait plus à respirer. Il haletait, cherchait à se débattre, il ne voulait pas la laisser faire, il ne voulait pas mourir de SES mains. Elle ne devait pas gagner, pas comme ça.
Elle trouva sa veine avant qu'il eut pu tenter quelque chose et dès lors elle s'accrocha obstinément à son cou. Il gémit, écoutant avec horreur les déglutitions de cette créature chaque fois qu'elle avalait une gorgée de lui. Des sursauts de vie le secouaient, mais s'il essayait de bouger, les crocs pointues déchiraient davantage sa chair et la douleur était par trop insupportable.
Sa vue commença à se brouiller. La douleur le maintenait encore éveillé, mais en même temps obscurcissait ses pensées. Il ne savait ce qui lui causait le plus de souffrance entre son bras brisé et son cou dévoré, et au fond cela n'avait pas d'importance. Le monde se mit à tourner et il se sentit pris par la nausée ; il était impuissant, vidé de ses forces. Il ne pouvait qu'attendre, attendre que cela passe, attendre que cela finisse. Attendre de mourir, sûrement.

Après ce qui lui parut être une éternité, il sentit enfin les crocs se déloger de sa chair et l'air frais et mordant s'engouffra dans sa plaie. Il était trop faible pour gémir : ses yeux s'étaient clos et il sentait sa conscience peu à peu vaciller. On le poussa et il dégringola au bas du lit, sans bouger. Il était comme une vulgaire poupée de chiffon, tellement épuisé par la souffrance qu'il n'avait même plus la force d'ouvrir les yeux. Sa poitrine se soulevait avec difficulté et chaque intrusion de l'air dans sa gorge déchiquetée le brûlait. Il ne savait pas pourquoi elle l'avait épargné ; n'avait-elle plus faim ? comptait-elle le torturer lentement pour punir son geste ? Elle ne faisait peut-être que jouer avec lui, mais dans tous les cas il n'en avait cure.
Jamais il ne s'était senti aussi faible, aussi humilié. C'était comme si de ses crocs cette femme avait dépecé tout son être. Il se sentait vide, vide de tout ; il n'y avait plus que l'intense douleur de la honte qui fouillait ses blessures et laminait sa si belle fierté.
Il resta un moment immobile, au bord de l'inconscience, et il déployait tous ses efforts simplement pour survivre et continuer de respirer. Il entendit vaguement du bruit venant du lit, des froissements de draps s'il ne se trompait pas, mais il n'avait pas la force de le vérifier. Elle lui parla alors, et si le son lui paraissait lointain et brouillé, le sens de ses mots le percuta avec une violence inouïe. Il se figea soudain tandis qu'elle éclatait d'un rire diabolique et triomphant.

Elle avait gagné. C'était ce qu'elle venait de dire. Elle avait gagné.
Non, il ne pouvait pas l'admettre. Perdre n'était pas le problème en soi. Non, le problème venait de la lâcheté de cette défaite. Il ne pouvait tout simplement pas admettre de perdre aussi misérablement.
Plutôt crever.
Il ne s'imaginait pas ramper jusqu'à sa chambre, comme une misérable créature gémissante et larmoyante. Cette image le répugnait. Il préférait s'arracher le cœur à mains nues plutôt que de subir cet affront.
Il ouvrit brusquement les yeux, comme réveillé en sursaut. Elle riait encore, et son triomphe était comme une insulte à ses oreilles. Non, il ne devait pas perdre comme ça. Il pouvait, il devait encore résister. Le jeu n'était pas fini.

Il releva la tête. Ce simple geste lui était douloureux, mais peu importait. Il avisa, quelques mètres plus loin, la broche qu'il avait arrachée au cœur de cette femme. La pointe était dégoulinante de sang, d'un sang noir et infect, mélange du sang de toutes les victimes qu'elle avait égorgées pour vivre. Il la contempla quelques instants, le regard incroyablement vide. Dans son dos, Lady Blair continuait de rire à gorge déployée.
Elle faisait trop de bruit. C'était particulièrement agaçant. Il détestait les sons trop forts, cela avait le don de l'irriter. Dans la pièce silencieuse, il n'y avait que ce gloussement hystérique qui venait lui déchirer les tympans. Elle devait se taire. Comme pour Dana, il avait devoir la faire taire.
Tandis qu'elle continuait de s'esclaffer, il fixait avec de plus en plus d'insistance la broche ensanglantée. C'était le seul moyen pour qu'elle se taise. Il allait planter cette arme dans sa langue et tirer un bon coup pour la lui arracher.
Oui, c'est cela qu'il fallait faire. Prendre la broche, planter, tirer. Le silence.

Il ne pouvait pas se mettre debout, il était trop faible pour cela. Il prit donc le parti de ramper sur le sol jusqu'à sa cible. Mais alors qu'il s'apprêtait à lancer son bras en avant, une douleur fulgurante lui arracha un grognement exaspéré.
Ah oui, c'est vrai. Elle lui avait cassé le bras. Mais même si elle le lui avait arraché, il en fallait plus pour l'arrêter. De son seul bras valide, il se traina sur le sol, s'aidant de ses pieds pour avancer. Il progressait doucement, mais avec une volonté féroce. Son regard ne se détachait plus de son arme, sa délivrance. Dans son dos, le rire toujours aussi insupportablement triomphant de Lady Blair.


"Taisez vous..." murmura-t-il faiblement, et sa belle voix rauque était devenu un espèce de sifflement enroué à cause des trous dans sa gorge "Taisez vous, arrêtez ça, taisez vous, je ne le supporte plus !"

Il se trainait, le corps tremblant, et ses efforts troublaient encore plus sa vision. La broche lui apparut bientôt en double exemplaire, puis une tâche noirâtre lui recouvrit la vue, mais il avançait encore avec obstination. Il laissait échapper du sang à chacun de ses mouvements et sa gorge le brûlait atrocement, mais il continuait de manière obsessionnelle à répéter sa litanie.

"Taisez vous, taisez vous, taisez vous, taisez vous"

Sa lenteur l'exaspérait et il enrageait qu'elle lui eut rendu son bras droit invalide, celui qu'il utilisait le plus fréquemment. Son désir de la faire souffrir décuplait en lui et sa haine paraissait lui donner des ailes : il était à deux doigts de sombrer dans l'inconscience, mais son entêtement dépassait la fatigue de son corps.
Il arriva enfin jusqu'à la broche, le rire toujours dans son dos. Il tourna alors la tête vers Lady Blair : sa vision était tellement floue qu'il ne la voyait même pas, elle n'était qu'une masse informe sur le lit. Mais son regard, bien que trouble, brûlait d'une flamme monstrueuse et démente.


"Je... vous..."

Il se tut, pris soudain par une violente nausée. Il pâlit à vue d'œil et s'affala lourdement sur le sol. Il paraissait à bout de force : son corps tremblait violemment et il continuait de perdre du sang. Peu à peu, sa conscience l'abandonnait. Déjà, il n'avait presque plus mal, comme s'il se détachait de la réalité et basculait dans le néant.

"Non... non... Pas maintenant..." murmura-t-il "Je dois... Elle doit... se taire..."

Il puisa dans ses dernières forces et releva la tête. Il voyait trop flou pour retrouver la broche, mais l'odeur âcre du sang frais parvint jusqu'à ses narines. Tâtonnant avec son menton, il finit par la retrouver et la saisit entre ses dents.
C'était sa dernière chance. Au prochain vertige, il s'effondrerait pour de bon, il le sentait. Et il refusait de quitter la partie avant d'avoir asséner le coup final.
Se hissant sur sa seule main, il amorça un demi tour vers elle. Mais c'est alors qu'il s'arrêta au beau milieu de son mouvement, le regard soudain vitreux : il sentait un liquide couler dans sa bouche. Il en reconnut aussitôt le goût abject : c'était le sang maudit de cette femme.
Il se crispa soudain et sa mâchoire se décrocha presque pour lâcher la broche à temps. Mais il était trop tard : il avait déjà avalé un peu de ce poison, et si tout à l'heure cela ne lui avait valu qu'une douleur à l'estomac, il n'en était pas de même maintenant.
En quelques instants, il fut pris d'un vertige fulgurant et il s'effondra, incapable de tenir plus longtemps. Son visage était à demi caché par ses longs cheveux noirs, et il pensa avec cynisme qu'au moins elle ne le verrait pas au moment où il allait sombrer. Car il le sentait à présent : il avait été au maximum de ce qu'il pouvait, il ne pouvait pas en demander plus à son corps. Il aurait voulu garder les yeux ouverts, ne pas abandonner, se battre encore et la faire taire, qu'elle cesse de rire de lui et de sa honte. Mais il était rattrapé par ses blessures, sans avoir pu la punir comme elle le méritait.
Il ferma lentement les yeux, silencieux et étrangement calme. Il ne savait pas ce qu'elle allait faire de lui. Peut-être ne se réveillerait-il jamais. Ce n'était peut-être pas plus mal, d'ailleurs.
Mais c'était quand même dommage de devoir mourir sur un échec aussi cuisant.
Et, alors qu'il perdait conscience, il se fit une dernière réflexion qui lui arracha un sourire follement amusé.
L'infirmière n'avait même plus besoin de lui faire de prise de sang.
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